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Les h?pitaux malades

ELYAN

Cette semaine, l’h?pital Laval de Qu?bec a connu une situation ridicule et g?nante qui aurait pu avoir de lourdes cons?quences, lorsqu’une ambulance qui transportait un homme souffrant de malaises cardiaques n’a pu approcher de l’entr?e parce que celle-ci ?tait bloqu?e par un v?hicule.

L’acc?s aux ambulances est aussi emprunt? par les taxis, par les pi?tons et les personnes en fauteuil roulant.

Cela m?rite qu’on s’y attarde, car ce n’est pas le seul h?pital dont on a n?glig? des ?l?ments importants lors de sa construction, alors que pourtant les faits parlent d’eux-m?mes.

L’h?pital Honor?-Mercier de St-Hyacinthe qui a connu son lot de d?boires est un parfait exemple du m?lange pas toujours heureux entre la volont? de faire et des plans de construction pourtant approuv?s au sujet desquels il y a lieu de se questionner.

L? aussi, pour entrer dans le garage de l’urgence, les ambulances devaient couper l’entr?e des v?hicules dans le stationnement ainsi que la traverse pi?tonni?re pr?vue pour les gens qui entrent ? l’urgence ? pied, en b?quilles ou encore en chaise roulante. Si une ambulance arrivait, l’usager qui se rendait ? l’urgence, s’il parvenait ? ?viter de se faire percuter par l’ambulance devait battre en retraite et tenter d’?viter de ne pas se faire heurter par les voitures qui entraient dans le stationnement. Quand on conna?t le principe, rien de sorcier!

C’est peut-?tre le premier h?pital qui aurait pu implanter un site d’atterrissage pour les parachutistes vu ses configurations.

Lors de sa construction, on l’avait couvert de tapis dans les chambres, les couloirs et m?me dans les salles d’attente, ce qui a caus? de graves probl?mes de qualit? de l’air et de moisissures. Il y a une quinzaine d’ann?es, on y a inaugur? une nouvelle salle d’urgence, dont les concepteurs avaient eu la brillante id?e de minimiser l’espace des salles d’examen, afin d’en maximiser le nombre et de les positionner en p?riph?rie de l’urgence. Chaque salle d’examen ?tait munie de deux portes, celle pour y entrer et une deuxi?me qui permettait au personnel m?dical d’y acc?der. C’est cette porte que le patient devait emprunter si son ?tat n?cessitait plus de soins.

Ce syst?me devait ainsi favoriser l’admission de patients dont la condition serait pr?alablement ?valu?e avant de les admettre ou non dans le bloc d’urgence dans lequel chacune de ces salles d’examen donnait acc?s, un peu sur le principe d’un entonnoir.

On avait cependant omis de penser que si l’?valuation ne n?cessitait pas que le patient soit conduit au bloc d’urgence, il devait pouvoir ressortir par o??il ?tait entr?. Lorsqu’on entrait dans ces salles en chaise roulante avec une jambe cass?e ou un enfant en poussette il ?tait impossible d’en ressortir… La porte que l’on poussait pour entrer, n’avait pas ?t? pr?vue pour ouvrir dans les deux sens et la salle d’examen ?tait si petite qu’il n’y avait pas assez d’espace pour s’y retourner, ? moins de fracasser le pl?tre en mille morceaux et de r?citer un chapelet d’injures. De plus, m?me s’ils avaient eu la prudence d’entrer ? reculons?avec une jambe ? l’horizontale, peu de gens ont les bras assez longs pour saisir la poign?e de porte devant eux. Sinon, si l’id?e leur prenait d’entrer de l’avant, pour ressortir de la pi?ce ils devaient reculer, tirer sur la poign?e de porte situ?e maintenant dans leur dos et manoeuvrer longtemps pour avancer la chaise roulante assez loin tout en demeurant accroch? ? la poign?e de porte afin de l’ouvrir, puis reculer en vitesse turbo avant qu’elle ne se referme. Mais on oublie ce sc?nario il fallait ?tre athl?te. J’en d?duis qu’il devait ?tre tr?s malsain d’y entrer en civi?re.

Quelques millions plus tard, apr?s avoir enlev? les tapis qui ?taient cause d’insalubrit?, quelques ann?es plus tard, on a d? revoir le tout ? coup d’autres millions pour reconstruire ? certains endroits et d?contaminer, ce qui a entra?n? la fermeture temporaire (?) de lits, de nombreux d?sagr?ments pour les usagers qui ? moins d’avoir suivi une formation chez les scouts s’y rendaient ? leurs risques et p?rils et devaient affronter la mine d?faite et le ton enrag? du personnel qui n’avait plus l’air s?r de travailler dans un h?pital.

Comment les gestionnaires peuvent-ils approuver des plans et des budgets sans que nulle part dans le processus de planification qui implique des comit?s, des ing?nieurs, des architectes, du personnel cadre, quelqu’un l?ve la main et fasse valoir la plus ?l?mentaire des logiques? Apparemment il ne s’agit pas d’exceptions. Il en co?te des millions ? m?me l’argent des contribuables pour que soient prises de telles d?cisions insens?es.

ELYAN

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7 Commentaire

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    Elyan

    Voici un article qui vaut et qui apporte un plus à mon article du moment EN VEDETTE sur CP.

    C’est une réalité qui est déplorable, heureusement que cela s’est bien terminé.

    Mais ouvrons le débat si vous le souhaitez.

    Amicalement,

    Patrick Juan

    J’ai importé votre « article » comme d’habitude sur Les Voix du Panda.
    Au plaisir de débattre.

    • avatar

      Ceux qui prennent les décisions sont de moins en moins tenus aux valeurs éthiques et ils peuvent se le permettre en se déresponsabilisant, ce qui ne leur crée aucune difficulté vu les détours qu’empruntent chaque palier de décisions qui au final ont égaré la plupart de ceux qui y ont participé. Et cela s’amplifie lorsque leurs décisions sont protégées contre une apparence d’ingérence bienheureuse qui leur facilite la tâche.

  2. avatar

    Et il faut des millions pour corriger toutes ces erreurs…
    Comment peut-on faire des plans aussi simples, aucunement pratiques, et les approuver?
    Il va falloir une autre commission 🙂

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      Bon sujet pour la commission Charbonneau, je me souvient plus du reste de se que je voulait écrire??? Beau texte Élyan, Bonne jounée

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      Gaëtan,

      Oui il faut des millionsn pour réparer ces « erreurs » faut-il encore que cela en soit, tu ne crois pas?

      Puis les payeurs ne seront pas les casseurs »

      Cela est une évidence j’en suis persuadé.

      Patrick Juan

    • avatar

      «Il va falloir une autre commission»

      On en fera le sport national des québécois! En fait lorsque j’ai publié l’article, l’inspecteur Jacques Clouseau (Peter Sellers, la Panthère rose) me titillait l’esprit. Il y avait là tous les éléments pour lui donner vie et transformer le ridicule en un savoureux scénario.

      @ Carl Monty
      La Commission vient nous hanter. Peut-être s’explique-t-on mal la semaine de relâche au moment ou Raynald Desjardins devait comparaître. Son avocat, Marc Labelle alors qu’il discutait avec un journaliste au sujet d’un autre dossier, soit celui de l’ancienne lieutenant gouverneur Lise Thibault, a laissé échapper en ondes cette semaine que le subpoena qui avait été assigné à son client Raynald Desjardins prenait fin le 14 février. Ce détail est passé comme lettre à la poste au niveau des médias.

      Merci et bonne journée à vous aussi.

  3. avatar

    @ Élyan

    Je suis plus dégouté que je ne voudrais le répéter ..

    http://les7duquebec.org/7-au-front/les-hopitaux-malades/

    PJCA