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Le Qu?bec perd de nombreux non francophones

Les chiffres du dernier recensement confirment que le Qu?bec demeure parmi les perdants des migrations ? l’int?rieur du Canada, selon l’Association d’?tudes canadiennes (AEC). Il sera int?ressant de comparer plus finement les d?parts et les arriv?es des non francophones et des francophones pour la p?riode 2001-2006.

Si les non francophones n’?taient pas remplac?s par un nombre ?quivalent de nouveaux arrivants non francophones dans la p?riode pr?c?dente (1996-2001), c’?tait tout le contraire dans le cas des francophones, ?crit l’AEC. Tout indique que cette tendance s’est maintenue dans la p?riode 2001-2006.

En attendant la confirmation de cette donn?e, un r?cent sondage de l’AEC, portant sur les intentions de d?m?nagement d’ici les cinq prochaines ann?es, r?v?le une inclinaison nettement plus forte des non francophones ? vouloir quitter le Qu?bec.

Selon Jack Jedwab, directeur de l’Association d’?tudes canadiennes, « le Qu?bec a fait mieux que lors de la p?riode de 1996-2001, alors qu’il avait perdu beaucoup en migration, mais il reste dans la cat?gorie des grands perdants [pour la p?riode 2001-2006]. » Jedwab a fait ce constat dans un communiqu? qui r?v?le les r?sultats du sondage men? par son organisme aupr?s de 1500 Canadiens entre le 14 et le 19 novembre 2007, afin de savoir s’ils avaient l’intention de d?m?nager d’ici cinq ans et ce qui motivait leur d?cision.

Premier constat : les Qu?b?cois seraient moins enclins que les Canadiens ? se d?placer d’une r?gion ? une autre ? l’int?rieur du Qu?bec. En revanche, il y davantage de Qu?b?cois qui disent vouloir quitter la province ou le pays. Les plus nombreux ? vouloir quitter le Qu?bec seraient les 18-24 ans, toujours selon le sondage. On ne sera pas ?tonn? de constater que c’est le travail ou les ?tudes qui motivent leur d?cision. L’environnement politique entre peu en jeu ; c’est le groupe d’?ge qui indique le moins cette raison comme motivation.

Les sondeurs ont voulu aller plus loin et savoir pour quelles raisons les anglophones et allophones – groupes les plus nombreux ? quitter le Qu?bec – disent avoir l’intention de le faire. Plus on avance en ?ge, plus on invoque des raisons politiques pour d?m?nager ; au contraire, plus on est jeune, plus on invoque des raisons li?es aux ?tudes ou des occasions ?conomiques.

On ne sera pas ?tonn? non plus d’apprendre que plus on est bilingue, plus on dit pr?voir quitter le Qu?bec vers une autre province ou un autre pays. Encore l?, ce sont principalement ceux dont les relations sociales se font en anglais qui disent vouloir quitter le Qu?bec. ? peine 0,6% de ceux dont les relations sociales sont en fran?ais et qui pr?voient d?m?nager dans les cinq prochaines ann?es, envisagent de le faire vers une autre province.

En somme, les Qu?b?cois francophones ont beau diminuer dans l’ensemble de la population du Qu?bec, ils ont nettement tendance ? y demeurer tandis que les anglophones et les allophones auraient plut?t tendance ? le quitter ? la premi?re occasion. On comprend qu’il soit plus difficile de les int?grer s’ils ne s’imaginent pas vivre le reste de leur vie au Qu?bec.

Voil? de quoi alimenter la r?flexion des commissaires Bouchard et Taylor.

Association d’?tudes canadiennes. Les Qu?b?cois d?m?nagent : les motivations premi?res derri?re la migration

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    le 5 décembre, 2007 de François Perrier.

    Peut-on être plus internationaliste, pluraliste, cosmopolite multiculturel et traître à sa propre nation française du Québec qu’un socialiste vendu à la cause des autres – n’importe quels autres pourvu que ça affaiblit les siens !

    La toute première préoccupation de Monette en temps de crise identitaire et linguistique des siens, à été pour la langue anglaise et les pôvres étrangers qui laissent le Québec ! Plus àplatventriste que ça on meurt.

    Tout comme la toute première préoccupation du sbire J-F. Lisée conseillé de la Marois du PQ-péculat qui a toujours combattu sournoisement la langue française entre 1980 et 2007, a été de rassurer les Wasps du Québec que le plan Marois d’identité provinciale qu’il leur réservait 25% de l’espace public, alors que ces derniers ne représentent que 9% de la population québécoise.

    Monette est de la race de civiques, de ceux qui comme l’ex recteur gauchiste Roch Denis qui par la suite a fait un trou de $ 50 millions dans le budget de son Université française – celui là même qui voulait que celle-ci enseigne EN ANGLAIS à de pauvres étudiants venus de l’Amérique latine. Sous prétexte que c’était plus productif ! Pour qui ? Maudit fédéraste. Ça se voit à l’entité canadiAn (AEC) qu’il cite. Ça se comprend au sioniste Jack Jedwab qu’il cite en tant que son porte paroles.

    Monette se fait ensuite le chantre du bilinguisme à la canadiAn – en anglais seulement. La meilleure façon de combattre ce maudit bilinguisme canadiAn M. Monette, est de proclamer l’unilinguisme français dans l’État du Québec, puis le multilinguisme pour les autres langues, reléguant alors l’anglais à langue étrangère, comme toutes les autres.

    Qu’est-ce qu’on a fait pour mériter des zélites aussi lâches. FJP

  2. avatar

    J’ai beaucoup de difficulté avec votre commentaire, mais je vais tout de même demeurer poli. Relisez l’article lentement : ce que j’explique, c’est qu’il est difficile de réussir l’intégration des immigrants quand ceux-ci se voient ailleurs lorsqu’ils se projettent dans un avenir pas très éloigné. Le sondage est intéressant en ce sens, pas parce qu’il pourrait servir des intérêts fédéralistes. Je ne vois pas d’ailleurs en quoi les fédéralistes pourraient se réjouir d’une situation qui ne les aide pas dans leur cause.

    Ce n’est pas un problème d’adhésion à une langue dont il est question ici, mais plutôt d’adhésion à une culture. Le fait est que beaucoup d’immigrants ne demeurent pas au Québec mais vont vivre ailleurs à la première occasion venue. Comment renverser cette tendance, et surtout quel est l’effet de ce phénomène sur l’intégration, voilà des questions qu’il faut avoir l’intelligence de se poser.

    À moins qu’on érige un mur autour du Québec pour empêcher les impurs d’y entrer et d’y sortir ?

    Venant de vous, l’accusation de traître et de lâche est un compliment.

  3. avatar

    le 6 décembre 2007.

    M. Monette, bien sûr que vous avez de la difficulté, en tant que pharisien, à comprendre que la langue EST la culture – et que la culture par excellence EST la langue nationale, lesquelles ensemble caractérisent l’État-nation. Une seule nation culturelle par État, laquelle à son tour est l’essence même du sain nationalisme – purement culturel. Il est l’apanage de la majorité des citoyens dans toute nation (ceux qui sont nés ensemble).

    Nul n’est plus aveugle que qui ne veut voir, alors que les divers marxistes-léninistes, maoïstes, communistes et socialistes de tous poils, y compris des sociaux-démocrates issus du marxisme – donc les divers gauchistes internationalistes (prêts a vendre leur propre nation à une entité supra-nationale) – soumettent leur nation aux diktats d’entités antinationalistes telles le G-8 ou 39 des pays les plus industrialisés, l’Union européenne anglo/british et même l’Onu.

    En cet acte de traîtrise, ils sont rejoint à droite par les antilibéraux à-la-Jack Kennedy et Bill Clinton fauteurs de guerres, les conservateurs d’un butin bouchar, puis des néoconservateurs mangeux de balustres à la cardinal Ouellet, les divers chauvins-patriotards et fascisto-nazis, régnant chacun sur des sujets-assujettis appelé un « peuple ». « Peuple », pour la connotation peuplade populo-populiste qui s’en dégage.

    Tout ceci, plutôt que de se servir des fières désignation que sont la NATION et le NATIONALISME.

    Tous ces prépondérants n’ont qu’un seul et unique ennemi, soit la majorité des citoyens dans toute nation, ET le sain nationalisme culturel de ces citoyens. Un nationalisme qui sert de bouclier contre les mieux nantis locaux.

    Voilà pourquoi le politicard millionnaire marxiste-léniniste Gilles Duceppe, a comme conseiller principal Lucien Bouchard de l’extrême droite industrielle-manufacturière – sans que les CanadiAns-français à gauche comme M. Monette, ne trouvent à redire de ce mariage contre nature.

    Voilà pourquoi le pluraliste gauchisant Jack Layton, l’anti-ceintures fléchées Gillies Duceppe, le civique de la Clarté canadiAn Stéphane Dion, le militariste du Christian Right conservateur Harper, et le fasciste Michael Ignatieff – tous anti-Québécois viscéraux – ne trouvent rien à redire quant au passage des fortunes de Paul Martin et de diverses familles sionistes canadiAns, vers des paradis fiscaux ignobles.

    Au Québec cette analogie est reconduite avec le quadrumvirat de Françoise David, Pauline Marois, Ti-cul Dumont et John James Charest, qui ont tous en commun leur antinationalisme abject.

    Voilà pourquoi je me réfugie dans le nationalisme ETHNOculturel défensif de Lionel Groulx (tout en abandonnant Groulx quand il s’agit de sa religion maudite).

    Si mon propre nationalisme rabougri est ethno (à savoir qu’il se replie dans l’ethnie pour faire front avec la nation québécoise assaillie par ses élites), mon nationalisme demeure culturel dans sa langue, dans sa continuité historique et dans son attachement au sol national québécois. C’est pour mieux le défendre contre toutes ses élites cosmopolitiques antinationales, qui elles ont comme ennemi commun, toutes les NATIONS de la Terre, donc, toutes les majorités nationales.

    En cela, mon nationalisme ethnoculturel est en marge de celui exclusivement culturel de son ’idéateur’ le pasteur allemand Johann Gottfried Herder. Celui de Herder se résume à son attachement à une langue, au sol national et une histoire commune. Le nationalisme de Herder a été à la fois anti Lumières françaises blafardes et anti Romantisme allemand exalté.

    Le Romantisme de cet autre allemand Johann Gottlieb Ficthe – tout illuminé qu’il ait été dans sa haine de l’impérialisme français napoléonien, a été inspiré dans sa conception par la (sic) supériorité de la race allemande, et il est à l’origine du militarisme de Bismarck, lui-même précurseur du nazisme génocide d’Hitler.

    Si une qualité qualifie le nationalisme purement culturel de Herder, s’est son pacifisme. En cela le sain nationalisme culturel et pacifiste québécois est l’épitomé – le suc – de celui de Herder.

    Bien sûr, et pour bien boucler la boucle, ce pacifisme québécois n’a rien à voir avec ’l’àplatventrisme’ lâche et lèche-cul de nos ’zélites’ canadiAn-françaises québécoises.

    En résumé, il n’y a qu’un seul nationalisme, et il est culturel, il est représentatif de la majorité seulement, dans chaque nation, une majorité invariablement contrastée par les prépondérants locaux de tous acabits.

    Avec un peu d’imagination, on peut faire remonter le nationalisme purement culturalo-linguistiquel de HERDER, à celui d’ISOCRATE, qui au IVe siècle av J.-C., appelait à la création d’une fédération pan héllénique de qui parlait la même langue grecque, – entre Macédoniens originaires des Balkans et les diverses villes-États grecques, une coalition contre les Perses qui envahissaient la péninsule. Tous en n’étant pas de sang grec, ces Macédoniens qui avaient dominés la Grèce pendant deux siècles sous Philippe II, père d’Alexandre le Grand, avaient adopté sa langue et sa culture.

    … Tout le reste, toutes les idéologies souvent en isme, tout ce qui mascarade comme pseudo nationalisme, est en réalité une usurpation fasciste du mot — entre Ploutocratie, le Patriotisme-patriotard, un Chauvinisme cocardier nombriliste, du Césarisme-statolâtre, outre le stalinisme, le nazisme, le franquisme, etc, etc.

    Voilà explicité mon compliment à M. Monette, quant à l’intelligence de la traîtrise et la lâcheté dont il est si fier. FJP

  4. avatar

    Est-il si complexe de compendre que l’affirmation de l’identité québécoise est, en soi, un frein majeur à l’imtégratiom des nouveaux arrivants ? Immigrer n’est pas simple mais se confronter à une population locale qui entretient une espèce de comportement carricatural de sa soi-disant spécificité – meme les québecois entre-eux évaluent leur « pure lainitude » – ne peut que provoquer l’effet de fuite dont vous parlez. La langue est un alibi facile pour ne pas évaluer la vraie source du problème. Le Québec se voit bien plus hospitalier qu’il n’est. Car quand on est bien quelque part, ON Y RESTE.

  5. avatar

    Je ne suis pas d’accord avec vos deux affirmations. Les Québécois n’ont pas à renoncer à leur identité pour que les immigrants s’y installent à demeure. En ce qui concerne les raisons pour lesquelles plusieurs immigrants ne restent pas au Québec, je ne crois pas qu’elles soient liées à l’identité québécoise, mais plutôt à leur attirance bien naturelle pour l’Amérique anglophone. Nous sommes une bien petite île francophone dans un océan anglophone. Même les hispanophones nous dépassent de beaucoup puisqu’il y a autant d’hispanophones vivant aux États-Unis et au Canada que la population totale du Canada.