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Les navets de la taxation

Les navets de la taxation?

?????? Cic?ron s?opposant ? C?sar avec v?h?mence, commen?a son discours en disant?: ??Jusqu?? quand C?sar?bla bla bla????

??????? S?il vivait aujourd?hui sa question serait plus ??d?mocratique?? et s?adresserait ? la population en s?arrachant les cheveux et criant?: ??Jusqu?? quand, citoyens, accepterez-vous de vous faire flouer constamment par des ??cultivateurs de la d?mocratie qui ne savent produire que des ??navets sociaux-?conomiques?? ????

?????? Et la question serait extr?mement pertinente. Cette question s?adresserait ? toute la population du Canada; mais, comme je connais mieux la question du Qu?bec, c?est aux Qu?b?cois que je m?adresserai ici, sans pour autant me prendre pour Ciceron.

?Donc?:

????? ??Jusqu?? quand, tabarnak, allez-vous vous laisser manipuler comme des imb?ciles obtus?????

(Ouf! ?a fait du bien)

?La dette du Qu?bec?:

?????? Qu?est-ce qui fait augmenter la dette?

?????? La r?ponse est assez simple malgr? que les ??sp?cialistes ?conomiques?? se targuent d??tre les seuls ? pouvoir le comprendre

??????Le d?ficit budg?taire. Ce qui est bien ?vident.

1) Les investissements effectu?s par le gouvernement dans les soci?t?s d??tats.

???????Ce qui est tout aussi ?vident; mais c?est une position que le gouvernement?d?fend en disant que c?est un ??investissement social?? dont profite toute la soci?t?. Par contre quand on regarde les salaires, plus bonis des dirigeants qui sont des amis nomm?s par le gouvernement pour administrer ces ??investissements??, on se rend bien compte de l?identit? de celui qui profite ?de cet ??investissement social??. On d?fend alors la raison de ces salaires?faramineux en disant que si nous ne donnons pas de tr?s bons salaires ? ces?administrateurs, on risque d?encourager des ??malversations??. Autrement dit?: on donne ces postes ? des ??voleurs potentiels??.

?2a) ?Les soci?t?s d??tat font des profits et en remettent une petite partie au?gouvernement. Le reste est gard? pour financer ses propres investissements. C?est cette partie qu?elle garde qui ajoute ? l?endettement de la province puisque les ??profits?? ne servent pas ? payer la dette qui porte ? int?r?t continuellement.

?3)? De plus, le gouvernement effectue, ? certains moments, des mises de fonds dans les soci?t?s d??tat, par exemple, la Soci?t? g?n?rale de financement du Qu?bec. De telles mises de fonds entra?nent une hausse des besoins de financement du gouvernement et donc hausse de sa dette.

4) ??L?investissement net dans les r?seaux de la sant? et des services sociaux et de l??ducation, qui comprend les pr?ts de Financement-Qu?bec et de la Corporation?d?h?bergement du Qu?bec aux ?tablissements pour financer leurs immobilisations, entra?ne une augmentation de la dette du gouvernement.

5) ?Le gouvernement effectue ?galement des investissements en immobilisations?(ex. : routes), qui n?cessitent des emprunts et qui font augmenter la dette. Au moment o? elles sont effectu?es, les immobilisations sont port?es au bilan du ?gouvernement. Par la suite, elles sont graduellement inscrites ? la d?pense en ?fonction de leur dur?e de vie utile.

????????????Et ces ??d?penses?? justifient la disparition des revenus d?imp?ts qui ?s??vaporent on ne sait o?, en r?alit?.

?6) La variation de certains autres postes de l?actif et du passif du gouvernement, ?par exemple les comptes ? payer et les comptes ? recevoir, peut aussi entra?ner une augmentation de la dette.

???????? C?est un peu ce qui se produit au no 5.

?????????? Et finalement,? enfin, les versements au Fonds des g?n?rations, tir?s?directement de la population, font diminuer la dette.

?????????? Relisez le tout et dites-moi o? les revenus d?imp?ts servent au remboursement de cette dette. Il est clair que l?administration des revenus de l?imp?t au citoyen ne sert en d?finitive qu?? prendre des mesures qui augmentent la dette ou qu?? justifier les emprunts aux financiers pour administrer la province. C?est tellement vrai que l?argent qui rembourse vraiment la dette provient d?un ??ajout?? de ponction parall?le ? l?imp?t, dans la population, que l?on appelle?: ??Fonds des g?n?rations??.

????????? Les gouvernements administrent avec une carte de cr?dit dont le plafond est limit? par le PIB et la carte demeure toujours tr?s pr?s de son plafonnement.

??????????Ensuite, pour nous convaincre qu?il nous faut rembourser, on nous montre un compteur qui tourne ? une vitesse folle repr?sentant l?augmentation effarante de cette dette. Le citoyen ne pouvant en croire ses yeux, ravale ses ?motions et consent ? se serrer la ceinture un peu plus en perforant cette ceinture d?un nouveau trou; parce qu?il y a longtemps qu?on a d?pass? le point des trous pr?vus dans la ceinture.

???????? C?est alors qu?entre en sc?ne le ??reproche voil? que nous vivons au-dessus de nos moyens mais qu?il ne faut pas que les acquis sociaux soient diminu?s, ce qui est l??vidence m?me. Mais croyez-vous sinc?rement que ces acquis sociaux sont vraiment d?fendus par nos ??pieds de c?leri?????

???????? C?est acquis sociaux sont au-dessus de nos moyens seulement si les revenus d?imp?ts sont insuffisant pour les payer. Autrement dit, le gouvernement nous dit que nous ne payons pas assez d?imp?ts pour b?n?ficier de tels r?gimes sociaux.

????????? Voyons les raisons responsables du fait que ces ??acquis sociaux?? sont au-dessus de nos moyens?:

Les ??navets?? de la taxation?:

???????? La politique nous pr?sentent toujours, exclusivement, deux facettes?: L?une est celle de l?administration bas?e sur la comptabilit? objective restreignante pour avoir une bonne ?conomie, et l?autre sur la libert? de d?penser (investir) en fonction du Bien-?tre de l??conomie. Tout cela cach? sous la fa?ade du Bien-?tre du peuple.

??????? Les deux partis sont indiscutablement d?vou?s ? l??conomie mais selon des politiques d?administrations diff?rentes.

????????C?est alors qu?est apparu le Parti Qu?b?cois qui s?est pr?sent? sous un tout nouveau ??drapeau???: ??La souverainet?. Le Qu?bec deviendrait un pays et tous les probl?mes disparaitraient parce que nous serions ma?tre de nos revenus imposables et ?chapperions ? cette dilapidation de nos argents par le f?d?ral.

?????? Il ?tait bien ?vident, depuis un bon bout de temps, qu?aucune des positions politiques officielles habituelles n?avait le but d?am?liorer la qualit? de vie du citoyen. Ils veillaient strictement sur l??conomie.

?????? La venue du Parti Qu?b?cois annon?ait un ??vent nouveau?? ax? sur le bien-?tre du citoyen. Une toute nouvelle optique qui veillerait sur la qualit? de vie de chacun, tout en administrant sainement l??conomie.

??????? Heureusement pour nous, aujourd?hui, que le Parti Qu?b?cois a ?t? au pouvoir assez longtemps pour nous permettre de discerner les diff?rences entre son administration et celle des autres partis. Voici les r?sultats?:

De 1966 ? 1980, le taux d?imposition des individus gagnant moins de $20,000 n?a pas chang?; c’est-?-dire 7,1%

?????? Pour ceux qui d?clarent un revenu de $20,000. ? $50,000, leur taux d?imposition est pass? de 13,2% ? 14,4%. On parle ici de la ??classe moyenne??; c?est elle qui subit une hausse d?imp?t de 9%.

?????? Pour ceux qui d?clarent un revenu de $50,000 ? $100,000, leur taux d?imposition est pass? de 17,7% ? 17,1%? Une baisse d?imp?t pour ces ??mieux nantis??.

?????? Pour ceux qui d?clarent un revenu de $100,000 et plus, leur taux d?imposition passe de 21% ? 19%. Un plus grande Baisse d?imp?t de 10% pour ces gens encore mieux nantis. ?

??????? Il est bien ?vident ici, que la baisse d?imp?t donn?e au ??bien nantis?? s?est fait au d?triment de la classe moyenne qui elle, a subit une hausse d?imp?t de 9%.

??????? Mais le montant r?colt? est ?videmment beaucoup sup?rieur ? celui remis aux mieux nantis; donc le gouvernement faisait d?une pierre, deux coups. Ils se garantissait le reconnaissance des riches et s?appropriait d?un magot important malgr? cette ristourne consentie aux mieux nantis. La tendance ses alors manifest?e ? travers tout le Canada et non seulement au Qu?bec.

?Le fisc progressif?:

??????? Qu’est-ce qu’un r?gime fiscal progressif ?

??????? Un r?gime fiscal progressif est fond? sur le principe selon lequel chaque citoyen s’acquitte d’une plus grande part des imp?ts ? payer au fur et ? mesure que ses revenus augmentent. Ce principe, connu sous le terme d’?quit? verticale, commande qu’un contribuable dont la capacit? de payer est plus grande soit plus impos? qu’un autre.

??????? Avant 1988, il y avait 16 paliers d?impositions. Chacun des paliers se rapportaient aux niveaux de revenus des citoyens et avaient chacun leur taux diff?rents d?imposition.

???? En 1988, on d?cida de ??simplifier??les dispositions du r?gime et on ?limina 11 paliers d?imposition. Il n?en restait que cinq. Le taux d?impositions minimal fut fix? ? 16% et le taux maximal, ? 24%. On montait le taux des ??moins nantis?? et diminuait celui des ??Biens nantis??.

? En 1997-1998, le ministre des finances du Qu?bec fit encore mieux?:

???? Dans le budget de l’ann?e 1997-1998 du ministre des Finances du Qu?bec, on peut y lire textuellement ? qu’? compter du 1er janvier prochain, les dispositions complexes du r?gime, provoqu?es par le fait qu’il comporte, cinq tranches d’imposition, seront simplifi?es par une nouvelle table d’imposition qui ne comptera que trois tranches ?.

???? Ironiquement, ce que le ministre oublie de dire, c’est que cette modification r?gressive ?liminera tout au plus trois lignes dans la Loi de l’imp?t qui, elle, contient plus de 2 000 pages. Toute une ??simplification?? importante de la loi; avouons-le!

?????? On d?couvre ici une ?vidence incontournable. Le gouvernement de 1988 trouvait 16 tables d?imposition trop compliqu?es et il l?a diminu? ? 5 tables d?imposition. En 1997, le gouvernement ? encore une fois trouv? 5 tables trop complexes et l?a diminu? ? 3. Ne venez pas me dire que les gouvernements actuels sont d?un intellect sup?rieur aux anciens. Il y a, sans contestation possible, une d?g?n?rescence intellectuelle graduelle? qui se manifeste au gouvernement.

????? Mais est-ce vraiment une d?g?n?rescence intellectuelle ou une d?g?n?rescence morale? Voici la r?ponse?:

????? En r?duisant une premi?re fois le nombre de paliers d’imposition, le gouvernement avait d?j? nivel? l’?tendue de la table d’imp?t vers le centre, ce qui permettait ? ceux et celles qui payaient le taux maximal d’imposition de r?duire leur imp?t.

????? Inversement, ceux et celles qui payaient le taux minimum se sont retrouv?s avec une augmentation de leur fardeau fiscal. Lors de la r?forme survenue en 1998, les personnes les moins riches se retrouvaient donc avec une hausse de leur fardeau fiscal plus importante que n’importe quel autre groupe de contribuables.

????? Est-ce que la r?ponse est assez claire???

?

????? La r?forme de l’ann?e 1998 fut ?galement accompagn?e par l’abolition de la surtaxe de 5 % sur l’imp?t qui exc?dait 5 000 $ et de la surtaxe additionnelle de 5 % qui ?tait applicable sur l’imp?t qui exc?dait 10 000 $, deux mesures additionnelles venant r?duire le fardeau fiscal des contribuables ayant un revenu moyen et ?lev?.?

??????L’abolition simultan?e de la r?duction d’imp?t de 2 % pour les contribuables payant moins de 10 000 $ d’imp?t venait, pour sa part, p?naliser les personnes ? moyen et faible revenu.

??????? Est-ce que la r?ponse est plus claire, maintenant???????????????????????

???? Mis ? part l’ensemble de ces subtilit?s, nous pouvons constater qu’en moins de 10 ans, le nombre de paliers d’imposition sur le revenu des particuliers est pass? de 16 ? trois.

??? Avant la r?forme de 1988, les taux d’imp?t variaient de 13 ? 28 % (un ?cart de 15 %) : Ils ne varient plus que de 20 ? 26 % (un ?cart de 6 %).

?Mais ?tait-ce suffisant pour la classe des biens nantis?

?-C??tait pas si pire, mais il y a toujours de la place pour l?am?lioration!

?-?a mon connard! C?est l??vidence m?me, dans la suite de l?histoire.

?L’imp?t r?ellement pay? par les particuliers

????????? Certains pourraient soutenir que le taux nominal d’imposition, ? lui seul, est peu repr?sentatif de la progressivit? des imp?ts sur le revenu (taux d’imposition moyen r?el), en raison des nombreuses d?ductions et cr?dits d’imp?t, dont peuvent b?n?ficier les contribuables. Ce qui fait en sorte que l’imp?t sur le revenu pay? r?ellement diff?re consid?rablement de celui qu’ils auraient pay? s’il avait ?t? calcul? ? l’aide des taux nominaux d’imposition. En r?alisant l’exercice, on constate effectivement que le taux d’imposition r?el varie consid?rablement du taux nominal d’imposition sur le revenu.

???????? Selon les diff?rentes tranches de revenu, les taux d’imposition moyens r?els appliqu?s sur les revenus totaux varient de 3,0 % ? 18,5 % au cours de l’ann?e 1996, comparativement aux taux nominaux qui eux, au m?me moment, variaient de 16 % ? 24 %.

??????? Oublions les individus gagnant un revenu inf?rieur ? 20 000 $ et qui doivent g?n?ralement consacrer la totalit? de cette somme pour combler leurs besoins premiers.

??????????M?me si les taux d’imposition r?els semblent d?montrer une certaine progressivit?, on remarque que la diff?rence du taux d’imposition r?el entre les diff?rentes tranches de revenu se r?tr?cie dangereusement au fur et ? mesure que les revenus augmentent.

???????? Pendant que la diff?rence est d’un peu plus de 4 % entre les individus gagnant entre 20 000 $ et 50 000 $ et 1.8% pour ceux gagnant entre 50 000 $ et 100 000 $, elle n’?tait que 1,6 % pour les deux paliers de revenu sup?rieurs. La progressivit? de l’imp?t sur le revenu fond comme neige au soleil ? mesure que les tranches de revenu augmentent.

???????? La pr?misse g?n?ralement r?pandue ? travers l’opinion publique voulant que les riches soient impos?s au taux nominal d’imposition maximum, soit pr?s de 53 % (1996), ?tant celui g?n?ralement ?voqu? par les partisans d’une baisse des imp?ts qui prennent un malin plaisir ? noircir la r?alit?, est totalement de la foutaise.

???????En raison des nombreuses d?ductions accord?es aux contribuables ? haut revenu, ces derniers parviennent ? r?duire consid?rablement l’imp?t sur le revenu qu’ils auraient d? payer en principe. Pour l’ann?e 1996, le taux d’imp?t sur le revenu r?ellement pay? par les contribuables gagnant annuellement 100 000 $ et plus s’est ?lev? ? 38,9 %, pour une diff?rence de 14 % entre les deux taux, ce qui est loin du 53 % g?n?ralement ?voqu?.

D?ductions fiscales versus cr?dits d’imp?t non remboursable

???????? M?me si, ? premi?re vue, les d?ductions fiscales appliqu?es dans le calcul du revenu imposable semblent de m?me nature que les cr?dits d’imp?t non remboursables, il n’en est rien. La principale diff?rence entre les deux r?side dans l’application des taux de d?duction auxquels ils sont soumis.

??????? Le taux qui est appliqu? aux d?ductions fiscales varie selon l’importance des revenus d?clar?s par le contribuable (taux nominal d’imposition sur le revenu). Par cons?quent, plus les revenus d?clar?s par un contribuable seront ?lev?s, plus son taux de d?duction sera important. ? l’oppos?, le taux qui s’applique aux cr?dits d’imp?t non remboursables est fixe.

?????? Concr?tement, un individu qui est impos? au taux maximal en raison de l’importance de ses revenus profiterait d’une r?duction d’imp?t nettement plus importante sur ses d?ductions fiscales que celle accord?e sous forme de cr?dits d’imp?t non remboursables.

?????? ? ce titre, un contribuable ? haut revenu habitant au Qu?bec b?n?ficiera d’une d?duction fiscale de 53 % sur ses contributions ? un RE?R alors que ses contributions au r?gime des rentes du Qu?bec seront limit?es ? une d?duction fiscale de 37 %.

????? Durant l’ann?e d’imposition 1996, les contribuables d?clarant un revenu de plus de 200 000 $ ont ?t? en mesure, en profitant de nombreuses d?ductions, de r?duire leurs revenus totaux de pr?s de 21 %. Parall?lement, ceux gagnant moins de 20 000 $ parvenaient ? r?duire leurs revenus totaux de seulement 3,4 %

??????? Voil? ce que veulent vraiment dire les ??pieds de c?leri?? lorsqu?ils disent combattre la pauvret? et d?fendre la classe moyenne.

?????? En chiffrant cette disparit? en dollars, la diff?rence entre les paliers de revenu est impressionnante (sinon ?coeurante).

????? Alors que chacun des contribuables gagnant moins de 20 000 $ profitait d’une d?duction fiscale de 270 $, ceux de la tranche de revenu sup?rieure b?n?ficiaient d’une d?duction moyenne de plus de 76 000 $ par ann?e, leur permettant ainsi d’?conomiser 40 509 $ (76 433 $ x 53 %) en imp?t f?d?ral et provincial.

???? Fait encore plus d?plorable, au cours de l’ann?e 1996, 736 contribuables qu?b?cois ayant d?clar? un revenu moyen de 159 940 $ pour l’ann?e sont parvenus, gr?ce ? l’utilisation des nombreuses d?ductions, ? ne payer aucun imp?t sur leurs revenus.

???? Pour ceux qui croient que le salaire garanti du citoyen est une utopie, j?esp?re que vous commencer ? percevoir la quantit? d?argent r?cup?rable seulement en installant des normes ??honn?tes?? et ???quitables?? au niveau de l?imp?t.

??TVQ

????? Au cours de la p?riode de 1986 ? 1999, les revenus d?coulant de la taxe de vente du Qu?bec (TVQ) sont pass?s de 3,2 ? 6,2 milliards $ Ce qui n?est pas une catastrophe en soi, puisque cette taxe aide normalement ? am?liorer la situation ?conomique de la province, c’est-?-dire?: de la population ?ventuellement. Du moins c?est ce que M. Pariseau qui est le d?fenseur attitr? des Qu?b?cois nous a fait comprendre.

????? La catastrophe ne se fait pas tellement attendre cependant car?:

???? ? depuis le budget de 1996-1997, les particuliers assument presque enti?rement cette facture.

????? En effet, lors de ce budget, le gouvernement du Qu?bec a proc?d? ? une modification de la Loi de l’imp?t voulant que les entreprises puissent dor?navant r?colter un remboursement de TVQ sur l’achat d’un plus grand nombre de biens et services; ce qui ?tait ant?rieurement exclus.

L??volution de la TVQ?:

1986 = 3,1 milliards

1990 = 4,47 milliards

1994 = 5,58 milliards

1999 = 6,2 milliards.

??? C?est vraiment une taxe ascenseur; cependant elle n?est pas du tout ??temporaire?? comme l?avait promis M. Pariseau.

???? D’autre part, apr?s avoir fait preuve d’autant de g?n?rosit? envers les entreprises, le gouvernement s’est moqu? des particuliers en proc?dant, en 1998, ? une hausse de 1 % de la TVQ.

????? On enl?ve la charge aux entreprises et on augmente celle des particuliers. Avouons que ce n?est pas tellement nouveau et que le PQ n?est pas tellement diff?rent des autres ??pieds de c?leri??.

????? Les pariculiers devaient dor?navant payer un taux de taxe de 7,5 % sur leurs achats au lieu des 6,5 % assum?s ant?rieurement.

???? Ce sc?nario confirme que le gouvernement a voulu compenser les pertes de revenus d?coulant de l’all?gement fiscal des entreprises par un accroissement du fardeau fiscal des particuliers.

???? Pour sa part, le gouvernement f?d?ral avait parti le bal quelques ann?es auparavant en transf?rant sur les ?paules des contribuables la taxe de vente des manufacturiers (?quivalent actuel de la TPS) qui, ? l’?poque, ?tait pay?e par les compagnies

?

???? Bonnet-bonnet blanc-blanc, Blanc-blanc Bonnet-bonnet!!!

???? Le fardeau f?d?ral de taxe ? la consommation assum? par les particuliers est pass? de 0 ? 2,8 milliards $ en 1991, et ? plus de 16 milliards $ par la suite.

??? Parall?lement, celui des compagnies passait de 21 ? 14 milliards $ en 1991, pour se solder en remboursement au cours des ann?es suivantes.

?

Dernier volet des plus importants?:

?

???? C?est une ?vidence que la consommation cro?t avec l?augmentation du revenu. ?Cependant, au fur et ? mesure que le revenu augmente, la consommation diminue. On peut m?me parler d’un point de saturation lorsqu?on arrive ? un certain niveau de revenu.

???? Pourquoi?

????? Parce que lorsque tu as achet? tout ce qui t?importe, l?argent qui te reste n?est pas r?ins?r? dans le march? int?rieur des biens et services. Cet argent additionnel, proviendrait-il d’une baisse des imp?ts, ne changerait rien ? ce principe. Parce que cet argent serait destin? ? l’?pargne. Une baisse d’imp?t favorisant les riches n’a donc aucune incidence positive sur l’?conomie.

????? Cons?quemment,? Une baisse des imp?ts qui proviendrait absolument d’une diminution des d?penses gouvernementales (salaires, ?quipements, etc.) laisserait un trou et un manque ? gagner sur le march? int?rieur qui ne seraient aucunement combl?s par l’argent additionnel qu’elle remettrait ? la classe des gens riches.

????L’argent des imp?ts retourne dans l’?conomie par le biais de d?penses gouvernementales pour la faire tourner alors que l’effet d’une baisse d’imp?t, favorisant les riches, nous fait perdre ce retour ? l’?conomie par les vagabondages du syst?me financier autour de la Terre en qu?te de coups fumeux (mondialisation financi?re), de rendement rapide et substantiel.

?? – Pourquoi ce vagabondage de l?argent des riches? ?

???? – Pour faire plus d?argent.

???? – Pourquoi faire plus d?argent quand tu ne sais plus quoi faire avec?

???? – Fouille-mo?, je l?sais pas pantoute!!!

Un peu d?histoire additionnelle?:

Baisse d’imp?t du dernier budget du Qu?bec ( ?dition 1999)

????? La pression se faisant de plus en plus forte en raison de la parution publique du dernier budget f?d?ral qui, rappelons-le, faisait ?tat de nombreuses baisses d’imp?t r?parties sur cinq ans, le ministre des finances, Bernard Landry, s’est empress? de devancer l’annonce du budget du gouvernement du Qu?bec de quelques semaines.

????? Comme on pouvait s’y attendre, la baisse des taxes pr?vue dans le dernier budget du Qu?bec, tout comme celle r?alis?e en Ontario, a ?t? principalement orient?e vers une baisse directe des taux nominaux d’imposition sur le revenu. Sommairement, d’ici trois ans, les trois taux nominaux d’imposition de la province de Qu?bec passeront respectivement de 20 %, 23 % et 26 % ? 17 %, 22 % et 24 %.

?

????? Ouf! On va peut-?tre souffler un peu!!!

?????? Dans son document explicatif de la r?duction des imp?ts sur le revenu, le gouvernement du Qu?bec soutient avec vigueur que le r?gime d’imposition sera dor?navant plus ?quitable ?tant donn? que le fardeau fiscal de tous les contribuables sera all?g?.

????? La r?alit? est qu?un grand nombre de contribuables seront totalement exclus de cette baisse d’imp?t.

????? Plus sp?cifiquement, le passage du taux d’imposition de 20 % ? 17 % pour les individus gagnant au-dessous de 25 000 $ par ann?e, donnant ainsi l’impression que les individus et les familles qui sont le plus dans le besoin pourront b?n?ficier d’une baisse d’imp?t et de cette mani?re, am?liorer leur sort, n’est en r?alit? que de la poudre aux yeux.

???? Dans les faits, en raison de leur situation pr?caire, la majorit? d’entre eux ne sont aucunement assujettis ? l’imp?t sur le revenu. Or, au cours de l’ann?e 1996, ils ?taient pr?s de 2 millions de contribuables, ayant fait une d?claration de revenu, ? ne payer aucun imp?t provincial sur leur revenu vue leur situation pr?caire; correspondant ainsi ? pr?s de 40 % de l’ensemble des d?clarants.

???? Par cons?quent, aucun d’entre eux ne pourra b?n?ficier de la baisse d’imp?t provinciale de 4,5 milliards $ pr?vue sur trois ans dans ce budget. Et c??tait un ??cadeau?? absolument fictif, pour ne pas dire ??hypocrite??, au plus pauvres de la soci?t?.

???? Pire que ?a; en analysant en d?tail l’ampleur de ces baisses d’imp?t, on constate que les m?nages ayant un revenu annuel sup?rieurs ? 50 000 $, sont les grands gagnants des mesures propos?es. Comptant pour seulement 24 % de l’ensemble des m?nages, ces derniers b?n?ficieront de 64 % des sommes consacr?es ? la baisse des imp?ts.

????? La disproportion des m?nages gagnant 75 000 $ et plus est encore plus importante. Comptant pour seulement 11 % en nombre, ils encaisseront 37 % des baisses d’imp?t.

???? Compl?tement ? l’oppos?, ceux gagnant 25 000 $ et moins, comptant pour plus de la moiti? de l’ensemble des m?nages, profiteront d’un maigre 7 % des baisses d’imp?t. Pourtant, ce sont eux qui sont les plus vuln?rables financi?rement.

???? En analysant l’impact des mesures annonc?es envers les contribuables ? haut revenu, on en arrive ? comprendre qu?en d?cidant de baisser les imp?ts par le biais d’une r?duction des taux nominaux d’imposition, le gouvernement du Qu?bec a fait le choix d’accorder un all?gement fiscal qui s’accro?t en fonction de l’importance du revenu r?alis?.

????? Pour tenter de camoufler cette r?alit?, ce dernier a orient? la pr?sentation des baisses d’imp?t sous forme de pourcentage, donnant ainsi faussement l’impression qu’une baisse d’imp?t substantielle avait ?t? octroy?e aux contribuables d?favoris?s.

???? ? titre d’exemple, le gouvernement souligne qu’un contribuable de moins de 65 ans, vivant seul et d?clarant un revenu annuel de 15 000 $ paiera 32 % de moins en imp?t provincial au cours de l’ann?e 2002 par rapport ? l’ann?e 1999, proportion qui ? premi?re vue para?t importante, mais qui, dans les faits, ne repr?sente que 261 $ (5 $ / sem).

??????? l’oppos?, un m?me contribuable d?clarant un revenu annuel de 100 000 $ ne profitera apparemment que d’une r?duction d’imp?t de 9 %, mais qui, concr?tement, s’?l?vera ? pr?s de 2 000 $

????????tant d?j? parvenu ? combler l’ensemble de ses besoins en raison de l’importance de ses revenus, il est ?vident que ce contribuable consacrera la majeure partie de cet argent ? l’?pargne, ce qui en limitera l’effet de dynamisme sur l’?conomie.

????? Par cons?quent, une telle baisse d’imp?t n’apporte strictement rien ? l’?conomie et ne constitue qu’un cadeau pur et simple au personnes riches.

????? Tableau montrant la baisse d’imp?t du Qu?bec durant l’ann?e 2002 pour un contribuable ? haut revenu vivant seul et ?g? de moins de 65 ans

Revenu Baisse d’imp?t

15 000 $ = 261 dollars. 32%

50 000 $ = 882 dollars 11%

100 000 $ = 1 922 dollars 9%

150 000 $ 2 922 dollars 9%

250 000 $ 4 922 dollars 9%

500 000 $ 9 922 dollars 9%

1 000 000 $ 19 922 dollars 9%

????? Voil? donc la situation. :

???????? Les programmes sociaux tombent en ruine, et pourtant on ne jure plus que par la baisse des imp?ts; le syst?me financier donne presque exclusivement dans la sp?culation, et pourtant il b?n?ficie de tous les avantages possibles : taux d’int?r?t r?els ?lev?s, traitements fiscaux pr?f?rentiels, baisse d’imp?t dans l’espoir de l’approvisionner; depuis pr?s de cinquante ans, les contribuables ? haut revenu ont toujours b?n?fici? de fa?on quasi-r?guli?re de baisses d’imp?t.

???????Il n’y a m?me aucune d?cennie sans qu’ils n’obtiennent des baisses d’imp?t substantielles.

????? La tendance nord-am?ricaine actuelle semble privil?gier la relance du march? int?rieur par la r?duction des imp?ts. Cette th?orie est exacte, mais strictement pour les contribuables dont les besoins sont insatisfaits; c’est-?-dire?: la classe moyenne et la classe pauvre.

????? Pour les contribuables ? haut revenu, la plupart d’entre eux, ayant d?j? combl? tous leurs besoins de consommation, un accroissement de leur revenu disponible serait presque enti?rement consacr? ? l’?pargne et ne contribuerait que tr?s peu ? la relance de l’?conomie.

????? Malheureusement, l’application des baisses d’imp?t n?ont qu?un effet tr?s limit? sur la relance ?conomique. En r?alit?, l’ensemble des ces baisses d’imp?t exclut presque tous les d?munis, soit ceux ayant le plus de besoins ? combler, alors que les riches b?n?ficient d’une baisse substantielle de leur imp?t.

???? Avec les baisses d?imp?ts, les sommes n?cessaires au soutien de nos biens et services collectifs s’av?rent insuffisantes ce qui met en place la solution du secteur priv? pour combler ce manque.

???? Vous percevez maintenant, je l?esp?re, toute la planification, en sous main, faite par le secteur financier, qui veut absolument mettre la patte sur les profits potentiels d?une g?rance des biens et services sociaux.

?????????????????????Si vous n?y faites rien, vous ?tes cuits!!!

???? Les imp?ts doivent ?tre rectifi?s et r?vis?s pour r?pondre ? la philosophie ?quitable de base; ??plus tu gagnes, plus tu participes??.

???? Et les taux d?impositions doivent rester fixe, ou du moins, ne jamais descendre.

???? C?est la seule fa?on de garder une ?conomie provinciale stable et de sauver les acquis sociaux.

???? Le gouvernement doit administrer selon son budget et non ??vivre au-dessus de ses moyens??. Si tous, nous payons tous nos imp?ts de fa?on ?quitable, et je parle des individus tout autant que les entreprises, l?argent n?cessaire pour installer un salaire du citoyen, tout en rencontrant les obligations de l?administration de la province, sera plus que suffisant.

???? Il ne suffit que d??tre honn?te et d?acqu?rir une conscience sociale. Un ??trip de pouvoir?? comme certain pr?conise n?aboutira ? absolument rien.

?????? Votez VETO aux prochaines ?lections. Il faut faire entendre votre voix qui crie?:

???????????????????????????????????? ?a suffit les conneries!!!!

?

Amicalement

?????????????????????????????????????????????????????????? Elie l?Artiste

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    J’ai oublié de souligner le fait qu’un salaire garanti du citoyen assurerait une réinsertion constante de 98 milliards de dollars dans l’économie provinciale.

    C’est beaucoup mieux que les 175 et 300 millions qui sont votés actuellement et sont présentés comme des exploits extraordinnaires de la part de nos « pieds de céleri ».

    Amicalement

    Elie l’Artiste