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Le prochain fl?au: la violence en garderie

ELYAN ?Des ?ducatrices en garderie se voient contraintes de mettre des enfants en isolement et parfois de sanctionner leurs comportements en les expulsant du service de garde.

On accuse ces enfants d?intimidation? On a expuls? de la garderie un enfant de 14 mois qui mordait. On parle d?agression? Il y aurait: 70?% des enfants de 2-3 ans qui frappent leurs pairs, 80?% s?emparent de force d?un objet et 25?% mordent fr?quemment ou ? l?occasion (selon un rapport du Centre d?excellence pour le d?veloppement des jeunes enfants intitul? Pr?venir la violence par l?apprentissage ? la petite enfance).

Le chercheur Richard E. Tremblay, de l?Universit? de Montr?al, affirme que les comportements agressifs apparaissent tr?s t?t dans la vie des enfants.

?M?me si 60?% de la population pensent que ce sont les adolescents de 12 ? 17 ans qui ont le plus recours ? la violence, il s?av?re que la fr?quence des agressions atteint son apog?e autour de deux ans. Dans certains cas, on peut compter une agression aux quinze minutes?, a observ? M. Tremblay, qui est l?auteur de plus de 400 articles sur le sujet.

Selon d?autres ?tudes, plusieurs garderies n?offrent pas assez d?espace et les ?ducatrices se voient confier trop d?enfants ce qui ne leur permet pas de r?pondre aux besoins affectifs des enfants.

La loi pr?voit qu?en garderie, une ?ducatrice peut se voir confier jusqu?? 5 enfants de 18 mois et moins, sinon jusqu?? 8 enfants de 18 mois ? 4 ans ou jusqu?? 10 enfants de 4 ans et plus.

Le Qu?bec obtient le triste record de 40% du total des prescriptions de Ritalin faites au pays. ?Selon IMS Brogan, en 2011 il y aurait eu au Canada 1,5 million d?ordonnances de Ritalin, soit une augmentation de 12% par rapport ? 2010 et de 129% depuis cinq ans.

Et tout ce beau monde cherche ? comprendre pourquoi tous ces troubles du comportement, multipliant les ?tudes et les types d?interventions.

Il faut chercher la cause de ces troubles en amont. Ce ne sont pas tant les conditions, l??ducation, le d?veloppement de l?enfant, la longueur de ses orteils ou le nombre d??ducatrices qui soient responsables. Ce sont les carences que les enfants d?veloppent par l?absence prolong?e et r?guli?re de contacts privil?gi?s. Les enfants ont besoin de s?identifier: d?abord au contact de leurs parents qui sont les mieux plac?s pour les conna?tre et les aimer, puis ? un milieu de vie qui soit s?curisant, qui implique un lieu qu?ils s?approprient et des objets qui lui appartiennent. Tout comme les adultes, ils se sentent bien ? la maison. Les enfants n?ont pas la notion du temps. Le leur rappeler pour les faire patienter ou esp?rer ne doit pas ?tre une question d?heures. C?est inutile et parfois cruel. Ils ont besoin de recevoir des marques d?affection. Ils ont besoin de sentir que quelqu?un les aime, d?avoir des bras o? se r?fugier. Ils ont besoin d?explorer, de questionner. Tout comme les adultes, ils n?ont pas toujours envie d??tre en groupe.

La cause de ces troubles serait donc souvent simple. Peut-on leur fournir des solutions en les exposant de fa?on prolong?e, en bas ?ge, ? un milieu de vie o? trop de gens interviennent? En conformant les enfants ? un mode de vie qui n?est pas naturel, la soci?t? leur enl?ve une part d?identit? importante, tout en compromettant leur ?quilibre ?motionnel.

Il y a quatre grandes ?motions : la peur, la col?re, la tristesse et la joie. Au-del? se d?clinent toute une s?rie d??motions secondaires ou sentiments comme la culpabilit?, la rage, l?envie, l?excitation, la tendresse, l?amour, etc.

Selon Daniel Goleman, psychologue et auteur, les qualit?s qui favorisent l??quilibre ?motionnel et la r?ussite, en dehors du potentiel strictement intellectuel, reposent sur la conscience de soi, c?est-?-dire le fait de pouvoir identifier ses ?motions ainsi que les liens qu?elles entretiennent avec nos pens?es et nos comportements.

Les ?motions sont l?expression d?un besoin vital. Le prix de ce refoulement? Exorbitant, selon des psychologues, puisqu?on le paye en tension int?rieure permanente, en solitude affective r?elle ou ressentie, en absence de relations authentiques avec les autres et en m?connaissance de soi. Toute ?motion exprime un besoin vital, c?est une cl? pour comprendre ce qui se joue en nous.

Aussi, selon Jerome Bruner psychologue, lors d?absence de dialogue adulte-enfant, les capacit?s potentielles de l?enfant ne peuvent pas s?actualiser, il y a une ??d?privation?? du d?veloppement qui peut ?tre irr?versible.

R?primer les ?motions, les ignorer, les punir (sans avoir la possibilit? d?offrir un raisonnement ou un mod?le qui ne soit pas que comparatif ou un accompagnement fid?le qui renforce les efforts d?am?lioration) entra?nent un d?s?quilibre ?motionnel. Ainsi on entend parfois certains parents d?clarer avec incompr?hension que leur enfant se comporte diff?remment ? la maison.

 

Bichounet et le train:


5h15

– Debout mon bichounet
Un lapin bleu qui joue de la guitare en sautant sur des nuages au coin des yeux, le chant d?un oiseau accroch? ? mi-r?ve, bichounet ouvre p?niblement les yeux sur une maman qu?il a aper?ue hier au souper, puis 1 heure plus tard au bain. Il se doute qu?elle lui refera le coup de le balancer chez les terroristes qui l?ont kidnapp? depuis des mois sans jamais demander une ran?on.

Et il pleure, que faire d?autre.

– Maman, tu sais si le lapin de grand-papa peut marcher sur les nuages? On y va quand chez grand-papa? parce que j?ai dormi? Il avait dit qu?on irait ? la p?che.

– Un autre jour bichounet. L?ve-toi et ne pleure pas, il faut te pr?parer.

– Est-ce que les poissons dorment aussi?

– Non pas l? ils sont lev?s et se pr?parent ? rejoindre leurs amis eux aussi.

– Mais comment ils font ils n?ont pas de sac? Leur maman va les chercher le soir?

– Tiens vite pr?pare le tien.

– On attrape que les poissons qui attendent leur maman?

– Allons viens, tu sais bien que tu vas t?amuser avec tes amis (Elle semble convaincu qu?il a des amis parce que d?autres partagent la m?me pi?ce et s?emparent de ses jouets. Elle est convaincu aussi que c?est amusant).

-On va retrouver Carole et Martine. Il ne s?en ennuie pas du tout. Comment s?ennuyer de deux formations sur pattes qui parlent un langage uniforme et ne savent pas qu?hier son grand-papa lui a promis de l?emmener ? la p?che alors qu?il jouait ? l?h?licopt?re avec lui. D?abord savent-elles ce qu?est un h?licopt?re? Il se doute bien qu?elles ne voudront pas y jouer.

5h30

Assis somnolent devant un bol de gruau, 1 tranche de pain aux confitures toujours coup?e en deux ? la diagonale et le tic tac de l?horloge. Le son de maman court en dolby st?r?o de part et d?autre des murs de la maison, tant?t ?touff?, tant?t par ?cho.

5h45

Bichounet est dans la salle de bain, peigne dans les cheveux, brosse ? dents dans la bouche et il sait qu?il a oubli? de dire au revoir ? sa tortue. Il va lui flatter le nez et la carapace en lui chuchotant qu?il reviendra, mais il sait qu?elle est d?j? triste car elle sera seule de longues heures tout comme lui.

6h00

Ceinture boucl?e, moteur inhumain en route. Il a du abandonner son ours en peluche car un des terroristes est allergique. D?part chrono, habituel, d?un ennui impossible. Arriv?e pr?cipit?e au lieu de nulle part, cet endroit que l?on a ?lu sa maison mais o? il ne retrouve rien qui lui appartienne totalement. Visages supervis?s souriants et vaguement impersonnels des surveillants terroristes qui savent son pr?nom. Il n?a pas envie de les laisser encadrer ses rires. D?ailleurs il a r?solu de ne plus rire. Marche ?tudi?e et pr?vue vers un casier, toujours le m?me qui contient l?arsenal d?un ?tranger qu?on dit ami. D?p?t du petit sac qui contient les feuilles que maman a d? signer hier. Un grand papier avec 2 petites feuilles, des sourires dessin?s dans les coins. Il ne sait pas pourquoi et il se transforme trop souvent en facteur et cela l?ennuie. Il sait que sa vie ici se r?sume ? ce transport de papiers secrets.

La porte de la salle s?ouvre sur une jungle sauvage. Un terroriste par m?tre carr?. Une chaise qu?il faudra ?changer 100 fois. Des jouets pas tous invitants, nomm?s aux ?toiles de la p?dagogie, faits de couleurs et de significations et dont il faut jouer d?une certaine mani?re, jamais diff?remment.

On l?invite ? rejoindre ??C?est-?-moi? et ?Heye??avec qui il devra partager ses moments de joie. Peut-?tre en aura-t-il si ?Heye??ne lui chippe pas tous ses jeux ou si ?C?est-?-moi??ne leur tourne pas le dos. Il y aura la sortie dans la cour bient?t. Il pourra faire la file pour grimper ? la glissade 2 fois, s?il est chanceux 3. M?me si le jais bleu revient il ne pourra pas le regarder voler longtemps, pas plus qu?il ne sera autoris? ? courir vers l??cureuil Coco. ?On le lui interdit: ??a mord. ?C?est gentil uniquement quand les terroristes ont pr?vu encadrer sa pr?sence en expliquant de quoi il se nourrit. Elles parlent, elles parlent, et on entend plus ses petits cris. P?dagogie feutr?e de cour. Se tenir ? distance comme c?est la norme lui fait craindre un danger qu?il ne saurait nommer. Il sait que l??cureuil partira sans attendre qu?il soit repu d?informations sur la faune issues d?un autre papier, peut-?tre celui que sa maman a sign?? Le doute s?installe. Coco l??cureuil est parti et les terroristes ignorent son nom. Bien fait pour eux.

8h00

– Carole tu sais s?il y a des garderies pour les poissons?

– Mais non. Quel imb?cile t?a dit ?a! Autant te raconter que les lapins marchent sur les nuages!

– Si, c?est possible, mais pas tous.

– J?en parlerai ? ta m?re (annotation au dossier faisant ?tat d?un probl?me psychologique sous-jacent n?cessitant une m?dication fulgurante et une ?valuation)

8h30

Retour dans la salle des terroristes, branle-bas de combat c?est l?heure de l?apprentissage, sorte de jeu solitaire car il n?y a que les terroristes qui ont envie d?y jouer. Il n?y a aucun coin rassurant, aucun moyen d??chapper ? la foule, de reprendre peut-?tre ce train bleu et vert qui a perdu sa cloche et tenter de lui faire rejoindre les routes dans la montagne. Mais il n?y a rien pour faire une montagne. Ah si miracle 3 amis terroristes assis ensembles. C?est assez haut. ?a peut le faire. Etre discret surtout car le train bleu a ses heures de sortie. S?il parvient ? l?extirper de la gare il aura franchi le premier obstacle. Au sol, roues un peu branlantes, surtout bruyantes, sol in?gal, aucun rail mais eureka la montagne au loin. Propulser l?engin avec force.

17h52

Maman me gronde. Pourtant j?avais h?te de la voir, de quitter le pays ?tranger. Une terroriste lui remet ? elle cette fois un papier qu?elle agite avec bruit. Apparemment, il raconte l?histoire de mon train qui une fois lanc? dans la vall?e, blocs l?gos servant d?obstacles, fort et puissant les a propuls?s pour terminer sa course dans la montagne. J?avais presque r?ussi. Mais la montagne bougeait et ?Heye??n?aime pas jouer avec les trains. Il lui a foutu une savate, renvers? sa cargaison et les terroristes m?ont fait venir dans une pi?ce toute blanche avec un n?on bruyant. La cargaison allait se perdre, les indiens viendraient la voler. J?ai appris que le train allait ?tre envoy? dans une armoire ferm?e ? clef. Peut-?tre qu?en cherchant bien je retrouverai sa cloche.

19h00

Je vais au lit. Je suis puni. Bonne nuit Lola, petite tortue mignonne, ma seule amie. Un jour toi et moi nous partirons.

-5h15

-Debout mon bichounet.

Zut Carole et Martine qui vont me foutre des remontrances et des cons?quences, et des ences diverses je ne les connais pas toutes, ce sont des histoires de grands. Je sais par contre que quand elles sont l?, c?est l?enfer. Cette histoire de train me suivra jusqu?? l?universit? j?en ai bien peur. Quand je serai grand j?ach?terai tous les trains. J?irai voir Carole et Martine pour qu?elles me vendent le train bleu. Si ?Heye??est encore l? je lui dirai que c?est un con.

-Je suis malade maman.
-T?inqui?te pas Carole et Martine vont te soigner. Elles vont te donner une pilule.

There?s no way out of here.

 

Je ne crois pas que la soci?t?, par une approche globale, puisse r?ussir ? r?pondre ad?quatement au d?veloppement de l?enfant. Dans les tr?s petits villages et chez certaines soci?t?s matriarcales o? les figures d?autorit? ont un rapport intime avec celui-ci, la communaut? peut mieux r?pondre aux besoins de l?enfant du fait de sa proximit? et de ses liens. Il n?en est pas ainsi pour les garderies qui demeurent des lieux publics, donc d?shumanis?s, malgr? qu?on en tapisse les murs du mot bienvenu et qu?on sache nommer l?enfant par son pr?nom.

Les toutes premi?res ann?es de vie sont un passage douillet et feutr? vers la vie publique. En supprimer des ?tapes essentielles aura ses cons?quences. Que l?on pense ? Michael Jackson ou ? d?autres gens connus dont l?enfance en dormance fut la p?nible trag?die qui les a poursuivis et cela illustre la n?cessit? de ne pas bousculer l?enfance. D?s leur jeune ?ge ils ont rejoint le monde des mesures, des apprentissages concis et ?tudi?s. Ce qu?ils sont parvenus ? devenir, ce qu?ils ont r?ussi ou obtenu n?a pas suffi ? combler le vide. Ils ont ?t? entour?s, trop et pas de la fa?on qu?il convenait de le faire. Ils ont tra?n? une vie d?adulte avant que l?enfant ait pu s??panouir.

On doit pouvoir faire un heureux m?lange des ?tapes de notre vie et comme on ne peut pas refaire la vie ? l?envers, on ne peut redonner ? chacune d?elles la chance de s?exprimer. Tout au plus on aborde certaines ?tapes, certains passages avec plus de difficult? lorsque la confusion r?gne depuis longtemps. Et les r?ves fous, les d?lires, les rires sans image, l?impossible refus et la fra?cheur ne savent plus exprimer les mots que l?on a encha?n? ? l?enfance coupable d?avoir grandi et disparu. On peut vivre sans enfance, mais on recherchera toujours les paysages qu?elle n?a pu immortaliser.

 

ELYAN

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14 Commentaire

  1. avatar

    Éducatrices est un terme trompeur. Le vrai terme est gardiennes de prison. Des rejetons non-voulues ou non-désirées elles mêmes donc des humanoïdes, mais pas des Humains.

    N’oubliez jamais que ce sont des femmes serviles qui pratiquent les infibulations et les excisions sur des jeunes femelles. Et que c’est aussi par une manipulation religieuse que les petits mâles sont circoncis.

    Le but de Tremblay et de sa secte est d’identifier et de casser les futurs Lépine/misogynes. Méthode vétérinaire pour identifier et éliminer les chiens Alpha. Méthode de marchands d’esclaves. Autre forme de castration.

    Il n’y a aucune différence entre les fourmis, les abeilles, les mammifères incluant les rejetons non voulus ou non désirés.

    Le reste n’est et n’a toujours été que manipulations cripto-malthusiennes.

    Ce que vous qualifiez de « prochain fléau » est en réalité une manne pour les prochains gardiens de prisons qui porteront des titres ronflants.

    • avatar

      Le système a une facilité déconcertante de s’enliser. Il fait penser à ce gars qu’on a tous connu qui enlève le placoplâtre,ferme l’entrée électrique, bidouille le commutateur et finit par se résigner à remplacer l’ampoule électrique. Un torturé de la matière grise. 😉

      Là où le système et ses inconditionnels se démarquent, c’est dans leur façon étudiée de noyer le poisson qui leur fait forcer la réalité pour la faire correspondre aux méthodes employées et ainsi justifier qu’ils soient obligés d’intervenir pour obtenir les résultats de leurs interventions. Un très simple tout compliqué qui accrédite de nombreux brasseurs d’omelettes.

      Comme exemple, souvenons-nous du carnage de Victoriaville où la situation a été montée de toutes pièces en «grapignant» à gauche et à droite les éléments qui sauraient lui donner lieu et ainsi, en forçant le cours des choses et la réalité, on a réussi à obtenir une correspondance entre la situation et les méthodes qu’on avait prévu employer.

      Comme le tout est un château de cartes au départ, il faut éviter de souffler trop fort. Les enfants eux se trouvent par hasard dans ce château (plus décent que d’écrire de force) et je crois qu’ils ont à peine l’impression qu’on l’a fait pour eux, du moins ils souhaiteraient peut-être ne pas s’y trouver.

    • avatar

      ;-( « Il fait penser à ce gars qu’on a tous connu »

      Les « Tremblay » de ce monde dont les universités et les gouvernements sont remplis. La plupart sans père…avec des mères qui sont folles de leur nouvelle Focus qui se stationne toute seule. Focus inventée par d’autres gars.

      « Le système a une facilité déconcertante de s’enliser. »

      https://www.facebook.com/gaiagernaire?sk=notes#!/note.php?note_id=279749595403635

       » Il y a ici confusion très révélatrice de la cause avec son effet, et l’on combat comme source du mal quelque chose que l’on a soi-même fait naître. Ce type de phénomène ne se produit pas uniquement en pédagogie mais aussi dans les domaines de la psychiatrie et de la criminologie. Une fois que l’on a suscité le  » mal  » par la répression du vivant, tous les moyens sont bons pour le combattre chez la victime. « (Miller, Alice, C’est pour ton bien, p.45, Aubier)

      ;-( ;-( (F)

  2. avatar

    Bonsoir Elyan, vous décrivez bien ce que j’ai fui comme la peste, lorsque nous avons pris la décision de ne pas embarquer dans ce modèle de déresponsabilisation parentale que sont les garderies. Nous avons à tour de rôle quitté notre emploi afin qu’il y est toujours un parent à la maison, pour prendre soin de nos enfants. 9 ans de la part de ma conjointe et maintenant moi depuis 3 ans. Pas facile de vivre avec un seul salaire mais le plus bel héritage que je puisse léguer à mes enfants n’est-il pas de bien les préparer pour affronter le monde tel qu’il est aujourd’hui . D’autant plus que mes deux garçons ont un diagnostic T.E.D. un dans le spectre de l’autisme et l’autre Asperger, tous les deux à l’école régulière et sans aucun médicament. Ce qui témoigne à mon avis que l’amour parental et surtout sa présence remplace aisément le « Ritalin ». Et qu’il n’y a aucun deuxième salaire qui justifie de leur enlever cela surtout qu’il n’a rien demandé à personne pour être conçus. 🙂 (Y)

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      « le plus bel héritage que je puisse léguer à mes enfants n’est-il pas de bien les préparer pour affronter le monde tel qu’il est aujourd’hui. »

      Cela prend des parents conscients. Bravo.

      En passant, les vaccins, vous en pensez quoi ?

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      On ne peu pas gagner tout nos combats même à l’intérieur d’un couple 🙁 . Par contre je sais qu’avec la médecine d’aujourd’hui, que l’on peu dépister les personnes porteuses du gène défaillant et administrer le vaccin seulement à ces personnes qui sont à risque et non pas systématiquement comme c’est le cas actuellement et ces fameux test les très bien nantis en bénificie très largement. Mais que voulez vous les pharmaceutiques étant les décideurs du systèmes de santé mondiale, on peu toujours rêver. Malheureusement l’homme étant ce qu’il est celà va prendre quelque millions ou plus de vies humaines avant de voir apparaitre une médecine digne de son nom. 😉

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      Je suis favorable à la vaccination, prioritairement contre les maladies qui comportent des risques graves pour la santé, tout en me méfiant des nouveaux vaccins pondus à la marketing façon de reformuler les vaccins qui auparavant avaient obtenus les meilleurs résultats en les modernisant pour séduire le marché. Là j’ai un bémol, puisqu’il n’y a aucune garantie dans le temps.

      D’autres, comme celui de la H1N1 ont tellement joué la carte de la catastrophe que je les ai fuis comme la peste. Je me méfiais plus de la propagande qu’on sentait hors de contrôle que de la grippe.

      Quant à d’autres lubies que le système décide parfois d’exprimer, je fais allusion particulièrement au fluor qui, il y a quelques années était un incontournable, je me suis posée une seule question, sachant que le fluor est un produit toxique dont le dosage non contrôlé devient létal: est-ce que la la vie de l’enfant est plus importante que ses dents? C’est ainsi que je suis devenue une maman pointée du doigt par le système (dentistes, médecins, pharmaciens, institutions scolaires) comme étant irresponsable et rétrograde. Il faut voir comment ce fluor a servi la vente de produits. On en mettait dans l’eau, dans la nourriture, dans les suppléments, dans le dentifrice et le dentiste en rajoutait une couche 😉 On allait finir par en retrouver dans la crème glacée! Pour m’assurer d’être totalement indigne, j’écrivais une lettre que je faisais joindre aux différents dossiers de mes enfants qui indiquait mon refus à ce qu’on leur donne quelque dose de fluor que ce soit.

      Curieusement, quelques années plus tard, sans trop s’étendre sur le sujet, le ministère de la santé a abandonné le gavage au fluor. Peut-être venait-il de se rendre compte que plusieurs quantités additionnées à gauche et à droite, surtout là où on ne s’attend pas d’en retrouver, finissaient par représenter un danger inquiétant pour la santé. La mode fluor venait de disparaître, comme les mini-jupes et le bonji. Adieu veaux, vaches, cochons. L’industrie venait de perdre un puissant moteur de vente.

      Alors oui concernant la vaccination et toutes ces fulgurantes idées de génie qui font leur apparition, il faut user de discernement surtout qu’on a de plus en plus affaire à des promoteurs rendus fous par l’argent. 😉

    • avatar

      Bonjour,
      Effectivement c’est un modèle de déresponsabilisation parentale dont peu de parents ont l’absolue nécessité. On ne peut conclure que ce serait facile pour tous d’envisager des solutions plus naturelles principalement pour le parent monoparental qui, en l’absence d’un soutien financier adéquat, doit remettre une partie de son rôle de parent à la société, ce qui devrait d’ailleurs amener une approche ciblée lui permettant de prioritairement pouvoir remplir ses obligations parentales (physiquement et «monétairement») tout en favorisant le volet emploi temporaire ou à mi-temps, afin qu’il n’ait pas à refaire surface seul quelques années plus tard les mains vides et le CV vacillant, lorsque cela risque d’avoir une incidence.

      On récupère l’appauvrissement d’une petite famille en la déracinant, en faussant son rôle que l’on confie à des gens du 8 à 5 et en offrant plutôt à ces derniers l’opportunité de tirer profit d’un système prévu et de mieux en mieux adapté pour eux. C’est le prix que la famille a à payer pour sacrifier l’utile et l’agréable. En fait la famille aurait dû elle-même pouvoir être en mesure de tirer profit de sa propre contribution à la société, au lieu de devoir s’essouffler à satisfaire le moule.

      Sinon dans plusieurs cas, on s’est ajusté facilement (par souci de modernisme?) à une société qui considère normal de prioriser l’avoir avant l’être. De là à conclure que l’individu dans sa forme humaine passe au second rang, il n’y a que très peu d’efforts à mettre. On cherche à uniformiser une démarche mise en oeuvre pour combler des horaires et des besoins ou des envies matérielles. Je me demande parfois quelle sera la société d’après, car elle viendra, celle qui n’aura plus ses propres repères.

      C’est en effet un bel héritage que de réussir à préserver le caractère sacré de l’enfance.

    • avatar

      @ Elyan

      Combien de personne se rappelle vraiment ce qui est à l’origine de l’idée d’implanter un réseau de garderie public? Sous le gouvernement Bouchard, des études avaient été réalisé afin de trouver des moyens de contrer le travail au noir. Une des cibles visées était les « méchante mamie » qui arrondissaient leur fin de moi en gardant quelques enfants chez elles et ne déclarait pas leur revenu à l’impôt. Voilà pour l’origine et quand le gouvernement désire implanter un programme, il à développer une expertise pour faire croire aux gens que se sont « les parents » dans ce cas qui en font la demande ce qui est majoritairement faux. Donc ce choix est au niveau politique et non pas sociétaire comme la plupart des gens le conçoive aujourd’hui. Une bonne volonté politique pourrait permettre de revaloriser le rôle parental à se sujet même des « big bonds » comme M. Bernanke de la F.E.D. Américaine reconnaissait la nécessité de recréer les liens familiaux, le prochain modèle économico- sociétaire devrait avantager cela. Comme le véritable sens du mot « sacrifice » n’est plus dans notre jargon, cela se produiras seulement après une énorme catastrophe, qui se dessine de plus en plus à chaque jour et arriveras plus tôt que l’on peu penser. Ce qui inclus la problématique des personnes monoparental et du c.v. 🙂

    • avatar

      Bonjour Elyan et Carl,

      Il y a du vécu derrière vos observations.

      Pour le fluor, les biochimistes savent la signification de la fluoroapatite, de la chloroapatite et les conséquences dont l’ostéoporose.

      Pour les C.V. C’est comme pour les garçons. Les « décrochéEs » rament toute leur vie.

      Vous trouverez matière à réflexion dans les liens de mon commentaire à PJCA.

      Il est demandé un permis pour ramoner les cheminés, mais n’importe qui condamne des enfants innocents à 80 ans d’esclavage.

      😉

  3. avatar

    Bonjour Elyan

    Très bon article et, surtout, lucide et donc prémonitoire. Si on veut changer la société, il faut changer l’individu et le changer le plus jeune possible. Cette action d’éducation est la clez de tout et certes de la premiere porte à ouvrior pour entrer dans une Nouvelle Société. J’en parle donc beaucoup.

    A niveau de la garderie, qui est ici votre theme, il y a un choix de société à faire entre deux (2) évolutions.

    1) une revalorisation du rôle parental, ce qui n’est pas bête, mais, ne nous leurrons pas, mènera INÉVITABLEMENT au « 3 K » de la tradition allemande, cette approche qui confinait la femme è l’eglise, à la cuisine et a ses enfants.

    2) une substitution parentale systématique, seule façon de donner une chance réelle au brassage des castes…. mais avec un cortège d »inconvénients.

    SI c’est seconde cette voie qui est choisie, il faudrait. je crois, penser dans la ligne de l’article que je vous mets ici en lien et des suivants…. Si c »est la première, c’est une problématique sur laquelle je ne me suis pas encore penché… mais je le ferai au premier signe que c’est dans cette voie que nous allons.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2005/11/15/14-le-prescolaire-avant-3-ans/

    PIerre JC Allard

    • avatar

      Bonjour Pierre,

      Bon commentaire et bon texte « en lien », mon expérience personnel me laisse croire qu’une combinaison de l’option un et de l’option deux devraient être envisagé, sans tombé dans le modèle « 3k » que vous décrivez et dont plus personne ne veut. Mais forcé de constater que le parent quel qu’il soit ne peu être remplacé par l’état. J’ai fais par dans un commentaire ci-haut de la maladie mentale qui afflige mes deux garçons. Ce qui nous amène à côtoyer les services sociaux régulièrement, à cout de plan d’intervention dans l’espoir de contrer les aspects négatifs de la maladie sur mes enfants et malgré toutes les formations et expertise des intervenantes elles s’entendent toutes à dire que nous avons décelé la maladie subtile chez l’ainé seulement à cause de la présence de ma conjointe avec son bambin, le cœur d’une mère à cette sensibilité naturelle de pouvoir déceler se genre de problème. Il faut donc permettre le plein épanouissement d’une mère, à l’abri de tout inconvénient extérieur, des meilleures conditions de vies familiales amèneront une très grande partie de la solution à la problématique. Pour les cas plus extrêmes que vous décrivez, la je suis d’accord avec la DPJS et la formation parentale que vous évoquer. 🙂

    • avatar

      Bonjour PJCA,

      Vous avez bien raison de travailler dans le sens de la deuxième « évolution ». Avec l’insémination artificielle qui se généralisera avec l’avènement de la matricité, c’est l’avenir.

      Cependant, comme je vous l’ai déjà exprimé dans un texte trop long, pour changer la nature humaine il faut commencer 21 ans avant la naissance, lien :

      https://www.facebook.com/gaiagernaire?sk=notes#!/note.php?note_id=279751595403435

      Et : »…nos recherches en éducation ne nous ont pas permis de découvrir ni une conception complexe de la nature humaine susceptible de guider les enseignants dans leur processus personnel d’humanisation et celui de leurs élèves, ni un système d’éducation axé prioritairement sur le développement des potentialités mentales et morales des élèves. »[36] Marcotte, Gaston, Manifeste du Mouvement Humanisation, p. 137, Humanisation, 2006

      Version courte:

      https://www.facebook.com/#!/note.php?note_id=287729197939008

      Les enfants sont déjà, à la naissance, la somme de leur phylogenèse. Ils sont traités comme des « BONZAI » par les « ignorantEs » qui les entourent, liens:

      https://www.facebook.com/#!/note.php?note_id=279762055402389

      https://www.facebook.com/gaiagernaire?sk=notes#!/note.php?note_id=279773792067882

      https://www.facebook.com/gaiagernaire?sk=notes#!/note.php?note_id=279780695400525

      « Avoir la sagesse de connaître la différence »

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      @ Pierre

      Bonjour,

      Merci pour votre commentaire et le lien. J’ai ce côté rebelle qui m’empêche d’être en accord avec le principe d’ingérence, à moins de cas bien précis où la vie, la santé ou l’intégrité seraient en péril. Ce principe en serait un qui ne devrait répondre qu’à un danger, une menace.

      S’immiscer dans l’espace vital de quelqu’un correspond à porter atteinte à sa liberté. Bien des diplômés aujourd’hui peuvent témoigner n’avoir pas tous été issus de familles éduquées ou cultivées, ni même parfois équilibrées. De même, du temps où la verve et l’éducation stricte faisaient bon ménage, les dérapages de certains initiés ont fait légende.

      Un des malaises profonds de notre société trouve effectivement sa source dans l’éducation qu’a reçue l’individu, au sens large du terme, mais surtout au sens humain. Ce volet n’est malheureusement pas l’apanage exclusif des mieux éduqués. Qu’attend la société des humains qui la composent? qu’ils soient conséquents, productifs et inventifs, autonomes, qu’ils ne contreviennent pas aux lois pour le bien de l’ensemble et qu’ils se gardent de causer des torts en étant respectueux. Le reste est de la dentelle. Un plus bonifié par l’attitude générale, né des diversités, du milieu culturel, de l’expérience de vie et des projets que chaque humain met en oeuvre. Dans le volet humain de l’éducation, la condition sociale serait celle qui a le moins de droits de regard puisqu’au contraire, elle jette un questionnement trouble sur la nature des choses et des gens par le pouvoir qu’elle a de passer outre les mesures de vie du fait du halo qui l’entoure et de la procession de clinquants qui réussissent à la mettre à l’abri de la nécessité d’être.

      Il faudrait donc s’attarder à renforcer l’intégrité et le rôle de l’humain dans la société, non pas en forçant des duplications de comportement et de personnalité, mais en inscrivant noir sur blanc sur un code de vie actif, pour tout individu, la certitude que ses espoirs puissent voir le jour.

      Je connais et ai connu trop de gens dont l’espoir possible a agi en moteur puissant qui leur a fait atteindre des sommets d’épanouissement. En l’absence de serre, ils ont pris soin du terreau jusqu’à ce qu’ils puissent le faire germer, parce que pour eux l’espoir n’était pas mort. Il leur a demandé des efforts supplémentaires, mais je n’en ai vu aucun s’en plaindre, pas plus que de l’absence de serre dès leur naissance, conscients qu’ils étaient qu’ils devraient bâtir ce lieu comme un tribut à leurs origines, que là était leur mission.

      C’est ce qui manque cruellement à notre société cet espoir du possible. C’est ce que la société devrait cultiver avec un soin jaloux et un accompagnement inconditionnel. Certaines écoles ont entrepris avec brillo la démarche des études formatrices actives qui en plus de donner une formation générale, ouvrent les portes sur ce monde d’espoir et de réalisations en permettant à chaque étudiant d’emprunter la voix où il ne cherche qu’à exceller. Sur cette voix, il n’y a pas de prérequis abrutissants ou de préjugés limitatifs. L’enfant peut se tourner en très bas âge vers ce qu’il reconnaît être fait pour lui. Il peut donc faire fi de plusieurs contraintes dans sa propre vie, sachant qu’on lui permet les outils qui l’en affranchiront. Une fois cette petite graine semée, il ne peut qu’en ressortir de bonnes choses, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de place pour l’ignorance et la torpeur dans la société.

      Plus la société encadre ses orientations, plus elle fait appel à une structure élitique qui contrevient aux droits et libertés qui, en l’absence de moyens, sont les seuls refuges de l’individu, les seuls vrais cadeaux qu’il ait reçu de la vie qui lui soient propres.

      Ainsi donc dès que l’on tente d’interférer avec l’individu pour son bien comme le bien de tous, il convient de marcher sur des oeufs et de garder à l’esprit que majoritairement ce qui l’affuble n’est que le résultat d’autres interférences qui ont échouées… ou réussies.