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LE SOCIALISME, SEULE ALTERNATIVE AU CAPITALISME

 

ROBERT BIBEAU::

Avec la collaboration de Vincent Gouysse et de l?OCF.

Le monde imp?rialiste s??croule

Le monde capitaliste affronte la sixi?me ann?e d?une crise ?conomique majeure dont l?ampleur est sans ?quivalent depuis celle des ann?es 1930. Dans l?ensemble des pays imp?rialistes en d?clin, que ce soit en Europe, aux Etats-Unis ou au Japon, la bourgeoisie sur la d?fensive ?conomique est pass?e ? l?offensive politique. Alors que les rangs des ch?meurs et des travailleurs pauvres et ? statut pr?caire s??largissent, les ?tats bourgeois sabrent dans les d?penses destin?es au peuple et d?truisent ce qui reste des syst?mes de retraite, d?enseignement et de sant? qui ont ?t? le prix ? payer (le co?t consenti pour la force de travail) afin d?obtenir la stabilit? et la paix sociale dans le monde occidental d?cadent.

Pendant ce temps, rong?es par le r?formisme et le pseudo d?mocratisme-?lectoraliste, les derni?res organisations pr?tendument communistes continuent de se d?composer au profit des partis nationalistes bourgeois les plus r?actionnaires qui accaparent leur ?lectorat traditionnel alors que le syndicalisme de collaboration de classe n?en finit plus de se compromettre avec les dirigeants du capital et leurs politiciens serviles en donnant son aval ? la destruction des cha?nes dor?es des esclaves salari?s (exit les r?gimes de retraite raisonnables, les salaires permettant de survivre, le cr?dit bon march?, l?aide sociale et les soins de sant? accessibles, le transport abordable, l?allocation ch?mage, etc.).

En d?pit de cette offensive de grande ampleur, la classe ouvri?re (et ses alli?s) semble apathique et m?fiante vis-?-vis des organisations cens?es la d?fendre ? davantage r?sign?es? que r?volt?es ? et quand la r?volte ?clate elle est spontan?e-inorganis?e et d?sorient?e. Jamais au cours de l?histoire r?cente les fondements garantissant la stabilit? sociale dans les vieux pays imp?rialistes n?ont sembl? aussi fragiles, pourtant la r?sistance oppos?e par la classe ouvri?re et ses alli?s ? travailleurs, ?tudiants, ch?meurs ? n?a sembl? aussi ?perdue-d?sorient?e. En t?moignent les ?r?formes? successives du syst?me de retraite?qui aboutiront ? une augmentation de la dur?e du travail pour les actifs et ? une baisse du niveau r?el des pensions pour les retrait?s. Sur le front ?conomique de la lutte des classes le Capital continue ? d?grader les conditions d?exploitation du travail salari? le plus impun?ment du monde.

Alors que jamais dans l?histoire r?cente, la possibilit? et la n?cessit? de la destruction du mode de production capitaliste n?ont paru aussi ?videntes, jamais les conditions subjectives? sur le front politique de la lutte des classes n?ont paru aussi d?favorables, pr?sentant la classe ouvri?re internationale plus divis?e et plus d?sorient?e que jamais.

? ? ? ? ? ? Pourtant, la r?volte gronde sourdement

?La source de ce d?sarroi en revient d?abord aux conditions mat?rielles objectives et ? un approfondissement constant et inexorable de la crise qui pr?carisent l?emploi; paup?risent des millions de familles de plus en plus obnubil?es par les n?cessit?s imp?ratives de la survie; terrorisent les travailleurs craignant de perdre leur emploi et entravent temporairement toute vell?it? de r?sistance organis?e.

La bourgeoisie a veill? au grain et elle a perverti les organisations de la classe ouvri?re en assurant la domination sans partage des directions et des cadres r?visionnistes, opportunistes et r?formistes sur le mouvement ouvrier et sur le mouvement pseudo-communiste international. Une domination si pr?gnante que pour nombre d?ouvriers le socialisme n?est m?me plus une hypoth?se de solution aux maux du capitalisme. C?est que le mot ?socialisme?, tant galvaud?, pr?sente dans la bouche des r?formistes toutes les tares inexpugnables de l?imp?rialisme.

La cons?quence la plus imm?diate de cette trahison des clercs gauchistes, sociaux-d?mocrates et r?formistes r?sulte en une conscience politique de la classe ouvri?re qui retarde ?par rapport ? l??volution des conditions ?conomiques, politiques et sociales objectives.

Cependant, prenez garde manants, ? l?Organisation Communiste de France, nous pensons que la braise couve sous la cendre, les tensions r?volutionnaires se multiplient et se concentrent et les forces de la r?volte s?accumulent si bien qu?un jour, pas si lointain (voyez les camarades br?siliens, ?gyptiens, grecs, sud-africains), l?insurrection, jusqu?ici r?prim?e, ?clatera en une guerre de classe inextinguible. Ce jour-l?, la question de la direction r?volutionnaire se posera avec acuit?. Le grand Capital le sait et il s?y pr?pare fr?n?tiquement alors qu?il lance une vague de r?pression fasciste apr?s l?autre. Au m?me moment il intime ? ses r?giments de r?formistes, d?opportunistes et de gauchistes, et ? leurs consorts fascistes, de monter ? l?assaut de la citadelle ouvri?re d?sorganis?e et d?sorient?e.

C?est pourquoi, il est plus que jamais n?cessaire de rappeler certaines v?rit?s ? tous ceux pour qui le terme ?socialisme? est synonyme de direction ??social-d?mocrate-nationaliste-v?reuse?? ? la mode PS-PCF-Front-de-Gauche-NPA-LCR-PRCF-URCF ou encore synonyme de ?dictature prol?tarienne sanguinaire? bafouant les libert?s ?l?mentaires?? un ?pouvantail brandi par la bourgeoisie pour effrayer les esclaves salari?s et les d?tourner de la voie de leur libert? ??conomique, politique et sociale?. ? tous ceux-l?, il importe de rappeler de quoi le mot socialisme ?tait porteur.

??????????? Le socialisme, c?est d?abord la classe ouvri?re au pouvoir

En tant que p?riode de transition entre la soci?t? capitaliste-imp?rialiste maltraitant quotidiennement les travailleurs en les soumettant pour la plupart aux tortures d?un travail excessif, aux dangers des chantiers meurtriers, des mines et des usines contamin?es et pollu?es?; et pour une autre fraction ? la menace du ch?mage sans r?mission,?au travail pr?caire jusqu?? la mendicit?, le socialisme, soci?t? d?barrass?e de l?exploitation, pour conduire au communisme, ne pourra faire l??conomie d?un certain degr? de r?pression ? l?encontre des reliquats de la classe capitaliste monopoliste (d?pouill?s de leurs propri?t?s mais tapis dans l?antichambre attendant leur revanche); ? l?encontre aussi du grand capital financier-banquier-boursier, de ses supp?ts et de ses affid?s petit-bourgeois, esp?rant tirer leur ?pingle du jeu, et se vendre pour bien peu.

La soci?t? bourgeoise de ?d?mocratie pour les riches? conna?t bien cette probl?matique et ces pratiques de contention ? l?encontre des ouvriers militants et de leurs partisans. ?crasez-vous, ouvriers-?tudiants-employ?s et vous serez saign?s ? blanc sans ?tre matraqu?s. Si vous r?sistez, vous serez saign?s ? blanc et matraqu?s ?d?mocratiquement?. En d?autres termes, sous l?imp?rialisme en crise, la fronti?re est t?nue entre le ton ?d?mocratique? du ?cause toujours?, et le ton fasciste du ?ferme ta gueule?.

Longtemps apr?s leur expropriation sans indemnisation, les anciens exploiteurs continueront ? nourrir leur ranc?ur et leur r?ve de retour au pouvoir et ? fomenter des complots visant ? renverser le nouvel ordre ?conomique et politique socialiste prol?tarien (Il suffit d?observer cette politique revancharde, anti-ouvri?re, qui s?exerce en ex-Union Sovi?tique, en Russie et dans tous les ex-pays ?de l?Est?).

Que l??tat socialiste soit, du point de vue des riches, assimilable ? une ?dictature du prol?tariat? est tout ? fait normal. Pour la grande masse des ouvriers, ??tudiants et employ?s ? ?qui auparavant ?taient exploit?s et spoli?s ?, le socialisme sera en revanche synonyme de libert? et de droit renouvel?s?: assurance de pouvoir travailler sans jamais conna?tre les affres du ch?mage ou du travail pr?caris?. Extension de la d?mocratie populaire ? la gestion de l?entreprise. Droit d?exercer un contr?le direct (y compris post-?lectoral) sur l?ensemble des ?lus g?rant l?appareil d??tat (national, r?gional et municipal); depuis les fonctionnaires jusqu?aux administrateurs d?entreprises, ainsi que des gestionnaires de la justice, de la police et de l?arm?e du peuple qui organiseront la r?pression des conspirations ourdies par les reliquats de la bourgeoisie afin d?assurer la d?fense des int?r?ts du prol?tariat et de ses alli?s.

Ce m?canisme est certes ? l?origine, comme il l?a ?t? en URSS durant les d?cennies de pouvoir socialiste (1917-1953), d?une tension continuelle au sein de l?appareil ?tatique, un m?canisme que la bourgeoisie a diabolis? et calomni?, effray?e d?y ?tre un jour confront?e. Une v?ritable d?mocratie populaire ne saurait faire l??conomie de la vigilance et du nettoyage permanent de l?appareil gouvernemental et de ses directions judiciaire, polici?re et militaire. Il n?existe pas d?autres moyens pour pr?venir la formation d?une nouvelle caste dirigeante et d?une nouvelle classe exploiteuse au sein d?un appareil de direction unique aussi puissant que le sera l??tat socialiste prol?tarien d?tenteur du pouvoir ?conomique d?un pays ind?pendant (la v?ritable ind?pendance ?tant vis-?-vis de tous les imp?rialismes) et menant la politique ordonn?e et harmonieuse d?une ?conomie planifi?e.

? ? ? ? ? ? Le socialisme c?est la fin du profit et de la concurrence

Cette vigilance prol?tarienne de tous les instants est n?cessaire pour qui d?sire pr?server les multiples bienfaits r?sultant du nouvel ordre socialiste! Le socialisme met fin ? la concurrence entre les travailleurs pour l?emploi et les salaires en mettant fin ? la concurrence pour la production des biens et des services et permet la naissance et l??panouissement d?une nouvelle id?ologie?: la certitude de ne pas travailler pour engraisser une classe de parasites, mais de travailler pour son bien-?tre et celui de sa communaut?.

Sous le socialisme, l?acc?s aux biens et aux services ne sera plus d?termin? par l?exigence de produire au moindre co?t afin d?accumuler toujours davantage de profits et de faire face ? la concurrence acharn?e d?entrepreneurs priv?s (qui auront tous ?t? expropri?s). L?acc?s aux biens et aux services sera d?termin? par l?augmentation de la productivit? du travail afin que chacun puisse subvenir ? ses besoins et aux besoins de tous les siens, besoins en biens de consommation courants. Extension de la gratuit? des soins de sant?, de l??ducation-formation et des transports. Acc?s pour tous ? un logement d?cent et gratuit. Acc?s aux loisirs, aux sports et ? l?enrichissement moral et culturel pour tous ceux qui participeront ? l??conomie g?n?rale de la soci?t?, tandis que ?l?oisif ira loger ailleurs?.

Sous la dictature du prol?tariat le salariat dispara?tra peu ? peu. Il subsistera un temps comme ?suppl?ment? pour acheter des semences pour son jardin (le socialisme n?abolit pas la propri?t? priv?e limit?e, cependant, jamais aucun moyen de production et d??change ne sera priv?), de la peinture pour son logement, des v?tements pour ses enfants, des livres pour de bons moments. Pour tous les biens et les services qui ne seront pas gratuits, l??tat socialiste du prol?tariat fixera des prix bas pour la consommation alimentaire, vestimentaire, ?nerg?tique, culturelle et les loisirs. ? terme, le socialisme abolira compl?tement ce veau d?or qu?est l?argent, ?cet entremetteur universel? (Karl Marx, Manuscrits de 1844).

La soci?t? socialiste sera la soci?t? des travailleurs. Point de place pour l?arnaqueur, le spoliateur, le parasite. ?videmment tout cela effraie les expropriateurs de profits, les pilleurs de b?n?fices et les spoliateurs de dividendes! En d?autres mots, la loi du d?veloppement ?conomique et social ne sera plus la course aux profits maximums pour une minorit? de parasites comme c?est le cas de nos jours. La loi fondamentale du d?veloppement ?conomique socialiste tendra irr?m?diablement vers le principe?: ?De chacun selon ses capacit?s, ? chacun selon ses besoins?.

La r?pudiation de la loi du profit entra?nera qu?il ne sera plus requis de sacrifier l?environnement et de d?truire irr?m?diablement la Terre-m?re nourrici?re, dans ?l?unique souci d?enrichir une coterie de ploutocrates avilie. Les ouvriers et le peuple n?ont aucun int?r?t ? d?truire la plan?te berceau de leur survie et de leur reproduction ?largie. Seul le socialisme peut sauver l?humanit? menac?e par l?imp?rialisme du profit destructeur.

Certains seront tent?s de demander?: ?Puisque le socialisme est un ordre ?conomique et politique de progr?s et de bien-?tre, pourquoi les ?tats socialistes sont-ils tous disparus???

?? ? ? ? ? ? Le renversement du socialisme en URSS

En URSS, le m?canisme ayant men? au triomphe de la contre-r?volution et au retour du capitalisme (1953) est simple. Il peut ?tre r?sum? ainsi?: en 1917, la Russie ?tait un pays mis?rable, semi-f?odal, form? d?une paysannerie appauvrie et illettr?e, et dont l?industrie avait ?t? d?truite pendant la Guerre (1914-1917). Le Parti Bolch?vique au pouvoir (octobre 1917) ?dut faire face ? l?hostilit? des pays capitalistes coalis?s militairement pour le ramener dans le giron du capitalisme jusqu?? leur d?faite apr?s 7 ann?es de guerre civile et d?invasion.

Il fallait d?sormais s?occuper d?organiser la production industrielle et agricole et donc entrer en conflit avec les restes de l?ancienne soci?t? (qui ne s??teignent pas apr?s la prise du pouvoir par le prol?tariat). Cadres corrompus, propri?taires fonciers avides (koulaks), saboteurs infiltr?s de l??tranger (trotskystes et terroristes blancs), rendirent n?cessaires le plein exercice de la Dictature du Prol?tariat. Le Parti communiste-bolch?vique est parvenu en moins d?une d?cennie ? redresser l??conomie du pays, ? le doter d?une puissante industrie m?canique capable d?insuffler un dynamisme immense ? toute les branches industrielles, capable de produire la machinerie agricole permettant de sortir la paysannerie de sa condition mis?rable et de donner des perspectives d?avenir et un id?al ? un peuple multi-ethnique autrefois divis? par les pogroms, le racisme et la pauvret? abjecte.

Mais la tr?ve fut br?ve. En 1933, Hitler prenait le pouvoir (d?mocratiquement) en Allemagne avec le plein soutien de la classe des capitalistes monopolistes allemands (Krupp, Messerschmitt, etc.). Il avait clairement exprim? ses vis?es sur l?URSS ?ghetto? du ?jud?o-bolch?visme?, disait-il?! Les sovi?tiques avaient depuis longtemps compris le message et le Komintern (organisation internationaliste des communistes) avait clairement analys? la situation. Hitler et les puissances occidentales passaient accords secrets sur accords secrets dans le dos de l?URSS. Mais pour le pouvoir prol?tarien socialiste, aucune surprise en cela.

Sur la base de ces informations l?industrie lourde fut donc mise au service de la production d?armements. Les peuples de l?URSS sont entr?s dans une p?riode de guerre dont l?enjeu ?tait pour les imp?rialistes tout autant la destruction du premier ?tat du prol?tariat qu?un nouveau partage du monde (affaiblissement de l?imp?rialisme anglais, fran?ais, allemand et japonais et mont?e en puissance de l?imp?rialisme ?tatsunien). Avant, pendant et apr?s la guerre, qui dura cinq ans, les puissances occidentales jou?rent en permanence un double jeu, laissant porter l?effort de guerre ? l?Est dans l?espoir ouvertement d?clar? de voir Hitler ?faire le sale travail? de destruction du premier ?tat socialiste (et non pas communiste).

En 1945, l?URSS ?tait toujours debout ? ayant bris? les reins de l?hydre NAZIE ?, le capital international dut temporairement s?incliner. Le Parti Communiste avait su mobiliser les peuples sovi?tiques, vaincre le nazisme et maintenir l??tat socialiste prol?tarien. Les peuples du monde avaient l? un mod?le ?clatant. Un exemple trop dangereux pour les imp?rialistes. La puissance anglaise rabaiss?e, laissait d?sormais la place ? l?imp?rialisme ?tatsunien. Ce dernier marquait son h?g?monie sur la sc?ne internationale capitaliste en larguant les premi?res bombes atomiques sur les populations civiles du Japon. Ce crime contre l?humanit? prenait une signification particuli?re avec l?approbation tacite de la ?communaut? internationale? (ONU) d?j? assujettie ? son nouveau ma?tre imp?rialiste.

En URSS, apr?s 18 millions de victimes (civiles pour les 2/3), il fallut tout reconstruire, former de nouveaux cadres, r?tablir l??conomie. Depuis 1914, ce pays n?avait connu que seize ann?es de paix (1924/1940), ses cadres avaient ?t? d?cim?s par la guerre, ses infrastructures d?truites. Staline et la direction du Parti Communiste de l?Union Sovi?tique, conscients de cette probl?matique se mirent ? r?diger des documents essentiels qui nous permettent encore aujourd?hui de saisir la justesse des orientations, avant, autant qu?apr?s la guerre, tant sur le plan politique, id?ologique, qu??conomique. Staline meurt en mars 1953.

D?s 1956, au 20?me congr?s du PCUS, Khrouchtchev, nouveau Secr?taire G?n?ral, ?pr?sente un r?quisitoire (publi? simultan?ment ? Washington?!?) contre les politiques du Comit? central du PCUS et contre Staline ? ex-Secr?taire G?n?ral ?, non sans avoir auparavant ??pur?? le Comit? Central du PCUS de 40% de ses membres.

Sur le plan international, la ?nouvelle URSS? khrouchtch?vienne utilisera :

– la force militaire pour maintenir les ?pays de l?Est? dans sa sph?re d?influence, dont certains dirigeants furent corrompus par les services sp?ciaux des ?tats-Unis. Ce seront les ?r?pressions en Hongrie (1956), Tch?coslovaquie (68) et l?invasion de l?Afghanistan (1980)?;

– la compromission et l??re de la soi-disant ?coexistence pacifique? avec l?imp?rialisme am?ricain; retirant les missiles de Cuba aux premi?res protestations de J.F Kennedy (Pr?sident qui affr?ta un corps exp?ditionnaire sanguinaire pour occuper et bombarder le Vietnam).

Toute diff?rente avait ?t? la ligne suivie par Staline et le PCUS lorsque Tito, en Yougoslavie, avait trahi le Mouvement Communiste International ? la veille des ann?es 1950. Le PCUS s??tait refus? ? intervenir militairement, en d?pit de la pers?cution des marxistes-l?ninistes l?-bas. Pour Staline, une intervention aurait donn? du grain ? moudre aux imp?rialistes et n?aurait pas servi les int?r?ts du socialisme dans le monde.

Le droit des nations et des peuples fut grossi?rement bafou? par Khrouchtchev le r?visionniste. Ses concurrents imp?rialistes de ?l?Ouest? surent en profiter dans leur propagande anti-communiste pendant la ?Guerre froide?. Le premier ?tat socialiste-prol?tarien de l?histoire avait ?t? renvers?, remplac? par un ?tat capitaliste monopoliste d??tat o? le profit fut r?tabli et pour lequel les ?pays fr?res? devenaient de simples n?o-colonies ? exploiter et ? dominer. Dans les d?cennies suivantes, cette nouvelle classe exploiteuse ? la rh?torique pr?tendument socialiste et anti-imp?rialiste sera incapable de suivre le rythme impos? par ses concurrents imp?rialistes d?Occident et finira par voir son territoire se disloquer d?finitivement apr?s la ?chute du mur?, ravalant l?imp?rialisme russe au rang de puissance imp?rialiste de second rang. Le peuple sovi?tique sombra alors dans un ab?me de mis?re dont il ne se rel?vera un jour que par une nouvelle r?volution socialiste.

? ? ? ? ? ? Le prol?tariat mondial n?a qu?une alternative

L?instauration et la d?fense du mode de production et du r?gime socialiste d??conomie politique sont des combats de tous les jours o? le prol?tariat et son avant-garde ont malheureusement essuy? des revers. Rappelez-vous cependant que dans la vieille Europe archa?que la bourgeoise a bataill? deux si?cles avant d?abattre le r?gime oppressif aristocratique-f?odal et le remplacer par le syst?me bourgeois-capitaliste. Il est ?compr?hensible que les ouvriers aient besoin d?accumuler des forces et de l?exp?rience avant de parvenir ? remplacer radicalement et totalement le r?gime oppressif bourgeois d?cadent par le seul r?gime qui ne remplacera pas une forme d?exploitation de l?homme par une autre forme, mais par un syst?me ?conomique, social et politique qui abolira toute forme d?exploitation?de l?homme par l?homme.

Il y a soixante ans, les prol?taires et les travailleurs du monde entier ont certes essuy? une d?faite majeure avec la restauration du capitalisme en URSS, et en Albanie par la suite. Pourtant, il n?y a pas d?alternative au socialisme. Le mythe r?formiste cherchant ? forger un capitalisme ? visage humain ??co-socialiste, alternatif, chaviste, castriste, national-chauviniste, etc.?, mythe largement relay? par les m?dias bourgeois aux ordres des capitalistes, et par tous les groupes et groupuscules de ?gauche?, n?a d?autre fonction que de duper la classe prol?tarienne et de d?tourner les alli?s des ouvriers de la voie socialiste r?volutionnaire en leur faisant accroire qu?un troisi?me mode social de production serait ? construire sans d?truire compl?tement les fondements ?conomiques de la soci?t? imp?rialiste ?rig?e sur la propri?t? priv?e des moyens de production et d??change, sur le travail salari? et sur la plus-value spoli?e. Cette troisi?me voie n?est qu?un leurre avanc? par les petit-bourgeois d??us du capitalisme et incapables de surmonter leur frayeur de la violence r?volutionnaire populaire, leur soumission au parlementarisme bourgeois, au r?formisme, ? la pr?tendue voie pacifique vers le socialisme, leur peur de perdre leurs maigres avantages de fonctionnaires et de couche sociale temporairement privil?gi?e.

Il n?y a pas de troisi?me voie. Tout comme il n?y a que deux classes?antagonistes : les exploiteurs et les exploit?s; il ne peut y avoir que l?abolition de l?exploitation ou la perp?tuation de l?esclavage salari?. Quand l?insurrection prol?tarienne ?clatera les petit-bourgeois se rallieront s?ils le souhaitent; d?ici l?, le prol?tariat doit se tenir aussi loin que possible de leur impudence et de leurs manigances visant ? d?sorienter et liquider le mouvement socialiste r?volutionnaire ouvrier.

Bien qu?aujourd?hui les exemples de l?URSS et de l?Albanie socialistes appartiennent au pass?, ils restent d?actualit? pour comprendre ce que les ouvriers, dirig?s par leur parti de classe, devront faire pour renverser le r?gime imp?rialiste guerrier, le garder en ?chec et maintenir le prol?tariat au pouvoir dans le prochain ?tat socialiste, avenir de l?humanit?.

Pour un compl?ment d?information, visitez?: http://www.orgcomfr.com et http://marxisme.fr/

Pour l?OCF info@orgcomfr.com.

 

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    SylvainGuillemette

    Excellent texte Robert.

    «le prolétariat doit se tenir aussi loin que possible de leur impudence et de leurs manigances visant à désorienter et liquider le mouvement socialiste révolutionnaire ouvrier.»

    Là par contre, ça devient difficile de tenir nos prolétaires loin de ceux qui se sont imposés, que ce soient les syndicats véreux ou quelconque autre «speaker» pour qui, tu sais comme moi, les médias bourgeois donneront une attention particulière.

    Que proposes-tu pour aller reprendre l’étendard?

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    Personnellement, j’ai toujours fait partie de la classe « travailleurs » (Construction) et on m’offrirait le pouvoir que je n’en voudrais pas.

    L’idéal n’est pas « le prolétariat au pouvoir »; l’idéal est « personne au pouvoir » avec quelques représentants du peuple pour proposer des solutions à la société qui a le dernier mot.

    André Lefebvre

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    Pas certain

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    J’allais écrire que PAS CERTAIN que la voie = la voix de l’anarchie soit une allée céleste menant au paradis ouvrier.

    Je préfère l’organisation prolétarienne pour le temps de la période de transition socialiste vers le communisme ou la par contre la démocratie directe devrait être possible.

  5. avatar

    Depuis le développement de la société de classe capitaliste (bourgeois – petits-bourgeois, travailleurs, prolétariat) l’anarchie est apparu avec la petite-bourgeoisie – tout comme le terrorisme d’ailleurs qui sont tous les deux des orientations politiques anti-populaires – anti-ouvriers propres aux petits-bourgeois frustrés d’être de temps en temps incorporés dans le système et gâtés puis dès que la crise économique s’approfondit – rejetés sans ménagement et paupérisé – ils devienent souvent des LUMPENS prolétaires – isolés non socialisés ce qui arrive rarement à un ouvrier.

    L’anarchie et le terrorisme sont des cris d’impuissances de la petite-bourgeoisie impuissante à changer le cours de l’histoire.

    Le prolétarait uni – ensemble – comme un bloc organisé peut seul changer le cours de l’histoire actuelle. et ca ce n’est pas de l’anarchie (;-))

    • avatar

      On ne s’entend pas sur la signification des mots.

      L’anarchie n’a rien à voir avec le terrorisme. Par contre l’anarchie est la liberté totale individuelle pour tous. Ce qui ne signifie pas que tous s’entre-tuent pour survivre. C’est plutôt le contraire; tous s’entraident pour survivre.

      Je parle évidemment d’anarchie chez les hommes et non chez les tigres.

      L’anarchie est de ne pas avoir aucun pouvoir sur quiconque et que personne n’a de pouvoir sur quiconque.