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Le Qu?bec au 21e si?cle: Qu?est-ce qu?on fait, maintenant?

?Ce que je dis, c’est que ?a me fait vraiment mal, l’actuel de la qu?b?citude,? l’?tat du projet. Je serais port? ? penser que c’est mort, l’affaire, mais je ne peux pas me faire ? l’id?e que c’est mort, l’affaire!? … Lire la suite

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5 Commentaire

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    Oui, c’est une affaire de culture et y voir autre chose, après 1970, a été une pure manipulation. On a bien tardé a voir cette évidence que c’est la notion même d’indépendance qui a perdu son sens

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/08/29/un-quebec-au-canada/

    C’est sur l’exclusivité du français qu’ils fallait mener le combat. Il n’est pas trop tard.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/09/17/188-quebec-francais-1/ (et seq)

    Pierre JC Allard

  2. avatar

    « car cela ramènerait le débat au niveau «ethnocentrique» qui divise le Québec entre «eux» et «nous». C’est vraiment la dernière chose dont le Québec a besoin. »

    Justement, à ce sujet, il me semble que le Québec tient à être une entité ayant une culture « spécifique » tout en voulant être « comme tout le monde ».

    Ça me semble étrange et un peu trop « accommodant ».

    Il est cependant évident que le gouvernement fédéral travaille pour l’indépendance du Québec. Et je ne crois pas qu’il soit assez « humble » ou qu’il n’ait pas assez de « soif de contrôle » pour s’en rendre compte.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

  3. avatar

    Qu’est-ce qu’on fait, maintenant? Voici deux ou trois suggestions pour commencer :

    – Après huit mois de la crise nucléaire de Fukushima, quelque chose de mieux que de réautoriser l’exploitation de Gentilly-2, par exemple ordonner sa fermeture définitive et demander à quelques chercheurs de trouver des moyens d’assurer l’inocuité des déchets qu’elle a produits, et d’assurer cette inocuité pour toute la durée nécessaire…

    – Toujours dans le même contexte, faire des pressions sur nos voisins canadiens et états-uniens pour qu’eux aussi ferment leurs centrales, car les nuages ne s’arrêtent pas aux frontières.

    – Cesser d’édicter des lois et règles arbitraires et liberticides. Dans le cas où elles sont déjà en place (par exemple l’interdiction aux résidents de la ville de Montréal de se promener dans leurs parcs après minuit), les retirer.

    – Interdire la vente de tout produit alimentaire provenant du Japon ou de la côte Ouest de l’Amérique du Nord, et peut-être d’autres régions, puis faire des tests dans les terres agricoles du Québec. Tester également l’eau dans le cas des municipalités qui s’approvisionnent en eau de surface.

    On pourrait bien entendu étendre la liste. À ce que je sache, ces mesures ne dépendent pas d’Ottawa. Je ne comprends pas trop ce que nous avons de distinct, comme peuple, quand nous faisons les mêmes conneries que les autres à côté. C’est quoi, exactement, qui nous rend si particuliers? À quand le jour où nous aurons un caractère suffisamment distinct pour être énoncé autrement qu’en généralités vagues, et insignifiantes dans le contexte de gravissimes situations actuelles? Ce jour-là, souhaiterons-nous encore importer des t-shirts de Shanghai à 1,5 cent la pièce?

    Quant à la culture, vous prétendez trouver de grandes différences entre la nôtre et celle des Anglais, entendez préserver la première contre la seconde, mais ne soulignez pas la disparition de la culture des peuples qui habitaient ici-même avant l’arrivée de notre peuple, il n’y a pas si longtemps?

    La question linguistique? Je serais ravi de me considérer comme faisant partie d’un peuple québécois suffisamment distinct, distinct de manière suffisamment valable, pour donner une place aux langues autochtones dans les programmes scolaires.

    Il y a bien d’autres domaines dans lesquels le Québec pourrait développer un caractère distinct qui m’apparaîtrait important, une québécitude à laquelle je souhaiterais alors me rallier. Malheureusement, je ne vois pas ce caractère distinct.

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      Vous avez tout à fait raison de soulever la question des Premières nations. C’est un sujet que j’ai brièvement abordé dans un blogue précédent mais qui demande pas mal plus qu’un paragraphe pour une réflexion en profondeur.

      Une société se caractérise, entre autres choses, par la manière dont elle traite ses groupes les plus fragiles. Disons qu’on a un bout de chemin à faire de ce côté-là. J’y reviendrai.

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      En effet, le Québec pourrait se démarquer dans bien des domaines. Il pourrait, par exemple, se distancer de l’impérialisme des conservateurs et le désavouer. Nous aurions pu, à titre d’exemple, condamner unanimement l’invasion de la Libye et répertorier les nombreux mensonges proférés par l’État canadien, comme par les autres membres de cet Empire.

      Les Québécoises et les Québécois ne sont pas en communion avec ces principes douteux, où les États membres de l’OTAN envahissent des pays pour y installer ses dictatures. Au contraire, encore à titre d’exemple, le Coup d’État contre Salvador Allende a marqué la mémoire des Québécoises et des Québécois, à une époque où l’on croyait tous nos projets possibles (À cette époque, le Québec envoyait même des représentants des syndicats et de l’État, pour observer comme Allende mettrait en place ses promesses.)

      Il faut aller loin, très loin dans nos logiques.

      Mais j’aimerais corriger une hypothèse que vous avez lancé M. Lamontagne, vous dites, et je cite: «C’est avant tout le désir de sortir des tranchées et de se mettre à avancer qui porte les Québécois à voter pour François Legault.», mais je ne crois pas que ce soit le cas. Je crois plutôt que les Québécoises et les Québécois regardent ce qu’ils peuvent regarder. Or, quand Québec-solidaire annonce un point de presse, il arrive que les médias n’y soient même pas! Les médias ont mis Legault sur la carte, alors qu’il avait toujours eu à nos yeux, avant, le charisme d’une patte de chaise. Nous vivons la même expérience que lorsque Mario Dumont triomphait sur toutes nos chaînes. Il n’était plus question de popularité, mais de popularité exagérée par les médias, comme c’est encore le cas avec Legault. Les gens veulent du neuf, Legault semble en présenter pour eux, qui ne voient pas les débats entre sa clique, et ses opposants. Or, il y a débat entre nos camps.

      Je le répète, je ne crois pas un sel instant que ce soient les Québécoises et les Québécois qui aient «choisi» Legault, je suis certain que les médias ont fait ce choix à notre place. Personne n’a jamais eu sa couverture, depuis Mario Dumont et ses élucubrations sur la privatisation de la santé au Québec. Rappelez-vous! Les Québécoises et les Québécois alors sondés, répétaient mot pour mot les débilités de l’ADQ. L’histoire se répète en cette matière et laisse croire que le peuple a choisi Legault, mais présentez à répétition dans les médias, Ronald Mc Donald et son programme de «Big Mac pour tous» et vous aurez des surprises aux prochains sondages! La preuve? Le courant «bleu» avait recueilli un appui non négligeable! Le «gros cave» également, a eu son appui, grâce aux médias et parce que les Québécoises et les Québécois vivaient un cynisme sans pareil. Legault est projeté par les médias, comme notre sauveur, mais c’est le Maurice Duplessis des temps modernes, voilà tout. L’union avant tout, même avant les intérêts de classe, qui se contredisent pourtant.

      Solidairement,

      Sylvain Guillemette