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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
14 novembre 2008 |
9 commentaire(s) |
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La pauvreté de masse n’est pas seulement un problème de répartition de richesses, mais aussi le résultat de l’évolution démographique. L’équation : « démographie, ressources naturelles, pollutions » n’a pas de solution. Nous sommes condamnés à accepter une pauvreté de masse croissante et des mécanismes naturels de régulation de la population (guerres, épidémies) – qui pourraient un jour rappeler l’hécatombe de la « grande peste » du seizième siècle.
Nous vivons un cauchemar, mais nous prenons des pilules pour ne pas le voir en nous repliant dans un dolorisme compassionnel : la faim dans le monde, la pauvreté de masse, l’accès à l’eau, la santé, etc., autant de faits qui s’enracinent dans la démographie et que nous traitons avec des remèdes qui n’ont d’autre but que nous donner bonne conscience.
D’ailleurs le système capitaliste n’a rien à craindre de cette dérive démographique qui lui procure de la force de production et une extension de ses débouchés. Nous refusons donc à poser ce problème, comme nous nous refusions avant la crise financière à voir les dérives du système financier. Que trois, puis cinq et plus, milliards d’individus passent quelques années sur cette terre comme des damnés, cela n’est pas une contrainte pour le système capitaliste, mais un facteur de développement.
Une révolution copernicienne est donc à faire en ce qui concerne la démographie : si nous prétendons prendre la planète en main, il nous faut aussi assurer, au-delà de l’écologie, l’équilibre entre les ressources naturelles et la population, les pollutions et la population. Deux enjeux qui nécessitent une prise de conscience mondiale, non pas seulement des pays industrialisés mais aussi des plus pauvres, de ceux dont la démographie interdit précisément tout développement durable.
C’est pourquoi l’élite mondiale croit depuis au moins les années 1920 jusqu’à aujourd’hui en l’eugénisme, doctrine qui fut tout d’abord appliquée aux États-Unis et ensuite importée par l’élite nazi en Europe. Leur plan avoué dans leurs propres documents est de réduire la population mondiale de 80-90% par voie de famines, guerres, bactériologique, radiation nucléaire, contamination de la chaîne alimentaire, de l’eau et de l’air pour ne nommer qu’eux.
Quelle joie.
02:25, le Lundi 17 novembre 2008Non, je suis convaincu que « l’élite mondiale » croit en la science et à l’éducation, facteurs déterminant pour infléchir la courbe démographique. La volonyé est politique, ce qui suppose une prise de conscience des populations.
03:42, le Lundi 17 novembre 2008Pour une fois, je suis d’accord avec M.Rayban.
Je dirais que l’équation : « surpopulation, ressources naturelles, pollutions » n’a pas de solution durable d’autant que nos ressources energetiques en pétrole auront disparu dans un siècle ou moins.
Maintenant nous sommes des animaux supposés les plus intelligents alors j’espère que la population mondiale reviendra progressivement à 1 milliard d’individu comme au début du XIXe siècle sans guerre ou catastrophe environnemental mondial.
06:21, le Lundi 17 novembre 2008Réduire les naissances avec la contraception là ou la natalité est trop forte (>2).
Le problème de l’explosion de la natalité se situe surtout en Asie et Afrique. L’Inde a triplé sa population en 3 ou 4 générations. La Chine avec sa politique de l’enfant unique a connu une croissance plus modéré. Pour l’Afrique, il faudrait assujettir l’aide humanitaire et sanitaire occidentale à une politique régionale de contrôle de natalité.
Sinon l’apocalypse environnemental fera ce travail pour nous.
07:29, le Mardi 18 novembre 2008Je suis d’accord avec ce billet.
Je présume que la classe dirigeante (élite ou whatever) est assez intelligente et a les moyens de se payer les meilleurs spécialistes dans tous les domaines, et donc je pense que ces zèlites mènent ce « dossier » selon leurs valeurs, priorités, et ainsi de suite.
Selon moi ce système hiérarchique est infantilisant. Et je n’essaie surtout pas d’insulter qui que ce soit. Cette soi disant « démocracie » est une farce, et le peuple en est la dinde. Bon, elle était facile celle-là mais j’aime l’image !
Je pense qu’il n’y aura rien qui s’améliorera tant que chacun(e) n’aura pas repris toutes ses responsabilités, et ainsi, toutes les libertés et pouvoirs qui viennent avec.
Je pense que ce fil de discussion est un pas dans la bonne direction. Je sais que ce n’est pas le seul, et tant mieux.
Je pense aussi que nous devons revoir de fond en comble cette manière de vivre, cette culture.
En fait, moi je préfère l’abandonner tout simplement et créer quelque chose de plus humain, mais ça c’est moi et mes quelques autres semblables, mais bon…
Il est clair, selon moi en tous cas, que cette manière de vivre est non viable. C’est, en quelque sorte, une culture d’occupation. Et une fois qu’ elle a épuisé et détruit son écosystème, elle implose ou s’exporte vers un autre territoire/écosystème et c’est comme ça depuis apparemment au moins 6 000 ans. Sauf que là, une fois qu’on aura épuisés Tous les écosystèmes que nous occupons, où irons nous ? Car si, par malheur, on trouvait un remplacement aux combustibles fossiles actuellement indissociables de notre approvisionnement en nourriture, la couche de terre arable de tous les écosystèmes actuellement surexploités continuera quand-même à disparaître.
Pensons au « Croissant Fertile » qui est apparemment le berceau de la civilisation. On ne l’appelle pas croissant fertile pour rien. Avant d’être épuisés par une sur-exploitation agricole (entre autres j’imagine, mais sûrement l’élément majeur de sa mort), ces milieux naturels étaient riches. Maintenant, et depuis ce temps, c’est plutôt désertique.
Anyway, tout ça pour dire que plus tôt nous nous reprendrons en mains, nos mains, et non celles d’une classe dirigeante élitiste : élitiste non seulement envers sa propre espèce, mais également envers Toutes les espèces, plus tôt nous pourrons faire quelque chose et adoucir l’avenir des prochaines générations, humaines et non humaines. Du moins celles des espèces qui resteront, car au rythme d’environ 200 espèces que cette culture tue à tous les jours…
Je pense que homo civilitus doit au moins se souvenir qu’il est lui aussi un des membres de son milieu naturel, et qu’en agissant en empereur envers les autres habitants de la Terre qu’il considère comme des choses à utiliser comme bon lui semble, il ne fait que reporter son suicide à plus tard. Bien sûr, seulement après avoir emporté pratiquement toute la famille avec lui…
11:58, le Jeudi 20 novembre 2008Les actions humaines relèvent du travail de Sisyphe, et conduisent souvent à des échecs. Mais nous avons le devoir de tenter, car, nous, les riches, nous ne serons pas épargnés, mais entraînés avec la grande masse de l’humanité pauvre dans cette « révolution naturelle »..
Le stoïcien chercherait une voie moyenne parmi tous les périls et les contradictions pour donner à tous les hommes leur part de bonheur. Mais ne sommes-nous pas des épicuriens ou des cyniques, ignorant notre environnement naturel, en train d’écrire en toute conscience la chronique annoncée de la fin de notre civilisation, en jouissant au mieux des délices du temps présent. Peu nous chaut la fin de l’histoire !
07:52, le Lundi 1 décembre 2008« Mais ne sommes-nous pas des épicuriens ou des cyniques, ignorant notre environnement naturel, en train d’écrire en toute conscience la chronique annoncée de la fin de notre civilisation, en jouissant au mieux des délices du temps présent. Peu nous chaut la fin de l’histoire ! »
Selon moi il faut justement que cette civilisation ou « omnicidivilisation » disparaisse de la surface de la Terre. Et le plus vite sera le mieux.
Cette « trou d’culture » est de la folie. On a eu jusqu’à maintenant à quelque part entre 6 000 et 12 000 ans, apparemment, pour l’ « expérimenter »…Il me semble que l’humain est assez intelligent pour comprendre que cette manière de vivre est absolument non-viable.
« Du pain et des jeux »…que l’élite romaine disait. Cette stratégie, les merdes dirigeantes l’ont comprise et ils l’appliquent toujours un peu partout à travers la planète, ou ça leur est préférable…comme ici par exemple.
« Il n’y a pas meilleur esclave que celui qui ne sait pas qu’il en est un »…Bon, j’ai oublié de qui provient cette citation, et je prie l’auteur de me pardonner de l’avoir certainement massacrée…mais l’idée est là quand-même.
Il faut démanteler cette « stupivilisation », et aussi que les gens qui ont des affinités s’associent et créent des milliers de cultures locales viables où chaque individu et communauté est souverain, et pourquoi pas réseauté ou ligué avec d’autres communautés, de manière à ce que chaque individu, famille, et groupe de familles, etc. demeure souverain.
En finir une fois pour toute avec cette idéologie contre nature d’hiérarchie, où l’humain se croit supérieur à Tout et en droit d’en disposer comme bon lui semble.
Respectueusement
-Misko Kinoo
http://liberte-freedom.blogspot.com/
11:10, le Mardi 2 décembre 2008Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
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