Inscrivez-vous pour participer au site : commentez, rédigez et communiquez !
http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
5 mai 2011 |
15 commentaire(s) |
vu 2 205 fois Par Pr Chems Eddine Chitour, Mondialisation.ca
« À défaut d’avoir recours à la force pour contrôler les populations, on peut parfaitement les contrôler par l’opinion »
Harold Laswell, spécialiste des médias
.
L’actualité internationale est plus que jamais verrouillée par les médias occidentaux et même ceux qui sont à leur ordre notamment celle la chaine Al Djazira qui a montré son vrai visage celui d’un média aux ordres d’un roitelet immoral avachi, sur une montagne de dollars lui-même aux ordres d’un Occident qui lui permet de faire dans « la diplomatie du dollar » et ceci contre l’accaparement irréversible des réserves de gaz de ce pays par les occidentaux. Pire encore les journalistes de cette chaine de caniveau se permettent elles et eux aussi de dicter la norme aux arabes en terme de professionnalisme. Et de liberté .N’as-t-on pas vue en effet des paléo-algériens et algériennes se permettre d’admonester l’Algérie qu’ils ont abandonnés au plus fort de sa détresse. Je n’ai pas de sympathie particulière pour le gouvernement actuel, mais j’invite ces donneurs de leçons à plus d’humilité et à faire leur introspection éthique s’agissant de l’honnêteté journalistique en imitant un de leur collège qui vient de démissionner pour des informations fausses.
Justement à propos d’information honnête et devant l’addiction des peuples à l’information made in Occident supposée être fiable professionnelle et donc indiscutable, je veux à travers cette contribution donner des exemples sur la manipulation permanente des médias. « La presse libre déclare John Waiton, éditeur du New York Times, lors de son discours d’adieu. n’existe pas. Aucun de vous n’oserait donner son avis personnel ouvertement. Nous sommes les pantins qui sautent et qui dansent quand ils tirent sur les fils. Notre savoir faire, nos capacités et notre vie même leur appartiennent. Nous sommes les laquais des puissances financières derrière nous. Nous ne sommes rien d’autre que des intellectuels prostitués. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses ».
Il est bien connu que le quatrième pouvoir, celui des médias est une force importante qui permet, en principe , dans les démocraties de tenir le peuple informé du fonctionnement des institutions. Cette force peut, cependant, être au service d’une cause et de ce fait s’avérer dangereuse en temps de paix qu’en temps de guerre. (1)
Parlant de la manipulation de plus en plus évidente de l’information Ignacio Ramonet ancien directeur du Monde Diplomatique pointe du doigts les grands protagonistes que sont les acteurs d’une mondialisation dimensionnée à la taille des plus riche. Ecoutons le : « Contre les abus des pouvoirs, la presse et les médias ont été, pendant de longues décennies, dans le cadre démocratique, un recours des citoyens. En effet, les trois pouvoirs traditionnels – législatif, exécutif et judiciaire – peuvent faillir, se méprendre et commettre des erreurs. Mais, dans les pays démocratiques aussi, de graves abus peuvent être commis, ce fut le cas aux Etats-Unis, durant plus d’un siècle, à l’encontre des Afro-Américains, et cela l’est aujourd’hui contre les ressortissants des pays musulmans en vertu du « Patriot Act ») » (2)
« Depuis une quinzaine d’années, à mesure que s’accélérait la mondialisation libérale, ce « quatrième pouvoir » a été vidé de son sens, il a perdu peu à peu sa fonction essentielle de contre-pouvoir. Cette choquante évidence s’impose en étudiant de près le fonctionnement de la globalisation, Le pouvoir véritable est désormais détenu par un faisceau de groupes économiques planétaires et d’entreprises globales dont le poids dans les affaires du monde apparaît parfois plus important que celui des gouvernements et des Etats (…)« Dans la nouvelle guerre idéologique qu’impose la mondialisation, les médias sont utilisés comme une arme de combat. L’information, en raison de son explosion, de sa multiplication, de sa surabondance, se trouve littéralement contaminée, empoisonnée par toute sorte de mensonges, polluée par les rumeurs, par les déformations, les distorsions, les manipulations .Elle nous empoisonne l’esprit, nous pollue le cerveau, nous manipule, nous intoxique, elle tente d’instiller dans notre inconscient des idées qui ne sont pas les nôtres . C’est pourquoi il est nécessaire d’élaborer ce qu’on pourrait appeler une « écologie de l’information ». (3)
La diabolisation d’Ahmadinjad : Ce qu’il a réellement dit à propos d’Israël
Un coup fumant réalisé par Israël ! Celui de graver dans l’imaginaire des occidentaux qu’Ahmadinjad veut la morts des Juifs. En fait il n’en n’est rien. Les juifs iraniens vivent leur spiritualité sans problème majeur. Qu’a réellement dit Ahmadinjad ? Ahmadinejad n’a jamais dit « Israël doit être rayé de la carte » Cette citation attribuée au président iranien , largement reprise par la presse et les politiques, est fausse. Arash Norouzi, un iranien opposant au régime, a démonté pièce par pièce les éléments du dossier de cette fabrication médiatique irresponsable sinon malveillante. Si l’on en croit la légende, le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a menacé de détruire Israël, ou, pour reprendre la citation erronée : « Israël doit être rayé de la carte ». Contrairement à une certitude très répandue, une telle déclaration n’a jamais été faite , et c’est ce qui sera démontré dans cet article. (4)
Le mardi 25 octobre 2005, écrit Arash Norouzi Mahmoud Ahmadinejad prononça un discours à l’occasion d’une conférence intitulée « Le monde sans le sionisme ». De grandes affiches l’entouraient, qui affichaient ostensiblement ce titre en anglais – « The World Without Zionism », à destination évidente des médias internationaux. « Avant d’en venir à la formule tristement célèbre en elle-même, il est important de noter que la « citation » en question était elle-même une citation – ce sont les mots du défunt Ayatollah Khomeiny, le père de la Révolution Islamique . Commençons par citer ses mots exacts en persan: « Imam ghoft een rezhim-e ishghalgar-e qods bayad az safheh-ye ruzgar mahv shavad. » Ce passage ne signifiera rien pour la plupart des gens, mais un mot cependant devrait faire dresser l’oreille : « rezhim-e ». C’est le mot « régime », prononcé comme le mot anglais [« regime », NdT] avec un son supplémentaire – « eh » – à la fin. Ahmadinejad ne se référait pas au pays-Israël ou au territoire-Israël, mais au régime israélien. Il s’agit là d’une distinction cruciale, puisqu’il est impossible de rayer un régime de la carte . Ahmadinejad ne se réfère même pas à Israël par son nom ; à la place, il utilise la périphrase « rezhim-e ishghalgar-e qods » (c’est-à-dire littéralement « régime occupant Jérusalem ») ».(5)
Alors que la fausse citation « rayé de la carte » a été répétée à l’infini sans vérification, le discours réel fait par Ahmadinejad a été en lui-même presque entièrement ignoré. Pour les faucons bellicistes, c’était un cadeau du ciel. Traduite de travers et attribuée au Président iranien , la citation « wiped off the map » (« rayé de la carte ») a été propagée partout dans le monde, répétée des milliers de fois dans les médias internationaux, et nombre de dirigeants internationaux ont tenu à la dénoncer. De grandes agences de presse, comme Associated Press et Reuters, se réfèrent à la citation erronée, mot à mot, et quasi quotidiennement. Le Président George W. Bush, a dit que les commentaires d’Ahmadinejad représentaient une « menace explicite » de détruire Israël. (…)Ce qui vient d’être exposé constitue la preuve irréfutable d’une manipulation médiatique et d’une propagande en action. Associated Press déforme délibérément une citation de l’IRNA pour la faire rendre plus menaçante » (6)
Dans le même ordre de la manipulation le philosophe italien Dominique Lesurdo écrit :
« Depuis quelques jours, des groupes mystérieux tirent sur les manifestants en Syrie et, surtout, sur les participants aux funérailles qui ont suivi les événements sanglants. De qui sont composés ces groupes ? Les autorités syriennes soutiennent qu’il s’agit de provocateurs, essentiellement liés aux services secrets étrangers. En Occident, par contre, même à gauche on avalise sans aucun doute la thèse proclamée en premier lieu par la Maison Blanche : ceux qui tirent sont toujours et seulement des agents syriens en civil. Obama est-il la bouche de la vérité ? (…) Ces derniers temps, par les interventions surtout de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, l’administration Obama ne rate pas une occasion de célébrer Internet, Facebook, Twitter comme instruments de diffusion de la vérité et de promotion, indirectement, de la paix. Des sommes considérables ont été attribuées par Washington pour potentialiser ces instruments et les rendre invulnérables aux censures et attaques des « tyrans ». En réalité, pour les nouveaux media comme pour les plus traditionnels, la même règle est de mise : ils peuvent aussi être des instruments de manipulation et d’attisement de la haine et même de la guerre. La radio a été savamment utilisée en ce sens par Goebbels et par le régime nazi ».(7)
Le philosophe cite ensuite des exemples de manipulation de l’information dans le but est de stabiliser uen situation présente au profit d’un ordre nouveau un « reshaping » en conformité avec les désirs de l’empire. Nous l’écoutons : « A la fin de 1989, bien que fortement discrédité, Nicolae Ceausescu est encore au pouvoir en Roumaine. Comment le renverser ? Les mass media occidentaux diffusent massivement dans la population roumaine les informations et les images du « génocide » perpétré à Timisoara par la police de Ceausescu. Qu’était-il arrivé en réalité ? Laissons la parole à un prestigieux philosophe (Giorgio Agamben) : « Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, des cadavres à peine enterrés ou alignés sur les tables des morgues ont été déterrés en hâte et torturés pour simuler devant les caméras le génocide qui devait légitimer le nouveau régime. Ce que le monde entier avait sous les yeux en direct comme vérité sur les écrans de télévision, était l’absolue non-vérité ; et bien que la falsification fût parfois évidente, elle était de toutes façons authentifiée comme vraie par le système mondial des media, pour qu’il fût clair que le vrai n’était désormais qu’un moment du mouvement nécessaire du faux »(8)
«(…) Posons-nous alors une question : l’excitation et l’attisement des masses ne peuvent-ils être produits que par voie pharmacologique ? Avec l’avènement et la généralisation d’Internet, Facebook, Twitter, une nouvelle arme a émergé, susceptible de modifier profondément les rapports de force sur le plan international. Ceci n’est plus un secret, pour personne. De nos jours, aux USA, un roi de la satire télévisée comme Jon Stewart s’exclame : « Mais pourquoi envoyons-nous des armées s’il est aussi facile d’abattre les dictatures via Internet que d’acheter une paire de chaussures ? » (…) Désormais -affirment encore sur Die Zeit deux journalistes allemands- cela ne fait aucun doute : « Les grands groupes Internet sont devenus un outil de la géopolitique Usa. Avant, on avait besoin de laborieuses opérations secrètes pour appuyer des mouvements politiques dans des pays lointains. Aujourd’hui il suffit souvent d’un peu de technique de la communication, opérée à partir de l’Occident […] (…) On comprend alors les financements par Hillary Clinton et par l’administration Obama destinés aux nouveaux media. Nous avons vu que la réalité des « guerres sur Internet » est désormais reconnue même par de réputés organes de presse occidentaux ; sauf que dans le langage de l’Empire et dans la novlangue la promotion des « guerres sur Internet » devient la promotion de la liberté, de la démocratie et de la paix.(9)
Souvenons nous aussi de l’affaire Sakineh qui est une «manipulation à grande échelle» par BHL[Bernard Henry Lévy] et qui rappelle l’affaire Jila Izadi, une jeune iranienne de 13 ans condamnée à mort par lapidation. Une campagne médiatique lancée en grande pompe et qui avait fait grand bruit à l’époque suite à la pétition rédigée par Mme Badinter, et Fadela Amara publiée par le journal ELLE (édition du 25 octobre 2004): Or, quelques semaines plus tard, le Quai d’Orsay nous apprenait qu’il n’y avait pas de fillette de 13 ans condamnée à la lapidation en Iran. le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères démentait les informations sur la condamnation à la lapidation de Jila Izadi. «Nous avons immédiatement vérifié à travers notre ambassade …Il est apparu que l’information était inexacte. Cette condamnation à la lapidation, n’a jamais été prononcée».Tous ceux qui ont relayé cette information avaient donc menti.. » (10).
On savait, pourtant ,début juillet, par les autorités iraniennes que Sakineh ne sera pas lapidée, BHL était parfaitement au courant. Cela ne l’a pas empêché de continuer à mentir avec même l’aide d’Avaaz International qui s’est mobilisé pour cette «noble cause». L’affaire Sakineh nous rappelle aussi les techniques de manipulation de l’information occidentale; deux exemples célèbres: l’affaire des bébés éventrés par les soldats de Saddam dans les maternités du Koweït. Une soi-disant infirmière du Koweït avait servi de témoin aux USA. Il s’est avéré par la suite qu’il s’agissait d’un mensonge destiné à justifier la première guerre du Golfe; et que la prétendue infirmière n’avait jamais mis les pieds dans une maternité; elle était tout simplement la fille de l’ambassadeur du Koweït aux USA.
Le deuxième exemple est celui de la soldate noire soit disant «délivrée» par les GIs selon un scénario digne du film «la chute du Faucon noir». En fait, elle était blessée par des tirs amis et recueillie par un chirurgien irakien qui a sauvé la vie de cette soldate en remuant ciel et terre pour lui trouver du sang «O» mettant à contribution un parent à lui qui avait le même groupe. Le 20 février 2002, le New York Times dévoilait le plus pharamineux projet de manipulation des esprits. Pour conduire la « guerre de l’information », le Pentagone, créa l’Office de l’influence stratégique (OIS), avec pour mission de diffuser de fausses informations servant la cause des Etats-Unis.
Comment expliquer sinon quelques-unes des plus grossières manipulations de la récente guerre d’Irak ? En particulier l’énorme mensonge concernant la spectaculaire libération de la soldate Jessica Lynch. Jessica Lynch faisait partie des dix soldats américains capturés par les forces irakiennes. Là, elle fut battue et maltraitée par un officier irakien. Une semaine plus tard, des unités d’élite américaines parvenaient à la libérer au cours d’une opération surprise. Le soir même, le président Bush annonça à la nation, depuis la Maison Blanche, la libération de Jessica Lynch. (…)[Voilà pour la version officielle]. Mais le conflit d’Irak s’acheva le 9 avril, et un certain nombre de journalistes – en particulier ceux du Los Angeles Times, du Toronto Star, d’El País et de la chaîne BBC World – se rendirent à Nassiriya pour vérifier la version du Pentagone sur la libération de Jessica. Selon leur enquête auprès des médecins irakiens qui avaient soigné la jeune fille – et confirmée par les docteurs américains l’ayant auscultée après sa délivrance -, les blessures de Jessica (une jambe et un bras fracturés, une cheville déboîtée) n’étaient pas dues à des tirs d’armes à feu, mais simplement provoquées par l’accident du camion dans lequel elle voyageait… Elle n’avait pas non plus été maltraitée. Au contraire, les médecins avaient tout fait pour bien la soigner : « Elle avait perdu beaucoup de sang, a raconté le docteur Saad Abdul Razak, et nous avons dû lui faire une transfusion. Heureusement des membres de ma famille ont le même groupe sanguin qu’elle : O positif. Et nous avons pu obtenir du sang en quantité suffisante. Son pouls battait à 140 quand elle est arrivée ici. Je pense que nous lui avons sauvé la vie. »
En assumant des risques insensés, ces médecins tentèrent de prendre contact avec l’armée américaine pour lui restituer Jessica. (…) L’arrivée avant le lever du jour, le 2 avril, des commandos spéciaux équipés d’une impressionnante panoplie d’armes sophistiquées surprit le personnel de l’hôpital. Depuis deux jours, les médecins avaient informé les forces américaines que l’armée irakienne s’était retirée et que Jessica les attendait… Le docteur Anmar Ouday a raconté la scène à John Kampfner de la BBC :« C’était comme dans un film de Hollywood. Il n’y avait aucun soldat irakien, mais les forces spéciales américaines faisaient usage de leurs armes. Les scènes furent enregistrées avec une caméra à vision nocturne par un ancien assistant de Ridley Scott dans le film La Chute du faucon noir (2001). Selon Robert Scheer, du Los Angeles Times, ces images furent ensuite envoyées, pour montage, au commandement central de l’armée américaine, au Qatar, et une fois supervisées par le Pentagone, diffusées dans le monde entier. (…) Ivres de pouvoir, M. Bush et son entourage ont trompé les citoyens américains et l’opinion publique mondiale. Leurs mensonges constituent, selon le professeur Paul Krugman, « le pire scandale de l’histoire politique des Etats-Unis, pire que le Watergate, pire que l’Irangate ».
Pour rappel, une guerre fut déclenchée à partir d’une fausse information. Une rumeur va plus vite qu’une information vérifiée, en 1964, deux destroyers déclarent avoir été attaqués dans le golfe du Tonkin par des torpilles nord-vietnamiennes. Aussitôt, la télévision, la presse en font une affaire nationale. Crient à l’humiliation. Réclament des représailles. Le président Lyndon B. Johnson prend prétexte de ces attaques pour lancer des bombardements de représailles contre le Nord-Vietnam. La guerre du Vietnam commençait ainsi, qui ne devait s’achever – par une défaite – qu’en 1975. On apprendra plus tard, de la bouche même des équipages des deux destroyers, que l’attaque dans le golfe du Tonkin était une pure invention..(11).
Les médias occidentaux et l’avilissement des Autres
Pour nous rendre compte de l’autre dimension diabolique des médias occidentaux aux mains des grands lobbys et des puissants Etats occidentaux, il n’est que de souvenir du traitement médiatique des guerres du golfe (depuis vingt ans) . C’est le Pentagone qui décide de ce qui doit être diffusé ou non.L’armée française a utilisé les mêmes méthodes en Algérie, et il y avait un Service Spécial de l’information des Armées… Israël en a fait de même lors des massacres de Jénine où le courageux Jean Génet a pu restituer des morceaux de vérité sur l’atrocité de la pacification israélienne
Souvenons-nous justement, de ce matraquage des médias et plus précisément du cinéma. Cela a commencé dès les années 60: il fallait donner une assise au niveau des médias, la légitimité de l’Israël biblique. Ce fut, on s’en souvient d’abord, les Dix commandements de Cecil B. de Mille et de la Metro Golwyn Meyer dont les producteurs et réalisateurs sont sionistes. . Avec le temps nous nous apercevons que rien n’était fait par hasard. La machine sioniste était en marche. En fait, l’histoire du racisme latent européen ne date pas d’hier. Souvenons-nous, à titre d’exemple, comment Lawrence d’Arabie interprété magistralement par Peter O Toole, le racé, le civilisé, le blanc aux yeux bleus, avait une aura tandis qu’Antony Queen dans le rôle d’un chef bédouin qui avait un comportement qui frisait celui de la bête avide de rapines, de bonnes chères et de luxure et qui, naturellement, ne connaissait rien à la politique.(12)
Dans le même ordre, le professeur Jack Shaheen (Université Sud-Illinois) analyse dans un documentaire comment Hollywood fait preuve d’imagination pour avilir l’image de l’Arabe. Le projet de société pensé et planifié par les «maîtres du monde» passe par un conditionnement sournois qui utilise l’industrie cinématographique, de longue date, comme arme de propagande. Ce documentaire, totalement inédit, passe à la loupe un des aspects les plus calomnieux de l’histoire du cinéma et que personne n’avait jamais osé contester depuis l’époque du muet jusqu’aux grandes productions hollywoodiennes d’aujourd’hui. Le film relève la longue succession d’images dégradantes qui ont été utilisées pour représenter les Arabes au cinéma. Des bandits bédouins aux jeunes filles soumises, en passant par les cheikhs sinistres et les terroristes armés, ce documentaire jette un éclairage dévastateur sur l’origine de ces portraits stéréotypés et sur leur apparition à des moments clés de l’histoire des États-Unis, démontrant du même coup les lourdes conséquences de cette représentation aujourd’hui.(13)
Jack Shaheen montre comment, au fil des ans, la persistance de ces images a fait en sorte de banaliser les préjugés entretenus à l’égard des Arabes et de la culture arabe. «Depuis des décennies, Hollywood, c’est-à-dire le cinéma et la télévision américains, avilit et déshumanise les Arabes et les musulmans. Voilà pourquoi le drame palestinien reste entier depuis 60 ans, et pourquoi le public a consenti à l’invasion de l’Irak en 2003. Les préjugés contre eux sont antérieurs aux attentats du 11 septembre, bien que ceux-ci aient contribué à les diaboliser encore davantage.» Jack Valenti, longtemps président de la Motion Picture Association of America, disait que Hollywood et Washington ont les mêmes gènes. «Sur le Moyen-Orient, Hollywood a toujours collé aux choix politiques de Washington.» «Mais s’il est si facile de tuer, de torturer, de terroriser les Arabes, c’est que 1200 films recensés par moi les présentent soit comme des monarques lubriques, soit des voleurs, des tueurs et des menteurs, soit des terroristes sans foi ni loi, et souvent sans compétence.»(14)
Que Hollywood soit une arme de propagande massive, ce n’est pas nouveau ; Combien de westerns ont décrit les Amérindiens comme des êtres vils, impitoyables, tueurs et sans morale de gentils pionniers blancs, aucun doute la dessus, et aucun doute sur le fait que «l’Arabe» c’est le nouvel Indien. L’écrivain Alain Soral expliquait, lors d’une émission pourquoi le peuple américain était si profondément pro-israélien, et ressentait si peu de compassion pour les souffrances du peuple palestinien. Des colons fanatisés, des terres confisquées, des peuplades affamées et assoiffées, c’est le nouveau Far West…le Palestinien est juste le nouvel Amérindien avec un keffieh: à éliminer, comme dans les bons vieux westerns de John Wayne! Il n’est pas étonnant d’entendre des jeunes dire: «Je suis arabe et quand je regarde les films américains où il y a des Arabes, je me déteste!!!» (15)
« Comme d’habitude, des acteurs pro-Israël font leur cinéma d’horreur, mais inexorablement la vérité finit par jaillir Ils soutiennent de manière abjecte le massacre et appellent même à l’extermination des Arabes. Tom Cruise ravit la palme du déshonneur. En effet, le play-boy de Hollywood considère, ni plus ni moins, que les Arabes «sont la source du terrorisme et n’épargnent personne». Il souhaite, sauvagement, qu’Israël «les extermine tous». Richard Gere soutient que les Arabes «sont un fardeau pour le monde». Que propose-t-il? A l’image de ses compères, il décrète «qu’il faut les exterminer!». Harrison Ford ne fait pas exception à cette faune d’acteurs au verbe terrifiant. Pour lui, «les Arabes sont plus vils que les animaux», a-t-il affirmé toute honte bue. Et de fanfaronner que «nous les juifs sommes le peuple élu de Dieu» ».
« Heureusement que ces propos partiaux ne sont pas partagés par le Tout-Hollywood. Loin s’en faut. L’élégant Mel Gibson, qui passe pour être la bête noire des Juifs et des sionistes, avec son film sur Jésus, déclare: «Les Sionistes sont la source de la destruction. Je souhaite les combattre.» L’inégalable Al Pacino a liquidé Israël par cette petite phrase: «Si tu vois l’histoire d’Israël, tu sauras qui est terroriste!», assène-t-il, sec. Dustin Hoffmann, quant à lui, a prononcé une sentence sans appel contre Israël. «L’humanité a cessé d’exister à la naissance d’Israël», devait-il lâcher. George Clooney, qui n’a jamais caché son aversion pour Bush, et qui a bruyamment soutenu Obama, estime que «Bush, Sharon, Blair et Rice sont des noms que l’histoire maudira».(16)
« Notre république écrivait Jospeh Pullitzer , et sa presse prendront de l’essor ou s’effondreront ensemble, écrivait Pulitzer. Une presse compétente, désintéressée, dévouée à la chose publique, intelligente, exercée à discerner le bien et ayant le courage de le faire peut préserver la morale publique sans laquelle un gouvernement populaire est une imposture et une parodie. Une presse cynique, mercenaire et démagogue finira par produire une population aussi vile qu’elle-même. Le pouvoir de façonner l’avenir de la République sera entre les mains des journalistes des générations à venir. »
Pour Ignacio Ramonet, si l’on veut une presse libre objective, il faut s’organiser : « Il faut, tout simplement, créer un « cinquième pouvoir ». Un « cinquième pouvoir » qui nous permette d’opposer une force civique citoyenne à la nouvelle coalition des dominants. Un « cinquième pouvoir » dont la fonction serait de dénoncer le superpouvoir des médias, des grands groupes médiatiques, complices et diffuseurs de la globalisation libérale. Les grands groupes ne s’assument pas seulement comme pouvoir médiatique, ils constituent surtout le bras idéologique de la mondialisation, et leur fonction est de contenir les revendications populaires tout en essayant de s’emparer du pouvoir politique » (17)
Le torrent de la mondialisation est en train de tout laminer, les identités, les cultures vulnérables et naturellement les religions de pays qui n’ont pas su développer les anti-corps à même de résister à ce tsunami autrement plus dévastateur. De même l’information tronquée aux antipodes de la déontologie dont parle si bien Pullitzer structure de plus en plus le champ médiatique, il faut beaucoup de discernement et une veille de tous les instants pour déjouer les pièges de la manipulation qui, certaines fois se cachent derrière un vocabulaire anodin. Il faut prendre son parti : l’information donnée ne sera jamais objective, à nous de séparer le bon grain de l’ivraie.
Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz
Notes/Références
1. Chems Eddine Chitour, La désinformation des médias occidentaux : une arme d’intoxication massive, 4 aout 2006
2.Ignacio Ramonet : « Le cinquième pouvoir », Le Monde Diplomatique, Octobre 2003
3. Ibid.
4. Arash Norouzi, Ahmadinejad n’a jamais dit « Israël doit être rayé de la carte » The Mossadegh Project, janvier 2007 Contre Info 4 octobre 2007
5. Ibid.
6. Ibid.
7. Domenico Losurdo : Que se passe-t-il en Syrie ? Les événements en Syrie et la désinformation médiatique, Mondialisation.ca, 27 avril 2011
8. Ibid.
9. Ibid.
10. Chems Eddine Chitour : http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Chems-Eddine_Chitour.270910.htm
11. http://mejliss.com/2011/04/07/lhistoire-des-medias-et-ses-dangers
12. Chems Eddine Chitour, op.cit.
13. Jack Shaheen: Comment Hollywood villifie l’image des Arabes, 30 octobre 2009
14. Ibid.
15. La guerre contre Gaza vue d’Hollywood, http://www.algerie-dz.com/forums/archive/index.php/t-45407.html
17. Ignacio Ramonet, op.cit.
© Droits d’auteurs Chems Eddine Chitour, Mondialisation.ca, 2011
L’adresse url de cet article est: www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24572
Vous tirez le même constat que Noam Chomsky, dans son film «Manufacturing Consent», lequel dévoile en effet, que le peuple est manipulable à près de 80% par ces médias. C’est triste, mais beaucoup trop vrai.
07:07, le Jeudi 5 mai 2011Vous m’auriez convaincu… mais je l’étais déjà depuis longtemps ! Avec l’affaire de Libye et le triste canular Ben Laden, ils se surpassent vraiment. Les médias n’ont évidemment plus la moindre crédibilité. Bon de le redire de temps en temps, même si la preuve est faite.
Pierre JC Allard
11:53, le Jeudi 5 mai 2011Je rejoins la position de Sylvette ainsi que celle de Pierre.
Nous sommes de plus en plus dans un désastre de taille.
Nous sommes des pantins, il est impossible de savoir qui se cache derriére toutes ces impostures, qui provoquent des lavages de cervaux humains.
Puis ce qui à mes yeux demeurent encore plus dramatique c’est qu’INTERNET avit un rôle plus conséquent que celui qu’il posséde pour livrer de l’information crédible.
Mais des guignols ont voulu faire de « l’argent » roi avec et le résultat est là.
Nous sommes trop peu nombreux à ne pas être manipulables.
Un papier de haute volée.
Le Panda
Patrick Juan
12:06, le Jeudi 5 mai 2011
Cette vérité révélée comme l’explique très bien le blogueur Taverne (puisque sans aucune preuve) doit être crue comme parole d’évangile.
À l’autel des médias les sacrifices se multiplient devant une foule de croyants béâts agenouillés et adorant la fiole d’Antrax remplacé par celle de l’ADN Laden. Pas question de donner l’icone orthodoxe à voir au peuple de la Nouvelle Jérusalem. Dans la plus pure tradition des fils de David et de Jacob, pas de représentations de IHVH hormis l’or de ses pièces, l’encens de sa fumisterie et la myrrhe du soufre de la guerre sainte de son dieu.
Oh Lord, pray The Lord Jesus Obama.
DG.
00:21, le Vendredi 6 mai 2011Selon la chaîne de télévision pakistanaise Geo News : Les responsables du renseignement pakistanais ont déclaré qu’un hélicoptère de l’armée pakistanaise a été abattu à Abbottabad, puis une opération de recherche ait été lancée par les forces pakistanaises.
À environ 01h20, heure locale, un hélicoptère pakistanais a été abattu par des inconnus dans la région de Sikandarabad d’ Abbottabad.
Les forces pakistanaises ont lancé une opération de recherche dans les environs et a rencontré un groupe d’inconnus armés.
Un échange de tirs a suivi entre les deux parties.
Lorsque l’échange de tirs a pris fin, les forces pakistanaises ont arrêté quelques des femmes arabe, enfants ainsi que quelques autres personnes armées.
Deux hélicoptères américains ont volé sur le site et emporté un cadavre
Les rapports initiaux ont indiqué qu’au moins un fut tué et deux autres ont été blessés dans l’accident.
Au moins deux maisons ont été englouties par le gigantesque incendie provoqué par le crash hélicoptère.
Les responsables américains ont dit que les autorités pakistanaises n’ont pas été informés du raid héliporté tôt le matin jusqu’à ce que l’équipe de frappe aient tué Ben Laden et était retourné en Afghanistan où ils ont décollé, citant des raisons de sécurité.
« Beaucoup de Pakistanais ont été surpris de voir comment cela était possible, surtout lorsque les rapports initiaux ont déclaré que les hélicoptères ont décollé d’une base aérienne pakistanaise. » aargifan
08:32, le Vendredi 6 mai 2011Puisqu’on est dans la totale fiction, voyons une autre hypothèse. Généreusement incités a la faire par les Américains, des Pakistanais attaquent la maison qu’on avait donnée à OBL pour ses vieux jours avec instructions de le ramener vivant pour un proces monstre et garantir le réélection de Obama.
Les Services secrets pakistanais étant vraiment des pros, ils comprennent qu’avoir livré OBL les coupera du monde musulman, dont leur capacité nucléaire et leur population leur donne le leadership naturel. Ossama pourrait aussi en dire trop sur toutes les opérations qui ont entouré le 911.
Il avertissent donc les Américains qu’ils ont été accueillis brutalement par des gens qui protégeaient OBL et ont même perdu un appareil dont ils ajouteront le prix à la facture. Ils ont dû se défendre et, manque de pot, OBL dans la bagarre a été transformé en hachis par une rafale de mitrailleuse. Les Américains peuvent venir chercher le corps ou ce qui en reste…
Tout valant mieux que le vérité, les USA annoncent la mort de OBL comme une victoire et Obama prend 10 points dans les sondages. Trop tôt, mais c’est mieux que rien.
Le Pakistan termine enfin la saga OBL qui lui cassait les pieds depuis longtemps et accepte une petite réprimande en touchant sa note de frais, tout en gardant sa réputation intacte auprès des taliban et autres intervenants islamiques.
PJCA
PS. Je ne crois PAS à ce scénario. Maispour un film, c’est moins ridicule que que ce racontent maintenant les USA et plus séduisant que la simple mort de OBL dans un hôpital avant même le 911.
10:35, le Vendredi 6 mai 2011Je confirme, moi même sur agoravox (média occidental) je manipule à tour de bras.
je complote, conspire, nie les faits, la réalité.
je remets en cause l’attentat du WTC, la mort de ben laden…
le but est d’installer le doute dans l’esprit des lecteurs pour salir l’image des USA et mieux les combattre.
en ce moment je ponds tous les jours. La situation est délicate vu que même al qaida reconnait la mort de son chef il y a 2 jours alors que j’affirme qu’il est mort depuis 8 ans.
bon je vous quitte j’ai du taf…
12:01, le Vendredi 6 mai 2011en voila un qui me cherche…mais il va savoir qui est Didier.
Par Clouz0 (xxx.xxx.xxx.196) 6 mai 15:27
Clouz0
Allons Morice,
N’allez pas trop loin dans vos insinuations, vous seriez ensuite obligé de faire du rétropédalage.
Vos « copains – coquins » de Reopen commencent eux aussi à envisager que
- « Peut-être bien que Ben Laden a été tué dimanche
- » Peut-être bien qu’il était pas tout à fait mort comme on l’a dit , proclamé, depuis des années sans absolument aucune preuve sinon l’estimation au doigt mouillé »
- » D’ailleurs c’est pas ça qui est important, il faut passer à autre chose…. »
J’ai la faiblesse de vous considérer comme un peu plus intelligent que la moyenne des moutons Reopéniens, (ce qui m’est d’ailleurs reproché) donc vous savez parfaitement que vos prises de positions d’aujourd’hui vous reviendront dans la poire si vous êtes trop direct ou trop explicite.
Votre technique (votre ART ? smiley ) consiste à insinuer sans trop dire, à faire comprendre sans exprimer, à suggérer sans jamais prouver.
C’est votre fond de commerce : Des kilomètres de phrases avec du vrai mélangé à vos intuitions, le tout servi comme parole d’évangile.
Alors Ouais, 1 fois de temps il y aura 1 mec comme moi pour vous dire : Excusez-vous nous n’avons pas oublié les torrents de « niaiseries » (comme a dit 1 autre hier) que vous nous avez servi.
12:33, le Vendredi 6 mai 2011Je ne crois pas plus a la véracité du message de Al-Qaeda reconnaissant la mort de OBL qu’aux autres apparitions fantasmatiques de celui-ci au cours des dernières années.
PJCA
02:39, le Samedi 7 mai 2011@PJCA,
Je partage tout à fait ton point de vue.
Nous sommes en plein délitres, alors que chacun reconnaisse les siens.
A bientôt nous allons croire que Ben Laden était un sain et Al-Queda ses enfants de coeur et nous des cinglés alors Obama va voter pour.
Le Panda
Patrick Juan
08:40, le Samedi 7 mai 2011[...] http://www.centpapiers.com/les-medias-occidentaux-un-pouvoir-diabolique-pour-tromper-les-peuples/692... [...]
15:04, le Lundi 13 février 2012Excellent Oscar
Aucune illusion à avoir – il en restera ainsi mais il et bon que ceux qui ne savent pas apprennent
(;-))
Robert
07:27, le Mardi 14 février 2012[...] http://www.centpapiers.com/les-medias-occidentaux-un-pouvoir-diabolique-pour-tromper-les-peuples/692... [...]
00:37, le Dimanche 19 février 2012Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
15
vu 10 918 foisTous droits réservés, Cent Papiers 2006-2011 | Roule sous Wordpress
Lartiste a répondu:
mai 7th, 2011 à 08:46
« A bientôt nous allons croire que Ben Laden était un sain et Al-Queda ses enfants de coeur et nous des cinglés … »
En fait c’est tout à fait vrai, selon le point de vue où on se place.
Amicalement
André Lefebvre
LE PANDA a répondu:
mai 7th, 2011 à 11:53
@André,
En fait c’est tout à fait vrai, selon le point de vue où on se place.
=================
Je vais finir par croire que vous auriez souhaiter vous descendre Ben Laden comme les bonnes marques de machine à laver « laden » je vous donne pas le lien sur Google mais vous connaissez, tambour en haut ou en bas


Chacun rentre par où il le veut
Cela va devenir le gag du siècle
Mais pas pour des génies sans boullir
Le Panda
Patrick Juan