Accueil / T Y P E S / Articles / L’entropie

L’entropie

 

Je pense avoir déjà mentionné que l’entropie n’est pas une « chute » vers le désordre, mais plutôt une augmentation de précisions qui ajoute de la complexité à nos observations.

Ce qui laisse entendre que plus nous nous rapprochons du début de l’Unive3rs, moins le sujet est complexe ; je préfère dire que plus le sujet se simplifie. Il est donc illogique de tenter d’expliquer notre Univers actuel en étudiant ce que nous observons actuellement. Mieux vaut partir du début.

Il est préférable de choisir un évènement défini, d’en distinguer les lois de base et de reproduire logiquement le parcourt évolutif de son début qui a mené à l’évènement observé.

L’un des meilleurs évènements à étudier, qui est très révélateur, est le « trou noir » ; nous y reviendrons éventuellement.

Pour l’instant regardons une photo des tout premiers millénaires de l’univers (378,000 ans) :

Nos scientifiques voient cette photo comme représentant l’Univers n’ayant aucune structure. Personnellement je la vois comme présentant une structure des plus simples :

Les pixels de la photo sont soit verts, rouge ou noirs.

Ce qui détermine la couleur de chacun des pixels est sa température. Les rouges sont plus « chauds », les verts sont plus « froids » et je soupçonne les noirs de ne pas avoir de température.

La question est de savoir « pourquoi » les rouges sont plus chauds que les verts ?

Voici la photo prise par le satellite Planck :

Cette photo nous présente quelque chose d’assez remarquable qui n’est jamais spécifié.

Vu globalement, les regroupements d’espace rouges paraissent installés comme des « continents » sur une mer verte. En d’autres mots, ils semblent surgir de la mer verte. J’ai tenté de voir la partie verte comme « surgissant » d’une mer rouge sans y parvenir. Tout le « vert » communique partout sans être séparé par du « rouge ». Ce qui est le contraire des parties rouges qui sont isolés les uns des autres, par regroupements.

Quant aux partie « noires » (encerclées de blanc), elles me semblent comparables aux profondeurs de l’océan.

Évidemment tout ceci n’est qu’une impression résultant de l’observation de la photo. Voyons les données scientifiques, additionnelles aux températures, que nous fournit la science.

Gardons en mémoire que la densité de l’Univers, à l’époque de la photo, est beaucoup plus importante qu’aujourd’hui. Néanmoins les différences de densité sur cette photo sont minimes et sont révélées par les infimes différences de température.

Quelques informations fournies par la science expliquent les anisotropies (rouge – bleu) sur la photo.

La principale, à mes yeux, est la polarisation.

Qu’est-ce qui peut créer les anisotropies qui entrainent la polarisation ?

La cause première est les différences de densité. Ce qui signifie que les parties plus « chaudes » (rouges) sont plus « denses » que les parties plus « froides » (bleues).

Et nous avons, jusqu’ici, toujours rencontré le facteur « gravitationnel » comme cause d’une augmentation de densité, ou encore, l’expansion comme cause d’une diminution de densité.

La polarisation sur les photos de WMAP et PLANCK a démontré, chez les deux, un mouvement vers le centre (centripète) pour les parties « rouges » (donc plus chaudes) et un mouvement vers l’extérieur (centrifuge) pour les parties « bleues ».

Il est facile de comprendre que les parties démontrant un mouvement centrifuge (les parties bleues) perdent de la chaleur plus rapidement que les parties ayant un mouvement centripète (les parties rouges).

Pour les parties « noires », elles ne semblent pas avoir de polarisation ; du moins, les scientifiques considèrent ces parties comme étant un « mystère ». Mais si elles n’ont pas de polarisation, cela signifierait qu’elles ne sont pas électromagnétiques ; donc représentent une période avant que l’Univers devienne électromagnétique. Autrement dit : avant l’arrivée de la gravitation « centripète ».

Pour comprendre la photo, il faut être conscient qu’elle représente l’histoire de l’Univers à partir de son apparition à 10^-45 sec après l’instant zéro. Et les scientifiques ont récupéré des informations qui s’appliquent à partir de ces tout premiers instant.

Ils ont déterminé qu’au départ, notre Univers manifesta une « période radiante » qui dura jusqu’à 10^-36 sec après l’instant zéro. Cette période « radiante » indique un mouvement venant de partout en allant dans toutes les directions. Donc un mouvement dont la direction est « indiscernable ». C’est exactement ce qui existait avant l’arrivée du gluon qui possédait une orientation intrinsèque vers son centre (centripète). La période « radiante » fut celle où seule l’expansion composait notre Univers.

À 10^-36 sec, le gluon s’insère dans l’univers toujours affublé de cette « radiance » ; autrement dit : en expansion en y ajoutant sa propre « entité ».

Le gluon bidimensionnel est déchiré par l’expansion, en deux « faces » contraires ; tel qu’une réflexion dans un miroir.

Chacune de ces deux « faces » se transforme en particules très massives appelées quarks Top/AntiTop. Ils produisent leur propre « espace » qui s’ajoute à l’espace universel.

L’expansion, diminuant continuellement la densité de l’environnement de ces particules « massives », les oblige à délester une partie de leur « masse » sous forme de boson W, laissant une particule résiduelle moins massive qu’on appelle quark Bottom et AntiBottom. Cela résulte en ajout additionnel de nouvel espace »

L’expansion étant constante, la densité de l’Univers continue de diminuer, et les particules massives doivent continuer de délester une partie de leur masse en produisant d’autres particules de plus en plus « moins massives ». Le processus continue d’augmenter l’espace universel.

Le nombre de particules massives augmente de façon exponentielle, augmentant le volume d’espace de l’univers global. C’est la période d’inflation.

Durant cette période, le champ gravitationnel de plusieurs des particules massives, fait une liaison avec d’autres particules produisant des particules « exotiques », dont les « pentaquarks ».

Ceux-ci ont une durée de vie 5 fois plus longue que toute autre particules ; de sorte que pendant qu’un grand nombre de particules et d’antiparticules s’annihilent, une grande portion échappent au processus, protégée à l’intérieur des pentaquarks, parce qu’un « Anti pentaquark » ne peut pas exister.

Le pentaquark est composé d’un méson charm + un proton. Lorsque le méson charm se désintègre en quarks et antiquarks Strange, le proton est libéré du pentaquark et a survécu à l’annihilation.

Le champ gravitationnel du proton capture rapidement un électron et produit un atome d’hydrogène.

Il est clair que tout ce parcours évolutif n’est pas celui vers le « chaos », mais bien une complexification résultant d’une définition de plus en plus précise des constituants de la matière.

De plus, cette définition n’est pas un parcours dû au hasard, mais simplement une suite « normale » et « inévitable » de conséquences dues à l’expansion de l’Univers à partir de 10^-45 sec après l’instant zéro.

Si nous continuons cette visualisation du parcours plus longtemps, nous arriverons à aujourd’hui où la définition est tellement précisée que les données nous semblent un méli-mélo indescriptible.

La réalité est que ce « méli-mélo » est la totalité des possibilités qui a survécu à la loi de « viabilité » déterminée par la densité décroissante de l’Univers causée par son expansion.

Rien n’est livré au hasard puisque toutes les possibilités du moment sont produites, ne laissant que celles qui sont viables pour continuer le parcours. Les « non-viables » sont simplement recyclées en énergie.

Finalement, l’entropie est une conséquence naturelle et normale lors d’une évolution positive.

Amicalement

André Lefebvre

A propos de Andre lefebvre

avatar

Check Also

Coke en stock (CCCLVI) : retour sur une affaire exemplaire…

Des avions qui circulent avec de la coke dedans, ça se produit tous les jours ...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *