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Le r?le des drogues psychiatriques et les pratiques des compagnies pharmaceutiques

Image Flickr par Links East

Ce texte portera sur les drogues psychiatriques. Il est question de savoir si elles peuvent gu?rir, si elles peuvent nuire et si elles cherchent un autre r?sultat que la gu?rison. Enfin, j?analyserai aussi le r?le de l?industrie pharmaceutique afin de comprendre les intentions r?elles des producteurs de drogues psychiatriques, s?ils veulent vraiment notre sant? ou pas. Il est donc important de comprendre les dessous du syst?me pour mieux savoir ? quoi nous en tenir.

La question principale qui se pose est la suivante?: est-ce que les m?dicaments psychiatriques gu?rissent, sinon quelle est leur utilit?? La r?ponse est que les drogues psychiatriques n?ont jamais gu?ries une seule personne dans le monde. Les preuves sont abondantes. Si la psychiatrie, ses m?dicaments et la psychologie officielle gu?rissaient les gens, alors il y aurait de moins en moins de gens avec des probl?mes de sant? mentale, puisque ce sont les th?rapies les plus utilis?es dans ce domaine, car elles sont reconnues par les universit?s, les assurances et les gouvernements. Or, au Qu?bec seulement en 2005, il y a eu 7,5 millions de prescriptions d?antid?presseurs, et ce nombre a presque doubl? 5 ans plus tard avec 13 millions de prescriptions en 2010. Il est facile de constater que la situation ne s?am?liore pas, mais qu?elle d?t?riore presque ? vue d??il. ?tant donn? cette situation, il est l?gitime de se demander si la psychiatrie et ses drogues ne sont pas une des causes de cette d?t?rioration de la sant? mentale des Qu?b?cois, ?des occidentaux en g?n?ral et dans le monde.

Ainsi, est-ce que les drogues psychiatriques sont un obstacle ? la gu?rison? Il est clair que c?est souvent le cas. Tout d?abord ceux et celles qui pensent que prendre des pilules est le seul moyen de gu?rir (comme le pr?tend la psychiatrie) ne chercheront pas quelles sont leurs blessures et leurs manques dans leur vie. Ces personnes s?identifient ? leur diagnostic, leurs espoirs sont li?s ? leur m?dication et elles consacrent beaucoup de temps et d??nergie ? en g?rer les effets secondaires. En plus elles ont souvent des probl?mes financiers, ce qui fait qu?elles n?ont pas la disponibilit? ?motionnelle de participer ? des activit?s th?rapeutiques, surtout quand leur m?moire et leur concentration sont affaiblies par la m?dication.

??Mais avant la disponibilit?, il y a la capacit? ?motionnelle, cette facult? de ressentir les ?motions dans toutes leurs nuances et leur complexit?. La d?finition m?me du mot psychotrope affirme le pouvoir d?interf?rer avec cette capacit?. Il ne reste trop souvent que le registre des ?motions ou sensations primaires?: anxi?t?, tranquillit?, sati?t?? Le tout enrob? d?une certaine fatigue d??tre soi, sans savoir vraiment qui est ce soi, d?autant plus difficile ? conna?tre ou ? retrouver qu?il est alt?r? tant par le probl?me de sant? mentale que par la solution m?dicale apport?e ? ce probl?me.??[1]

Il y a aussi les gens qui consid?rent que leur m?dication est ?quilibr?e. Ces gens ne cherchent habituellement qu?? passer le temps. L?apparence de stabilit? leur suffit et ils ne cherchent pas ? cheminer avec d?autres moyens. Et ce n?est pas parce qu?il n?y en a pas. Il y a des m?thodes peu abordables pour les gens pauvres, c?est-?-dire plus d?une centaine de m?decines alternatives diff?rentes (ex?: l?acupuncture, le toucher th?rapeutique, le yoga, la m?ditation, la visualisation, la m?thode de lib?ration des cuirasses, le massage, la nouvelle m?decine germanique du Dr. Hamer, etc.), ?une grande quantit? de produits naturels, plusieurs sortes de psychoth?rapie, mais aussi des m?thodes qui ne co?tent rien ou presque comme des ateliers de croissance personnelle (dans certains organismes communautaires), la lecture, l??criture, l?introspection, l?expression des ?motions, etc. ??videmment si le gouvernement payait les soins alternatifs plut?t que les drogues chimiques, non seulement cela lui co?terait moins cher, mais en plus il y aurait des gu?risons et une am?lioration de la sant? de la population en g?n?ral plut?t qu?une d?t?rioration.

Les drogues psychiatriques peuvent avoir certains avantages temporaires, par exemple dans les situations de crise et d?angoisse trop forte ou pour les plus pauvres qui re?oivent l?aide sociale, puisqu?elles sont pay?es par le gouvernement, ou encore pour les gens qui ont des assurances et qui ne veulent pas d?bourser de leur poche. Mais encore l? c?est ? cause des choix d?un syst?me ?conomique qui ne veut pas apporter d?autres options qui seraient meilleures ?conomiquement (pour le peuple) et pour la sant?.

Pourquoi un tel syst?me de sant? et d?assurance m?dicament est-il en place? ? qui cela profite-t-il? Aux patients ou aux compagnies pharmaceutiques? Quand on pense que la gu?rison vient d?un objet ext?rieur plut?t que de l?int?rieur de nous-m?mes (m?me si elle peut ?tre stimul?e par un ?tre humain ou un produit naturel ext?rieur, elle d?pend de nous en dernier ressort), alors il est possible de nous vendre des produits et de faire de l?argent avec nous. Pour ce qui est de l?effet placebo, il est pr?f?rable de l?avoir avec un produit naturel sans effet secondaire qu?avec un produit chimique avec plusieurs effets secondaires n?fastes. Une entreprise qui n?a pas de souci ?thique et qui fait de l?argent avec des gens malades a-t-elle avantage ? ce que les gens soient en sant?? Bien s?r que non. Ainsi, les compagnies pharmaceutiques ont-elles avantage ? ce que leurs produites soient inefficaces, inutiles et m?me dangereux? Bien s?r que oui puisque plus les gens sont malades, plus c?est rentable pour elles. Peut-on faire confiance aux compagnies pharmaceutiques d?apr?s ce que nous savons de leurs pratiques et des profits qu?elles font? Bien s?r que non et en voici plusieurs preuves.

L?industrie pharmaceutique soudoie et infiltre les organismes publics qui devraient les contr?ler. Les conflits d?int?r?t sont fr?quents entre l?industrie pharmaceutique et les repr?sentants des organismes publics de contr?le de la qualit? des m?dicaments.

??Pour la FDA, un scientifique qui a des liens financiers, professionnels ou priv?s, avec une firme pharmaceutique, un laboratoire, ou a un conflit d?int?r?t, peut participer ? un panel d??valuation d?un m?dicament produit par cette firme, sous le pr?texte hypocrite que la comp?tence et l?exp?rience dudit scientifique p?sent plus que le s?rieux du conflit! Ainsi le Vioxx, produit par la firme Merck, avait obtenu de la FDA l?autorisation de mise sur le march?, malgr? une ?tude qui ?tablissait le lien entre le doublement des risques d?accidents cardiaques et l?utilisation du m?dicament. Dix membres du panel d??valuation du Vioxx et qui avaient approuv? sa mise sur le march? avaient des liens directs avec Merck. Le public Citizen Health Group a d?couvert que dans 73% des 221 examens de m?dicaments conduits entre 2001 et 2004, il existait un conflit d?int?r?ts financiers. Dans 73% des cas, un ou plusieurs membres du panel charg? de l?examen avaient des liens avec la firme cherchant ? obtenir l?approbation.??[2]

L?industrie pharmaceutique falsifie les ?tudes et contr?le les revues sp?cialis?es.

??Des donn?es truqu?es par le tr?s respect? et influent Scott S. Reuben, docteur en recherche clinique, ont ?t? utilis?es dans plus de vingt ?tudes de l?industrie pharmaceutique et publi?es par des revues m?dicales v?rifi?es par des experts. Ces ?tudes promeuvent l?innocuit? et les ??avantages?? de certains rem?des?: Bextra (Pfizer), Vioxx (Merck), Lyrica, Celebrex et Effexor. Le principal chercheur impliqu? dans ces ?tudes, le Dr Scott Reuben, a ?t? r?tribu? par Pfizer et Merck. Il existe donc un lien financier entre ce docteur en recherche clinique et au moins deux compagnies pharmaceutiques qui ont b?n?fici? de ses conclusions contrefaites.??[3]

L?industrie pharmaceutique a des choses ? cacher, puisqu?elle refuse de transmettre ses documents dans 25 ? 37% des cas. Concernant les documents qu?elle transmet, la plupart des pages sont ratur?es sous le pr?texte du ??secret commercial??. Si leurs produits sont bons pour la sant? ou aident les personnes qui les utilisent plus qu?ils leur nuisent, alors pourquoi l?industrie pharmaceutique cherche-t-elle autant ? emp?cher le public d?avoir acc?s ? ses ?tudes?

En r?sum?, les drogues psychiatriques ne gu?rissent rien, elles sont m?mes souvent inutiles et dangereuses. Elles peuvent calmer une crise et sembler ?tre le meilleur rem?de pour les pauvres car le gouvernement les fournies gratuitement avec de tr?s grosses sommes d?argent des citoyens, alors qu?il n?a pas d?argent pour r?duire la pauvret? qui est pourtant souvent la cause du stress et des probl?mes de sant? mentale. Ainsi, au lieu de r?gler les probl?mes ? la source, il pr?f?re les ?touffer sans les r?gler, et cela avec un plus grand gaspillage financier que cela co?terait de donner une aide sociale d?cente, ce qui est compl?tement absurde. L?industrie pharmaceutique recherche le profit en ?liminant les obstacles que sont la recherche de la sant?, de la v?rit? et de l??thique. D?ailleurs leurs profits sont astronomiques, exorbitants, parmi les plus ?lev?s de toutes les industries.

??Big Pharma utilise le langage, les faiblesses du psychisme humain, et ses richesses p?cuniaires immenses pour ?craser toute r?sistance, par des proc?s interminables, des proc?dures d?courageantes, des pressions ph?nom?nales sur les m?decins et scientifiques isol?s, un marketing sans pareil, une complicit? des organes publics et de certains gouvernements, une corruption de certains de leurs membres, le contr?le des comit?s de lecture dans les revues professionnelles, la fourniture d??tudes truqu?es et une opacit? compl?te au nom du sacro-saint secret commercial.

La manipulation de l?information m?dicale ? la source explique que nombre de m?decins et autres scientifiques soient complices du syst?me sans en ?tre n?cessairement conscients et que les meilleurs d?fenseurs de Big Pharma soient parfois des personnes compl?tement de bonne foi, mais totalement manipul?es et tromp?es. Tous les professionnels doivent se rendre compte que les comit?s de lecture par les pairs, les revues r?f?rentes, aussi prestigieuses soient-elles, et les ?tudes, m?me annonc?es comme randomis?es, en double-aveugle, et prospectives, ne sont pas infaillibles, comme en t?moigne le scandale des 21 ?tudes du docteur Scott S. Reuben, pourtant publi?es dans les meilleures revue de r?f?rence.

Big Pharma fait preuve d?une mauvaise foi et d?une capacit? au mensonge et ? la trahison ph?nom?nales. Ces firmes ne reculent devant rien, elles ne sont dignes d?aucune confiance. Les organes publics, instituts nationaux (NIH, FDA, AFSSAPS), supranationaux (OMS, EMEA), les comit?s d?experts soi-disant ind?pendants sur lesquels se reposent ces organes, ces agences mais aussi les minist?res publics, ne sont pas obligatoirement dignes de confiance.? Leur probit?, leur int?grit? ne va pas de soi! Loin de l?! Expert ne veut pas dire sinc?re ou ind?pendant. Enfin, nous tous, consommateurs, acheteurs, humains, sommes responsables, des questions que nous ne posons pas, des r?ponses que nous n?exigeons pas, du comportement de nos minist?res et institutions que nous ne remettons pas en cause, de l?opacit? que nous tol?rons, de la f?lonie que nous acceptons. Ne laissons pas ces inventeurs de maladies nous voler nos vies. ??L?important n?est pas de vivre, mais de vivre selon le bien. Socrate.????[4]

Peut-on faire confiance ? un psychopathe pour nous aider ? nous gu?rir ?motionnellement? L?industrie pharmaceutique a la personnalit? d?un psychopathe et elle pr?tend pouvoir am?liorer la sant? mentale des gens avec ses drogues chimiques. La croyez-vous? Le r?le des drogues psychiatriques est de ne rien gu?rir, de maintenir les gens en mauvais ?tat et m?me de nuire, car plus les gens sont malades, plus c’est payant en vente de m?dicaments. De plus, les m?dicaments psychiatriques ont pour effets de rendre les consommateurs d?pendants (les sevrages sont tr?s difficiles) et dociles, donc r?sign?s et facile ? contr?ler.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


[1] Ouellet, Jean-Nicolas, les effets de la m?dication sur un groupe d?entraide, revue L?autre Espace, publication du RRASMQ, d?cembre 2010, p. 22

[2] Sacr?, Pascal, ??Big pharma???: ceux qui font de nos vies, une maladie?, site internet mondialisation.ca, 10 mai 2010, p. 4

[3] Ibid., p. 6

[4] Ibid. p. 8

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Exils

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7 Commentaire

  1. avatar

    L’usage massif des psychotropes marque un tournant de la psychiatrie .
    Au départ les neuroleptiques, par exemple,dont le prototype est le largactil , devaient accompagner une prise en charge psychothérapeutique des malades dits psychotiques en crise, par des gens très spécialisés et par des équipes soignantes .
    Cela demande du temps ,des moyens .
    Et comme nos sociétés ont tendance à fragiliser davantage les gens fragiles ,cet optique est abandonné de plus en plus à big pharma . D’autant que lesdits patients n’ont pas la possibilité de se faire entendre et que beaucoup de psychiatres considèrent effectivement, que seule leur petite cuisine est efficace . Bref en 1à minutes l’ordonnance est torchée et circulez y’a rien à voir ..
    Notons que la psychiatrie est coutumière de pratiques assez barbares : les comas insuliniques , les électrochocs ,les lobotomies…A présent les « camisoles chimiques « .

    La difficulté est néanmoins , pour ne pas être angélique ,de ne pas nier la maladie mentale . des gens souffrent d’hallucinations , de délires , peuvent être dangereux « pour eux et pour autrui » et le traitement par des manières douces n’existent pas . Surtout que par définition le malade psychotique n’est pas conscient de ses troubles .

    Il y a le problème de la dépression , problème majeur de nos sociétés stressantes et individualistes , dont le tissu social est déchiré et les familles éclatées .

    Là aussi les psychotropes apportent des solutions totalement abusives .Les antidépresseurs , prescrits à foison ,dont les mécanismes sont très discutables et discutés .

    Il est reconnu que l’abus de ces molécules est patent . De plus les effets secondaires sont tels que la plupart du temps ,l’effet est contraire au but recherché .

    Sans parler des sorties dépressives dont les angoisses sont majorées par le traitement et provoquent souvent le passage à l’acte suicidaire…

    Mais là aussi clientèle captive en état de faiblesse qui dans l’abîme se raccroche à ceux qui sont censés les aider , les psychiatres pressés et conditionnés .

    En résumé la prise en charge de la folie demanderait une réflexion de fond et ne devrait pas être confiée sans regard aux seuls spécialistes diplômés .

    Il ne s’agit pas d’une rejet complet des psychiatres . Certains sont conscients des immenses dérives , malheureusement ils se trouvent bien isolés par la pression pharmaceutique , ainsi que les catégorisations anglo américaines , de type DSM , qui ont mis à l’écart la psychopathologie , qui traite de la genèse des troubles et donc une meilleure approche clinique et thérapeutique.

    Immense régression en 40 ans .

    Tk.

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      Tankonalasanté,

      Merci pour ton excellent commentaire. La seule chose que j’aurais à rajouter concerne la notion d' »individu dangereux » pour lui-même ou pour les autres. Cette une notion très arbitraire et même dangereuse pour la société. C’est juger une personne sur ce qu’elle est et non sur ce qu’elle fait. Dans les faits, les personnes souffrants de problèmes de santé mentale ne sont pas des personnes plus dangereuses que les autres pour autrui. Elles le sont davantage pour elles-mêmes. Mais peut-on vraiment contrôler les actes autodestructeurs? Est-ce vraiment un séjour en psychiatrie qui les aidera ou au contraire il leur sera encore plus nuisible comme plusieurs en témoignent?

      Je t’invite à lire le texte que je viens d’écrire sur le sujet : « L’individu dangereux, la psychiatrie et le droit ».

      Cordialement,

      Niolas

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      Non, je ne pense pas . L’individu qui est placé d’office, c’est à dire interné ,ne l’est pas sur des suppositions, fantasmes et projections mais à partir d’actes réels .

      Ce sont des commissaires de police, des maires , des préfets qui font la demande , qui doit être entérinée par des médecins .Jusqu’à présent un dispositif important existe pour empêcher les internements abusifs .

      Et les législateurs ont été conscients bien entendu des abus et ont mis en place des dispositifs pour les éviter .

      Toute personne a le devoir de contacter le procureur de la république si elle pense qu’untel est interné abusivement .

      De même qu’il est le devoir de tout soignant de transmettre un courrier émanant d’un interné au procureur qui doit diligenter une enquête .

      Dans la loi , ne pas transmettre ce courrier , est une faute professionnel .

      Je comprends que l’internement abusif puisse susciter des craintes , mais dans les faits un % très faible de ces internements est démontré .

      Le souci c’est que le patient, sorti de la crise ,n’a pas de souvenir des actes qui l’ont amené en psychiatrie . Il n’a pas conscience d’avoir été la proie d’hallucinations , ni d’avoir été envahi par un délire aigu , ni d’une bouffée délirante .

      Donc il ne comprend pas et proteste , de « bonne foi » .

      Seul l’entourage en a gardé le souvenir .

      La psychose aigüe est marquée par le déni de la réalité et des actes « fous » .

      Cdt.

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      Tankonalasanté,

      Là-dessus je ne suis pas du tout d’accord avec toi. Si tu as lu le texte que j’ai écrit, auquel je t’ai référé, tu as donc vu que ce que tu décris n’est pas conforme aux faits concernant le Québec. Cela est documenté et à ce sujet je cite souvent l’organisme qui regroupe les groupes de défense des droits en santé mentale au Québec. Leur étude est basé sur des documents officiels.

      J’aurais été très surpris que la situation soit différente en France. Elle ne l’est effectivement pas, et en France la loi concernant ce sujet n’est pas non plus respectée. Voici un rapport très documenté sur le sujet :

      http://www.ccdh-rhone.fr/wp-content/themes/mimbo2.2_%28niss%29/images/rapport.pdf

      Les lois sur l' »individu dangereux » dans chaque pays sont les seules lois ou il est permis d’enfermer quelqu’un sans qu’il ait commis un crime, mais seulement sur de simples suppositions qu’il pourrait le faire, ce qui est très dangereux et qui est digne d’un État totalitaire (imagine ce qu’on peut facilement faire avec des opposants politiques pour leur faire peur). Cela est contraire aux principes fondamentaux du droit et ces lois sont souvent illégales. La critique de Michel Foucault au début de mon texte est très pertinente.

      Bonne lecture.

      Nicolas

    • avatar

      Je rajouterais ceci : penses-tu qu’on peut faire confiance au système politique, au système judiciaire et au système de la santé pour défendre les intérêts du peuple? Bien sûr que non et preuves sont abondantes.

      Cordialement,

      Nicolas

  2. avatar

    Merci beaucoup pour cet article bien documenté. On peut dire aussi que la psychiatrie reçoit beaucoup d’argent pour peu de résultats et aussi beaucoup de catastrophes. Avec ce même argent, il serait possible d’aider les personnes avec des méthodes respectueuses de l’être humain et qui témoignent d’une meilleure connaissance du dérangement mental et de la folie. Il y a donc un véritable gaspillage de l’argent public au profit de la psychiatrie et de l’industrie pharmaceutique, et pour elles, c’est de l’argent bien mal gagné.