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Les dangers qui menacent la population!!!

Les dangers qui menacent la population!!!

?

Est-il vrai que les r?gimes sociaux sont menac?s par les gouvernements?

Les r?gimes sociaux canadiens :

(Lu derni?rement) :

L?Assurance emploie

La raison d??tre de l’assurance-emploi veut que les travailleurs paient une cotisation pour ?tre prot?g?s en cas de ch?mage.

La r?alit? est que la moiti? des ch?meurs n’y ont pas acc?s et que tous les gouvernements depuis le d?but des ann?es quatre-vingt-dix ont consid?rablement malmen? ce r?gime social, en plus de d?tourner les surplus accumul?s dans la caisse d’assurance-emploi (plus de 57 milliards de dollars ? ce jour).

De larges majorit?s sociales et politiques se sont exprim?es au Qu?bec et au Canada pour apporter les am?liorations r?clam?es. Malgr? cela, le gouvernement canadien continue ? faire la sourde oreille.

Voyons ce qui en est exactement de ces programmes sociaux (Mes commentaires sont en bleu):

Le r?gime canadien de s?curit? sociale

La s?curit? sociale d?signe l’ensemble de mesures destin?es ? maintenir, prot?ger et ? am?liorer les conditions de vie essentielles. L’expression recouvre plus sp?cifiquement les programmes financ?s et administr?s par l’?tat en guise de compensation pour les pertes de revenus attribuables ? divers facteurs : grossesse, maladie, accident, invalidit?, d?c?s ou absence du soutien de famille, ch?mage, vieillesse ou retraite, etc.

En 1919, le Parti lib?ral f?d?ral s’engage ? adopter une loi sur l’assurance-maladie, sur les pensions de vieillesse contributives et sur l’assurance-ch?mage. Aucune de ces promesses n’est tenue en raison de l’Acte de l’Am?rique du Nord britannique qui, semble-t-il, serait le principal obstacle. Mais le milieu des affaires, qui finan?aient les deux principaux partis politiques, sont l?obstacle le plus important.

En 1945, un programme d’assurance-hospitalisation couvrant l’ensemble des citoyens de la province de la Saskatchewan remporte un franc succ?s. Les autres Canadiens veulent d?s lors obtenir la m?me protection.

En 1957, le gouvernement f?d?ral accepte de partager les co?ts des programmes d’assurance-hospitalisation provinciaux.

En 1961, les 10 provinces b?n?ficient de ce m?me programme. Les services de charit? dans les h?pitaux disparaissent du jour au lendemain, mais les honoraires des m?decins sont toujours hors de port?e de nombreux citoyens. Le gouvernement de la Saskatchewan, une fois de plus pionnier ? ce chapitre, adopte?

?en 1962 un r?gime d’assurance-maladie universel, subventionn? par les deniers publics et administr? par l’?tat.

En 1966, le gouvernement f?d?ral adopte la Loi sur l’assurance-maladie, en vertu de laquelle il contribuera aux programmes d’assurance-maladie des provinces, dans la mesure o? ces programmes, uniformis?s ? l’?chelle nationale, r?pondront aux objectifs qu’il s’est fix?.

En 1969 Une enqu?te du S?nat effectu?e r?v?le qu’un Canadien sur quatre vit en de?? du seuil de pauvret? et que pr?s de deux millions de Canadiens sont des travailleurs ? faible revenu, des gens dont le revenu d’emploi est insuffisant pour qu’ils puissent arriver ? s’en sortir. Des provinces commencent ? accorder un suppl?ment de revenu aux familles ? faible revenu, apr?s v?rification du revenu et des biens. C’est le cas de la Saskatchewan en 1974, du Qu?bec en 1979 et du Manitoba en 1980.

L’inflation, qui atteint les deux chiffres pour la premi?re fois au milieu des ann?es 70, et dont la hausse se poursuit jusqu’au d?but des ann?es 80, a de graves cons?quences sur la population ? revenus fixes. La politique relative aux pensions de vieillesse devient par la suite un enjeu majeur.

Diverses questions sont d?battues ? l’?chelle nationale : l’accroissement de la pauvret? chez les personnes ?g?es et plus particuli?rement chez les femmes ?g?es et c?libataires; l’inqui?tude que soul?ve le co?t du r?gime de pensions dans une population canadienne vieillissante; la n?cessit? de mettre sur pied un r?gime de retraite qui reconnaisse les nouveaux r?les des femmes et, question peut-?tre la plus litigieuse, le fait que la majorit? des r?gimes de retraite priv?s (plus de 14 000), couvrant quelque 4,1 millions de travailleurs, ne sont pas index?s au co?t de la vie, contrairement aux r?gimes de retraite publics.

Les syndicats ouvriers, les organisations d’aide sociale, les groupes de d?fense des droits des femmes, les gouvernements du Qu?bec et de la Saskatchewan, de m?me qu’un rapport d’un comit? s?natorial proposent d’am?liorer le r?gime de retraite public et d’adopter des normes de rendement plus ?lev?s pour les r?gimes de pension priv?s, incluant l’indexation int?grale au co?t de la vie.

Les milieux d’affaires, le secteur ?conomique des pensions et les provinces de l’Ontario et de la Colombie-Britannique favorisent l’approche du march? priv? en mati?re de r?gime de retraite et s’opposent ? toute expansion du r?gime de retraite public. Les repr?sentants des r?gimes de retraite du secteur priv? sont ?galement contre la quantit? de r?glements exig?s des programmes de retraite priv?s et rejettent cat?goriquement les propositions d’indexation au co?t de la vie.

En 1971, l’ensemble des provinces canadiennes adh?rent ? ce programme, conform?ment aux dispositions de cette loi.

Le flot de programmes de s?curit? sociale atteint son point culminant, ann?e de r?vision de la Loi sur l’assurance-ch?mage, afin de lui donner une port?e plus large et d’augmenter les prestations. Depuis ce temps, le syst?me de s?curit? sociale prend du recul. Un ralentissement de l’?conomie, une hausse des taux d’inflation, une r?duction des revenus gouvernementaux et des d?penses plus ?lev?es que pr?vu destin?es ? l’aide sociale et aux prestations d’assurance-ch?mage ainsi qu’un nombre sans cesse croissante de Canadiens ? la retraite donnent lieu ? une campagne orchestr?e par les milieux d’affaires et les grandes compagnies pour une r?duction draconienne des d?penses publiques.

Le gouvernement conservateur, au pouvoir ? Ottawa en 1984, est ? l’origine de ces compressions. Son objectif g?n?ral ?tant d’am?liorer la situation ?conomique canadienne, il identifie quatre faiblesses du syst?me de s?curit? sociale au Canada :

1)le niveau des d?penses est trop ?lev?, (Mauvaise administration)

2) les programmes ne s’adressent pas toujours ? ceux qui en ont le plus besoin, (Mauvaise administration)

3) l’assistance publique est devenue un substitut au revenu gagn? et (Foutaise, c?est son r?le!!!)

4) les programmes de revenu garanti incitent moins au retour au travail et ? l’autonomie. (Foutaise d?magogique)

En 1975 Le f?d?ral propose de partager les co?ts du suppl?ment de revenu, mais les provinces rejettent cette proposition parce qu’elle leur semble trop on?reuse. En r?alit?, tr?s peu d’efforts sont consentis pour aider les travailleurs ? faible revenu, et les enfants qui grandissent dans la pauvret? continuent d’?tre un sujet de pr?occupation. (Inqui?tude superficielle)

Les ann?es 80 sont des ann?es d?cisives pour le syst?me de s?curit? sociale du Canada. Cette d?cennie commence avec un taux d’inflation ? deux chiffres, suivi de la plus grave r?cession ?conomique (1981-1983) depuis les ann?es 30. Il s’ensuit un taux de ch?mage tr?s ?lev?, une r?duction de la croissance ?conomique, une baisse marqu? des revenus fiscaux avec, comme corollaire, une forte croissance des d?ficits gouvernementaux. Devant cette situation, les gouvernements f?d?ral et provinciaux passent les programmes sociaux au peigne fin et mettent de l’avant des politiques de restriction budg?taire. D’aucuns consid?rent les programmes universels telles les allocations familiales et les pensions de vieillesse extravagants dans le pr?sent contexte ?conomique, tandis que d’autres pr?conisent m?me des compressions dans les programmes d’assurance-ch?mage, alors que le taux de ch?mage est de plus de 11 p. 100 au pays. Des propositions visant ? revoir les programmes canadiens de s?curit? sociale pointent ? l’horizon.

??????? Les ann?es 80 sont celles qui r?pandent la notion commerciale que le client est un ? imb?cile ?.

????? S?il n?ach?te pas au prix demand?, c?est un ? con ? et s?il ach?te au prix demand?, c?est un ? cave ?. Notion inculqu?e aux vendeurs ? pression. C?est l?une des raisons fondamentales de l?inflation. Ensuite?a suivit cette philosophie de « performance », c’est ? dire, d?augmenter les profits d?au moins 10% par ann?e, sans n?cessairement augmenter le volume de vente. C?est l?installation du ? Capitalisme sauvage ?. Le gouvernement laisse faire et compensent avec la r?gression des r?gimes sociaux

De l’avis de nombreux observateurs, le r?gime d’assurance-maladie donnant libre acc?s ? une multitude de services m?dicaux est de plus en plus remis en question ? partir du d?but des ann?es 80. Les m?decins exigent des honoraires suppl?mentaires, et des frais d’utilisation des services hospitaliers sont impos?s dans certaines provinces. Ces pratiques ont pour but de pallier l’aust?rit? grandissante des budgets pour la sant?, tant au f?d?ral qu’au provincial.

En 1982 le serment d?Hippocrate est aboli et on installe un nouveau serment pour les m?decins. C?est l?ouverture sur la commercialisation de la sant?.

En 1983 Lorsque le taux d’inflation baisse, les pressions exerc?es en vue d’une r?forme du r?gime de retraite diminuent et aucun changement important n’intervient.

En 1984, avec l’appui de tous les partis politiques, le gouvernement f?d?ral intervient pour endiguer le courant qui menace l’acc?s universel en adoptant la Loi canadienne sur la sant?. Cette loi qui r?affirme le principe d’acc?s universel demande aux provinces d’?liminer les frais d’utilisation des h?pitaux et les honoraires suppl?mentaires des m?decins en trois ans. Il s’agit l? d’une condition pr?alable au partage f?d?ral des co?ts pour les soins de sant? avec les provinces. Dans le cas contraire, les provinces sont p?nalis?es par un montant ?gal au montant factur? aux patients. (Cela semble une r?action politique positive; mais le gouvernement se dit plut?t: ? there?s more than one way to skin a cat!!! ?).

Le gouvernement f?d?ral tente de r?duire son d?ficit en 1984 en d?sindexant partiellement les prestations de pension de vieillesse, mais recule devant le lobby efficace des organismes de d?fense des droits des retrait?s. Pour r?gler le probl?me des retrait?s vivant dans la pauvret?, le gouvernement f?d?ral augmente alors le suppl?ment de revenu garanti de 50 dollars par mois. En 1985, il adopte une strat?gie similaire en d?sindexant partiellement les allocations familiales et le cr?dit d’imp?t pour enfants, et il augmente le cr?dit d’imp?t pour enfant en fonction du revenu.

L’assurance-ch?mage fait l’objet d’une commission f?d?rale d’enqu?te dans les ann?es 80. Des taux de ch?mage particuli?rement ?lev?s amplifient les co?ts de ce programme, et les repr?sentants des milieux d’affaires soutiennent que l’existence m?me de l’assurance-ch?mage contribue ? faire grimper le taux de ch?mage. (Curieux! Le milieu des affaires ne propose pas de taxer la machinerie qui remplace plusieurs employ?s qui payaient des imp?ts??? C?est s?rement un simple oubli de leur part!!)

Le rapport de la commission penche ?galement en ce sens et recommande une s?rie de mesures visant ? r?duire les prestations qui, argue-t-on, encouragent les ch?meurs ? demeurer prestataires plus longtemps que n?cessaire. (Quand?le ? gras dur ? d?une commission d?enqu?te est jaloux du pauvre type qui manque de travail, la logique?devient assez superficielle merci!) La majorit? des membres de la commission recommandent ?galement que les quelque 3 milliards de dollars ainsi r?cup?r?s ? m?me les prestations soient transf?r?s aux programmes de recyclage des travailleurs, de relocalisation ainsi qu’aux programmes de subventions salariales. (C?est ?videmment de la « cr?ation d?emploie » par le gouvernement,?chez les fonctionnaires).

Une minorit? de membres publient un rapport d’avis contraire. Ils font valoir que le taux de ch?mage est le reflet d’une p?nurie d’emplois et de la lenteur de la croissance ?conomique et qu’il n’a rien ? voir avec la motivation personnelle. Ils pressent le gouvernement de rendre l’assurance-ch?mage plus facilement accessible et d’augmenter les prestations. Le rapport de cette commission est rendu public en novembre 1986, mais les propositions de la majorit? des membres sont tellement controvers?es que le rapport est par la suite rel?gu? aux oubliettes. (Ouf! L?attaque ?tait trop frontale; on se reprendra plus tard!).

Un programme visant ? revoir l’ensemble du syst?me de s?curit? sociale canadien fait surface en 1984, ? l’issue du rapport de la COMMISSION ROYALE D’ENQU?TE SUR L’UNION ?CONOMIQUE ET LES PERSPECTIVES DE D?VELOPPEMENT DU CANADA. Ce rapport fait valoir qu’avant la fin du XXe si?cle, le Canada sera forc? d’entreprendre des changements ?conomiques majeurs qui pourraient bouleverser de nombreux travailleurs canadiens et que le syst?me de s?curit? sociale devra ?tre red?fini de fa?on ? mieux refl?ter la r?alit?. (On le voit aujourd?hui; la r?alit? est que les pauvres s?appauvrissent et la classe moyenne devient pauvre).

De plus, les ?conomistes sp?cialistes de la sant? consid?rent qu’une meilleure allocation des ressources existantes est possible et identifient les possibilit?s d’?pargne. Cette initiative visant ? introduire un syst?me de soins de sant? ? deux niveaux au Canada, l’un d?bours? par les patients, l’autre par le secteur public se traduira, si l’on en juge par les exp?riences au Royaume-Uni et aux ?tats-Unis, par un service de premi?re classe dans le secteur priv? pour ceux qui ont des ressources suffisantes, et un service du secteur public se d?t?riorant ? un rythme constant pour la majorit?. Or la population canadienne repousse ce syst?me. Le r?gime canadien d’assurance-maladie demeure, et de loin, le programme social le plus populaire du pays. (Et les h?pitaux commencent ? s?embourber).

La Commission recommande un r?gime de revenu annuel garanti appel? le R?gime universel de s?curit? du revenu, lequel serait financ? et administr? par le gouvernement f?d?ral. Il pr?voit la somme optionnelle de 3 875 dollars annuellement pour tous les adultes et pour le premier enfant d’une famille monoparentale, et 765 dollars pour les autres enfants (9 150 dollars par ann?e pour subvenir aux besoins d’une famille de quatre personnes, sans autre revenu). Ce programme serait financ? en ?liminant certains programmes de s?curit? sociale d?j? existants, et certains all?gements fiscaux seraient ?limin?s. ?tant donn? qu’en 1984, un revenu de 9 150 dollars pour une famille de quatre membres vivant dans un important centre urbain se situe ? 55 p. 100 sous le seuil de la pauvret?, les provinces seraient tenues de compl?ter le manque ? gagner des familles et des personnes sans autres moyens de subsistance que leur prestation du gouvernement f?d?ral. La commission propose d’imposer ces revenus au taux de 20 p. 100. (20% d?imp?t sur un revenu de 55% sous le niveau de pauvret?!!! Et on affirme combattre la pauvret?.)

Ces propositions qui, aux dires de la Commission, sont ? radicales et non superficielles ?, sont toutefois consid?r?es comme trop radicales par les hommes politiques, et le rapport se retrouve finalement sur les tablettes. Une variante des id?es formul?es dans ce rapport pourra ?ventuellement ?tre int?gr?e aux programmes canadiens de s?curit? sociale ? venir, ?tant donn? que le nombre d’emplois permanents et ? temps plein tend ? diminuer. (L?emploi diminue et on envisage d?int?grer des propositions restrictives radicales par la bande!!! Le gouvernement est vraiment l? pour nous prot?ger!!!).

En 1987, la Loi canadienne sur la sant? atteint son but en grande partie. M?me si les tenants des honoraires suppl?mentaires et du ticket mod?rateur affirment que l’on n’a plus la ma?trise des co?ts relatifs aux soins m?dicaux et que des revenus additionnels sont n?cessaires, un examen des d?penses publiques sur les soins de sant? par une commission royale d’enqu?te f?d?rale form?e en 1984 r?v?le une relative stabilit? des d?penses publiques dans ce secteur, depuis la mise en vigueur du r?gime d’assurance-maladie.

C’est dans ce contexte que le gouvernement d?cide de mettre un terme ? l’universalit? des allocations familiales et des pensions de vieillesse pay?es par le gouvernement.

En 1989, il adopte une disposition de r?cup?ration, for?ant les familles ? revenus ?lev?s ? rendre la totalit? des prestations de ces deux programmes universels. La m?me r?gle s’applique aux personnes ?g?es ? revenus ?lev?s.

En 1992, les allocations familiales et le cr?dit d’imp?t pour enfants sont remplac?s par un nouveau programme de prestation fiscale qui pr?voit un revenu mensuel non imposable pour chaque enfant, calcul? d’apr?s le revenu familial net d?clar? dans les d?clarations de revenus de l’ann?e pr?c?dente. Des prestations maximales sont accord?es aux familles ? revenus faibles et mod?r?s, tandis qu’elles sont progressivement r?duites pour les familles dont le revenu familial atteint un plafond fix? ? 25 921 dollars (le revenu moyen par famille est de 38 565 dollars en 1992).

En 1993 Lorsque les lib?raux reprennent le pouvoir, ils poursuivent ce d?sengagement de l’?tat vis-?-vis de l’universalit? des prestations et annoncent en 1996 que le programme de pensions de vieillesse sera remplac? en l’an 2001 par des prestations de la S?curit? de la vieillesse fond?es sur le revenu. Cette br?che faite au principe de l’universalit? des programmes de s?curit? sociale semble ?tre la formule la plus populaire au Canada, celle qui demeure intouchable sur le plan politique. Pourtant, il y a 10 ans, la population tenait les m?mes propos au sujet des allocations familiales et de la s?curit? de la vieillesse. (Preuve que l?opinion publique est bien manipul?e).

En 1994, le nouveau gouvernement lib?ral ? Ottawa rend public un document de travail en vue d’une restructuration du syst?me canadien de s?curit? sociale. Les premi?res cibles de cette r?forme sont le r?gime d’assurance-ch?mage et le soutien du f?d?ral aux programmes provinciaux de la sant?, de l’aide sociale et de l’enseignement sup?rieur. Les pensions de vieillesse ne sont pas abord?es. (On garde ?a pour les ann?es 2000).

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L’acc?s des Canadiens au march? du travail est au centre de cette r?forme. Un constat se d?gage de ce document de travail : les ch?meurs canadiens manquent de formation ou de motivation. On jette le bl?me sur les programmes de soutien tels que l’assurance-ch?mage et l’aide sociale qui seraient ? l’origine du manque de motivation des travailleurs. Ces programmes doivent adopter parmi les types d’aide offerte un caract?re plus ? actif ?. On ne porte que peu d’attention ? la cr?ation d’emploi. (?videmment c?est plus d?magogue de dire que le ch?meur est paresseux.).

Dans ce document de travail, le gouvernement per?oit les m?mes faiblesses que celles qu’ont soulev?es ses pr?d?cesseurs du Parti conservateur 10 ans auparavant.

R?gime d’assurance-ch?mage ? deux niveaux

Le 1er juillet 1996 le gouvernement d?cide de remplacer l’expression ? assurance-ch?mage ? par ? assurance-emploi ?. Ce nouveau syst?me mis en place fait une distinction entre les prestataires ? normaux ? et les prestataires ? habituels ?. Ces derniers sont sujets ? des r?ductions de prestations et, ?ventuellement, ? des v?rifications du revenu. Par ailleurs, l’admissibilit? aux prestations peut ?tre assujettie ? la volont? du prestataire de prendre part ? des projets de travaux communautaires ou ? des programmes de formation. Il ne s’agit plus d’une assurance sociale, mais bien d’une forme d’ ? assistance-travail ?. (Autrement dit : le travailleur n?est plus assur? d?un revenus; ce?qui ?tait le but initial de ce r?gime. Et ?a,?m?me s?il continue de payer cette ? assurance?. C?est un d?tournement de fond ill?gitime rendu ? l?gal ?. Encore plus brillant que les d?tournements de Vincent Lacroix ou de Earl Jones).

R?forme de l’aide sociale

Le r?gime d’assistance publique du Canada (RAPC) ? frais partag?s, mis sur pied en 1966, a pour but d’am?liorer les programmes ordinaires d’aide sociale des provinces commun?ment appel?s l’ ? assistance sociale ?. Le RAPC pr?sente pour la premi?re fois des normes d’assistance sociale ? l’?chelle nationale : pour que le f?d?ral fournisse 50 p. 100 des co?ts de l’assistance sociale, les provinces doivent r?pondre aux besoins financiers, quels que soient les motifs et le lieu de r?sidence.

Cette politique met fin ? la confusion entourant les cat?gories de programmes bas?es sur les pratiques de la loi de l’assistance sociale voulant que les pauvres ? m?ritants ? aient des programmes d’aide distincts de ceux des pauvres ? non m?ritants ? tels que les programmes pour les aveugles, les handicap?s, les personnes ?g?es et les m?res c?libataires avec des enfants.

Ces programmes sont remplac?s par un seul programme d’aide sociale provinciale, qui inclut ?galement la cat?gorie des ? non m?ritants ?, soit ceux qui sont en mesure d’int?grer le march? du travail. Une mesure inusit?e, la proc?dure d’appel, est ?galement institu?e en vertu du RAPC. (En faisant dispara?tre la notion ? m?ritants ? on remet tout le monde dans le m?me panier et on peut se servir des caract?ristiques du ? non m?ritant ? pour juger tout le monde. Devraient suivre des ? compressions ?).

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Le 1er avril 1996 Deux programmes de transfert f?d?raux depuis longtemps en vigueur sont abolis, soit le financement des programmes ?tablis, en vertu duquel le f?d?ral transf?rait de l’argent dans des programmes provinciaux de sant? et de l’enseignement sup?rieur, ainsi que le r?gime d’assistance publique du Canada, par lequel Ottawa partageait les co?ts de l’assistance sociale provinciale et de multiples services sociaux connexes dans une proportion de 50 p. 100. Pour suppl?er ? ces programmes, un m?canisme de financement global est mis en place, le transfert canadien en mati?re de sant? et de programmes sociaux (TCSPS), en esp?ces et en points d’imp?t, mais le budget allou? ? cet effet subit une importante baisse de 7 milliards de dollars ?chelonn?e sur deux ans, soit de 1996 ? 1998. Par ailleurs, le TCSPS stipule que les standards nationaux pour la sant? seront maintenus, mais dans les faits, tous les standards du RAPC sont abolis, sauf un.

?????? Ce qui laisse les provinces libres de d?penser cet argent l? o? elle le d?sire. Encore des d?tournements de fonds ? l?gaux ?.

Il reviendra aux provinces de r?partir ce qui reste des paiements de transfert du f?d?ral. Certaines, comme l’Ontario et l’Alberta, ont d?j? d?cid? de sabrer dans les paiements d’aide sociale aux familles et aux personnes les plus d?munies, tandis que la Colombie-Britannique, dans un geste de d?fi ? l’endroit du gouvernement f?d?ral qui n’a maintenu qu’un seul standard du RAPC, exige, depuis le 1er d?cembre 1995, que les b?n?ficiaires soient r?sidents depuis au moins trois mois avant d’?tre admissible ? toute forme d’aide sociale.

Sabrer dans les prestations d’aide sociale est politiquement facile, sinon avantageux, du fait que notre perception de la PAUVRET? est encore ancr?e ? la mentalit? qui pr?valait au XIXe si?cle.

Toutefois, lorsque les compressions dans les TCSPS commenceront ? frapper les provinces, les protestations politiques seront difficiles ? ma?triser. L’enseignement sup?rieur et les services de sant? touchent un segment de la population qui fait beaucoup plus de bruit. Les d?fenseurs de l’aide sociale craignent que la sant? et l’enseignement sup?rieur ne r?coltent l’argent destin? ? l’aide sociale, afin d’apaiser la col?re des d?fenseurs de ces services. Certains voient dans ces transferts f?d?raux et les quelques conditions s’y rattachant une tentative de la part d’Ottawa de calmer les nationalistes qu?b?cois qui se rebiffent ? la moindre interf?rence du f?d?ral dans un domaine de juridiction provinciale. (Calmer les nationalistes qu?b?cois en diminuant les budgets de transfert au Qu?bec, faut quand m?me avoir une logique sup?rieure!!!)

D?penses relatives aux programmes sociaux trop ?lev?es?

Si l’on compare les d?penses relatives aux programmes sociaux du Canada ? celles d’autres soci?t?s industrialis?es, le Canada occupe une position m?diane. Pour les trois cat?gories suivantes : a) une famille ? faible revenu, dont la m?re est le seul soutien de deux enfants; b) une famille ? salaire unique et irr?gulier; et c) une famille dont le soutien est depuis longtemps sans travail, les fonds publics sont moins g?n?reux au Canada que dans huit autres pays de l’OCDE.

S?curit? sociale au Canada : une nouvelle orientation

L’?volution de la s?curit? sociale au Canada depuis le milieu des ann?es 70, et plus particuli?rement dans les ann?es 80 et 90, est ax?e vers ce que R.M. Titmuss d?signe comme le ? mod?le de politique sociale de la servante ?, c’est-?-dire que l’on consid?re les programmes sociaux comme le prolongement de l’?conomie.

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La flexibilit? du march? du travail est la cl? de la prosp?rit? dans un contexte d’?conomie mondiale, dit-on aux Canadiens. Tout programme social qui fait entrave ? la flexibilit? tels les prestations d’assurance-ch?mage trop g?n?reuses ou des paiements d’aide sociale ? passifs ? doivent ?tre revus. (Curieux tout de m?me : on souligne le ? trop g?n?raux ? sans parler du ? trop co?teux ? pour celui qui paie et n?y a pas droit).

D’apr?s le ? mod?le de la servante ?, les prestations doivent ?tre pay?es selon ? le m?rite, la performance au travail et la productivit? ? plut?t qu’en fonction des besoins. (On ne peut demander plus ? g?n?reux ? sinon plus ? ?quitable ? pour avoir pay? une ? assurance ?).

C’est dans cette perspective que la nouvelle ? assurance-emploi ? entre en vigueur en 1996. Elle p?nalise toutefois les travailleurs saisonniers, m?me dans les r?gions o? les possibilit?s d’emplois sont inexistantes. Le concept d’assistance-travail, une id?e v?hicul?e en Am?rique et qui fait maintenant son chemin au Canada, est ?galement derri?re cette initiative qui exige des b?n?ficiaires de l’aide sociale de travailler ou d’obtenir une quelconque formation pour ?tre admissible aux prestations.

Bien que l’on reconnaisse l’importance de la formation, ces programmes d’assistance-travail sont critiqu?s aux ?tats-Unis, car ils ne r?pondent pas aux normes ?tablies et offrent peu d’espoir de mener ? des emplois correctement r?mun?r?s. L’id?e sous-jacente ? l’obligation de travailler pour ?tre admissible aux prestations d’aide sociale est que les pauvres sont paresseux et qu’ils se servent du filet protecteur de l’aide sociale comme d’un hamac.

On oublie que durant la Deuxi?me Guerre mondiale la liste des rationnaires avait fondu comme neige au soleil devant la multitude de possibilit?s d’emploi que l’effort de guerre avait entra?n?es dans son sillage. Cette exp?rience aurait pourtant d? mettre fin ? un tel sectarisme. (Vous sous-entendez une administration logique et ?quitable au gouvernement. Vous r?vez!!! Le gouvernement d?fend des int?r?ts financiers particuliers).

Un mod?le de s?curit? sociale tout ? fait diff?rent et plus r?pandu dans les pays d’Europe de l’Ouest est ax? vers l’int?gration et la redistribution et offre des services universels multiples. Ce mod?le lutte contre l’exclusion sociale, vise l’?galitarisme et cherche ? sortir les familles et les personnes seules de la pauvret?.

Les cas d’exclusion sociale abondent au Canada : les sans abri; les enfants qui grandissent dans la pauvret?, les habitu?s des banques alimentaires et l’arm?e des sans emploi en sont autant d’exemples.

(Tir? du texte de DENNIS GUEST)

En 1999 Les profits n’?tant pas suffisant, on prod?de ? une « r?actualisation » du serment d’Hyppocrate au Qu?bec. Le m?decin n’a plus aucune responsabilit? envers le malade et c’est une ?re nouvelle pour BIG PHARMA. D’ailleurs, ce n’est plus un serment mais une « affirmation solennelle ». Voir:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Serment_d’Hippocrate

solennel, adjectif
F?minin?elle.?
Sens 1?C?l?br? publiquement avec apparat. Ex Une c?l?bration solennelle

C’est-y assez « solennel » pour lui remettre votre vie?entre les mains?

?????? Si vous avez bien lu, il est clair qu?? chaque fois que le gouvernement fut oblig? de faire un pas vers l?am?lioration de la qualit? de vie du citoyen, il y a quelqu?un qui travaille en douce pour reprendre et d?tourner?l?argent attribu?e ? ces fins.

????? Le plus notoire de ce qui est d?crit plus haut est que l?inflation est toujours l?excuse qui permet de diminuer l?efficacit? des r?gimes sociaux. Et pourtant, l?inflation est directement reli?e, non pas aux travailleurs, mais bien?aux administrateurs financiers.

???? Au lieu de travailler ? am?liorer les finances pour g?n?rer des profits, ils agissent comme des hy?nes qui s?approprient du moindre morceau de chair qui reste sur l?os social.

???? Et comme depuis une dizaine d?ann?es, les profits honn?tes ne sont pas suffisants, on cr?e des monopoles, plus ou moins publics, et on hausse le co?t des produits artificiellement.

??? R?sultat les pauvres deviennent mendiants et la classe moyenne devient pauvre.

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?????? On remarque ?galement que depuis les ann?es 70, les gouvernements se joignent au secteur financier pour acc?l?rer le processus.

????? Voil? pourquoi la population se d?sint?resse de la politique. On essaie d?oublier l?existence du bourreau qui finira bien, un jour, ?par nous attraper tous, individuellement.

????? Ce n?est pas vrai que nous ne pouvons pas nous d?fendre. Ce n?est pas vrai que nous devons accepter de choisir des dirigeants limit?s ? des partis qui jouent le jeu du ? bon ? policier et du ? mauvais ? policier. Nous?avons la possibilit?d’inscrire notre droit le plus fondamental dans la d?mocratie, c?est ? dire notre droit de

??????????????????????????????????????????????????????? !!!!!VETO!!!!!

?

??????? V?to est un mot latin qui signifie : Je refuse?Je m?objecte!!!! Si vous inscrivez veto sur votre bulletin de vote, les autorit?s ne pourront pas cacher ce rejet du syst?me actuel ind?finiment.

?????? De sorte qu’?ventuellement, nous pourrons r?installer une vraie d?mocratie qui, au minimum, adoptera la r?gle de ? Une voix = Un vote ?.

????? Ce qui est le minimum exig? en vraie d?mocratie.

???? Nous pourrons alors poursuivre le r?ajustement social par la suite et cr?er une soci?t? prop?re, juste et ?quitable..

Amicalement

????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? Elie l?Artiste

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  1. avatar

    Oui, je sais que cet article est un peu long; mais il résume l’histoire des régimes sociaux qui sont en train de disparaître.

    Je trouve cela très important d’en faire le point.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

  2. avatar

    http://www.youtube.com/watch?v=5kwA-CwFK5A

    P. Krugman Income Inequality and the Middle Class

    La classe moyenne est une construction, et tout ce qui en découle une double illusion …

    qu’il faut défendre …

    ( qu’il aurait fallut défendre durant le passage a la société du tertiaire ou l’on a domestiqué les gens, atomisé l’individu et les forces des syndicats :

    pas besoin de syndicat dans le tertiaire

    pas besoin de repos dans le tertiaire : 12 heures par jours c’est normal …

    bienvenu dans le monde que vous avez participez a crée …

    Je vise certaines personnes agées qui se sont fait baisé par des idéologies, et des belles paroles… et qui se réveillent après la retraite …

  3. avatar

    Y’a queckun qui s’est fait baisé, ça c’est certain.

    Comme on l’explique sur le lien video, la classe moyenne fut une création causée par la crise et la guerre, à partir de 1930 jusqu’en 1980. Des hommes se sont battus pour la créer.

    Ensuite « l’orateur » de Princetown, dit bien, qu’à partir de 1980, c’est la politique qui est responsable de la production de l’inégalité sociale qui se poursuit toujours actuellement.

    Notons qu’il spécifie que c’est une mentalité qui s’est développée à partir des USA.

    Notons également que lorsqu’il mentionne le mot « Canada », il explique à ses « génies en herbe » que cela est un pays situé au nord des USA et où on parle une langue sensiblement semblable à leur. Preuve qu’à Princetown on est au fait de la société internationale.

    Donc, depuis 1980, la politique développe l’inégalité sociale. C’est également ce qui découle dans l’article plus haut.

    Par conséquent, il faut être très jeune pour affirmer et reprocher aux « anciens » de s’être fait baiser. Si on part de 1980 et qu’on ajoute 18 ans pour atteindre la majorité, on obtient 1998.

    Ce sont donc ceux qui, aujourd’hui, ont 31 ans et moins, qui se sont fait baiser par la politique qui furent bernés par des idéologies imbéciles; et ce depuis qu’ils ont la majorité et ça continue.

    Il serait peut-être bon qu’ils fasse comme leurs « ancêtres » et défendent les droits que ces « anciens » leurs ont acquis. Pour l’instant, il semble que ceux qui se lève pour les défendre soient des « personnes âgées » qui refusent d’être des « brebis » bonnes pour la casse et qui n’ont pas acquis l’habitude d’être bernés.

    Nous sommes dans le monde que nous avons créé, mais qui, depuis les années 1980, s’attend que les nouveaux adultes défendent ces acquis qui ont coûté la vie à une majorité de leurs parents. Et non que ces nouveaux adultes acceptent que la politique du capitalisme sauvage soit en train de tout détruire.

    Réveillez-vous!!!

    Amicalement

    Elie l’Artiste