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  Les Francs-Ma?ons de la Nouvelle-France!!! S?il est un sujet sur lequel on ne peut que se faire une opinion personnelle, c?est bien celle d?une ?possibilit? d?implication des Francs-ma?ons dans la conqu?te du Canada. Voici les informations s?y reliant. Lors … Lire la suite

Les Francs-ma?ons de la Nouvelle-France!!!

 

Les Francs-Ma?ons de la Nouvelle-France!!!

S?il est un sujet sur lequel on ne peut que se faire une opinion personnelle, c?est bien celle d?une ?possibilit? d?implication des Francs-ma?ons dans la conqu?te du Canada. Voici les informations s?y reliant.

Lors de mes recherches g?n?alogiques, j?ai d? lire un nombre incroyable de textes ?crits sur la guerre de sept ans. J?y ai recherch? la pr?sence de l?un de mes anc?tres pendant quatre ans, tous les jours. Il me fallait donc lire des ?crits contemporains de cette ?poque dans lesquels on mentionne certains noms.

Quatre ans plus tard, il m??tait devenu impossible de croire que le Canada ait pu tomber sous la pression militaire anglaise. Cette farce ne tient tout simplement pas debout. La raison est toute simple?: les Anglais et les ??Bostonnais?? se font donner des racl?es partout, toujours, durant toute la guerre de sept ans par les ??Canayens??. Comment une escarmouche, au pied des murs de Qu?bec, peut-elle avoir r?sult? en conqu?te du pays? On ne peut certainement pas l?attribuer ? la tra?trise d?un seul homme; c?est impossible.

La seule r?ponse possible est?: par l?influence divine de Dieu qui a travaill? en sous-main. Car le fait tient absolument du ??miracle??. Cependant, comme je ne crois pas que Dieu fasse de la politique, je suis bien oblig? de tenter de trouver une autre influence qui ??ait pu travailler en sous-main?? pour arriver ? ce r?sultat inexplicable.

La premi?re qui me vient ? l?esprit est, ?videmment, ce complexe ?litiste imb?cile et aveugle que manifeste Montcalm et les officiers fran?ais envers les miliciens canayens qui, eux, gagnent la plupart des combats. Il est bien ?vident, par contre, que ce complexe de Montcalm ne diminue aucunement l?efficacit? guerri?re de ces m?me Canayens. Donc, la raison doit ?tre autre.

Et puisque l?efficacit? des miliciens canayens est indiscutablement en cause dans cette ??conqu?te??, il faut que cette influence se soit manifest?e, en partie, chez nos miliciens. Ajoutons que, pour qu?une influence se manifeste ??en sous-main??, il faut n?cessairement qu?elle soit d?origine discr?te, sinon secr?te.

Avouons que les influences secr?tes, ? l??poque de la guerre de sept ans, sont assez limit?es. En fait, il n?en existe qu?une seule?: c?est celle de la Franc-ma?onnerie.? Plusieurs r?agiront, comme je l?ai fait moi-m?me, en disant?:

-????????? Arr?tes-moi ?a tout de suite; ?a n?a aucun sens et ne commence pas ? tomber dans la notion de ??complot??. Au d?part, la Franc-ma?onnerie n?avait aucune influence importante ? l??poque.

Ce qui est loin d??tre exact puisque d?j?, en 1738, Le Pape Cl?ment XII fulmine contre la franc-ma?onnerie dans sa bulle In ?minenti apostolatus specula.?

Donc, apr?s plusieurs mois de d?nie et d??vitement, il a bien fallut que je me d?cide et que ?j?adresse le sujet une fois pour toute. La question ?tait?: par o? commencer?

Ma r?ponse fut?:

– ????Aucune importance, pourvus que tu commences.

1) 68 ans apr?s les faits, lors de la pose, avec les honneurs ma?onniques, de la pierre angulaire du monument de Wolf et de Montcalm, le 15 novembre 1827, le sergent James Thompson (95 ans), survivant de la bataille de 1759, est pr?sent ? c?t? des dignitaires Francs-ma?ons; lui-m?me Franc-ma?on depuis 1757. On peut ?videmment se demander comment il se fait que ce soit des Francs-ma?ons ?qui ?rigent ce monument?(dessin? par le capitaine Young soutenant James Thompson lors de l??v?nement)?

2) Sur une murale du temple ma?onnique de Montr?al on peut identifier les participants ? la premi?re? ??r?union?? ma?onnique fait ? Qu?bec le 28 novembre 1759. Les participants sont le Lieut. John Price Gunett, le Capt Span, un certain Huntinford, le Lieut Prentice, le Col. Simon? Fraser, le Sgt. Saunders ?Sandy? Simpson et le Sgt James Thompson mentionn? plus haut.

3) Jacques Lacoursi?re, historien, laissent entendre que Montcalm et Wolf ?taient Francs-ma?ons. Je ne pense pas qu?il faille s?appuyer trop fortement sur ces rumeurs, car les preuves manquent; du moins, je ne les ai pas trouv?es. Par contre, il est peut-?tre bon de souligner que de Bougainville fit un stage ? Londres en1754/55 et fut promu ? la Royal Society de Londres en 1756, avant d??tre nomm? au service de Montcalm en 1757. Cependant, on constate un fait absolument confirm??: le recrutement de la Franc-ma?onnerie chez les ??canayens?? prend de l?ampleur au Canada aussit?t apr?s la conqu?te.

Quand on conna?t le caract?re des ??coureurs de bois?? canayens r?pandu dans la population, l?adh?rence ? un mouvement de ??libre penseur?? ind?pendant est d?finitivement attrayante; et plusieurs de nos anc?tres deviennent francs-ma?ons. Le premier recrutement? ma?onnique officiel se fait en 1764, lors de LA F?TE MA?ONNIQUE DE LA ST-JEAN. Les Francs-ma?ons sont les? pr?curseurs de la soci?t? St-Jean Baptiste; du moins au niveau chronologique. John Knox, r?dacteur de ??Journal of the campaigns of North Am?rica?? mentionne, lui aussi, cette f?te de la St-Jean? organis?e par les Francs-ma?ons. C?est ?galement lui qui ?crit que lors de la bataille de Ste-Foy, si les ??Canayens?? n?avaient pas re?u l?ordre de revenir, ils entraient dans Qu?bec et reprenait la ville en 1760. On peut se demander de quel officier venait cet ordre. Il faut quand m?me avouer que durant les ann?es 1759 et 1760, cela est la troisi?me fois que les Canayens sont emp?ch?s de se d?barrasser des Anglais. 1) ? Beauport juillet 59 avec Langlade, 2) Au plaine d?Abraham sous Montcalm (s?il avait attendu) et 3) ? la bataille de Ste-Foy qu?on vient de voir.

4) Ce n?est qu?en 1771 que le clerg? prend conscience de cette influence sous-jacente. ?tienne Montgolfier, sup?rieur des sulpiciens ? Montr?al, ?crit?: ??Nous avons un grand nombre de Francs-ma?ons dans cette ville. Il y en avait quelques-uns, mais en petit nombre et cach?s, sous le gouvernement fran?ais???. ? partir de cette ?poque, l??glise d?montre une vive inqui?tude au sujet de la Franc-ma?onnerie et encourage m?me les d?nonciations.

D?j?, le renseignement fourni par Montgolfier prend de l?importance?: Il y avait des Francs-ma?ons en Nouvelle-France, et ceux-ci s?effor?aient de rester cach?s. Mais quelle influence ?r?elle peut bien avoir cette ??association???

5) Encore l?, c?est l??glise elle-m?me qui r?pond ? la question?:

??Il ne peut ?chapper ? personne que la franc-ma?onnerie, sous les diverses formes qu?elle prend pour mieux tromper, exerce une influence sur notre pays?: influence t?n?breuse, voil?e, d?guis?e, hypocrite, qui s?infiltre dans des associations en apparence bien inoffensives??, peut-on lire dans les Mandements des ?v?ques du dioc?se de Qu?bec du 18 juillet 1898.

D?accord; donc l?influence est tr?s importante. La question suivante devient?: Depuis quand cette influence s?exerce-t-elle sur notre pays?

Jusqu?au milieu du?XXe si?cle, l?histoire de la franc-ma?onnerie est exclue du champ de l?histoire universitaire classique. Par contre, il est difficile de ne pas soup?onner que la philosophie ma?onnique, ?tant ??r?volutionnaire?? depuis ses tous d?buts, ne soit pas une force sous-jacente qui assur?ment, a eu un certain contr?le au cours de l?histoire. Il ne suffit que de comprendre, malgr? tout l?imaginaire des textes ?crits par ses membres, que la Franc-ma?onnerie d?fend les valeurs sociales qui accordent la libert? ? l?individu, effacent les valeurs ???litistes?? de l??poque de la Monarchie et pr?nent le pouvoir aux mains de l??conomie pour assurer la qualit? de vie de tous et chacun. ?Ces valeurs sont les m?mes que celles pr?n?es par ?les Lumi?res?. Ce sont ?galement celles que vivent les Acadiens avant 1755 ainsi que nos ??coureurs de bois?? install?s en Louisiane depuis le XVIIe si?cle jusqu?en 1785.

Il semble, cependant, ou plut?t, on constate assez facilement aujourd?hui, que les buts d?autrefois furent ? d?vi?s?? pour servir une certaine ???lite?? du commerce qui contr?le cette ?conomie. Mais cela n?a pas toujours ?t? le cas.

Cet esprit fondamental d??quit? sociale, pr?n? par la Franc-ma?onnerie, apparait pour la premi?re fois, dans la ??Magna Carta?? des Barons d?Angleterre r?dig?e en 1215. C?est l?, la premi?re manifestation embryonnaire d?une volont? d??galit? pour tous les hommes. Cette notion d??quit? pour tous se d?veloppe et, par la suite, ?tend ses racines progressivement partout en occident. Elle finira par instaurer la d?mocratie. La source en est donc l?Angleterre.

Elle d?fend les caract?ristiques sociales suivantes?: la fraternit?, l??galit?, la tol?rance, la vertu, la libert? et la bienfaisance. On ne peut refuser de reconna?tre que cette notion est celle responsable des r?volutions importantes de l?histoire du XVIIIe et du XIXe si?cle.

Par la suite, au cours du XXe si?cle, il semble qu?une petite ??clique?? ait pris le contr?le de la ??partie politique?? du mouvement et laisse la majorit? Franc-ma?onnique s?amuser ? ses rituels qui n?ont plus aucune incidence sur les ?v?nements historiques. ?Cette partie ??politique?? du mouvement ma?onnique est ?videmment celle des finances et du commerce qui installent la ??m?canisation??.

La r?volution fran?aise est la deuxi?me r?volution occidentale reli?e ? la notion d??quit? ma?onnique; la premi?re est la r?volution am?ricaine. Au Canada, la propagande r?volutionnaire fran?aise arrive via les USA par la complicit? d?Henry-Antoine M?zi?re, adjoint de l?ambassadeur fran?ais aux ?tats-Unis; et la propagande am?ricaine, de Fleury Mesplet sous le parrainage de Benjamin Franklin, franc-ma?on notoire. Il est ? remarquer ?galement, que Georges Washington est aussi franc-ma?on.

? noter que la Franc-ma?onnerie est beaucoup plus facilement d?celable dans la r?volution am?ricaine que dans la r?volution fran?aise. Mais il est incontestable que la notion essentielle de ces deux r?volutions est exactement la m?me, tout en ?tant celle de la franc-ma?onnerie qui l?avait adopt? plusieurs ann?es auparavant. Constat obligatoire, la Franc-ma?onnerie est beaucoup plus influente dans l?histoire de cette ?poque qu?on ne l?aurait cru pr?alablement.

La Franc-ma?onnerie sp?culative fut cr??e ? Londres en 1717. Elle serait arriv?e en France en 1725 ou 1726.

En Nouvelle-France, les Francs-Ma?ons francophones se seraient r?unis dans la?Loge des Francs-Ma?ons r?g?n?r?s,?dont la date de fondation nous est inconnue mais qui doit ?tre post?rieure ? 1743. Cette loge ayant ?t? parrain?e par la?Loge Amiti? et Fraternit?,?fond?e ? Dunkerque cette m?me ann?e, l?an 1752 marque donc, pour nous, le d?but de la Franc-ma?onnerie au Canada et l?ann?e 1759 est celle de la naissance de l?ob?dience dont est issue la Grande Loge du Qu?bec.

Ceci dit, voici une liste de certains militaires Francs-ma?ons de la Nouvelle-France?:

Pierre-Charles Daneau de Muy, Louis-Nicolas Duflos, Antoine Foucher, Jacques Gichaud, Pierre Hertel de Beaubassin, Joseph Marin de La Malgue, P.-A. Rameau de La Roche de Granval, Jean-Baptiste Testard de Montigny?, le gouverneur marquis de Duquesne (qui pr?ne la d?fense du Canada et est mut? en France en 1755) et un Fran?ais d?adoption, le baron de Dieskau (Il fut fait prisonnier en 1755 lorsque Montreuil l?abandonna ? l?ennemi. Montreuil est celui qui arr?ta son arm?e ? la rivi?re Jacques Cartier lors du combat des Plaines d?Abraham, refusant de suivre Vaudreuil), ?Fran?ois Picott? de Belestre, chevalier de Saint-Louis, Michel Chartier de Lotbini?re, Joseph Le Moine (celui impliqu? dans la guerre de sept ans), ?l?avocat Michel Amable Berthelot d?Artigny, Jean-Baptiste C?loron de Blainville, Benjamin-Mathieu d?Amours de Cligancourt, Charles Curot, Jean Dumoulin, Louis Ermatinger, Jean-Baptiste-Melchior Hertel de Rouville, Joseph-Guillaume de Lorimier, l?avocat Simon Sanguinet, Louis Verch?res.

La plupart de ces ??Fr?res?? sont certainement initi?s ? l??poque du r?gime fran?ais. De plus, on peut facilement comprendre qu?ils sont tous pour la suppression de l?autorit? monarchique telle qu?on la subissait avant la conqu?te. Il y a assez de militaires dans cette liste pour faire r?ussir la conqu?te, on doit l?admettre. De plus, ils sont r?partis partout au Canada incluant dans l?Ouest; et il est certain qu?on ne poss?de pas tous les noms des adeptes.

La premi?re loge ma?onnique form?e de civils est celle d?Annapolis Royal, en Nouvelle-?cosse, qui re?oit ses patentes de la loge des ma?ons modernes de Boston en juin 1738.

Puis, ce fut l??tablissement de loges ? St. John (1746 et 1766), ? Halifax (1750 et 1751) et ? Qu?bec (1764). Au moment de la conqu?te de la Nouvelle-France par l?Angleterre, Montr?al compte d?j? une loge de Francs-ma?ons d?expression fran?aise.

Deux des plus anciennes loges de la Nouvelle-France qui existent encore aujourd?hui, l?Antiquity Lodge no.1 et la loge Albion no.2, sont cr??es respectivement ? Montr?al et ? Qu?bec en 1752.

Il est d?finitivement impossible de nier l?existence d?une organisation ma?onnique importante en Nouvelle-France et en Acadie anglaise.

? part les loges des?Fr?res du Canada,?entre 1759 et 1791 la Province de Qu?bec compte 37 loges dont sept ? Montr?al. ?Apr?s la prise de Qu?bec, le lieutenant John Price Guinnett est proclam? Grand Ma?tre le 28 novembre 1759, alors qu?est fond?e une?Grande Loge provinciale?qui groupe six loges des r?giments de Wolfe. La?Grande Loge d?Angleterre?ne reconnut jamais l??lection de Guinnett, la consid?rant irr?guli?re. La situation est r?gularis?e lors de l?installation du colonel Simon Fraser comme Grand Ma?tre le 24 juin 1760; deux mois avant m?me la capitulation de Montr?al.

En 1762, il y a dans la province 13 loges militaires et une de marchands ? Qu?bec, relevant toutes de la Grande Loge provinciale du Qu?bec?;?en 1767, Edward Antill est nomm? repr?sentant du Grand Ma?tre de la Grande Loge provinciale?? Montr?al. Sous la Grande Ma?trise de sir John Johnson, le si?ge de la Ma?onnerie est transf?r? de Qu?bec ? Montr?al en 1788?: Thomas McCord, un membre de la?St. Peter?s Lodge,?est nomm? Grand Secr?taire et William Grant, Repr?sentant du Grand Ma?tre ? Qu?bec.

Passons maintenant aux choses s?rieuses?:

Simon Fraser?: est un colonel sous les ordres de James Wolf lors de la conqu?te. Ensuite, il ?conduit les ??Fraser?s Highlanders?? lors de la r?volution am?ricaine. Il parle couramment le Fran?ais. Il est le p?re du marchand de fourrures de la Compagnie du Nord-Ouest Simon Fraser. Ce dernier n?est pas Franc-ma?on; mais son fils Paul Fraser le fut. L?important est de remarquer, ici, le lien entre la Franc-ma?onnerie, la conqu?te et la r?volution am?ricaine.

Sir John Johnson est un colonel loyaliste qui se r?fugie au Canada en 1776 lors de la r?volution am?ricaine. Il poss?de une seigneurie ? Argenteuil.

Thomas McCord? Irlandais de naissance, arrive ? Qu?bec avec sa famille en 1764. Il devient un homme d?affaire et une figure politique importante dans le Bas-Canada.

William Grant? Parlant parfaitement le Fran?ais, arrive ? Qu?bec ? l??ge de 15 ans comme repr?sentant de la compagnie de Robert Grant, un parent. Il se lance dans la traite des fourrures et pr?te de l?argent ? des marchands de Qu?bec. Il s?int?resse ?galement aux p?cheries de phoques et de saumons. ? son arriv?e, il ach?te plusieurs maisons de Qu?bec et de Montr?al pour sp?culer. Il devient Seigneur de St-Roch apr?s un tour de passe-passe avec des notaires. Il ach?te m?me le Ch?teau Ramezay qu?il loue au gouvernement pour cinq ans et qu?il revend en ao?t 1778. En 1775, durant la R?volution am?ricaine, les aspirations financi?res de Grant se heurtent ? la menace de l?invasion et au spectre de la ruine. ??D?termin? ? rester debout ou ? tomber avec le gouvernement du roi??, Grant se joint ? la milice des ??citoyens indisciplin?s??, mise sur pied pour d?fendre Qu?bec. Il condamne publiquement les rebelles et d?clare, en septembre, que ??la fa?on la plus courte et la meilleure?? de juger les prisonniers am?ricains ??serait de les tuer sur-le-champ??.

Est-il assez ?vident que m?me si les ??p?res de la constitution am?ricaine?? sont, pour la plupart Francs-ma?ons (comme Benjamin Franklin par exemple), les int?r?ts de chacun des partis Canadiens/Am?ricains se confrontent et d?cident des loyaut?s? Mais il est impossible de ne pas comprendre que si la Franc-ma?onnerie est responsable de la r?volution am?ricaine, elle est ?galement en position,? d??tre responsable de la conqu?te de la Nouvelle-France tout autant. Il ne suffit que de se rappeler que ceux qui d?cident et influencent les habitants de Qu?bec ? ouvrir les portes de la ville aux Anglais (m?me si L?vis a donn? instruction ? Nicolas Roch de Ramezay de tenir jusqu?? son arriv?e), sont les marchands de Qu?bec. De plus, 13 officiers sur 14 recommandent ? Ramezay de capituler.

La biographie de William Grant est des plus significatives. Malgr? qu?on y parle de ses ??int?r?ts priv?es??, il ne faut pas perdre de vue qu?il ?tait Franc-ma?on repr?sentant du Grand Ma?tre ? Qu?bec.

http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&id_nbr=2428&&PHPSESSID=ychzfqkvzape

Voici quelques officiers de Montcalm suppos?ment pr?sent ? Qu?bec, apr?s la Bataille des Plaines d?Abraham.

Jean Baptiste d?Aleyrac. C?est lui qui est d?sign? sous le nom de ?lieutenant Dulairac??dans la liste des tu?s? et bless?s du 28 avril 1760. Il est bless? et ne participe pas au vote sur la reddition de la ville.

Pierre-Philippe Aubespry de la Farelle. Chevalier de St-Louis, il fut l?un qui conseille de rendre Qu?bec. Sur la liste de ceux qui votent la reddition de Qu?bec, son nom est Daubepry.

Michel-Marie-Charles Avice, chevalier de Montgon de Surimeau Capitaine du r?giment du Berry. Le 3 f?vrier 1759 Montcalm l?envoie ? Montr?al avec une lettre pour L?vis. Le chevalier compte loger chez M.de la Roche-Vernet. Il est possible qu?il ne soit pas ? Qu?bec lors de la reddition.

Jean-Pierre Bachoue de Barraute Chevalier de St-Louis, capitaine du r?giment de B?arn, ?poux de la veuve de De Jumonville, est bless? lors du combat des plaines d?Abraham. Il n?est pas pris par les Anglais ? l?h?pital et est ensuite bless? ? la bataille de Ste-Foy. Il n?est pas de ceux qui conseillent officiellement la reddition de Qu?bec. Il doit, probablement, s??chapper de l?h?pital. Par son mariage il est parent avec Vaudreuil qu?il appuie.

Michel Guillaume Jean de Cr?vecoeur (Il n?est pas mentionn? officiellement, mais il est certainement ? Qu?bec lors de la reddition) lieutenant fran?ais ? Qu?bec 1759. Il s?arrange pour ne pas ?tre rapatri? en France et passe? aux USA o? il est naturalis? en 1765 sous le nom de John Hector St. John. Il sera soup?onn? d?espionnage au profit des rebelles par l?arm?e britannique ? New York lors de la r?volution am?ricaine. Il parvient ? se rendre en France en 1781 et retourne aux USA en 1783 ? titre de consul de France jusqu?en 1790. Ceci confirme qu?il est du c?t? des rebelles (tout comme la France d?ailleurs). Il ?chappe ? la r?volution fran?aise mais y retourne en 1792 quand commence le r?gne de la Terreur. Il est alors d?mis de ses fonctions.

S?il en est un qui d?gage une odeur de Franc-ma?on c?est bien lui. De Lieutenant ? Qu?bec (o? il peut avoir conseill? de capituler), pour ensuite aller aux USA jusqu?? la r?volution et revenir en 1783 comme ??Consul de France?? jusqu?? l?instauration de la Terreur, on peut se poser quelques questions. D?autant plus qu?il n?est pas du tout mentionn? dans l?histoire de la Nouvelle-France. Par contre,?il? s ?av?re, selon plusieurs? commentateurs,? que?? le? bref s?jour? de?? St. John? de Cr?vec?ur? en? Nouvelle-France? constitue? un? des? principaux? tournants? de?? son? existence.

Ce s?jour aurait d?termin? l?orientation que devait prendre son ?uvre.

Quelque chose se serait pass? alors que l?auteur est en Nouvelle -France :?? des ?v?nements? qui? l?auraient conduit? ? tourner le dos ? ses origines fran?aises, ? rejeter les valeurs de ce qui est appel? l?Ancien R?gime et ? embrasser les id?aux r?publicains d?une nation naissante,? les ?tats-Unis d?Am?rique. Il r?dige une ?uvre dans laquelle les ?tats-Unis actuels voient? ? la premi?re? expression litt?raire d?une conscience nationale am?ricaine?.

Le personnage est int?ressant. Allons un peu plus loin dans les d?tails?:

Il est bless? ? la bataille des Plaines d?Abraham et fait prisonnier. Benoit-Fran?ois Bernier est celui charg? de voir aux bless?s de l?h?pital avec les Anglais. Le 4 octobre 1759, Bernier ?crit ? ses sup?rieurs dont le post scriptum?dit: ??Je ferai passer Cr?vecoeur en France; je ne sais pas si d?autres le voudront??. C?est assez curieux car cela semble dire que Bernier peut envoyer Cr?vecoeur o? il veut et surtout que ??les autres?? pourraient ne pas vouloir qu?il le fasse. De plus, pourquoi parler de Cr?vecoeur dans un post scriptum, comme s?il ?tait un cas ?particulier?? Bernier se casse la t?te pour rien, Cr?vecoeur lui-m?me n?est pas int?ress? ? se rendre en France pour l?instant.

Il y a des officiers qui sont consid?r?s par Monckton comme ??prisonniers?? et d?autres comme ??non-prisonniers??. Ceux qui sont bless?s et reposent ? l?h?pital ne sont pas consid?r?s comme ?prisonniers?. Les autres, en ?tat de combattre les Anglais, sont des ?prisonniers?. Voici la liste des officiers prisonniers?:

La Fert?, Bellecombe, Saint-Alambert, D?Artigues, La Bruy?re et Boucherville. Ils sont envoy?s en Angleterre. Curieusement, on ne parle pas de Chaussegros de L?ry qui ?tait, suppos?ment, ?galement ??prisonnier??. De L?ry ?tait ing?nieur, tout comme Crevecoeur qui, lui, ?tait Lieutenant et devait ?tre sous les ordres de Chaussegros de L?ry. II est ? noter que De L?ry fut fortement soup?onn? d?avoir livr? Qu?bec. de L?ry est un combattant ?Canayen?, ?videmment. Par contre, aucun des noms de ?prisonniers? ne figurent sur la liste de ceux qui vot?rent la reddition de Qu?bec. Comment cela est-il possible? O? sont?La Fert?, Bellecombe, Saint-Alambert, D?Artigues, La Bruy?re et Boucherville lors du ?vote???? Seule r?ponse possible: ils ont ?t? fait prisonnier lors de la bataille des Plaines et non lors de la capitulation de la ville. par contre, comment d?Artigues peut-il ?tre bless? aux plaines d?Abraham et l??tre encore lors de la bataille de Ste-Foy, s?il est ?prisonnier? de Monckton en 1759?

http://vailcourt.com/Chaussegros.html

Et voici celle des ??non-prisonniers???: de Tourville, Deschambault, de L?ry, de La Chevroti?re, de St-F?lix et de Cr?vecoeur. Ceux-ci seront amen?s ? New York. Bernier demande ensuite ? Bougainville un suppl?ment d?esp?ce pour certains officiers dont, entre autre, Cr?vecoeur qu?il mentionne par son nom. La somme donn?e sera de 240 livres. Bernier ajoute?: ??Je ne pouvais faire moins pour nous en d?barrasser??. Donc, Cr?vecoeur a maintenant d?missionn? de l?arm?e pour ne pas retourner en France. Est-ce lui qui a ouvert les portes de la vile? On ne le sait pas; mais on se d?barrasse de lui le plus vite possible sans mettre son nom trop ? la vue dans les ?crits. En compl?ment, il faut savoir que Chaussegros de L?ry est l?homme le plus important de Qu?bec.

Curieusement, m?me si ??officiellement?? on dit Chaussegros de Lery ??fait prisonnier??, le rapport de celui en charge des Fran?ais apr?s la reddition de Qu?bec, le dit faire parti de ceux que? Monckton consid?re comme ??non prisonniers?? et qu?il am?ne avec lui ? New York.

Mais encore plus curieux, dans la liste officielle des 14 officiers qui votent pour la reddition de la ville en 1759 on trouve les noms de Pellegrin, Dailleboust Cerry, Lusignan fils, Fiedmont, Mariet, Bigard, Parfouru, St-Vincent, Daubepry (celui-ci est dans la liste plus haut), De l?Estang de Celles, Le Cher, Doms et Joannes. Il est possible que certains soient mentionn?s par Bernier, plus haut, mais les signatures ne concordent pas aux noms donn?s par Bernier. Comment ont-ils pu conseiller la reddition de Qu?bec parce qu?ils n??taient pas bless?s, sans ?tre dans la liste de ?prisonniers? de Monckton? Il est ?vident que certains noms furent pass?s sous silence parmi ces ?votants? pour la reddition. Est-ce le cas de Chaussegros de Lery? La seule fa?on qu?il ne soit pas consid?r? comme ?prisonnier? est qu?il ?tait bless?. Et sa biographie indique qu?il fut effectivement bless? lors de la bataille des plaines d?Abraham. Par contre, il n?est pas ?bien re?u? par la?France lors de son retour l?-bas. Il se tourne alors vers l?Angleterre qui le renvoie au Canada, o? il est re?u tr?s froidement par Murray. Un combattant ?canayen? re?u ?froidement? par Murray, l?ve d??normes doutes sur de Lery. Le soup?on d?avoir livr? Qu?bec prend alors de l?importance; car Murray n?est pas de ceux qui puisse se faire ami avec ceux qu?il consid?re comme ?tra?tres? d?un parti ou de l?autre. De plus il d?montre toujours, ?beaucoup de consid?rations envers les combattants ?canayens?. Pourquoi pas envers Chaussegros de L?ry? Ajoutons ? cela que Chaussegros de L?ry reste au Canada parce qu?il risquait d??tre emprisonn? s?il retournait en France.

Peu ? peu, dans l?histoire de Cr?vecoeur, certaines informations para?tront, suite au fait qu?il est devenu un? ??c?l?bre fermier am?ricain??.

En 1975, Marcus Cunliffe ?crit que ??Ses coll?gues officiers avaient quelque raison d??tre impatient de le jeter hors du r?giment fran?ais dans lequel il servait au Canada en 1759??. A.M. Plumstead affirme ??qu?il abandonna sa charge en octobre dans des circonstances myst?rieuses, qui semblent li?es ? quelque disgr?ce??. Rien ne prouve que cela soit le cas; par contre un fait demeure?: Tous ce qu?il ?crit apr?s son d?part de Qu?bec, il le signe du nom de St-John pour un lecteur anglais et St-John de Cr?vecoeur pour un lecteur fran?ais. Il a donc anglicis? son nom fran?ais.

Ajoutons quelques informations suppl?mentaires?: En?1754, Cr?vec?ur effectue un s?jour dans de la parent? ??Salisbury, au cours duquel il apprend l?anglais?avant de s?embarquer pour la?Nouvelle-France?o? il sert. Apr?s la capitulation de Qu?bec, Il voyage beaucoup aux USA en prenant des notes et en travaillant comme arpenteur avant de devenir fermier, d?abord dans le comt? d?Ulster puis dans le comt? d?Orange ??New York. C?est l??qu?il prend la nationalit? et adopte le nom de ??J. Hector St John??. En?1766, il est accept? comme membre de la tribu des?Oneida. Lorsqu?il est emprisonn? ? New York, soup?onn? d?espionnage (parce qu?il est Fran?ais; ce qui n?a aucun sens), ce sont deux marchands, dont un William Seton, ?qui se portent garant pour lui, apr?s trois mois de prison. Il se rend en France.

Lorsqu?il revient aux USA en 1783, sa femme a ?t? assassin?e et sa ferme br?l?e par les indiens quelques semaines auparavant. Il re?oit des marques d?estime particuli?re de la part de Georges Washington. Il revient en France ?ventuellement.

En?1789, il retourne aux??tats-Unis, ? nouveau comme consul, et publie une version en trois volumes des?Letters?en fran?ais. Il est ?lu ? l?American Philosophical Society?(Fond?e par Benjamin Franklin) et publie, sous le nom d???Agricola??, des lettres dans divers journaux am?ricains sur, entre autres, la culture de la pomme de terre, l?alimentation des moutons, l?huile de tournesol. Il introduit la culture de la luzerne en?Am?rique.

Apr?s?1808, il passe plusieurs ann?es ??Munich, o? son gendre,?Louis Guillaume Otto, comte de Mosloy?est?ministre pl?nipotentiaire. En?1813, il est arr?t? comme espion am?ricain. Rentr? en France, il meurt le?12 novembre?1813 d?une maladie cardiaque.

Dans son livre ??Lettre d?un cultivateur am?ricain, il dit qu?en 1781 il rencontre cinq am?ricain sur la plage qui ?taient prisonniers depuis deux ans et d?tenus au ch?teau de Forton pr?s de Portsmouth d?o? ils s??taient ?vad?s. Il les re?oit sur le rivage et les am?ne chez son p?re. Il les nourrit, les habille et les conduit ? un vaisseau qui part pour Boston. Cette g?n?rosit? sera ce qui sauvera ses deux enfants ? Boston. Un certain G. Felowes (parent de l?un des cinq rescap?s) r?cup?re ses deux enfants et les garde chez lui ? Boston. Celui-ci est? membre de l?assembl?e l?gislative et ?chevin de Boston.

Cr?vecoeur est ing?nieur et g?om?tre, et il travaille dans toute la Nouvelle-Angleterre pour ?valuer la rentabilit? des sols. Ses ?crits t?moignent de sa philosophie d??quit? pour chacun des colons am?ricains. On apprend dans son livre qu?il parle Allemand couramment. Ce livre est une publicit? m?diatis?e pour vendre la Nouvelle Angleterre ? de nouveaux colons venant de partout.

Il raconte entre autre une discussion qui date de 1756 et qu?il traduit dans son livre, o? cinq personnages (Allemand, ?cossais, Fran?ais, Irlandais et Anglais) ?exposent pourquoi ils sont venus en Am?rique. Cette histoire est probablement imaginaire puisqu?en 1754 Cr?vec?ur est? ? Salisbury et que l?ann?e suivante il s?engage pour la Nouvelle-France. De plus, il mentionne ? la fin que le document qu?il traduit, fut compl?tement d?truit pendant la guerre de la r?volution am?ricaine.

Par contre, l?expos? de chacun des personnages indique exactement la philosophie des Francs-ma?ons incluant la libert? de culte qui, selon ses dires existe en Nouvelle Angleterre. Cette histoire vaut la peine d??tre lue?:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k737153/f63.tableDesMatieres

En conclusion, si la Franc-ma?onnerie est impliqu?e dans la r?volution am?ricaine, et la r?volution fran?aise, on peut fort bien y ajouter qu?elle est ?galement impliqu?e dans la conqu?te du Canada. Ce qui explique finalement le fait que notre pays fut conquis suite ? une escarmouche insignifiante au pied des murs de Qu?bec. Escarmouche dont l?opinion de L?vis est la suivante?:

??Il est inou? que l?on rende une place sans qu?elle soit attaqu?e ni investie, alors que cette campagne allait se terminer glorieusement.??

Il est clair que L?vis croyait qu?avec son petit nombre de soldats et ses nombreux et courageux ?Canayens?, il allait chasser les Anglais du Canada. Ce n?est qu?apr?s la ?tra?trise? de la reddition de Qu?bec que les miliciens canayens laiss?rent tomber et pr?f?r?rent le r?gime britannique ? celui de la France, qui elle, venait de prouver incontestablement son indiff?rence?envers?les ?Canayens?.

Ajoutons que ?les ?Canayens? avaient appris, comme les assi?g?s de Qu?bec d?ailleurs, de la part des ?d?serteurs? anglais, que l?amiral Saunders avait pr?vu le r?embarquement des troupes ? partir du 20 septembre?pour ne pas risquer de rester pris dans les glaces et que, effectivement, dans les m?moires de James Murray on d?couvre que celui-ci est grandement ?tonn? de voir, ? partir de son bateau, les portes de Qu?bec s?ouvrir et les habitants faire signe de venir prendre la ville. Les ?Canayens? ne savaient peut-?tre pas ?crire, mais ils savaient tr?s bien que de garder Qu?bec deux jours de plus que le 18 septembre n??tait pas du tout ?impossible? et que les Anglais allaient partir tr?s bient?t. Et cela sans parler de l?arm?e de L?vis qui arrivait pour faire lever le si?ge de la ville de Qu?bec qui ne devait pas ?tre rendue. Encore une fois, cette reddition n?a vraiment aucun sens sauf si les ?Canayens de Qu?bec? veulent le r?gime britannique. Les autres ?Canayens? accepteront d?accepter le nouveau r?gime seulement apr?s ?la bataille de Ste-Foy?.

Derni?re question ? se poser:

Est-ce que l?historien officiel actuel peut d?fendre la possibilit? que les ?Canayens? accept?rent volontairement de choisir le r?gime anglais pour diriger ?leur pays?

Je ne le crois pas; certainement pas au niveau politique du Qu?bec en tous les cas. Car le r?sultat serait alors de r?unir les Canadiens francophones et anglophones en une soci?t? identitaire canadienne autonome, ayant la possibilit? de se lever contre les vis?es imp?rialistes anglo-am?ricaines qui ne sont pas la caract?ristique fondamentale dans l?esprit des vrais Canadiens. Mieux vaut continuer de diviser, avec de fausses interpr?tations, pour mieux contr?ler la population l?gitime du Canada. La recette date de 1837/38 et continue de fonctionner.

Comme toute bonne sauce finit par se g?ter, il est fort possible que la Franc-ma?onnerie originelle, d?fendant l??quit? et la d?mocratie des p?res de la conf?d?ration am?ricaine, ait pu ?voluer jusqu?? nos jours pour devenir le groupe Bilderberg.

Ce n?est pas ? moi d?en faire le lien; je me contente d?en souligner l?odeur.

Amicalement

Andr? Lefebvre

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