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Centpapiers

  • L’énigme Égyptienne (11) Non mais, quelle bouillabaisse!!!!

    6 septembre 2010 | 0 commentaire(s) | vu 1 487 fois

     http://www.ankhonline.com/sahara_1.gif

      Non mais!!! Quelle bouillabaisse!!!

             Le début du Pluvial II (tchadien) redonna au Sahara, vers – 9 000, une intense vie végétale et animale.  Cette situation se maintient de –6 500 à –3 100 environ.  De la fin du Tardiglaciaire (vers –11 000 ans) à l’affaissement de la culture bovidienne (vers le milieu du 3ème millénaire av.J.C.) (-2 500 av.J.C.), le plateau saharien connaît plusieurs vagues de peuplement.  Vers –9 000 ans, il y eu à l’époque un réchauffement général de la planète.

            Parmi les populations du Sahara, on distingue :

      Les chasseurs : ils sont les auteurs des plus anciennes gravures rupestres obtenues par incision et martelage.  Le style est naturaliste. La culture des chasseurs semble s’être éteinte vers 7 000 av.J.C. Les chasseurs sont déjà au Sahara entre –40 000 et –21 000 BP (-38 000/-19 000 av.J.C.).

     À remarquer que -40,000 ans est l’époque où Néanderthaliens et Homo sapiens cohabite la région du Nil. Tout dernièrement une découverte au sujet de l’ADN des Néanderthaliens indique qu’il possède une petite portion commune avec l’homme moderne. On ne retrouve pas cette « portion » commune chez les noirs d’Afrique. Ce qui laisserait entendre que les « éleveurs » noirs du Sahara sont arrivés en Égypte seulement après la disparition des Néanderthals.

     Les pêcheurs : généralement aniconiques, ils sont à l’origine des plus anciennes céramiques du Sahara.  Celle de Tiltekin (Ahaggar) est datée de –7 200, celle de Tin-Thora (Acacus) date de 7 100 av.J.C. La présence des pêcheurs au Sahara est attestée par les filets représentés à l’Oued Djorat/Tassili.  Leur rattachement au moyen Nil réside dans le fait qu’au moment de l’occupation du Sahara par le désert du Tardiglaciaire, dans le moyen Nil se développe une culture basée sur l’exploitation des cours d’eau.  Les centres nilo soudanais de cette culture sont des campements de pêche (Catfish caves) comme Khartoum et Es-Shaheinab. De là, cette culture descend le cours du Nil et arrive en haute Égypte. Les pêcheurs développent des industries capsoïdes.  Le Capsien kenyan (8ème -6ème millénaires) travaille surtout l’obsidienne, pierre qu’utiliseront plus tard les embaumeurs égyptiens de la période dynastique. C’est dans les Catfish caves soudanaises que ces pêcheurs se sont mis à l’élevage (de chèvres d’abord) pour «améliorer» leur nourriture.  Là réside une certaine difficulté quand il faut distinguer les stations de pêcheurs/éleveurs et de pasteurs. 

     Note : Nous verrons qu’il y a eu un «Pharaon» prédynastique appelé«Poisson-chat» ou «Catfish».

     Les pasteurs bovidiens : premiers cowboys « à pied » du Sahara, développent la culture bovidienneIls sont les auteurs des peintures rupestres dans lesquelles prédomine la silhouette d’animaux domestiques.  Leurs tableaux expriment le plus le genre de vie néolithique au Sahara, terre de pastoralisme et (?) de nomadisme.  La culture bovidienne coïncide avec l’apogée du Néolithique saharien.  Elle constitue le Néolithique moyen de –3 500 à –2 000/1 500 av.J.C, environ. 

    Les bovidiens sont les auteurs des peintures, ils cohabitent souvent avec des populations encore chasseurs qui réalisent encore des gravures dont les sujets sont la grande faune sauvage.  Les silhouettes dominantes de leurs tableaux étant celles du bœuf domestique sont la preuve la plus consistante pour parler de Néolithique au Sahara.

             Par contre la date de -3,500 est trop tardive pour s’appliquer au début de l’Égypte, car déjà des « Horus »,  près de 2000 ans auparavant, avaient envahit l’Égypte.

                La provenance du Bovidien depuis le moyen Nil explique le fait qu’au Sahara le Néolithique à l’état pur n’est attesté qu’au sud, à Asselar, Taferjit, Meniet, Amekni, Toboï, Gabrong et Délébo.  Le Tibesti lui-même est tourné vers la moyenne vallée du Nil.  Aussi, ses stations rupestres sont sur le flanc oriental du massif, face au cours du Nil.  Ici, la culture bovidienne est datée de –6 000 av.J.C.  Les Bovidiens(-3,500) ont coexisté(???) dans le bas Sahara avec des chasseurs(-7,000) qui conservèrent pendant longtemps un genre de vie épipaléolithique.  Ces derniers sont les auteurs de tableaux comme celui de Ain Naga représentant un bubale.  Les Néolithiques qui occupaient le Thalweg ont représenté, dans la même station, un bélier à sphéroïde. 

               Au terme de cette étude, le Sahara ancien, celui d’avant le désert, affirme son appartenance raciale et culturelle à l’Afrique noire.

     Ce qui est assez facile à voir sur les fresques suivantes.

     

            Personnellement, je ne vois aucun inconvénient à ce qu’il y ait une culture noire en Afrique.  Je suis même prêt à affirmer que la civilisation Égyptienne fut influencée par cette culture noire. Difficile de dire autrement, puisqu’il y eu des rois égyptiens qui étaient de « l’ethnie » noire. 

     - Merde !  On ne sait plus quels mots employer pour être «politically correct» !

          En té kas !  Il y avait des noirs en Afrique à l’époque!! Et ils faisaient de l’élevage de bœufs et de magnifiques peintures sur des rochers autour de 3 500 av.J.C.  Mais ils n’ont pas inventé les boutons à quatre trous, puisque, comme vous pouvez le voir, ils étaient nus.  Voilà !

     Vous croyez que ce qui précède était un brouillamini? Attendez voir :

     Le prédynastique «primitif»

             La première étape, le prédynastique primitif, du milieu du VIe (-5 500) au milieu du Ve millénaire (-4 500), voit le dernier stade de l’évolution du Fayoum A dans le Nord et du Badarien (d’après le site de Badari) dans le Sud.

             Les populations du Fayoum vivent davantage de la pêche et semblent posséder une meilleure technique dans la fabrication des vases de pierre et des armes et outils en silex. Le travail des métaux dans la vallée du Nil, où habite une population se rattachant au groupe hamitique (représenté aujourd’hui au Nord par les Berbères et au sud par les Somalis et les Gallas), coïncide avec l’arrivée d’une nouvelle race, probablement sémitique.

            Cette vague d’immigration serait venue par la mer Rouge et le désert oriental à la hauteur de Coptos, en provenance de la péninsule arabique, selon certaines hypothèses, ou bien de la Syrie en ayant traversé le désert palestino sinaïtique selon d’autres.

             On se rend bien compte, qu’en réalité, cette nouvelle race sémitique vient bien de l’Est, mais de beaucoup plus loin, c’est à dire : du Golfe Persique et du Croissant fertile.  L’arrivée « par la mer Rouge » ne signifie que l’arrivée par bateaux qui est effectivement le meilleur moyen de faire le trajet.  On comprend plus facilement, maintenant, pourquoi on soupçonne que la métallurgie fut importée de Mésopotamie.  La fusion des deux races formera un peuple égyptien composé essentiellement d’agriculteurs installés le long des rives fertiles du Nil.  Cette période est marquée par la naissance d’une écriture hiéroglyphique.

            Les bases de la culture pharaoniques, tant sur le plan politique, artistique et religieux, sont établies au cours de la période comprise entre le septième et le quatrième millénaire avant Jésus-Christ.  Quelques grandes étapes marquent cette période prédynastique.  Elles tirent leur nom des sites où elles sont particulièrement attestées.  On notera Badari, Amratien et Gerzéen (Nagada II) dans la vallée du Nil et Merimde ainsi que Omari dans le Delta.

           L’organisation progressive du pays au cours de la période prédynastique s’opère sur la base de principautés aux nomes réunis pour l’essentiel en deux royaumes, celui du Nord (sans doute dominant culturellement) (Encore une fois, la culture évoluée est près de la mer) et celui de Sud.  L’Égypte sera plus ou moins unifiée à l’issue de plusieurs conflits armés.

             Voilà ! On a déjà vu plus haut ces «cultures» jusqu’au Gerzéen et nous n’aurons pas à y revenir.

     Poteries Nagadiennes (Ou Gerzéennes, si vous préférez)

             L’autre genre de poterie (à droite) qui me semble moins …belle : 

             Mais belle ou pas, on y faisait de la bière, du pain, de la métallurgie et le tout était souvent transporté par bateaux.

             Vers –4 500 avant notre ère, l’Amratien, deuxième étape du processus d’unification, se fait sans modifications profondes. La vallée s’ouvre sur l’extérieur par besoin de matières premières : en Nubie, probablement par caravanes, à l’Ouest en passant par les oasis, au bord de la mer Rouge, dans le Sinaï etc.  L’exploitation des carrières, localisées dans des zones éloignées des terres cultivées, oblige les Égyptiens à organiser de véritables expéditions au cours desquelles ils doivent s’assurer le contrôle des lieux d’extraction et des voies de transit.

            On a vu que ce concept «d’expédition» se manifestera encore pour la «conquête» du territoire égyptien lors du Gerzéen.

            Cette contrainte déterminera l’un des aspects majeurs de la politique extérieure des pharaons afin de garantir ces zones contre les incursions de peuples étrangers. Mais cette contrainte à l’envahissement existait déjà avant le Gerzéen. Probablement depuis, en fait, la montée du niveau Méditerranéen, c’est à dire -9,000 av.J.C.

             La vaisselle de pierre trouvée à El-Amra prête à penser que les relations entre les groupes culturels du Nord et du Sud se sont intensifiées.

            Le Gerzéen : La découverte de la culture d’El-Gerzeh permet de déterminer une troisième période, le Gerzéen, qui correspond à la seconde phase de Nagada (ou Nagada II) (-3 500).

    À noter que le Gerzéen est parfois Naqada I, parfois Naqada II et parfois NaqadaIII. Si vous n’avez pas d’objection, je considérerai le Gerzéen comme étant simplement le Naqada, sans tout ce brouillamini !

            Le Gerzéen (Nagada) diffère par la production d’une céramique qui développe des motifs stylisés : géométrisants pour reproduire des thèmes végétaux et naturalistes pour représenter la faune (autruche, bouquetins, cervidés). De plus, les poteries et les palettes de fard s’animent de personnages et de barques transportant des emblèmes divins.

     Voici que nous avons la confirmation que les « dieux » arrivent pas bateaux

            Durant le Naqada II (-3 500), ils apprennent à maîtriser l’irrigation. 

             Quelle coïncidence!!!, c’était aussi cette maîtrise qui fut acquise par les hommes de Mésopotamie, à la même époque.

             Encore une fois, on divise, on définit, on sépare, on revient, on retourne, mais en fait tout le Moyen Orient de l’époque vit de façon semblable avec les mêmes instruments en leur donnant différentes caractéristiques décoratives.  Ce n’est pas plus compliqué que cela ! Par contre en lisant la présentation officielle, on s’y perd complètement. Mais qu’arrive-t-il si on demande l’opinion des gens impliqués? 

            Selon les Sumériens, la houe et la charrue leur furent données par les dieux.  L’agriculture en Égypte, dans ce cas, serait donc elle aussi une influence de la Mésopotamie. Par contre, nous on sait, maintenant, que cette influence est originaire des plateaux continentaux. Ce qui n’empêche aucunement que les dieux aient donné l’agriculture à ceux qui habitaient les plateaux continentaux vers –15 000 av.J.C. Ou encore, que les « dieux » en question, soient des « survivants » de la civilisation qui fut inondée par la fonte des glaciers vers -10,000. évidemment.

            Comme on peut le voir, on ne peut pas effacer, aussi facilement, les « dieux » des premières civilisations en restant honnête intellectuellement.

            Parce que, quitte à me répéter,  si jamais nous sommes obligés de déménager à cause d’un cataclysme provoquant la montée des niveaux océaniques, nous apporterons notre histoire avec nous, là où nous nous établirons. Nous serons, alors, dans la même position que les fuyards de la Mer Noire. De sorte que même si d’autres « génies, plus tard, disent que notre histoire de « boîtes avec des images en mouvements », par exemple, est invraisemblable et «élucubratoire», elle restera quand même une réalité que nous aurons préservé dans nos récits.

            Voici une poterie très curieuse; du moins à mes yeux, et datant du Naqada I : Elle devait servir à mélanger deux liquides mais… lesquels ?        À moins qu’elles ne soient pas communicantes mais rattaché tout simplement pour être plus stables lorsqu’elles sont sur une table ou sur le sol ?

    http://www.desir-egypte.org/albumneo/images/nagada7.jpg

                  Voyons maintenant une palette de fard de l’époque prédynastique (vers la fin)

                  On dit que le taureau représente le Pharaon; mais…il n’y avait pas de Pharaon à l’époque; il y avait des roisDe plus, ces rois étaient considérés comme des dieux; donc, le taureau représente un dieu.

                 Le dieu taureau le plus ancien connu est Enlil, le dieu sumérien.  Sur cette palette, on voit le dieu en train d’écraser un ennemi que l’on a identifié comme un Libyen parce qu’on attribut le taureau à un Pharaon. Mais cet ennemi porte une barbe qui est à la mode sumérienne.  De plus la facture du dessin se rapproche définitivement de ce qu’on retrouvera dans la civilisation assyrienne 2 000 ans plus tard. Cette palette de fard, malgré qu’elle fut trouvée en Égypte est définitivement Sumérienne.

                Elle pourrait alors représenter simplement la manifestation du pouvoir d’Enlil sur les Sumériens. (Possibilité que l’on verra très près de la réalité Égyptienne vers -5,300 av J.C.)  Parce que c’est exactement la réalité, les dieux sumériens écrasaient leurs « serviteurs » appelés « têtes noires ».  Et comme cette palette fut trouvée en Égypte; elle indique un lien «culturel» beaucoup plus important que nous le pensions entre le prédynastique égyptien et les premiers Sumériens, ou si vous préférez la civilisation d’Obeid. 

             L’Égypte, après avoir été conquise par les «Mésopotamiens» fut-elle une «colonie» des dieux sumériens ? Nous verrons que la tradition apporte une « nuance » à cette possibilité.

             Par contre, encore une fois, la solution traditionnelle n’est pas considérée, parce que cette  question ouvre la porte, aujourd’hui, à l’élimination des confrontations de «possessions culturelles nationalistes». Celles-ci n’existaient pas à l’époque; mais nous les constatons dans toutes les «interprétations» actuelles sur les origines des civilisations. Toutes les nations, où résident ces anciennes civilisations, veulent posséder la première et la plus évoluée civilisation, indépendante de toutes les autres qui existaient à l’époque.

              Nous constatons, de plus en plus, que cela n’est pas possible, car les relations et interactions entre toutes ces « cultures » nous laissent entrevoir une source civilisatrice unique pour toutes.

            La culture Nagada usait beaucoup de couteaux de cuivre et d’autres artéfacts en cuivre.  Les Nagadiens font du commerce avec l’Asie et la Mésopotamie.  De sorte que des changements radicaux sur les couteaux, les dagues et la poterie sont apportés par ces Nagadiens.  Ce sont eux, également qui apportent l’emblème d’Horus, le faucon et l’emblème d’Hathor, la vache. Dans les inhumations on distingue clairement une classe d’élite dans leur société. On verra sous peu qu’il n’est plus possible de ne pas accepter l’apport Sumérien en Égypte.

             À Nekhem (Hierakonpolis) on retrouve un complexe de palais Nagadien dédié à Horus.  Le complexe est semblable à celui construit pour le Pharaon Djoser.  Une grande cour ovale entourée de différentes constructions comme pour le rituel royal de Djoser. Ceci est donc certainement l’origine du système de royauté égyptien. Il faut se rappeler que les rois égyptiens ne seront appelés Pharaon (Grande-Maison) qu’à l’époque d’Hatshepsout; auparavant ils portent le nom d’Horus.

              Les tombes deviennent des répliques des demeures terrestres comportant meubles, amulettes, figurines et objets d’apparat décorés de thèmes représentant des animaux (lions, taureaux et bovidés, hippopotames, faucons…) «qui symbolisent les divinités».

            Cette opinion est très discutable puisque les villes adoptaient comme symbole un animal.  Rien ne prouve que ces animaux aient été considérés comme des divinités.  Ce qui n’est pas le cas d’Horus qui était considéré comme un « dieu ». Il faut donc se brancher. Est-ce que c’est Horus qui est un dieu ou si ce sont les hippopotames, les crocodiles, les chats etc?   Moi je veux bien que Dieu soit partout, mais ce n’est pas une raison pour le voir dans tout !  Le castor est l’ancien emblème du Canada; cela n’en fait pas un « dieu » du canada; pas plus que la feuille d’érable, soit dit en passant.

    -3,300 ans : Les Égyptiens nagadiens (gerzéens) subissent l’influence des Sumériens par des contacts dans la zone syro-palestinienne. ?  Ils commencent à fabriquer des sceaux cylindriques et des palettes zoomorphes en pierre pour broyer des fards.  Par contre l’utilisation des poteries «black top» (voir ci haut) est en régression.

    Personnellement, je date l’influence sumérienne beaucoup plus tôt. En fait, 2000 années plus tôt.

            Voici une preuve de l’influence sumérienne sur la période prédynastique égyp-tienne.  C’est le couteau en ivoire de Gebel el Arak : Le personnage en haut est définitivement sumérien; et il tient dans chaque main un lion; ce qui ressemble étrange-ment aux représentations de Gilgamesh.

             L’Égypte de cette époque est alors divisée en plusieurs royaumes.  Le royaume de Bouto, dans le delta, où l’on adore la déesse cobra Ouadjet et le dieu Osiris (culte ? du serpent), et le royaume de Gerzeh puis de Tarkhan dans la région memphite (sud du delta).                   

              Êtes-vous assez mêlés maintenant? Eh bien, personnellement, je ne sais plus du tout vers quoi je me dirige. Il est évident que j’ai trop énuméré de données officielles pour y comprendre quelque chose de logique.

             Nous essaierons de clarifier encore plus, la situation au prochain article. C’est une promesse que je vous fais. Ne désespérez pas.

     Amicalement

                                                                        Elie l’Artiste

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