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Les ?colos politiques sont des « cr?tins »

Les th?mes ?cologiques b?n?ficient aujourd?hui d?un engouement consid?rable dans tous les domaines, jusque dans le showbusiness o? avec les kits multim?dias film/CD/livre/conf?rence ??Une v?rit? qui d?range?? de l?ancien vice-pr?sident am?ricain et ex-battu ? la pr?sidence Al Gore, ??Home?? du photographe professionnel et g?ographe amateur Yann Arthus Bertrand, ??Le syndrome du Titanic??? de l?animateur TV et gourou de pacotille Nicolas Hulot, pour ne citer que ceux ci, recueillent un succ?s parfois plan?taire assortis de gains financiers substantiels et de dividendes juteux.

L??cologie est ainsi devenue une sorte de tarte ? la cr?me qui se d?place dans les airs et s??crase de fa?on al?atoire sur des visages publics, les ?claboussant de particules politiquement multicolores.

Etymologiquement, l’?cologie est la science qui ?tudie les milieux et les conditions d’existence des ?tres vivants et les rapports qui s’?tablissent entre eux et leur environnement, ou plus g?n?ralement avec la nature. Un ?cologiste est donc avant tout un scientifique sp?cialiste des ?quilibres biologiques de la nature, son objectif principal ?tant de d?tecter, d’analyser et de comprendre leurs fonctionnements. Par une extension de langage regrettable, le terme ?cologiste d?signe aujourd?hui couramment un d?fenseur de ces fameux ?quilibres biologiques et naturels, dans la mesure, bien entendu, o? la preuve irr?futable serait ?tablie de tel ou tel dysfonctionnement par rapport ? un fonctionnement suppos? normal de la nature originelle.

Bien que peu au fait des questions d??nergie, l’homme de la rue est actuellement hyper sensibilis? aux questions d’?cologie, version ??extension de langage??. Mais il ne se rend pas forc?ment compte que ces suppos?s probl?mes sont directement li?s ? la consommation ?nerg?tique. En effet sans ?nergie, pas de pollution, pas de r?chauffement climatique, pas de d?forestation, pas de d?sertification, pas de st?rilisation de terres arables, etc…

Par ailleurs les th?mes ?cologiques souffrent d’une ambigu?t? duale et cong?nitale : la sauvegarde de l’?tre humain passe t’elle avant la sauvegarde de la nature, ou l’inverse? Si nous nous pla?ons d’un point de vue macro-historique, il semble que l’humain ait plus de souci ? se faire pour sa propre survie que pour celle de la m?re nature ou de la terre nourrici?re. Notre plan?te est ?quip?e pour s’accommoder et survivre ? bien des tracas et il est fort probable qu’elle continuera son bonhomme de chemin en d?pit des petits ravages que l’homo ?nergicus pourra lui faire subir (?mission massives de CO2 dans l’atmosph?re, explosions nucl?aires d?localis?es, dilution g?n?ralis?e des organochlor?s et organophosphor?s agricoles dans les nappes phr?atiques, et autres fac?ties humaines somme toute assez d?risoires au regard de l’?crasante immensit? du cosmos). L’?cologiste avis? devrait donc s’inqui?ter pour lui m?me, plus que pour la terre.

La nature se pollue et se ravage elle m?me depuis des si?cles : ?ruptions volcaniques, glaciations, plissements, s?dimentations. Les dinosaures ont sans doute disparus de la surface de la terre ? la suite d’une immense « pollution naturelle » et cosmique qui a dur? plusieurs dizaines d’ann?es. D’un certain point de vue « tout » est naturel. Le p?trole est naturel, les produits chimiques sont naturels, les poisons sont naturels. Tout est naturel puisque tout vient de la nature, m?me les produits de synth?se !…….

Mais il y a plus grave pour les ?colos politiques?: leur discours a de fortes chances de tourner court d’ici quelques ann?es. En effet, leurs pr?occupations ?tant apparues avec la soci?t? ?nergivore, elles dispara?tront forc?ment avec la future soci?t? de la frugalit? impos?e. Pas d’?nergie, pas de pollution! Fin de l’?cologie politique…..

D?un point de vue historique, les pr?occupations ?cologiques sont apparues en France apr?s Mai 68 avec les premi?res remises en cause de la soci?t? de consommation et de son mode de vie. Etaient point?es du doigt?: l?agriculture intensive et les centrales nucl?aires. Les premiers ?cologistes s?attachaient surtout aux effets n?fastes de l?industrialisation sur la sant? humaine, les craintes concernant la sant? de la plan?te ne s?exprimaient pas encore. Mais en se politisant, le mouvement a mis de plus en plus l?accent sur la ??pr?servation de la plan?te??, car certains activistes? se sont aper?u que le sujet ?tait beaucoup plus m?diatique et rassembleur aupr?s du grand public. C?est ainsi qu?aujourd?hui, l??cologie est assimil?e ? la lutte contre un soit-disant ??r?chauffement climatique?? provoqu? par l?homme et suppos? engloutir la terre sous les flots.

Les th?mes ?cologiques envahissent donc tous les domaines, y compris la publicit? pour les shampoings et les eaux de toilette, mais l?homme de la rue reste toujours aussi ignare sur les questions d??nergie, ? tel point qu?un bon trois quart de la population ne sait m?me pas comment est produite l??lectricit?, ?nergie (secondaire) pourtant d?volue ? un futur monopole. Aujourd?hui tout le monde est ?cologiste, soit pour ne pas para?tre idiot, soit pour faire tendance. L??cologie est un cr?neau utilisable ? toutes les sauces, elle a m?me g?n?r? plusieurs partis politiques nationaux ou transnationaux, comme si une science pouvait ?tre politique?! A quand le parti ??m?dical??, le parti ??physique quantique??, le parti ??chimique??, etc?.. La mouvance ?cologiste est disparate, cacophonique, immature et politiquement opportuniste, cela tout le monde le sait, mais elle est ?galement scientifiquement idiote, ce que nous allons nous efforcer de d?montrer.

Catalogue des id?es fausses et stupides des ?colos?:

1. La plan?te en danger

C?est sans aucun doute le plus beau fleuron de ce b?tisier. Comme nous l?avons d?j? dit la terre a 4,5 milliards d?ann?es, et nous serions bien pr?somptueux, juch?s sur le sommet de nos petites 150 ann?es de civilisation technologique, d?imaginer que nous pouvons attenter ? l?existence de notre m?re nourrici?re. Il est bien ?vident que, quelque soient les d?rives destructrices de l?homme moderne, la terre survivra! Nous pouvons bien multiplier les explosions atomiques, les d?forestations et les ?pandages de pesticides ? grande ?chelle,? la nature compensera inexorablement tous les d?s?quilibres par des transformations et des mutations qui d?passeront toujours notre maigre entendement. La pr?tention des ?coloscientifiques, et tout particuli?rement des nouveaux met?rologues informatiques, qui, apr?s avoir usurp? le r?le des climatologues g?ographes, s?attachent ? mettre en ?quation les millim?tres d?augmentation annuels des oc?ans alors m?me qu?ils sont incapables d?expliquer le fonctionnement des nuages, est proprement insupportable. Il devient urgent de faire comprendre ? l?homme de la rue, endoctrin? par les images choc de MM. A. Bertrand, Gore ou Hulot, que? l?esp?ce humaine est peut ?tre en danger (ce qui reste encore ? prouver), mais que la plan?te ne l?est certainement pas! Notre ch?re plan?te peut en effet d?cider elle m?me, d?un seul coup d?un seul, d??lever sa temp?rature de 15 degr?s, de se recouvrir d?une boule de neige, de se retrancher sous les oc?ans, ou de se plisser vers de nouvelles cimes, sans que les mis?rables microbes que nous sommes puissions en ?tre tenus pour les responsables m?me faiblement indirects. Il suffirait pour cela d?un petit ??r?arrangement?? du syst?me solaire, d?une l?g?re modification de l?axe de rotation? autour du soleil ou d?un nouveau ??bombardement tardif??, pour r?gler nos probl?mes de robinets et, tel qu?il en fut des dinosaures, nous effacer du paysage sans m?me avoir eu le temps de dire ouf!

Nous conseillons donc aux ?colos de faire preuve d?un peu plus de modestie et de se pr?occuper essentiellement de la survie de l?homme qui, susceptible d??tre menac?e par des ?v?nements plan?taires semblables ? ceux que nous venons d??voquer, pourrait l??tre de surcro?t par le fait de l?homme lui-m?me, ?colos compris.

2. L?homme en danger

2.1. Les centrales nucl?aires

Pilier historique de l?action ?cologique, le nucl?aire est en passe devenir une v?ritable ?pine dans le pied des verts, les vouant ? la contradiction interne et ? la ridiculisation externe. Quarante ans apr?s les rassemblements de Fessenheim, du Bugey et de Golfech, les ?colos d?couvrent, avec des yeux ronds, que les risques d?accidents industriels dans une centrale nucl?aire ne sont pas plus ?lev?s que les autres risques de bugs du syst?me industriel global, et que finalement la catastrophe de?? Tchernobyl n?est pas forc?ment plus inacceptable que celles de Bhopal, de Seveso, ou d?AZF. Ils prennent acte ensuite que coups de grisou quotidiens dans les mines de charbon chinoises t?moignent du caract?re encore aujourd?hui statistiquement plus meurtrier de l?extraction du charbon par rapport ? la fabrication d??lectricit? dans les centrales nucl?aires. Et ils viennent de se rendre compte, pour finir, que l??nergie nucl?aire n??tant pas ?mettrice de gaz ? effet de serre, se replace du coup en t?te des ?nergies recevables du point de vue? de l??pouvantail CO2, lui m?me devenu ennemi ?cologique n?1 depuis quelques ann?es au point d??clipser toutes les autres menaces environnementales.? Du coup, c?est quasiment la fin de l?hyst?rie anti-nucl?aire chez les ?colos, ? tel point que la future candidate d????Europe Ecologie?? Eva Joly, ne parle plus de ??sortir du nucl?aire??, et a inscrit ? son programme la mesure suivante?: ??on conserve les centrales actuelles, et on verra plus tard si on en construit d?autres?ou pas?. C?est ? la fois comique et lamentable?!

2.2. L?agriculture

Les premiers ?cologistes, non politiques, des ann?es 70 ne se trompaient pas en consid?rant que l?agriculture et l??levage modernes entamaient un processus d?empoisonnement de l?alimentation humaine. Mais l?utilisation massive des engrais, pesticides, fongicides, herbicides chimiques dans la culture des terres, des hormones et des antibiotiques dans l??levage , toujours en vigueur quoiqu?on en dise, n?est plus gu?re d?nonc?e aujourd?hui par le macrocosme ?cologique. Seuls des th?mes p?riph?riques mais beaucoup plus m?diatiques, comme les OGM par exemple, sont exploit?s ? des fins clairement politiques par MM. Bov? & consorts. Le cas des OGM est d?ailleurs symptomatique de la cr?tinisation des ?colos dans le domaine de l?agriculture. En effet, aujourd?hui rien ne prouve le caract?re nuisible ou dangereux des OGM qui constituent par ailleurs une piste int?ressante pour ?viter les traitements insecticides chimiques sur les cultures. L?intervention g?n?tique n?est d?ailleurs pas nouvelle en agriculture, arboriculture, horticulture ou ?levage et la plupart des races animales et esp?ces v?g?tales exploit?es par l?homme aujourd?hui ne sont pas ??d?origine??, mais cr??es par lui ? la suite d?actions qui rel?vent finalement de rien d?autre que de ce qu?on r?pugne ? nommer de la manipulation g?n?tique. Les ma?s g?n?tiquement modifi?s ne sont finalement pas si diff?rents des nectarines, des vaches laiti?res crois?es ou des centaines de vari?t?s diff?rentes de roses fabriqu?es qui n?inqui?tent personne. En fin de compte, les ?colos politiques ne remettent pas en cause les fondements de l?agriculture industrielle et se polarisent b?tement sur des th?mes ??people?? comme la malbouffe, en suivant la banni?re d?imposteurs m?diatiques tels M. JP. Coffe, pourfendeur dominical et t?l?visuel de l?agriculture intensive, mais d?fenseur en 4×3 du discounteur capitaliste? alimentaire Leader Price pour des raisons clairement financi?res et fort peu soucieuses de la bonne bouffe.

3. Le d?veloppement durable

Comme nous l?avons d?j? dit les premiers ?colos furent les ??retours ? la terre?? et hippies post soixantehuitards. Ils n??tait pas politis?s, leur d?marche ?tant avant tout? individuelle, inspir?e par un rejet de la soci?t? de consommation et du style de vie? mega-urbain, et par une recherche de vie autarcique bas?e sur la pratique de l?agriculture biologique.

En politisant l??cologie, qui est une science et pas une doctrine politique, les Verts & autres partis ?colos, ressentirent le besoin imp?rieux de trouver un slogan f?d?rateur susceptible de rassembler les diff?rents courants internes souvent contradictoires parce que pr?cis?ment n?s de cette politisation artificielle et contre-nature. C?est ainsi que le terme de ??d?veloppement durable??, exhum? des propos de Ren? Dumont qui l?employa le premier lors de sa? campagne aux ?lections pr?sidentielles de 1974 mais sans succ?s imm?diat, s?imposa comme id?e-phare de l??cologie politique et guida l?action des minist?res successifs de l?environnement au point de devenir un credo quasi-religieux, v?n?r? dans l?int?gralit? des sph?res politiques de tous bords.

Cette notion rassurante et ?lectoraliste, mais peu cr?dible au vu de la p?nurie ?nerg?tique qui s?annonce dans les prochaines d?cennies, est un stigmate de l?hypocrisie des mouvements ?cologistes, que nous aurons la charit? de bien vouloir consid?rer comme ?tant de la na?vet?, dans la mesure o? nous admettons qu?un na?f est un individu qui, ? force d??tre hypocrite, s?est mis ? croire sinc?rement, avec le temps, ? sa propre hypocrisie.

L??cologie est une science, pas une doctrine politique. Un ?cologiste est un scientifique qui ?tudie les rapports de l?homme avec son environnement, pas un militant pour le maintien de la retraite ? 65 ans ou contre les licenciements ?conomiques. La d?marche de r?cup?ration politicienne de la science ?cologique n?engage que ceux qui la pratiquent mais ces derniers sont n?anmoins parvenu ? fabriquer un sensationnel hochet m?diatique utilisable par les partis de gouvernement pour rass?r?ner et? rassembler des masses.

L??cologie politique ne constitue un enjeu majeur pour les temps ? venir que du point de vue des cercles pr?somptueux et convaincus de la supr?matie de l?homme sur la nature.

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