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Les souliers d?beu (Boeufs)(1)!! Les ??Canayens??

Les fr?res LaVerendrye au pied des Rocheuses

Les souliers d’beu (b?ufs)

Mai 1760 :

Une troupe de combattants form?e de soldats fran?ais et 2,751 miliciens ??Canayens ? arrivent dans le petit village de Cap Sant? situ? entre Qu?bec et Trois-Rivi?res.

Ils viennent de remporter une victoire sur les Anglais qui occupent Qu?bec depuis l?ann?e pr?c?dente.? On appelle cette victoire, la bataille de Ste-Foy.? Ils assi?geaient la ville, quand trois navires de renforts britanniques arrivent sur le fleuve St Laurent le 15 mai.? Ils durent abandonner le si?ge et se retirer, sous les ordres de L?vis, vers Montr?al le 17 mai.

Dans cette bataille, les pertes s?estimaient ? 193 morts et 640 bless?es.? Leur s?jour ? Cap Sant? ne sera qu?un transit.

Fran?ois-Gaston de L?vis, commandant de l?arm?e fran?aise au Canada depuis la mort de Montcalm, avait pris l?initiative, l?ann?e pr?c?dente, d’?tablir un fort au village de Cap Sant?, o? il venait maintenant se r?fugier avec les troupes.? On avait appel? ce fort?:? Le Fort Jacques Cartier.

M. le cur? Fillion assurait l?administration de cette paroisse depuis fin septembre 1752.? En 1760, il avait commenc?, depuis 5 ans, les travaux de construction de l??glise paroissiale.

Lors de la construction du fort, on l?avait soulag? (contre r?mun?ration) de tout son ??stock?? de bois de construction.? Le fort fut ?difi? en 1758 sur le site de l?ancienne maison de Fran?ois Pich?.

C?est un certain M. Renaud, ma?on, qui avait eut la charge de construire l??glise.? Elle fut finalement termin?e en 1763 par un d?nomm? D?carreau .

Dans la troupe, qui y fait le transit de 1760, se trouve, parmi les miliciens ??Canayens??, un d?nomm? Michel Lefebvre, natif de Cap Sant? et baptis? en 37 par le cur? Fillion, revenant chez son p?re pour la dur?e du Transit.

Assis, sur une grosse chaise de bois, ses pieds chauss?s de ses ??souliers d’beu???mont?s sur le poteau de la galerie, chargeant sa pipe de la blague qu?il venait de sortir de sa ceinture, il songeait au combat que lui est ses amis venaient de livrer ? Qu?bec.

La bataille de Ste Foy.

http://faculty.marianopolis.edu/c.belanger/quebechistory/encyclopedia/BatailledeSainteFoySte-Foy-GuerredelaConquete.htm

A) James Murray se porte ? l?attaque, le 26 avril, ? la t?te de la garnison, laissant environ 400 combattants sur place: il s’avance sur deux colonnes avec 3,000 hommes, 22 pi?ces de canons et obusiers.? A cette vue, M. de L?vis renvoie le gros des siens sur les Plaines d’Abraham.? Murray d?veloppe sa ligne principale sur un quart de lieue, en avant des Buttes ? Neveu: quatre bataillons et les Montagnards ?cossais, command?s par Burton, se placent ? sa droite, ? cheval sur la route de Sainte-Foy; quatre bataillons, sous les ordres de Fraser, prennent position ? gauche, ? cheval sur le chemin Saint-Luc; plus deux bataillons de r?serve.? De plus, la droite ?tait couverte par le corps d’infanterie l?g?re du major Dalling, et la gauche par la compagnie de Rangers et 100 volontaires de la garnison.? L’ordre de l’attaque est alors donn?.

B) L’avant-garde fran?aise de dix compagnies de grenadiers s’?tait mise en ordre de bataille, en partie dans une ancienne redoute au levant du Foulon et en partie dans la maison et le moulin Dumont. Les trois brigades de droite s??taient ? peine form?es au moment de l’assaut des Anglais.? Le g?n?ral Murray s’applique ? enlever le moulin par des forces sup?rieures.? Mais L?vis se replie du moulin sur la lisi?re du bois en arri?re, afin de rallier les brigades qui arrivaient de ce c?t?.? C’est durant ce recul que Bourlamaque tombe gri?vement atteint d’un boulet qui tue son cheval sous lui.? Ses troupes, rest?es sans recevoir d’ordre, voyant vers les b?timents les grenadiers aux prises avec un ennemi double en nombre, s’?lancent d’elles-m?mes ? leur secours: en face des Montagnards, les grenadiers attaquent au pas de charge: maison et moulin sont pris et repris plusieurs fois ? l’arme blanche; enfin, ils leur restent et ? leurs officiers, le capitaine d’Aiguebelle et le colonel d’Alguier; ils y p?rirent presque tous.

C) Pendant cette action, M. de L?vis lan?ait une partie de l’aile droite contre la redoute qu’elle avait abandonn?e pour se replier; elle est reprise par les Canadiens ainsi que le bois ? pic sur le bord du fleuve, sous la conduite de M. de Saint-Luc entour? de ses Sauvages.? Le feu devenant tr?s vif, les miliciens se couchaient ? plat ventre pour recharger leurs armes et se pr?cipitaient ensuite pour fusiller les canonniers sur leurs pi?ces.? Les Montr?alais, anim?s par M. de Repentigny, se distinguent, malgr? la mort du colonel R?aume, en arr?tant seuls en rase campagne le centre de l’arm?e ennemie. Le mouvement offensif de Murray avait ?chou?.? Les Fran?ais allaient assaillir ? leur tour.? Le chevalier ordonna de refouler l’aile gauche du chemin Saint-Louis sur celui de Sainte-Foy ? la ba?onnette: il voulait la culbuter dans la vall?e Saint-Charles. Le colonel Poulhari?s, avec une brigade, fond sur les Anglais, traverse leurs rangs et les met en fuite.? M. de L?vis, t?moin de la d?bandade de l’ennemi, enfonce sa droite et la pousse de front: la d?route des Anglais est compl?te.

D) Les Franco-Canadiens les poursuivent au pas de course; mais la fuite est si rapide et les portes de la ville si proches qu’ils n?ont put r?ussir ? intercepter l’entr?e aux fuyards.? L’ennemi laissa aux mains des vainqueurs artillerie, munitions, outils de retranchement, les morts et une partie des bless?s: 1,124 en tout ou, plus du tiers de l’arm?e.? D’apr?s l’aveu de John Knox dans son Journal, les Fran?ais auraient pu reprendre Qu?bec en y p?n?trant sur l’heure: ils ?taient ext?nu?s.? Ils eurent 833 hommes tu?s ou bless?s, parmi lesquels un chef de brigade, six chefs de bataillons, 96 autres officiers, n’ayant eu d’ailleurs ? opposer aux 22 canons de Murray que trois petites pi?ces de campagne, tra?n?es ? bras dans les marais de la Suette.? Les Sauvages, qui s’?taient la plupart tenus dans le bois de Sillery durant le combat, se r?pandirent sur le champ du carnage pour lever les chevelures: M. de L?vis fit cesser ce massacre, d?s qu’il en fut inform?.? L’action avait dur? presque deux heures.

Analysons?un peu cette bataille.

En A) James Murray sort de la ville et attaque avec une force inf?rieure de soldats.

En B) James Murray r?ussit son coup et Levis se replie pour rallier ses brigades. Bourlamaque est bless? lors de ce recul (On doit bien comprendre ??retraite ?).

En C) Les ??Canayens ? reprennent les positions, que L?vis avait abandonn?es, sous la conduite M. St-Luc de la Corne sieur de Chaptes et de Saint-Luc.? Cet homme, et son fr?re Louis n? au Fort Frontenac, sont deux des grands h?ros ??Canayens?? m?me si leur nom para?t Fran?ais.? Ils ont deux autres fr?res, n?s eux-aussi au Canada.? Leur p?re Jean Louis de la Corne, ainsi que ses quatre fils re?urent la ??Croix de St-Louis?? pour leur m?rite.

Donc M. de la Corne, pendant que les soldats fran?ais se replient, reprend les positions que ceux-ci avaient abandonn?es.? Les montr?alais avec M. de R?pentigny arr?tent seul, en rase campagne, le centre de l?arm?e de James Murray.? Ce sont ces deux membres de nos anc?tres Canadiens, avec leurs ??Canayens?? et ??sauvages?? qui font ?chouer le mouvement offensif de Murray, et personne d?autre.? John Knox dit que les Anglais ?taient ext?nu?s et que les Fran?ais auraient pu reprendre la ville ? ce moment-l?.? C?est donc assez clair.? Ce ne sont pas les portes qui ?taient trop proches; c??tait les soldats Fran?ais qui ?taient trop loin.

Quant ? la fa?on ??Canayenne?? de combattre, on en a une petite id?e avec la description de l?attaque de M. de R?pentigny.? Ses hommes tiraient pour ensuite se coucher par terre afin de recharger.? C??tait plus intelligent que de rester debout en disant:???? votre tour messieurs les Anglais??. Du moins, c?est ce qu?en pensait Michel assis sur sa chaise.

Apr?s ces faits d?armes des ??Canayens??, les Fran?ais sont revenus ? la charge pour nettoyer le terrain.? Les ??Canayens?? poursuivirent, au pas de course, les fuyards vers la ville mais ??les portes ?taient trop proches??.? On doit lire plut?t que les Fran?ais ?taient trop loin derri?re les ??Canayens??, pour que ceux-ci risquent, seuls, ? entrer dans la ville o? d?autres soldats, en pleine forme, (les 400 laiss?s dans la ville par Murray) les attendaient en plus de ceux qui s?y ?taient r?fugi?s.

Voil? donc le vrai ??portrait?? de la principale victoire ??de la France ? contre les Anglais apr?s la prise de Qu?bec.

Tenant sa pipe de la main gauche, Michel la tirait doucement laissant s??chapper un filet de fum?e qu?il rattrapait dans ses narines.? Son p?re Jean-Baptiste, ?g? de 58 ans et sa m?re Marie-Louise Gignac ?g?e, elle, de 60 ans ?taient fiers de leur fils.? Car il combattait pour d?fendre leur beau pays o? ils vivaient tous, compl?tement libres.? Ses fr?res combattaient ?galement, mais dans l?ouest; l??o? ils faisaient la traite des fourrures.

Tous les ??Canayens?? poss?daient cette notion de ??libert? que rien ne pouvait contrecarrer et que personne ne peut d?savouer.? Il y avait bien ces Fran?ais qui disent contr?ler ce qui se passe dans le pays, mais, en r?alit?, ils ne contr?lent pas grand-chose.? Ils se contentent de prendre ce qu?ils peuvent tirer des Seigneurs et des habitants en diff?rentes taxes et surtout, s?affairent ? empocher l?argent envoy? par le roi de France pour ??aider la colonie??. Le seul repr?sentant du roi qui avait ?t? valable, aux yeux du p?re de Michel,??tait Jean Talon.? Le premier « intendant » nomm? en Nouvelle France.

En fait, la plupart des ??Canayens?? font la traite des fourrures qu?ils vendent ? Albany.? De sorte que ces familles vivent bien, malgr? la disette caus?e par les magouilles des autorit?s fran?aises.? Par contre, cette guerre de la France avec l?Angleterre chambarde cette vie autonome des ??Canayens??.? Surtout que cette guerre diminue le produit des r?coltes et ?fait dispara?tre les animaux d??levage qui servent ? nourrir les combattants.? Tout ?a ? cause de ce foutu bandit de Georges Washington qui avait laiss? tuer Joseph de Jumonville par un chef ??sauvage??, quand il ?tait d?j? bless?.

? ce moment-l?, de Jumonville, accompagn? d?une trentaine d?hommes, venait vers Georges Washington,? uniquement pour lui signifier de quitter les territoires?de la Nouvelle France.? Et m?me si personne n??tait encore en guerre, Washington lui avait tendu une embuscade, avait tir? sans sommation et tu? neuf Canayens? en plus de blesser de Jumonville.? Ces neuf ??Canayens?? sont?:? Desroussel et Caron de Qu?bec, Charles Bois (Charlebois), de Pointe-Claire, J?r?me de La Prairie, L’Enfant de Montr?al, Paris de Mille-Isles, Languedoc et Martin de Boucherville, et LaBatterie de Trois-Rivi?res.? En plus, cet ignoble Washington avait abandonn? les cadavres des ??Canayens?? en p?ture aux loups.

Le fr?re de Joseph de Jumonville, Louis Coulon de Villiers, se rendit ? Fort Necessity avec 500 hommes pour capturer?ce r?pugnant?meurtrier.? La fureur des Canayens monte alors ? son comble apr?s la d?couverte des cadavres abandonn?s.? Lorsqu?ils arrivent ? Fort Necessity, que l?imb?cile de Washington avait fait construire dans une d?nivellation de terrain inondable, les Canayens se mirent ? tirer dans le fort ? partir d?une colline bois?e, en surplomb, tout pr?s.? Gr?ce ? leurs yeux de lynx de francs-tireurs, 31 soldats de Washington sont tu?s et celui-ci capitule tr?s rapidement.? Les Canayens ne perdent que trois hommes.

Louis Coulon de Villiers esp?rait que Washington ne signe pas les aveux ?crits du meurtre de son fr?re?; mais le rus? Washington signa.? De sorte que lui et son groupe furent rel?ch?s pour qu?ils puissent retourner au Maryland.? Plus tard, le fourbe dira qu?il a sign? un papier ?crit en fran?ais, langue?qu?il ne comprenait pas.? Ce fut l?excuse employ?e pour que son aveu sign? ne soit pas reconnu comme valable.

Dans l?esprit de Michel, Louis de Coulon aurait d? l?abattre sur le champ, d’un coup de tomahawk, avant m?me de lui laisser la parole pour n?gocier.

? quoi tu penses, gar?on??

Le p?re Jean baptiste ?tait appuy? sur le chambranle de la porte et regardait son fils qui fumait.

J?pense ? c?te guerre qui nous r?garde pas et qu?on est oblig? d?gagner parce que le Roy Anglais veut prendre les territoires du Roy Fran?ais.

Michel tendit sa blague vers son p?re en disant?:

-Veux-tu charger, l?p?re??

-J?ai pas ma pipe; merci quand m?me.? Vous avez gagn? la bataille ? Qu?bec c?t?ann?e; j?me d?mande pourquoi vous n?avez pas gagn? l?ann?e pass?e ?

-L?ann?e pass?e ???? On aurait gagn? si le Fran?ais nous avait attendu.? Il para?t qu?il dormait pendant que Wolf s?installait sur les Plaines d?Abraham.? Il est arriv? ? 10hre et Wolf ?tait l? depuis 4hre du matin.? Il aurait d? dormir jusqu?au lendemain.? On aurait gagn? la bataille c?te fois-l? aussi !

As-tu d?j? vu les Fran?ais se battre, le p?re ?? C?est pas croyable !? Ils se placent debout, devant l?ennemi, en pleine clairi?re et les deux camps se tirent dessus ? qui mieux-mieux.? Ils sont compl?tement marteaux ces commandants-l? !

-C?est comme ?a qu?ils se battent dans les vieux pays, Gar?on.? Ils appellent ?a l?art de la guerre.

-L?art de se faire tuer, ouais !? Y a des arbres tout le tour des Plaines d?Abraham.? Si on avait ?t? l?, les Anglais auraient piqu? du nez sans qu?on perde un seul homme. Maintenant, ? cause de cette imb?cillit?, on risque de se faire battre par les Anglais.

-Tu penses qu?on va la perdre,?la guerre ?

-J?sais pas, mais si on continue de se battre comme dans les ??vieux pays?? on n?a pas grand chance.? C?est ce que nous dit Luc de la Corne, en tout cas.

-De la Corne, c?est celui qui m?ne un r?giment de ??sauvages?? ?

-Ouais !? Pis lui, je te jure qu?il sait se battre.? C?est un vrai lion de montagne.? Il est n? dans l?ouest je pense.

-Qu?est-ce qu?il dit de la guerre, lui ?

-Il dit qu?on l?a d?j? perdu ? cause de Montcalm.

-Comment ?a ?

-D?apr?s lui, si Montcalm avait attendu juste une journ?e, on aurait battu Murray en Septembre.? On s’serait ravitaill? avec les prises de guerre et on?s’rait descendu?au lac Ontario, o? on aurait rameut? les trappeurs du coin et on aurait ?limin? les 11,000 soldats d?Amherst.

-Onze mille c?est une grosse arm?e, gar?on.

-Pas si on est dans le bois, le p?re.? Nous autres, on aurait ?t? au moins 8,000.? Amherst n?aurait pas eu de chance debout dans la clairi?re.? Apr?s ?a, Haviland au lac Champlain avec ses 3,400 hommes, c?aurait ?t? une partie de chasse aux canards.

-Ts? Gar?on, des fois j?me d?mande si ?a serait pas mieux que les Anglais gagnent la guerre.

– Moi aussi l?p?re. Surtout depuis que j?ai vu comment l?Angleterre s?occupe de leurs colons ? Albany; j?pense que ?a s?rait pas mal mieux.? Y en a plusieurs qui pensent comme to? l?p?re.? Tu sais comment le commerce est prosp?re au New England ?? C?est pas mal mieux qu?icitte.? Mais c?est quand m?me pas une raison pour se faire battre par des piquets rouges d?bouttes dans prairie !? Les gars du New England ont de la mis?re ? s?d?cider de passer les Alleganies.? Ils viennent, asteure, parce que des ??Canayens?? sont install?s partout l?-bas.? Avant ?a, on voyait pas d?Anglais.? C?est m?me des protestants fran?ais, pis des allemands qui ont travers? ces montagnes-l?, en premier, pour aller s?installer dans le bois.

Les Anglais sont bons pour organiser le commerce, nous autre on est bons avec la traite et les ??sauvages??; pis y a rien qui nous arr?te.? Tu le sais bien,?t’as qu’? penser aux?deux fr?res LaV?rendrie qui se sont rendus jusqu’aux montagnes Rocheuses en 43.? Ces deux-l? se battent ? nos c?t?s actuellement.? J?te dis, si on nous laissait se battre ? not? mani?re, les Anglais retourneraient se?tirer les uns les autres,?dans les ??vieux pays??, pis pu icitte !

Ils entendirent un voix de femme qui criait?: ??-La table est servie, les hommes; attendez pas que ?a soit frette pour venir manger.??

-Ta m?re nous appelle, Gar?on.? On en reparlera une autre fois.? Viens souper !

-J?esp?re qu?la m?re a sorti son p’tit lard.? C?est elle qui fait le meilleur !

-L?, gar?on, tu dis vrai !

Les deux hommes entr?rent dans la maison et referm?rent la porte.

Nous, on se revoit prochainement.? Je pense que j?ai un? petit creux.

Amicalement

Elie l?Artiste

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    SylvainGuillemette

    «Ses hommes tiraient pour ensuite se coucher par terre afin de recharger. C’était plus intelligent que de rester debout en disant: « À votre tour messieurs les Anglais »

    Effectivement! Bonne tactique!

    «Tous les « Canayens » possédaient cette notion de « liberté » que rien ne pouvait contrecarrer et que personne ne peut désavouer. »

    Ils n’étaient donc pas libres pour vrai. Et n’oublions pas qu’à cette époque, les terres du monde entier ne sont pas toutes découvertes, on ne se pile pas encore sur les pieds. Et on n’a donc pas à conjuguer avec l’humeur de tout le monde à la fois. Il est plutôt facile d’échapper à la seigneurie, avec un peu de courage, et en s’éloignant de celles-ci. D’ailleurs, il y a beaucoup de récits intéressants, de gens fuyant ces colonies ou ces seigneuries. Chose à peu près impossible aujourd’hui.

    «En plus, cet ignoble Washington avait abandonné les cadavres des « Canayens » en pâture aux loups.»

    Triste ironie! Les Irakiens sont laissés, assez souvent, en pâture aux chiens errants de Bagdad. Mon ami ayant fait Kandahar il y a deux ans, dit qu’il y a aussi des cadavres, en Afghanistan, laissés en pâture aux chiens afghans. L’histoire se répète, enfin, ses sordidités.

    Excellent texte André, là, je suis comblé. Ça me rebrasse l’histoire du Québec, que je n’ai pas retenue, faute d’inattention. Excellent!