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Les milices au Michigan, une vieille histoire… d’extrême droite (3)

Viré dans le Michigan de sa propre organisation, Norm Olson, notre milicien rebondit très vite au Montana, où l’affaire d’un fermier résistant à l’Etat fédéral est apparue dans tous les téléviseurs. Il a en effet compris très vite le pouvoir des médias (d’où sa sempiternelle apparition habillé en militaire !). Sa pugnacité remarquée sur place, davantage que ses actions séditieuses véritables, en attireront d’autres dans son sillage, dont beaucoup d’extrémistes de droite, ravis de l’aubaine pour se faire davantage connaître eux aussi. Parmi eux, un drôle de pasteur chrétien complotiste d’un Nouvel Ordre Mondial et antisémite notoire, le créateur du mouvement Identité Chrétienne. Plus une milice en forme de secte religieuse qui consacrera en 2012 le premier gros échec du gouvernement pour lutter contre ce fléau.

Le parachutiste… auto-parachuté dans le Montana

Quelques mois à peine après sa déposition au Congrès (voir les épisodes précédents), Olson refait parler de lui… en se faisant arrêter cette fois dans le Montana. Démissionnaire de la milice du Michigan, chassé par ses propos sur Oklahoma par ses propres militants (il affirmait que l’attaque au Sarin au Japon n’avait pas été commise par une secte mais par… le gouvernement américain !).  Il a été remplacé vite fait par Lynn Van Huizen, un vétéran de l’USA Army ancien du Vietnam, venu des Michigan Militia Corps alias les fameux « Wolverines » « 9th Division, 13th Brigade », (les voici donc ici à un entraînement  au survivalisme à Ann Harbor le 6 mars 2010 des Lewanne County Volunteer Militia et des Southern Michigan Volunteer Michigan : dans leur propos revient le mot « normal », mais aussi la critique ouverte du gouvernement !). Il sera lui-même évincé plus tard par Joe Pilchak.

« Norm » Olson réapparaît en effet à Jordan, dans le Montana (400 habitants seulement), à ce moment-là encerclé par les autorités fédérales. Un siège du ranch appelé Justus Township comme on l’a déjà expliqué ici, qui va durer de du 25 mars au 13 juin 1996. Sur place, il s’est littéralement déchaîné, en publiant des déclarations incendiaires, affirmant que « Jordan serait le site bientôt d’une «deuxième révolution américaine» dirigée par Olson en tant que «commandant du champ de bataille» et promettant «la perte des chiens de guerre». Il informe le FBI qu’il a l’intention de franchir son périmètre et de pénétrer dans l’enceinte, et émet un certain nombre de vagues menaces. «Nous discuterons soit des conditions de la reddition du FBI, ou… de l’ordre de bataille». Il distribue également des dépliants aux agents qui disent: «FBI-ATF, êtes-vous prêt à mourir à cause de la corruption à l’intérieur?» se référant au Bureau de l’alcool, du tabac et des armes à feu. Les agents envoyés refusent de parler à Olson et l’arrêtent à plusieurs kilomètres du complexe. Le lendemain, Olson tente à nouveau d’entrer dans l’enceinte et est de nouveau refoulé. Il se met alors à crier sur les officiers et les journalistes qui l’ont suivi. Il ne faut pas longtemps à Olson pour devenir une figure amusante parmi les journalistes et les citoyens de la région. Il passera beaucoup de temps dans un restaurant jordanien, dans lequel un agent le surnomme lui et Southwell «Yogi Bear et Boo-Boo». Olson dit à un agent du FBI amusé: «Allez donc dans le nord du Michigan, monsieur, et je vous y verrai plutôt dans ma ligne de mire »… Bref, il remue, brasse de l’air, pérore, menace et prêche à la sécession antigouvernementale… mais ne fait rien de tout ça ! Olson est un faiseur, tout simplement, et un beau parleur.  Sur place, les Freemen voleront pour 66 700 dollars d’équipement TV à ABC-TV venu relater l’événement. Drôle de façon de respecter la liberté d’informer…

A ce moment là en effet, les Montana Freeman avaient pris fait et cause pour une famille, la famille Clark, de Jordan au Montana, dirigée par Ralph Clark et comprenant son frère Emmett, l’épouse d’Emmett, Rosie, le fils de Ralph Edwin, son neveu Richard, son petit-fils Casey et l’épouse de Richard Kay, qui ont commencé à manifester des opinions radicales contre le gouvernement. « Les Clarks, qui exploitent une ferme de blé de 960 acres, ne sont pas opposés à accepter plus de 700 000 dollars d’aide gouvernementale, mais en raison d’une mauvaise planification et de surextensions dues à l’achat de terres et de machines, ils se retrouvent profondément endettés. En 1981, ils cessent de payer leurs prêts agricoles fédéraux. En 1995, ils devaient 1,8 million de dollars en paiements manqués. À ce moment-là, les Clarks ont commencé à écouter la rhétorique antigouvernementale et résistante aux impôts des «Montana Freemen» à Roundup, Montana, à quelque 150 milles de distance. Alven Clark, le frère de Ralph et Emmett qui refuse de se joindre à eux dans leurs opinions de plus en plus extrémistes, dira plus tard: «Cette chose n’arrêtait pas de se construire à chaque fois que je leur parlais. Ils ont juste écouté ces prophètes. Après que leur ferme a été saisie et vendue aux enchères du shérif pour 493 000 dollars, les Clarks prennent une part centrale dans l’une des premières attaques majeures des Freemen contre le système judiciaire local » 

Une rumeur et ça part en sucette

Chez ces frappés, tout peu devenir excuse à se réunir et à foncer dans le tas (de la police). Y compris une fake news pas vérifiée, et c’est bien là tout le danger  : « divers complots violents ont émergé dans le Michigan au cours des années 1990 et 2000, y compris le meurtre d’un agent de la police d’État. Dans les années 1990, il y avait un complot pour attaquer le camp Grayling dans le nord du Michigan parce que les chars russes capturés pendant la guerre du Golfe et utilisés là-bas pour l’entraînement étaient considérés comme faisant partie d’un plan de stockage des armements pour une invasion communiste du Michigan, a déclaré M. Levitas. » Les chars avaient été perçus en mouvement sur des camions-remorques, car on les déplaçait alors pour les stocker; à droite, la photo d’une de ces remorques de camions faisant un ravitaillement dans une station essence d’autoroute Marathon, un des clichés qui avait mis le feu aux poudres dans la Milice. Au pays des fake-news, selon Donald, il est ironique de constater que l’une d’entre elles, ridicule, a déjà failli mettre en marche une guerre civile !

Nouvelle alerte et nouveaux arrivages d’extrémistes, dont des nazis

En  2010 nouvelle alerte, très bien décrite le 15 novembre 2011 par le SPLC et Ryan Lenz : Pendant deux ans au milieu des années 1990, le juge Greg Mohr portait une arme à feu et un gilet pare-balles tout en présidant sa minuscule salle d’audience à l’est de Kalispell. Des membres des Montana Freemen, un groupe armé d’extrémistes racistes, comparaissaient régulièrement devant lui, et ils ne mâchaient pas leurs mots. Certains d’entre eux ont par la suite condamné Mohr à mort dans leurs propres «tribunaux de droit commun» pseudo-juridiques. Près de deux décennies plus tard, des types similaires d’agitation antigouvernementale se font souvent sentir à nouveau dans le Montana, en particulier dans cette ville presque entièrement blanche du nord-ouest de l’État. Les extrémistes d’extrême droite jurent que si une guerre avec le gouvernement fédéral survient, leur base sera dans les montagnes ici ».

« Churck Baldwin, un prédicateur baptiste qui s’est présenté à la présidence sous la bannière du Parti de la Constitution en 2008, a transféré 18 membres de sa famille à Flathead Valley, dans le Montana, l’automne dernier, après avoir reçu ce qu’il a appelé un message divin lui disant que l’État était la «pointe de la lance». dans la lutte pour la iberté (Church avait écrit le livre antisémite « Judaism’s Strange Gods: Revised and Expanded », qu’il tient ici en main). Stewart Rhodes, un avocat formé à Yale, ancien parachutiste de l’armée et chef des Oath Keepers à l’esprit conspirateur, a également déménagé ici. Rhodes prépare le terrain pour une nouvelle milice et appelle les citoyens à adopter une économie de troc pour échapper à la servitude de la monnaie américaine ». A un Tweet de Trump, les Oath Keepers avaient ainsi répondu : « Moins de quatre heures après le commentaire de Trump, l’un des groupes antigouvernementaux les plus connus du pays, les Oath Keepers, a tweeté, en partie: «Nous sommes au bord d’une guerre civile brûlante. Comme en 1859. C’est là que nous en sommes. Et la droite n’a aucune confiance ou respect pour tout ce que fait la gauche. Nous les considérons également comme illégitimes. » Défiance envers tous les pouvoirs, donc, même si ouvertement, certains s’accommodent très bien de Donald : c’est tout le but, d’ailleurs, du mouvement QAnon, qui tente de dresser une image de Trump différente, représentant une frange opposée au pouvoir traditionnel. Lui l’a bien compris, qui utilise une partie de leur langage codé comme « draining the swamp », nettoyer le marécage de la corruption politique, alors qu’il en est le fleuron, et de loin !

« La néo-nazie April Gaede (ici à droite) également transplantée dans l’État, a lancé un appel aux nationalistes blancs pour qu’ils «rentrent chez eux» dans le Nord-Ouest. Ces extrémistes et d’autres sont venus pour des raisons différentes, mais ils ont un effet cumulatif.  Les responsables de la police et les tribunaux ont vu une vague d’activités antigouvernementales de la part de « citoyens souverains », des radicaux qui pensent que la plupart des lois ne s’appliquent pas à eux. Les salles de la bibliothèque publique de Kalispell accueillent régulièrement des projections de films racistes. » Parmi eux encore, il  y a un leader de la Christian Identity, Karl Gharst, qui affiche aussi ouvertement des sympathies néo-nazies. Il suit la Northwest Territorial Imperative, popularisée par Aryan Nations fondé par le « Silver Shirts, » Richard Butler (décédé en 2004) e son groupe The Order. Il est ici en voiture lors d’une parade en 2000 à Coeur d’Alene, dans l’Idaho.  Ces gens-là feront même vernir sur place à Kalispell l’écrivain négationniste anglais David Irving pour y faire une conférence !! Butler est l’un des initiateurs des révoltes anti-étatiques. En 1987, déjà, il passe en procès, inculpés pour « conspiration séditieuse » et avec comme accusation d’avoir voulu initier une guerre raciale en Arkansas, mais ce procès fera un flop. C’est une famille amérindienne harcelée par ses sbires qui aura raison de lui en 2000 : harcelés journellement, Victoria, Sarah et Jason Keenan (ci à droite) gagneront leur procès contre les Aryans Nations et recevront 6,3 millions de dollars de dédommagements ! La maison qui leur avait été offerte par un mécène local sera néanmoins l’objet des mois après d’atteintes et de troubles locaux fomentés par les soutiens des condamnés. A gauche, le local des néo-nazis -une église celle de la Church of Jesus Christ Christian-Aryan Nations, à Hayden Lake, en Idaho en 2000. L’église en question, en revanche, fait plutôt rare, sera condamnée à être détruite lors du jugement : on la voit ici en train de brûler, servant d’entraînement à des pompiers locaux hilares. Butler et ses fantasmes clairement affichés à Hayden Lake dans l’Idaho : dans son camp il était indiqué « white only welcome », les enfants y faisaient le salut nazi, on prendra sa propre femme en photo portant l’uniforme du Ku-Klux-Klan. Voilà qui fait un peu beaucoup il me semble… Pour la théorie raciale de Bulter, voir ici en note (2)

Un drôle de chrétien à l’origine

Cette base chrétienne à une source bien circonscrite dans le temps en fait et un sacré allumé comme père putatif : « le Pasteur Pete Peters, (de la Christian Identity) a organisé ce que l’on a appelé le «Rocky Mountain Rendezvous» en 1992, une réunion de «160 des principaux militants de droite du pays» (Source: The Militia Threat: Terrorists Among Us, Captain Robert L. Snow, publié en 1999, page 112). Ils ont accepté de créer des milices citoyennes et d’atténuer leur rhétorique raciste afin de gagner des membres. « Peu de temps après la fin de la réunion (c’est-à-dire le Rocky Mountain Rendezvous), des milices civiles armées ont commencé à apparaître partout aux États-Unis. » The Militia Threat: Terrorists Among Us, Captain Robert L. Snow, publié en 1999, page 112. La première de ces milices était la Milice of Montana, un acteur majeur du mouvement des années 1990″… il détenait une émission de radio, »Scriptures For America » et était suprémaciste et antisémite, sous l’apparence d’un cow-boy placide ; sur son cercueil sera apposé sa selle. Un cas lui aussi : « c’est devenu plus étrange (chez lui). Il croyait aussi apparemment au non-sens des hommes-lézards changeants de forme de David Icke, et les liait à des histoires bibliques et des paraboles impliquant des reptiles (comme le serpent dans le jardin d’Eden, l’affirmation selon laquelle les croyants «prendront des serpents», et Jésus appelant les vipères et les serpents des pharisiens). Peters croyait aux complots obscurs du Nouvel Ordre Mondial et a été accusé à plusieurs reprises d’antisémitisme. On pense qu’un meeting de 1992 initié par Peters est le berceau du mouvement de la milice moderne. Curieusement, il a affirmé que la réunion était en faveur de Randy Weaver et après il s’est plaint que Weaver n’ait jamais retourné ses appels, même cinq ans après. C’est peut-être la même chose que les groupes antisionistes au Liban ne voulant pas avoir David Duke à leurs côtés. C’était un promoteur de la théorie du complot conçu à Washington, DC, affirmant qu’il avait été délibérément conçu pour former des symboles occultes tels que le pentagramme pour contrôler les États-Unis et le monde entier par la sorcellerie. » D’emblée, ces milices sont donc complotistes et conspirationnistes ! A droite l’ouvrage nettement antisémite signé Peters.

Défendre l’indéfendable… ou le « non enregistré »!

Chez Olson, le lien avec la religion se concrétisera en 2000 avec sa décision de défendre le temple baptiste d’Indianapolis qui devait être logiquement saisi, après de multiples rappels pour non paiement des impôts. Il ordonnera à sa milice d’encercler l’église pour empêcher le gouvernement d’yentrer et surtout claironné que l’incident pourrait dégénérer en « Waco II ». Gag 17 ans après : malgré sa saisie, et son interdiction de fonctionner ses affaires continuent toujours !

« Pour Gregory J. Dixon, Sr., dont la carrière publique a commencé quand il a essayé d’interdire la comédie musicale « Hair » d’Indianapolis dans les années 1960 et s’est étendu jusqu’à suggérer que l’esclavage a sauvé les Noirs de l’enfer, c’était le point culminant de 17 ans de promouvoir les églises dites «non enregistrées». Dixon, qui a autrefois préconisé l’abrogation de toutes les lois sur les droits civiques, est surtout connu comme pasteur émérite de l‘Indianapolis Baptist Temple (IBT) et un homme qui a eu de nombreux flirts avec le mouvement antigouvernemental «Patriot». (Son fils plus politiquement modéré, Gregory A. Dixon, Jr., est l’actuel pasteur IBT.) Pourtant, depuis 1984, l’aîné Dixon a également dirigé un mouvement d’église radicale peu remarqué, mais national, basé sur la notion que la religion ne devrait avoir rien à voir avec l’État. Les églises comme IBT refusent de «s’enregistrer» en tant qu’organismes de bienfaisance en vertu de l’article 501 (c) 3 de l’Internal Revenue Code, même si cela signifie renoncer aux avantages fiscaux et autres que ce statut juridique apporte. Le mouvement, regroupé en une confédération de près de 100 congrégations qui s’est réunie à l’IBT chaque octobre pendant 16 ans, est organisé depuis 1994 sous le nom de «Unregistered Baptist Fellowship» (UBF); auparavant, son organisation prédécesseur fonctionnait sous un nom différent. En promouvant une «théologie de la résistance chrétienne» au gouvernement terrestre, l’UBF a également attiré des extrémistes de toutes sortes, de ceux qui prônent la haine du gouvernement, des homosexuels et des fournisseurs d’avortement, à un certain nombre de racistes et d’antisémites purs et durs. «Le mouvement ecclésiastique non enregistré», déclare Leonard Zeskind, un analyste de premier plan de l’extrême droite, «est à mi-chemin entre la majorité morale et le Posse Comitatus», un groupe de protestation fiscale raciste et antisémite des années 1980. »

Un antisémitisme flagrant

Autre particularité du mouvement… son antisémitisme flagrant. « Les adeptes de l’identité chrétienne tapissent les quartiers avec leur message que les Blancs sont les vrais élus de la Bible et que les Juifs descendent directement de Satan. Et, une fois de plus, des soi-disant « Expos sur la préparation » sont organisés pour que les acheteurs puissent se préparer à l’effondrement imminent du gouvernement ». L’un des leaders du mouvement était James P. Wickstrom, un suprémaciste antisémite vivant dans le Michigan ; pour lui Mandela est un « terroriste noir ». Il est mort le 30 janvier 2019, en dirigeant toujours le groupe Aryan Nations basé en Pennsylvanie. L’expo du Montana citée avait rameuté du beau monde : « samedi, un groupe de constitutionnalistes et de «patriotes» autoproclamés, appelé Flathead Liberty Bell, organisera une «Expo de préparation» à la Valley Victory Christian Church à Kalispell. C’est la même communauté où vivait Burgert en 2002, lorsqu’il dirigeait une milice secrète appelée «Projet 7» dont les activités l’ont envoyé à la prison fédérale pour armes pendant huit ans ». Burgert venait alors de tirer sur des policiers et était en fuite « Parmi les personnes prévues pour prendre la parole lors du rassemblement de survie, citons les têtes d’affiche antigouvernementales Stewart Rhodes, le fondateur de Oath Keepersun groupe d’agents de police, des membres de l’armée et des anciens combattants avec un penchant conspirateur, Chuck Baldwin (ici à droite), ancien candidat présidentiel du Parti constitutionnel d’ extrême droite ; l’ancien shérif de l’Arizona Richard Mack (à droite ici, un shérif contre l’Etat !) un héros pour de nombreux patriotes pour avoir contesté une loi sur le contrôle des armes à feu des années 1990; et «invité spécial» Randy Weaver, un suprémaciste blanc qui s’est engagé dans une célèbre confrontation à Ruby Ridge avec les autorités fédérales en 1992. »
C’est à Spokane que l’on avait retrouvé le suprémaciste Kevin Harpham (ici à gauche) , accusé en janvier 2011 d’avoir tenté de faire sauter une pipe bomb lors de la journée consacrée à Martin Luther King. En 2020 le gouverneur de Virginie déclarera l’Etat d’Urgence contre également des manifestants d’extrême droite le même jour pour des craintes similaires. En 2014 on découvrira que le leader du KKK accusé d’avoir tué trois juifs au Kansas, Frazier Glenn Miller (ici à droite), était le grand copain d’Harpham. Rappelons aussi que c’est dans le Montana qu’avait été arrêté Theodore Kaczynski, alias « Unabomber » (qui avait envoyé 16 bombes et tué 3 personnes). Dans le Michigan comme ailleurs, une fracture entre diverses milices est depuis apparue : il y a désormais les milices plutôt «constitutionnalistes» qui se considèrent comme un moyen de dissuasion contre les abus potentiels d’un gouvernement corrompu et abusif, une sorte de rempart accroché à leur droit de posséder des armes pour se défendre (et d’en avoir bien plus qu’il ne faut !) et les «millénaires», plus secrètes, adeptes des théories du complot mondial, les milices elles-mêmes servant de moyen de survivre à une apocalypse mondiale. » Elle sont plus proches des survivalistes, et se sont davantage développées sous Trump, dont l’attitude même envers ces théories va plutôt vers la sympathie, voire la récupération politique, on l’a vu. Ces dernières sont aussi les plus dangereuses, car les plus influençables aux rumeurs ou à la désinformation, comme on l’a vu dans le cas des chars russes.

Tous bien aidés par le lobby des armes (et la NRA)

A l’affût de ces mouvements, il y a bien sûr les vendeurs d’armes, et ceux qui en font la promotion. Un épais dossier nous le rappelle ici : « le leader du lobby des armes à feu, Larry Pratt (soutien politique du libertarien Ron Paul et second de la liste de Pat Buchanan en 1996) , était l’un des premiers évangélistes d’une organisation paramilitaire d’extrême droite. Pratt est devenu à la tête de Gun Owners of America, l’un des groupes d’armes nationaux les plus importants et les plus bruyants du pays, au milieu des années 1970. En 1992, Pratt a assisté à une réunion de dirigeants de la suprématie blanche à Estes Park, Colorado (organisé par Pete Peters, le leader de Christian Identity !) parlant aux personnes rassemblées de la manière dont les États-Unis pourraient reproduire les milices citoyennes meurtrières dans d’autres pays. Selon le Dr Kathleen Belew de l’Université de Chicago, Pratt « a appelé à de petites unités paramilitaires pour résoudre violemment les problèmes sociaux tels que la consommation de drogue, le mariage interracial et l’avortement des bébés blancs. Lors de la réunion, les militants ont discuté des objectifs intrinsèquement violents de l’extrême droite. Pratt a vu une opportunité d’évangéliser et d’obtenir un soutien pour l’extrémisme des droits des armes à feu, expliquant au groupe comment les armes à feu pourraient être un outil crucial pour leur mouvement et comment le succès du mouvement pour les droits des armes à feu leur garantirait l’accès à cet outil. L’apparition de Pratt à l’événement d’Estes Park était loin d’être sa dernière association avec l’extrême droite. Néanmoins, Pratt a continué à être un leader éminent du mouvement des droits des armes à feu au cours des trois dernières décennies. Bien que pas toujours aussi directement, le lobby des armes à feu tire parti de l’énergie politique d’extrême droite pour faire avancer la cause de l’extrémisme des droits des armes à feu a été reproduit dans les décennies qui ont suivi. Lors du sommet d’Estes Park, Pratt aurait déclaré aux militants d’extrême droite que la NRA se tournait enfin vers «une approche plus agressive» des droits des armes à feu. Dans les années suivantes, la NRA lui donnera raison ».

La NRA, elle-même mal embarquée avec un de ses adhérents : Timothy McVeil ! « Après le bombardement du bâtiment fédéral d’Oklahoma City, la NRA a fait l’objet d’intenses critiques publiques pour avoir alimenté le genre de sentiment anti-gouvernemental vicieux qui aurait été lié à l’explosion. Ainsi, lors de la réunion de Phoenix, la direction de la NRA a fait un effort particulier pour renverser toute perception selon laquelle l’organisation était associée au mouvement de la milice ou au terrorisme. Le fait que Timothy McVeigh, le principal suspect dans l’attentat à la bombe, était autrefois membre de la NRA n’a jamais été mentionné, bien qu’une résolution ait été adoptée pour commémorer les membres de la NRA qui sont morts dans l’explosion. Le directeur exécutif Wayne LaPierre s’est publiquement excusé pour sa lettre qualifiant les agents de l’ATF de «voyous du gouvernement paralysés», une référence qui a provoqué une lettre de démission indignée de l’ancien président George Bush. Et avec des journalistes empilés sur les bords de l’ausitorium bondé de Phoenix et des lumières de caméras de télévision éblouissantes, LaPierre a prononcé les mots les plus largement rapportés de la convention: « Il n’y a pas, ni il n’y a jamais eu de place à la NRA pour quiconque soutient – ou même fantasme sur – le terrorisme, la sédition, l’insurrection, la trahison, la conspiration ou toute autre activité illégale »… C’est laisser croire, comme le font les milices, que les armes accumulées ne peuvent être que défensives !!!

La sédition et la loi : le fiasco gouvernemental d’Hutaree

Les milices fleurissent, donc davantage dans les années 2000. En mars 2010, le FBI lance un raid dans trois états, l’Indiana, le Michigan, et l’Ohio et arrête un leader de milice, David Stone (45 ans) ici en haut à gauche, alias »Joe Stonewall » ou « Captain Hutaree »; sa femme, Tina Mae (44 ans); ses fils Josh (21 ans) et David Jr (19 ans); Joshua Clough (28 ans), se faisant appeler « Azzurlin »; Michael Meeks (40 ans); Thomas Piatek (46 ans); Kristopher Sickles (27 ans ), alias »Pale Horse » et Jacob J. Ward (33 ans).  Ils sont tous membres d’une étrange milice chrétienne apocalyptique, attendant l’Antéchrist, des survivalistes organisés en secte religieuse davantage qu’en milice, appelée Hutaree (alias « The Christian warriors »), et qui effectue régulièrement des entrainements de type militaire. Bref, un OVNI parmi les milices !!! En attendant leur procès ils sont tous envoyés derrière les barreaux, pour détention d’armes illégales et un projet fou d’attentat, à savoir de vouloir tuer un policier et pouvoir en tuer plusieurs autres à l’aide de bombe et de fusils, alors qu’ils seraient venus à son enterrement ! Machiavélique !!!

Il sont tous vite condamnés à vie vu l’énormité de l’accusation. Mais deux ans plus tard, retournement complet de situation quand la juge locale de district Victoria Roberts  conclut que le gouvernement n’a en a rien prouvé de sérieux dans le cas. Selon elle, « il n’y avait aucune preuve d’un véritable complot visant à renverser le gouvernement ou à tuer la police, seulement des gens se livrant à des discussions peu recommandables ». Mais il va rester néanmoins un doute.. persistant. Celui d’une action de manipulation effectuée par un seul homme…

Car quoique libérés, certains subissent quand même des interdictions, comme David Brian Stone Sr. qui reste accusé avec Joshua Stone de détention illégale d’armes, mais qui reçoit en prime l’interdiction bizarre d’entrer en contacter avec l’activiste Mark Koernke, responsable de radio prêchant à la résistance gouvernementale et le « New World Order » auquel avait cru complètement la secte d’Hutaree, qui voyait des « black helicopters » partout pour les « surveiller ». Pour certains, c’était évident : la véritable secte en forme de milice avait aussi été victime des délires entretenus chez elle par Koernke, qui avait au même moment sa propre milice, appelée United States Militia At Large. Le fiasco judiciaire, monté sur le rôle douteux d’un informateur véreux qui en avait trop fait, marquera l’Etat, qui à partir de 2012 n’osera plus ou prou s’en prendre aux milices pendant des années dans le Michigan, au grand ravissement de.. Koernke !!! Ce dernier a toujours sur le dos les raisons de la mort restée sans véritable explication de son jeune garde du corps Bill Gleason, tués par trois miliciens de son propre groupe, qui avait ensuite changé son nom en Colonial Marines pour noyer le poisson. L’histoire poignante, est racontée ici en 2001 par The Blade.

L’étrange exil alaskan d’Olson 

En 2009, notre parachutiste, largué on ne sait comment, atterrit sur la péninsule de Kenai : c’est en Alaska cette fois;  il est venu y fonder l’Alaska Militia, rien de moins.  Nouvel exil pour lui, donc. On le retrouve avec son fidèle lieutenant Southwell.  Ils se sont tous deux installés à Nikiski au milieu des 4000 habitants seulement, dans un territoire indien traditionnel. Olson y a débarqué  avec sa femme, sa fille, leur beau fils et leur enfant. Il vient d’un acheter 22 acres (89,000 m2) de terre et souhaite y fonder l’Alaska Citizens Militia… pour ne pas perdre ses habitudes.

En photo, Olson y arbore ses habituels tenues de camouflage, à croire qu’il dort avec, mais aussi cette fois… un tricorne, comme ceux que portaient les tous premiers volontaires du Michigan (cf ici à droite).  Un symbole réapparu récemment aussi ces derniers temps. Sa déclaration sur place surprend : «J’ai 63 ans. Je n’ai plus l’énergie, vous savez, pour arpenter à travers les bois», dit-il. « Je suis un drapeau flottant. C’est vraiment tout ce que je suis aujourd’hui. » Le voici devenu « grand-père affable » comme le présente l’article. Que venait-il y faire, mystère (il est moqué ici de belle façon) On songe à un exil lui permettant surtout d’échapper aux impôts de son armurerie, bien sûr. Mais on tombe aussi sur un autre phénomène… qui nous rappelle qu’Olson n’est jamais présent quelque par pour rien.

Moins de deux ans après avoir débarqué, le voici pris dans la tourmente encore une fois. L’un de ceux qu’il a soutenu en Alaska, Schaeffer Cox (ici à droite), le jeune fondateur de l’Alaska Peacemakers Militia, un proche du politicien alaskan le sénateur Joe Miller, soutenu par Sarah Palin et le Tea-Party, et de Don Young, député républicain affilié à la NRA (ici à droite sur la photo) ce dernier plusieurs fois enquêté pour malversations, après avoir subi des accusations infructueuses en 2011 de dissimuler des armes, dont des mitrailleuses, des grenades à main et des silencieux, tombe pour une tentative d’assassinat (avec deux complices, Lonnie Vernon et Coleman L. Barney), un « complot en vue de tuer des agents et des employés des États-Unis, y compris des agents des forces de l’ordre » selon l’accusation (un agent des impôts et un juge en fait).

Le FBI l’a cette fois coincé. Dans un de ses messages; il avait écrit « nous avons une force homme de 3 500 hommes, une force militaire, dans les Fairbanks. ce n’est pas une affaire faite à la légère.  Je veux dire, nous sommes nombreux. et nous avons obtenu des bateaux. tout est préparé. Nous avons une unité médicale qui comprend des chirurgiens et des médecins, des camions médicaux, des unités mobiles de chirurgie et des trucs comme ça. Nous avons des ingénieurs qui fabriquent des brouilleurs GPS, des brouilleurs de téléphone portable, des bombes et toutes sortes de trucs astucieux. Nous avons des gars avec des avions avec des trucs d’acquisition laser et nous avons des lance-roquettes et des lance-grenades, des mines (Claymore), des mitrailleuses et de la cavalerie, et nous avons des bateaux. Tout est prêt. »  Dans l’enquête, le rôle trouble du garde du corps de Miller, William Fulton, et sa société Drop Zone, demeure problématique : il aurait apporté un partie des armes. Or c’était aussi un proche d’Olson  et un des sergents de l’Alaska Citizens Militia !!!

Olson et la politique au pays du froid

Entre-temps, Olson a réussi à s’implanter sur place politiquement à la vitesse de l’éclair : le chef de la milice des citoyens de l’Alaska et co-fondateur de la milice du Michigan a en effet accepté sa nomination du Parti de l’indépendance de l’Alaska (AIP) comme candidat au poste de lieutenant-gouverneur. Son acceptation étant soumise à celle de l’annonce par ce parti d’une future sécession avec l’Etat Fédéral « pour lutter contre le viol et le pillage du gouvernement fédéral de cette cadeau appelé Alaska, » selon Olson !!! Un choix qui avait fait bondir le vice-président de l’AIP, J.R. Myers, pas partisan lui de la sécession ! L’imbroglio augmentant avec le candidat au Sénat de l’Alaska, le républicain Joe Miller, qui venait d’être aperçu dans une vidéo controversée d’un récent rassemblement montrant ses partisans brandissant ouvertement des fusils d’assaut pendant une marche. Un Miller ayant comme programme « d’interpréter le dixième amendement pour «faire sortir le gouvernement de nos vies», une interprétation qualifiée par les critiques de «tenthérisme» (de Tenth = 10) , que beaucoup de droite, y compris des milices, disent qu’elle devrait être utilisé pour forcer le gouvernement fédéral à céder de vastes pouvoirs aux États et même aux autorités locales. Les «dixièmes» se concentrent souvent sur la dissolution de la sécurité sociale et d’autres programmes fédéraux de «filet de sécurité» et sur la fin de tous les contrôles sur la possession d’armes à feu ». L’éternel dada des III Percenters comme on l’a vu ! « Le collègue d’Olson, Ray Southwell, qui a accompagné Olson en Alaska après avoir tous deux été expulsés de la milice du Michigan pour leurs opinions extrémistes, a écrit des courriels et des publications sur le Web. à l’appui de Miller ces dernières semaines. Un e-mail dit en partie: «Nous avons besoin de dirigeants ici pour s’opposer au gouvernement fédéral.»

Selon Le Washington Post, « de nombreux employés de Drop Zone  sont vantés de leurs liens avec des éléments d’extrême droite dans les scènes politiques et paramilitaires de l’Alaska, et ont déclaré que l’entreprise emploie un certain nombre d’anciens membres du personnel de sécurité de Blackwater. La firme affiche une grande affiche du président Obama sous le nom de «Joker» dans sa fenêtre avant et un lien vers InfoWars.com, un site Web de conspiration de droite hébergé par Alex Jones. Le propriétaire de la Drop Zone, William Fulton, s’est vanté auprès de ses clients de la participation de ses partenaires à des restitutions et des «opérations noires» à l’étranger, et aime montrer son fusil de précision de calibre .50 à des clients potentiels. Fulton a souvent dit aux clients de son penchant pour l’animateur de talk-show de Fox News, Glenn Beck (du Tea-Party) , en disant à l’un d’eux: «Glenn parle aux fous», qui sont ses meilleurs clients. Fulton a également soupçonné des liens avec le Parti de l’indépendance de l’Alaska, qui a autrefois revendiqué Todd Palin, le mari de l’ancienne gouverneure Sarah Palin, comme membre. »

Surprise quelques mois plus tard : Fulton (ici à gauche) au final, s’avérera être … informateur infiltré du FBI, révèle ici Le Los Angeles  Times   : « Fulton était également un homme de choix pour les politiciens républicains qui avaient parfois besoin de tendre la main aux franges d’extrême droite du parti – ceux qui passaient des week-ends dans les bois en tenue de camouflage et considéraient le 2e amendement comme une expression d’intention divine. Lorsque Sarah Palin, alors gouverneur de l’Alaska, préparait un mouvement contre le chef du Parti républicain à la convention de l’État en 2008, Fulton était là en train d’élaborer des stratégies sur le whisky et les cigares avec le personnel de Palin, Frank Bailey et Joe Miller, qui a ensuite fait une course bien médiatisée pour le Sénat américain en tant que conservateur du Tea Party. C’était la réunion au cours de laquelle Fulton a été présenté à Schaeffer Cox, un jeune loup de l’extrême droite prometteur qui se présentait à l’Assemblée législative de l’État et qui avait, en fin de compte, des plans qui allaient bien au-delà du renversement du Parti républicain en Alaska. . C’était une réunion qui a ouvert la porte à un dangereux jeu du chat et de la souris qui allait transformer la vie des deux hommes et les laisser aux extrémités opposées de l’une des plus grandes poursuites contre l’extrémisme de droite du gouvernement fédéral sur la côte ouest. Cox, 28 ans, a été condamné mardi à 25 ans de prison pour avoir dirigé une milice qui avait comploté pour tuer des juges et d’autres employés du gouvernement et conspiré pour accumuler la puissance de feu nécessaire pour le faire de Fulton. Et Fulton, qui est devenu l’un des deux informateurs clés utilisés par le FBI pour rassembler des preuves contre Cox et ses cohortes, est passé du statut de «sergent de ravitaillement» de la milice des artisans de la paix de l’Alaska à son plus célèbre mouchard. Aujourd’hui, Fulton, 37 ans, est introuvable en Alaska. »

Or Miller, qui utilisait des milices comme gardes du corps (Drop Zone Security Services, dirigé officiellement par William F. Fulton et en fait véritablement par… Olson !) avait en fait un projet fou : il souhaitait occuper les îles russes proches de l’Alaska, à se demander si la venue d’Olson et la création de sa Milice en Alaska n’aurait pas servi ce dessein fou, poussé par un autre Olson, appelé Carl, de Woodland Hills, de Californie. Cox était en effet inscrit au We the People Continental Congress, mélangeant complotistes, milices, et extrême droite. Le 24 septembre 2012, Coleman L. Barney est condamné à cinq ans de prison fédérale. Le 7 janvier 2013, Lonnie Vernon et son épouse, Karen Vernon, en prennent respectivement pour 25 et 12 ans, et le 8 janvier 2013, tous pour sédition et organisation d’un milice qui avait envisagé de tuer des employés fédéraux. « La procureure adjointe des États-Unis, Yvonne Lamoureux, a déclaré que des mitrailleuses, des silencieux et des grenades entièrement automatiques faisaient partie de la cache d’armes des hommes, la plupart dans une remorque appartenant à Barney, 37 ans. Elle a également déclaré que les complots de meurtre avaient été enregistrés ». Cox sera au final condamné lui à 310 mois de prison, (26 ans !). En photo, Gary Brockman, Ken Thesing, Schaeffer Cox et Coleman Barney. En 2019, un juge a réduit la sentence de Cox à 10 ans. Une pétition récente, venue de l’extrême droite, a demandé depuis à Trump de pardonner Cox pour avoir tenté d’arrêter un prétendu trafic d’enfants… imaginaire à la QAnon. Se mêle à cet autre imbroglio encore un informateur appelé Gerald J.R.Olson, camionneur lié aux Hell’s Angels et à un trafic de drogue, qui aurait infiltré les Peacemakers et informé le FBI. Ici à droite ce sont les miliciens au Suvivalist 3rd annual Rendezvous du 20 juin  2104. La réunion est décrite ici en détail… une belle rangée de bas du front, à les entendre (1) !

C’est étonnant en tout cas le don que possède Olson d’être impliqué dans d’aussi sombres histoires et de toujours s’en sortir sans une seule accusation, vous ne trouvez pas ?  C’est ce que constate, souvent chez… les informateurs, en effet ! Alors un ancien Navy Seal, pensez-donc, comme homme de confiance, il n’y a pas mieux !

(1) un passionnant reportage récent nous montre une autre milice, celle de la Pennsylvania Lightfoot Militia suivie pendant tout un week-end par les journalistes allemands de Die Welt. Un étalage d’armes impressionnant, et un positionnement délicat : ils se disent entre les manifestants de l’ultra gauche et de l’extrême droite et donc neutres, alors qu’il ne le sont en rien car ils avouent tous voter Trump et avoir formé leur milice par peur… d’Obama, et de sa politique. A un moment dans le reportage (17’45 du début), la femme du fondateur, une cinquantenaire portant son Glock à la ceinture, explique sa préférence pour Trump :  selon elle, « comme il sait comme diriger un business d’entreprise, il sait comment diriger une pays ». Avec 421 millions de dollars de dette personnelle au bout, il est vrai « peanuts » pour lui !!  C’est fou la méconnaissance et l’inculture de ces gens !!!

https://culteducation.com/group/1051-militias-or-private-armies-and-extremist-groups/13525-armed-and-dangerous-the-nra-militias-and-white-supremacistsare-fostering-a-network-of-right-wing-warriors.html

sur les sièges anti-gouvernementaux

https://edition.cnn.com/2016/01/04/us/standoffs-occupations-through-u-s-history/index.html

 

Article précédent:

Les milices au Michigan, une vieille histoire… d’extrême droite (2)

 

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