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Les infos qui dérangent – No. 11

Bientôt plus d’allocations sans vaccination en Australie 

 

vaccins

Le premier ministre (conservateur) australien, Tony Abbott, a prévenu dimanche 12 avril que les parents qui refuseraient de faire vacciner leurs enfants seraient privés de certaines allocations familiales : « Pas de piqûre, pas d’argent », a-t-il déclaré.

 

Dans certains pays européens et aux Etats-Unis, des maladies qui avaient disparu comme la rougeole ont fait leur réapparition, notamment en raison des parents de plus en plus nombreux qui s’opposent à la vaccination, la jugeant dangereuse pour leurs enfants. Actuellement, ces-derniers peuvent faire valoir une clause « d’objection de conscience » tout en continuant de percevoir une série d’allocations qui pèsent jusqu’à 15 000 dollars australiens (10 800 euros) par an et par enfant.

 

Si le projet du gouvernement australien est adopté par le parlement, où il est soutenu par l’opposition travailliste, ces parents ne toucheront plus ces allocations à partir de 2016. Toutefois, ceux qui refuseront d’immuniser leurs enfants pour des raisons médicales ou religieuses continueront d’avoir le droit de percevoir certaines allocations même si les conditions d’accès seront restreintes.

 

Un choix « sans fondement médical »

 

« C’est une importante mesure de santé publique, a expliqué M. Abbott. Il est très important que nos familles et nos enfants soient le plus en sécurité possible ». Plus de 39 000 enfants australiens de moins de sept ans ne sont pas vaccinés, soit une augmentation de 24 000 cas au cours des dix dernières années. « Ce choix de ne pas immuniser ses enfants n’a aucun fondement médical et ne devrait pas être soutenu par les contribuables », a ajouté le premier ministre dans un communiqué.
Les parents en question craignent que la vaccination ROR (rougeole, oreillons et rubéole) ne provoque l’autisme, ce qui a été démenti par de nombreuses études. La controverse date de 1998, lorsqu’une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet avait semé la panique dans le monde anglo-saxon en faisant un lien entre vaccin ROR et autisme. Cet article avait été retiré par la suite en raison « d’irrégularités » mais les craintes ont persisté.

 

Source : Le Monde

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Le Québec a perdu des emplois en 2014

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Le bilan 2014 de l’emploi au Québec n’est pas rose : il ne s’est créé aucun emploi l’an dernier. Même qu’un peu plus de 1000 emplois ont été perdus, révèle le bilan annuel du marché du travail publié par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Avec une perte nette de 1100 emplois, l’Institut de la statistique du Québec considère que le marché de l’emploi est demeuré «assez stable» en 2014. Tout de même, ce très léger recul (-0,03%) contraste fortement avec la création de 47 800 emplois (+1,2%) observée en 2013 et de 30 800 emplois (+0,8%) l’année précédente.

En 2014, l’économie québécoise comptait 4 059 700 personnes au travail. La stabilité de l’emploi fait suite à quatre années  de croissance ayant suivi la récession de 2009.

L’ISQ indique que le nombre d’emplois chez les hommes a régressé de 16 400 alors qu’il a progressé de 15 500 chez les femmes. Les emplois chez les 15-54 ans ont régressé (-34 800), alors que chez les 55 ans et plus, ils ont augmenté de 33 800. Le taux d’emploi (31,2%) de ces derniers atteint d’ailleurs son plus haut niveau depuis 1976.

En 2014, 568 400 personnes immigrantes occupaient un emploi au Québec, soit 19 800 de plus qu’en 2013. Cette croissance profite aux femmes immigrantes, puisque le nombre d’emplois occupés par les hommes nés à l’étranger ne varie pas, souligne l’ISQ.

L’organisme note que la région de Montréal a été la grande perdante sur le plan de l’emploi, avec une destruction de 16 000 emplois. La situation contraste avec 2013,  alors qu’on y dénombrait 28 000 emplois de plus.  L’ISQ explique le repli dans la métropole notamment aux industries de la construction (– 9 600), des services d’enseignement (– 8 800) et de la fabrication (-7000).

La région des Laurentides a aussi alourdi le bilan provincial, avec une perte de 11 900 emplois.

Par contre, la Mauricie se démarque en termes de croissance d’emplois, avec un gain de 5,1% ou 5600 emplois,  alors que la Montérégie a enregistré la hausse absolue la plus élevée (+16 100).

Outre la Mauricie et la Montérégie, les régions de Laval (+ 5 900) et de Chaudière-Appalaches (+ 4 600) ont aussi profité d’une augmentation de l’emploi.

L’emploi est demeuré à peu stable dans l’Estrie, dans Lanaudière, au Centre-du-Québec, en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, en Abitibi- Témiscamingue, dans l’Outaouais, au Saguenay–Lac-Saint-Jean et dans celle de la Capitale-Nationale.

Source

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Un diachylon proposé :

QUÉBEC – Le candidat à la direction du Parti québécois, Alexandre Cloutier, ne propose pas le service militaire pour les jeunes de 16 à 24 ans, mais le service civique pour les aider à s’orienter dans la vie.

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Ce programme d’une durée de six mois permettrait à des jeunes d’acquérir de l’expérience et d’obtenir des bourses d’études.

Au Québec, un peu plus de 16 % des jeunes décrochent avant d’obtenir un diplôme d’études secondaires. Des pertes en taxes et d’impôts et de coûts sociaux additionnels estimés à 1,9 milliard pour le gouvernement.

«On le voit en ce moment, l’État ne peut pas régler tous les problèmes. Donc, il faut développer un sens civique, un sens citoyen chez les gens, c’est l’idée derrière ce service civique», a expliqué Léo Bureau-Blouin, président du comité national des jeunes du Parti québécois et partisan du candidat Cloutier.

Un peu comme le programme Katimavik, le service civique s’adresserait aux 200 000 jeunes Québécois sans-emploi, ni étude.

Source

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200,000 jeunes sans emploi ni études :  

Comment leur promettre un avenir à la lueur des précédents articles ?

Comment leur promettre un avenir lorsque l’accès aux études est de plus en plus difficile et presqu’impossible pour les jeunes issus de milieux défavorisés ?

Comment leur promettre un avenir lorsqu’il ne se crée pas d’emplois ou trop peu ?

Comment peut-on continuer à fermer les yeux lorsque les politiques favorisent les entreprises qui bénéficient d’allègements fiscaux importants ?  Comment peut-on continuer de fermer les yeux lorsqu’elles subventionnent leur robotisation excessive ?  Comment peut-on continuer de fermer les yeux lorsque les politiques favorisent la non responsabilité des entreprises, tant en matière environnementale, qu’en matière de compétitivité de prix, qu’en matière de redistribution de la richesse (la croissance qui ne profite généralement qu’aux actionnaires de ces entreprises leur servant de prétexte pour en faire le moins que possible), qu’en matière d’évasion de capitaux, qu’en matière de rentabilisation à même le capital social, ouvrier et financier de la société toute entière ?

On peut chercher beaucoup de solutions qui agiront comme un diachylon sur le bobo en saupoudrant à l’occasion quelques mesures incitatives (comme si le problème venait de ceux qui le subissent… ce que suggère l’expression « mesures incitatives »), mesures qui ne peuvent changer la face d’un système résolu à poursuivre dans la même voie.  On peut aussi prendre un tas de mesures punitives (toujours tournées vers les victimes) et espérer qu’à force d’étouffer le problème… il disparaîtra.

On peut aussi instaurer une austérité permanente et la faire s’amplifier.

 

CentPapiers

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