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Les profiteurs de guerre oubliés (1) : on commence par un revendeur de Ferrari volée, publiciste pour Pepsi

C’est par hasard que j’ai découvert ce qui va suivre, et qui constitue un dossier de plusieurs mois de recherches (au total, cela s’étale en effet sur plus d’une année !). Le hasard, c’est aussi la découverte, il y a plus de trois ans maintenant, de l’annonce de l’arrivée impromptue d’un appareil de type Gulfstream III, le soir du 5 avril 2013, sur l’aérodrome Juan Manuel Gálvez de Roatan, au Honduras.  De la même manière que l’on fait avant lui des appareils de trafiquants de cocaïne mexicains ou venezuéliens.  Mais cette fois-ci l’avion était bien américain.  En étaient descendus deux pilotes, également américains, qui avaient laissé l’avion en plan sur place, sans autre formalité.  L’avion arborait discrètement un sigle : « AeroGroup ».  Et derrière cette apparition, il y avait un homme, et tout un système, dont je vais vous conter maintenant les arcanes.  L’enquête, vous aller le voir, ne manque pas de surprises… elle nous ramène à une actualité notable, qui rappelle un horrible massacre en Irak, le 16 septembre 2007.

aerogroup_la_ceiba-b8a4fL’avion paraissait en effet fort suspect : le 8 mars précédent, il avait effecté un vol de 54 minutes le menant d’ Opa Locka, en Floride, vers la ville de Torreón, Coahuila, au Mexique.  Que faisait donc exactement cet appareil, à ces endroits précis, réputés comme étant des nœuds pour le trafic de coke, voilà bien toute la question.  En réalité, cette apparition peut être perçue aujourd’hui comme le sommet d’un gigantesque iceberg.  Celui d’une organisation ayant pour point d’orgue une personne en particulier, jusqu’ici passée au travers des radars des observateurs des tripatouillages divers de la politique américaine.  Les aviateurs descendus comme de nouveaux centurions en territoire conquis d’avance représentaient en effet une société de mercenariat aux méthodes scandaleuses, à côté de laquelle Blackwater (avec qui elle est étroitement liée comme on va le voir) peut passer pour un simple gang de quartier.
N120RL_colombia-400deA la Ceiba, c’était un autre appareil qui était plutôt un habitué : « Boxer21 », le nom avec laquelle se faisait appeler dans la tour de contrôle un visiteur régulier.  Un Beechraft 200, immatriculé N120RL (ici au Costa Rica), qui avait abandonné en 2010 son costume civil d’antan pour endosser ses habits militaires réels.  Un appareil enregistré chez une bien obscure compagnie, Mag Defense Services LLC, une société privée, qui fournit de l’assistance pour la surveillance de territoires. L’avion, doté d’un dôme radar et d’une « boule » de caméras FLIR travaillant pour les narcotiques US. L’avion stationnait régulièrement sur l’aérodrome San Andrés Gustavo Rojas Pinilla International, en Colombie. (où il a été photographié ci-dessus à gauche).  Dans une vidéo de présentation, Momentum Aviation Group n’hésitait pas à comparer les forêts de l’Amérique Centrale… à l’Afghanistan.  Joe Fluett, son responsable se présentant ainsi sur le net  :

beech_N130RL-28c22« En tant que président et fondateur de Fluet Huber + Hoang, M. Fluet représente, conseille, et conseille les personnes et des entités sur un large éventail de questions, y compris les enquêtes sensibles du gouvernement et des enquêtes internes, des structures d’entreprise et les transactions commerciales, les contrats du gouvernement et le respect de l’exportation, ainsi que les litiges civils et la défense pénale. M. Fluet est spécialisé dans les hauts profils et les questions sensibles qui nécessitent une coordination globale du juridique, des médias, des politiques, et des efforts de consultation. Avec son expertise de la sécurité TS-SCI (autrement dit des activités « top secrètes  » !) M. Fluet a une expérience approfondie des industries de défense, de renseignement, et d’aviation ». La firme présentant dans sa vidéo des hélicoptères Mi-17 lui appartenant et évoluant en Afghanistan, ou un autre Beechcraft dans son hangar, immatriculé N130RL, aux côtés d’un autre encore, le N720C !!!

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Un Beech 100, appartenant à la firme « Oscar Charlie LLC »… un avion de 42 ans d’âge évoluant en 2015 entre Leonardtown, sur l’aéroport St Mary, dans le Michigan (voir ci-dessous et repéré en radio en train de tester ses équipements ici) et la base militaire navale de Patuxent River (PAX)… l’avion appartient officiellement à Jerri Lynn Hanna de Tallahassee en Floride. Etrangement, le N130RL (un ex-avion de surveillance maritime japonais JA8820) est aussi présenté comme appartenant à Airtec (installé à St Mary), comme le serait aussi le N720C… Airtec étant le spécialiste de la surveillance radar (elle installe des radars APS-143 sous le ventre des Beechrafts). Airtec est bien une firme liée au Pentagone : c’est elle qui a installée toute la télémétrie lors des essais du drone de la Navy, le X-47 CVN olors des ses essais d’appontage sur l’USS Theodore Roosevelt st_mary-4bbbf(qui s’étaient soldés par un ratage !). Ces avions aux allures d’avions civils qui viennent d’arborer auparavant des couleurs militaires, je vous en avais déjà parlé ici, évoluant notamment en Afrique. Or cette fois, il semble bien que l’on ait affaire à quelque chose de plus grande ampleur encore, lié à une personnalité fort particulière du monde des nouveaux mercenaires. A noter qu’en août 2011, le fameux N120RL avait été photographié à Aruba, haut lieu du trafic de coke vénézuélien… comme on a pu le voir ici-même.  Un spotter costaricain note comme légende le 11 juillet 2009 à propos de l’avion à la nouvelle livrée : « très drôle de voir passer ce BE20 au départ avec comme indicatif « BOXER04 de » qui est un indicatif US militaire standard. Probablement un chasseur de drogue »… »

smp-dcd97Ce qui est sidérant, en prime, dans l’histoire qui va suivre, c’est le degré d’irresponsabilité des gars dont je vais vous parler, et d’un en particulier, et ses méthodes de management pour le moins cavalières, acceptées sans broncher par l’establishment militaire.  Un self-made man comme les américains adorent en exhiber, en oubliant leur côté obscur.  Très obscur, à voir ses avions se poser sans aucune autorisation dans d’autres pays sans subir de remontrances. un homme qui dirige un groupe passé au travers des ouvrages sur la question des mercenaires : ainsi dans l’ouvrage de Philippe Chapleau, « Sociétés Militaires Privées, enquête sur les soldats sans armées », où il n’occupe que 9 lignes seulement, à la page 74 de l’ouvrage. Le parcours Mark Daniels est pourtant tout simplement sidérant.  Son effarante histoire est racontée tout d’abord ici par John Draneas, un avocat d’affaires de l’Oregon.  Elle n’a rien à voir avec le monde de l’aviation, en fait, mais avec celui de l’automobile, pour commencer.  Et c’est bien ça la première grosse surprise sur laquelle je suis tombé en déballant les détails de cet incroyable dossier.

 

1954Ferrari375epave2-ea9a2Mais revenons-en à notre point de départ… en 1988. Un collectionneur de voitures, ancien ingénieur du projet Manhattan devenu riche, Karle Kleve, achète un de ses rêves, une Ferrari 375 Plus Grand Prix à 12 cylindres dessinée par Pinifarina rarissime mais fortement endommagée pour 2500 dollars seulement. La voiture est complètement mythique, avec ses participations aux Mille Miglia et aux 24 Heures du Mans.  Seuls 6 exemplaires au monde ont été fabriqués (il n’en reste que 4 aujourd’hui). Celui-là, répertorié 0384AM n’a plus de moteur et son tableau de bord a pris feu en 1957.  C’est une épave, qui s’est beaucoup détériorée au fil des années.  N’ayant pas le temps de la retaper, il la laisse au dehors d’un hangar, et l’oublie quelque peu.  C’est ensuite que ça va s’accélérer.

pave_375-0efcaEn 1989, un vendeur de voitures lui téléphone en lui disant qu’on vient de la lui proposer : l’engin a donc été volé.. nous étions alors en 1989, et elle aurait disparu dans le secteur d’Atlanta, selon la police.  Surprise, elle est retrouvée l’année suivante, en 1990, donc, de l’autre côté de l’Atlantique, aux mains d’un pilote importateur de Ferrari… belge, Jack Swaters, ami d’Enzo Ferrari, et de son partenaire Philipppe Lancksweert, qui l’ont racheté cette année-là à un dénommé Michel Kruch qui l’aurait payée 4500 dollars. Elle a été alors entièrement refaite et roule à nouveau… et elle vaut désormais des millions ! L’engin est rarissime, on la verra même pendant 5 ans dans le musée Ferrari de Maranello (ici à droite) !!!

maranello-d396eDésireux de la reprendre, Kleve s’engage à verser 2,5 millions de dollars à Swaters.  Mais le document le stipulant a été largement altéré par… l’obscur et jeune broker qui a servi d’intermédiaire : l’automobile était annoncée à 625 000 dollars seulement au départ sur le papier.  Le reste a été ajouté par un « loueur de voitures volées » (il est décrit comme ça dans l’article de John Draneas !), nommé Mark Daniels, engagé par Kleve pour négocier le retour de sa Ferrari !!!  S’en suit une longue bagarre juridique qui débute en 1999 dans laquelle Skaters perd en première instance en 2003, mais un juge de Cincinatti déclare néanmoins contre toute attente que la voiture doit rester en Belgique.  Kruse International tente bien de la vendre en 2005, mais la vente échoue. Daniels entre temps à bien empoché 625 000 dollars. Kleve meurt en 2003, à 90 ans, mais sa fille, Kristine Klee Lawson, poursuit toujours de façon opiniâtre les nouveaux propriétaires de la fameuse Ferrari 375 (ici, ci-dessous) Kleve devant l’épave).

kleve_GT375-07dbfOr, le 6 juillet 2010, lors du Festival of Speed de Goodwood, un modèle similaire de 1954 est adjugé… 18,3 millions de dollars lors d’une vente qui fait la une de la presse (c’est un prix record pour une voiture !). Le modèle vendu s’avère être en fait bien celui de Kleve (voir ici le timing de toute l’affaire, vue par Swaters) !!! Un accord a été passé entre les personnes s’écharpant.  La somme a dû être répartie depuis à 50-50 (parait-il) entre les héritiers de Swaters et ceux de Kleve, selon USA Today.  Tout le monde semble content.  Fin de l’étonnant chapitre (voir ici un excellent dossier sur le cas de Kleve).

De toute l’affaire, on ne va retenir que la magouille de l’intermédiaire, si vous le voulez bien.  Celui qui s’est offert grassement plus d’un demi-million de dollars sans jamais avoir été inquiété.  L’homme s’appelle donc Mark Daniels, et ses exploits de jeune vendeur il les a fait tôt, car de vendeur de voitures volées, il est vite passé aux appels d’offres de l’Etat, en liaison avec le ministère des transports US, qui devait ignorer le coup de la voiture italienne, on l’espère, du moins.  En 1996, grâce aux contacts pris et ses licences d’import-export, il conçoit un projet fou avec son ami Victor Miller, qui a créé en 2001 une petite société d’avions à Sherman, au Texas, puis à Denison, toujours au Texas en 2006, puis à Boca-Raton en Floride en 2009 (« Air-1 Flight Support Inc ») : faire faire la pub pour Pepsi-Cola… par un avion Harrier.  La pub « Pepsi Tuff » mettant en scène un adolescent atterrissant avec l’avion sur la pelouse de son collège.  Elle fait immédiatement un malheur, et à la fin de la saga, Daniels et Miller pourtant dûment payés par Pepsi se voient offrir l’avion (qui a finalement été revendu au milliardaire Paul Allen (de Microsoft) pour son musée du Flying Heritage.  Revendre un cadeau, c’est dans le ton de maquiller un certificat de vente, il semble bien : notre homme semble sans scrupules.  Dans la pub, il fallait collectionner 7 millions de points Pepsi pour avoir le Harrier ! A noter que si le hangar 14 est celui de Miller-Daniels, juste à côté, le hangar suivant du Tulsa International Aiprot est celui d’un magasin de pièces détachées de petits Cessna, appelé Autopilots Central Inc, dans lequel est aussi enregistré Miller. Au Nord, on trouve celui de Intercontinental Jet Services, spécialisé dans les Mitsubishi MU-2.

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L’endroit est le lieu emprunt d’Histoire : le musée de l’aviation est au bout des pistes, et en regardant bien sur Google Maps on tombe sur le superbe DC-3 178 (NC17334) parfaitement restauré de l’American Airlines (« Flagship Detroit Foundation »).  En y regardant de plus près on tombe sur ce qui reste d’un autre DC-3, deux ailes dont une siglée XA-RPN ; un DC-3 d’Aero Libertad, une compagnie mexicaine défunte.  Face au hangar 14, on peut voir un Hawker Hunter.  Quelques mois auparavant ils étaient deux encore.  Nous verrons un peu plus loin lesquels.

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Pour certaines associations de consommateurs, c’était bien une escroquerie dénoncée malicieusement ici :  « Et c’est là qu’intervient John Leonard, un jeune étudiant américain, en épluchant les conditions de participation au concours, il se rend compte que l’on peut acheter des points Pepsi pour 0,10 cts… Ce qui ramène le prix d’achat du Jet Harrier à 700 000 dollars, presque rien quand on rêve d’aller au boulot en avion de chasse. Notre bon vieux Léonard a donc envoyé 15 points qu’il avait en sa possession accompagné d’un chèque lui permettant de récolter les 6 999 985 points manquants (ainsi qu’un chèque de 10 dollars pour les frais d’envois). Pepsi refuse poliment en reconnaissant la blague, ajoutant que le Jet Harrier n’est ni sur le catalogue, si sur le site web de la campagne. Il apparait simplement dans le spot TV, sur un ton humoristique. Jon Harris, porte parole de la marque de Soda conclura d’un « Si nous devions préciser dans chaque spots ce qui est une blague et ce qui est vrai cela n’y aurait plus de fin ». Leonard ne voulut pas en rester là et attaqua Pepsi en justice  !

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Après divers renvois de jugement, en août 1999, la justice établit » qu’aucune personne objective aurait conclu que la publicité n’offrait pas réellement de Jet Harrier ». Ajoutant que l’utilisation d’un Jet Harrier comme moyen de locomotion pour aller à l’école relevait de l’irréel d’autant que les Jet Harrier commercialisés au grand public sont désarmés et inaptes au vol. Malgré cet incident, le programme « Drink Pepsi, Get Stuff » fut un succès, la marque gagna des parts de marchés, et fut copiée quelques années après par Coca Cola ». La revue Flying dans son numéro de novembre 1999 relate ainsi l’affaire :

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Pour y arriver, les deux compères avaient dû crée une entreprise, Global Aviation Associates, déclarée en Oklahoma, à Tulsa le 24 octobre 1997 : ce n’est au début qu’un simple hangar, le N°14, au 2715 N Sheridan Road de l’aéroport de Tulsa. L’avion du clip en réalité n’avait même pas de moteur Pegasus ; c’était une coquille vide (ce qui se voit pas mal sur le clip, en fait).

harrier-2-6debbUne coquille vide qui ne ressemble pas non plus au Harrier blanc présenté plus tard par Aerogroup : c’est un Harrier GR3 anglais, au nez typique, alors que la pub Pepsi évoque plutôt un modèle américain de type AV-8B, au nez totalement différent. A peine si on a noté également chez les clients de Air-1 Flight Support Inc la société North American Tactical Aviation, Inc (« NATA »), créée en 2001 par un certain Gary Fears, et dirigée par Dwight Barnell, un ancien de l’Air Force dans laquelle il a passé huit ans, avant de devenir instructeur de vol chez Dillingham Aviation & ASI International, ou de devenir importateur de pièces détachées pour F-4 et F-16…

Le Pentagone a-t-il vu là un moyen de fourguer ses reliques ? Toujours est-il que notre homme, grâce à sa réussite publicitaire exceptionnelle et inattendue envisage très vite de nouveaux marchés, liant une société civile à l’armée. Il comprend par exemple que pour former les pilotes au combat aérien, il faut que ces derniers luttent contre des avions qu’ils ne connaissent pas. Enfin, comme on va le voir, l’idée n’est pas de lui. C’est celle du chef des célèbres « Adversaires » de la Marine et du Corps des Marines, le major. Michael « Ratso » Cariello, qui a cherché un Hawker Hunter anglais, toujours aussi agile et facile à trouver (en Suisse, notamment !), ou un MiG-21, en plus des F-5 et des Skyhawks déguisés comme opposants dans la formation Top Gun (le Navy Fighter Weapons School).

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Des années plus tard, Cariello se retirera de Top Gun et sera recruté par Daniels pour travailler pour AeroGroup. Mais avant cela, Daniels, avec son meilleur ami Miller, s’est donc lancé dans cette nouvelle manne en fondant Global Aviation, qui est né en 1998.  Son frère Fred en est le co-directeur, qui préside aussi Logos Aviation Services International Inc, une société de maintenance d’avions (et de rénovations d’intérieurs de ces appareils) installée au 2900 NW 59th Street à Fort Lauderdale. « Nous nous spécialisons dans les turbines de Beech, de Hawker, de Citation, de Learjet, de Falcon. Maintenace lourde, rénovations complètes, de l’avionique, des modifications et des mises à niveau » indique leur inscription au registre du commerce.  Sur leur site, on remarque surtout la tendance à faire la fête… avec des bikers., tendance beaufs.

soiree-c66e4A noter l’apparition lors de la soirée d’un drôle de catamaran : le « Thriller F-4 Phantom II », un engin démesuré ; à réaction, doté de deux General Electric J-85, créé pour amuser la galerie et réunir des fonds pour des vétérans de l’armée ! L’association Rosberg Motorsports, dispose aussi d’un « F-16 Viper Jet Dragster »… (lui aussi doté d’un J-85) décoré de la même façon. Elle a été créée par RMS, Dick Rosberg un vétéran des Marines.  L’engin sera montré à l’ouverture de la parade NASCAR Coca Cola 600, par exemple. De complets fondus !

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A ce stade, on découvre que Mark Daniels est à la tête d’au moins trois sociétés : Logos Aviation Services International IncGlobal Aviation International Inc. et Nortech Aerospace Inc, cette dernière céée en 2003 à Jupiter en Floride, dont l’avocat est Mark Selz et les responsables Jeff Mauer, Dwight Barnell et Mark Eastewood, lui-même président d’Aero World LLC.  Un vrai gag, cette société ; c’est celle en effet du guitariste de Motley Crue, Vince Neil, qui détient un Hawker BAE 125, NA-0234, enregistré comme appareil faisant partie d’une société de charters, FlightWorks.  Les liens paraissent étroits, puisqu’on peut admirer Daniels posant devant son héros musical et son avion. Vince Neil détient aussi un Lear 35 (le N58MM).  De la musique de Motley Crue, on en reparlera bientôt, à propos de pilotes qui écoutaient ça à tue-tête dans leur cockpit… sur un blog spécialisé, un posteur écrit : « un rocker de type star d’hollywood qui ne fout pas en l’air son argent en châteaux, drogues ou jeux de casinos, pour une fois. » Vince Neil et Mark Daniels sont aussi des fans de football américain, sponsors de l’Arena Football League de Las Vegas ; comme on peut l’entendre ici (Daniels est à la droite de Neil). On est entre hommes de bon goût, visblement, à voir les créatures fréquentées… ou la façon de boire le champagne… Vince Neil, ce n’est pas vraiment du Peter, Paul and Mary (chantant ici une chanson de John Denver, mort en avion, en Rutan Long EZ) …

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

 

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