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Les infos qui dérangent – No. 12

Des herbicides à l’origine d’une mystérieuse maladie ?

Des herbicides sont la cause privilégiée par les experts pour expliquer la maladie mystérieuse qui a tué subitement 18 personnes dans le sud-ouest du Nigeria, a indiqué dimanche l’Organisation mondiale de la santé (OMS). «L’hypothèse actuelle est que des herbicides sont la cause» de la maladie, a expliqué un porte-parole de l’OMS, Gregory Hartl, sur les réseaux sociaux.

Des herbicides à l’origine d’une mystérieuse maladie ?© Reuters staff Des herbicides à l’origine d’une mystérieuse maladie ?

Il n’a pas précisé comment ces herbicides auraient empoisonné les malades. Les tests effectués jusqu’à présent n’ont pas décelé de trace d’infections bactériennes ou virales, comme les virus Ebola et de la fièvre jaune, a-t-il ajouté. Les tests ont été réalisés par un laboratoire au Nigeria, a précisé M. Hartl, soulignant que ce pays dispose de «très bons laboratoires».

La maladie inconnue qui tue en 24 heures

Cette maladie apparue au début de la semaine a tué 18 personnes dans la ville d’Ode-Irele, dans l’État d’Ondo, dans le sud-ouest du Nigeria. Le porte-parole de l’État, Kayode Akinmade, l’avait qualifiée samedi de «mystérieuse». Les symptômes en sont des maux de tête, des pertes de connaissance et de poids, des troubles de la vue, suivis de la mort dans les 24 heures. Pour mieux comprendre cette maladie, un porte-parole de l’agence de l’ONUa indiqué que des prélèvements de fluides corporels avaient été envoyés samedi à l’hôpital universitaire de Lagos et que les analystes étaient en cours. En attendant, la ville d’Ode-Irele est placée sous quarantaine.

Les tests effectués jusqu’à présent n’ont pas indiqué qu’il pouvait s’agir d’une maladie virale et en particulier d’Ebola. La fièvre hémorragique a fait plus de 10 600 morts essentiellement dans trois pays d’Afrique de l’Ouest : Liberia, Sierra Leone et Guinée depuis début 2014 mais a jusque-là globalement épargné le Nigeria.

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Une journaliste chinoise condamnée à 7 ans de prison

Gao Yu

Le régime du président Xi Jinping n’accordera aucun répit aux intellectuels porteurs d’idées réformistes, jugés dangereux pour le maintien au pouvoir du Parti communiste. La lourde peine infligée en Chine à Gao Yu, 71 ans, en est une nouvelle preuve. La journaliste chinoise a été condamnée vendredi à sept ans de prison, coupable selon le tribunal de Shang Baojun «d’avoir transmis des secrets d’État à des étrangers». L’un de ses avocats s’est dit «très déçu» par le jugement. Juste après l’énoncé du verdict, Gao Yu a exprimé d’une «voix forte» son intention d’interjeter appel, «sans lui laisser l’occasion de s’exprimer davantage», a relaté son avocat.

Les États-Unis ont appelé vendredi les autorités chinoises à remettre immédiatement Gao Yu en liberté et «à respecter les engagements qu’elles ont pris sur les droits de l’homme», a indiqué à l’AFP un responsable du département d’État. «La condamnation de Gao Yu, une journaliste chevronnée, s’inscrit dans une tendance inquiétante de l’action gouvernementale à l’encontre d’avocats qui défendent des causes d’intérêt général, de cyber-militants, de journalistes, de dignitaires religieux et de bien d’autres qui remettent pacifiquement en question la politique chinoise officielle», a poursuivi ce responsable qui a souhaité conserver l’anonymat. L’Union européenne a, de son côté, demandé la «révision immédiate» du procès de la journaliste, «conformément aux normes internationales, ainsi que d’autres cas de personnes qui ont été poursuivies pour l’expression pacifique de leurs opinions ou de leurs appels à plus de transparence», selon une porte-parole des services diplomatiques de l’UE. Mais la Chine ne voit pas les choses du même oeil. Le cas de Gao Yu a été traité «conformément à la loi en vigueur», a assuré vendredi Hong Lei, porte-parole de la diplomatie chinoise ajoutant que «cette affaire touche à la souveraineté intérieure de la Chine».

La lauréate du Prix mondiale de la liberté de la presse

A 71 ans, Gao Yu est devenue une figure de la liberté de la presse. REUTERS/Bobby Yip

Amnesty International a immédiatement dénoncé un «affront à la justice» et une «attaque contre la liberté de la presse». Gao Yu est «victime d’une loi sur les secrets d’État, arbitraire et formulée de façon vague, qui sert à réprimer les militants de la liberté d’expression», a souligné William Nee, expert de la Chine chez Amnesty.

Ancienne rédactrice en chef-adjointe du magazine Economics Weekly, elle avait été arrêtée fin avril 2014, dans une vague de mises à l’écart de militants des droits de l’homme à l’approche du 25e anniversaire de la répression du Printemps de Pékin place Tiananmen. Selon Human Rights Watch (HRW), on lui reproche d’avoir transmis à un site internet basé aux États-Unis un document interne du Parti communiste chinois qui prônait une répression accrue des idées démocratiques, des tentatives d’indépendance des médias et des critiques du bilan historique du PC chinois.

Madame Gao fut la première lauréate en 1997 du Prix mondial de la liberté de la presse décerné par l’Unesco. La septuagénaire, de santé fragile, avait comparu à huis clos en novembre, pour des accusations dont elle se disait innocente. La presse étrangère s’était vu interdire l’accès au tribunal.

Un « nouveau coup porté à la liberté d’expression »

Reporters sans frontières (RSF) a rappelé que Mme Gao avait «envoyé à son média une note interne du Parti communiste chinois (le document 9), considérée comme «secrète» selon les autorités chinoises alors qu’elle avait déjà été publiée sur la Toile. La communauté internationale ne doit pas donner plus longtemps un blanc-seing à Xi Jinping au nom des intérêts économiques qui la lient avec Pékin», a estimé RSF. La condamnation de Gao Yu «est un nouveau coup porté à la liberté d’expression et à la liberté de la presse», selon le PEN American Center, association d’écrivains militant pour la tolérance et la liberté de parole.

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© REUTERS/Tyrone Siu Une journaliste chinoise condamnée à 7 ans de prison

Le 8 mai 2014, Gao Yu était apparue à la télévision d’État chinoise dans un reportage où elle admettait ses fautes. Mais, a-t-elle expliqué plus tard à ses avocats, ces aveux lui ont été extorqués. La «confession publique», procédé typiquement totalitaire issu de l’époque maoïste, connaît une deuxième jeunesse sous le régime du président Xi Jinping, qui mène campagne pour le renforcement de «l’autorité de la loi».

Gao Yu avait déjà pris part aux manifestations pour la démocratie de Tiananmen en 1989. Arrêtée en 1993, Gao Yu avait été une première fois inculpée en 1994 pour divulgation de «secrets d’État» et avait écopé de six ans de prison. Elle avait été libérée en février 1999 pour «raisons médicales».

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Le Canada consent à vendre 3,000 tonnes d’uranium à l’Inde

« Vous êtes clairement entourés d’amis, ici », a déclaré le premier ministre canadien, Stephen Harper, à son homologue indien, Narendra Modi, dont la visite officielle au pays est marquée d’entrée de jeu par la conclusion d’un contrat de 350 millions de dollars de concentré d’uranium.

C’est un fait marquant, car cela fait plus de 40 ans que le Canada n’a pas procuré d’uranium à l’Inde, c’est-à-dire depuis que ce pays avait été accusé, en 1974 puis en 1998, d’utiliser la technologie canadienne des réacteurs CANDU pour concevoir la bombe nucléaire.

Mais les temps ont changé. En septembre 2013, Ottawa et New Delhi ont signé un accord de coopération nucléaire, à des fins pacifiques. Et voici maintenant que la compagnie Cameco de Saskatoon exportera plus de 3000 tonnes d’uranium sur une période de cinq ans pour approvisionner le nucléaire civil indien. Il est à noter que le Canada est le second producteur d’uranium en importance au monde, et il en exporte pour plus de 1 milliard de dollars chaque année.

Par voie de communiqué, le gouvernement Harper affirme que « la signature de ce contrat témoigne concrètement de la coopération grandissante du Canada et de l’Inde au chapitre de l’énergie ainsi que des efforts que consacre le gouvernement à l’expansion du commerce et de l’investissement avec l’Inde ».

Un marché doté d’un potentiel formidable

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Pour le premier ministre Stephen Harper, l’Inde constitue un « partenaire naturel » pour le Canada. Ci-Haut, Stephen Harper avec Narendra Modi, premier ministre de l’Inde.  Photo :  PC/Sean Kilpatrick

C’est la première visite officielle d’un premier ministre indien au Canada depuis 1973, même si Rajiv Gandhi et Manmohan Singh sont aussi venus en sol canadien pour des rencontres bilatérales.

Pour le premier ministre canadien, « le Canada et l’Inde sont des partenaires naturels ». Tout sourire en conférence de presse aux côtés de M. Modi, M. Harper a affirmé qu’il approuvait le slogan du gouvernement de ce dernier : « Un minimum de gouvernement pour un maximum de gouvernance ».

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