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Le problème de Trump est aussi cette tombe du cimetière de Moscou

La scène est classique :  en Russie, on expose le corps du défunt dans un cercueil ouvert, quelques instants avant de l’ensevelir.  A Moscou, en 2009, c’est donc le corps de Sergei Magnitsky que l’on expose ainsi, sa veuve le saluant une dernière fois.  L’homme est mort jeune, à 37 ans seulement.  Tombé officiellement d’un fenêtre, dans l’attente de son procès, alors qu’il venait de subir 358 jours d’emprisonnement dans les pires conditions qui soient.  En Russie comme ailleurs, les gens qui tombent des fenêtres ne sont pas légion (1), et sa subite disparition avait induit quelques questions, sachant ce pourquoi il avait été emprisonné.  Pour Moscou, c’était en effet un vulgaire délinquant, ayant fraudé et subtilisé de l’argent au plus grand fond d’investissement étranger dans le pays d’origine anglo-américaine.  Pour l’opposition, c’était un martyr car avant de décéder, il avait mouillé toute une caste de profiteurs proches de Poutine, au point que ces derniers, protégés et épargnés par les poursuites, sont aujourd’hui appelés sur place « les Intouchables ».  En 2012, en relation avec cette affaire, le Congrès US avait banni ces fameux profiteurs russes de visite du territoire américain, la loi l’affirmant étant alors surnommée « Loi Magnitsky ».   Or ces mêmes profiteurs étaient en contact avec un député américain républicain, Dana Rohrabacher, un ex-Reganien devenu le plus grand supporter de Poutine de l’autre côté de l’Atlantique (ayant effectué ainsi un virage politique à 180°), avant de devenir celui de Trump…  car la destitution désormais envisageable de l’actuel président se dissimule bien plus loin dans le temps, et aussi derrière une pierre tombale érigée en plein cimetière de Moscou, à bien y regarder…

C’est le magazine Challenges qui nous l’a rappelé crûment ce 18 mai  en citant un extrait de discussion assez ahurissante entendue dans les couloirs du Sénat (lui aussi majoritairement républicain). « Les républicains rasent les murs: la chaîne NPR a contacté mardi soir 20 sénateurs, sans succès, pour commenter le dernier scandale.  Et mercredi soir, le « Washington Post » a publié la retranscription d’une conversation privée entre leaders républicains du Congrès avant l’élection, qui fait mauvais genre.  Kevin McCarthy (n°2 de la majorité):  « Il y a deux personnes, je crois, que Poutine paie, Rohrabacher [un républicain proche des Russes] et Trump (rires).  Je vous jure ».  Paul Ryan: « On est off the record (rires). PAS DE FUITES (rires)… on est bien d’accord? » (rires).  C’est à cela qu’on voit qu’on est une vraie famille. »   Ça a l’air d’une boutade et ce n’en est pas une.  Le dénommé Rohrabacher est en effet un de ceux qui peut faire tomber Donald Trump, car sa proximité avec les oligarques russes va effectivement plus loin que la simple amitié.   C’est bien d’argent dont il s’agît, en ce qui le concerne.

Revenons tout d’abord sur l’affaire Magnitsky.   Ou plutôt commençons par celle de Browder.  Car c’est d’abord l’affaire d’un américain, William Felix Browder, qui a investi dès 1996 dans des affaires russes, dans des sociétés publiques (Gazprom, RAO EES, Rosneft) comme dans des privées (Sidanko, Surgutneftegaz).   S’il a choisi assez tôt ce créneau c’est parce qu’il les jugeait très florissantes, tout simplement, et que le territoire russe d’alors ne demandait qu’à produire et rapporter, poussé par la vague Eltsine de libéralisation de l’économie:  un vrai eldorado s’ouvrait alors aux entrepreneurs. Tous ayant pris en compte, bien sûr, que là-bas, c’est une autre mentalité, et qu’il vaut mieux être prudent, la corruption étant de mise à tous les niveaux.  Mieux vaut avoir la « krycha » (la « protection », ou le « parrainage ») avec soi pour réussir à Moscou, en effet…  Quand le pouvoir russe de Vladimir Poutine s’en prend à Mikhaïl Khodorkovski, le patron de Loukos, il est le premier à l’applaudir, de même qu’il se montre dithyrambique cette année là à Davos vis à vis de Vladimir Poutine en personne.  Il a résolument choisi son camp.  Il n’a en effet aucune envie de se retrouver un jour comme opposant, tant il sait ce qui les attend.  C’est dans son intérêt bien sûr, donc de chanter les louanges du dirigeant du Kremlin, ce qu’il fait bien sûr avec régularité, donnant des gages de bon vouloir constants.  William Felix (« Bill ») Browder est en réalité un cas à part comme entrepreneur :  ce petit-fils d’Earl Browder, le fondateur du Parti communiste américain, dirigeant de son groupe Hermitage Capital, s’est installé en Angleterre (offshore, donc par rapport aux USA), totalement persuadé que la Russie est un nouvel eldorado industriel qui peut s’avérer fort rentable et c’est bien pour ça qu’il y a investi plusieurs billes.  Ou plutôt… plusieurs milliards de dollars.

Mais à Moscou, on le sait, rien ne se passe dans le pays sans que le pouvoir n’y trouve son compte.  La corruption, généralisée, c’est simple, on ne peut s’en extraire !!!  Browder l’avait-il oublié, ou n’avait-il pas montré assez de sentiment de « collaboration », toujours est-il qu’un jour brusquement, pour lui, tout s’effondre.  Le le 13 novembre 2005, alors qu’il débarque à Moscou d’un avion de ligne, la police des frontières à l’aéroport le refoule, au prétexte pendable que son passeport n’a pas été actualisé.  Or il est à jour : rentré plutôt furieux à Londres, il téléphone directement à Dmitri Medvedev, alors vice-premier ministre, qu’il connaît bien, pour obtenir un nouveau droit d’entrer dans le pays.  Pas de réponse.  Il commence alors à s’inquiéter pour ses 3 milliards d’investissements en Russie…  il a raison de s’inquiéter, car ça n’est que le début de ses ennuis explique ici le Monde en 2012 :  « Le fonds britannique possède encore trois entités juridiques en Russie.  Inactives, elles sont vouées à la liquidation.  Le 7 juin 2007, vingt-cinq policiers, conduits par le lieutenant-colonel Kouznetsov, perquisitionnent les bureaux de ces trois sociétés à Moscou.  Ils remplissent deux minibus d’ordinateurs, de cartons, de dossiers, de documents.  Parmi ces papiers figurent les titres de propriété des trois sociétés, leurs sceaux, leurs enregistrements fiscaux.  Sur le coup, ni William Browder, ni ses juristes ne comprennent de quoi il retourne.  Quelques mois plus tard, ils découvrent que les trois sociétés ne sont plus la propriété d’Hermitage.  Elles sont passées aux mains du prête-nom Viktor Marguelov, une petite frappe du milieu criminel, qui vient de faire un séjour en prison pour homicide. »  Il y a de quoi être abasourdi, en effet.  Mais comme le dit le Monde, en Russie, c’est plutôt pratique courante : régulièrement, des mafieux agissent ainsi, s’appropriant des biens ou des papiers de propriétés de ces biens, et il devient vite impossible de se battre contre l’administration russe pour entrer à nouveau en possession de ses titres.  Derrière son éviction et la captation de ses biens se cachent des nervis: ceux du « Klyuev Organized Crime Group », visiblement liés au pouvoir en place (ce qu’il semble alors ignorer), ayant éliminé déjà d’autres gêneurs.

L’histoire va alors s’emballer.  Browder a commissionné une équipe d’avocats russes, recrutés sur place, pour solutionner le problème.  Il agit, car il pense résoudre un problème seulement mafieux, et fait toujours confiance au Kremlin qui l’a soutenu jusque là, tout en émettant des doutes malgré tout.  Ceux qui l’ont dépouillé se révèlent en tout cas très actifs, pour gruger et dépouiller l’Etat russe :  « en décembre 2007, les nouveaux propriétaires réclament au fisc russe le remboursement d’un trop-perçu de 150 millions d’euros sur la TVA.  La demande est présentée le 21 décembre au bureau des impôts n° 28 à Moscou.  Le 24, les autorités fiscales donnent leur feu vert.  Le 26, l’argent est versé en roubles sur deux comptes (à la banque russe USB et à la Intercommerz Bank), puis changé en dollars et transféré aux Etats-Unis.  C’est le remboursement le plus rapide de toute l’histoire du fisc russe. »  Etrange virement, qui met la puce à l’oreille (enfin) à Browder, qui comprend mais un peu tard que le pouvoir s’est servi de l’étiquette mafieuse comme d’un écran pratique pour se dissimuler derrière.  Les avocats sélectionnés par ses soins pour défendre sa cause sur place se retrouvent vite pris dans la nasse habituelle là-bas;  les voilà tous les jours gravement menacés, au point que Browder leur propose d’émigrer en Angleterre avec leurs familles (imaginez le genre de pressions subies pour qu’ils en arrivent à accepter ça !).  Parmi ceux-ci,  Sergueï Magnitski, lui, décide de rester seul à Moscou :   il est toujours persuadé que c’est une mafia qui est derrière l’affaire, et espère toujours qu’il s’agit d’une mafia seulement.  Or à peine ses collègues partis, il est arrêté et placé en détention, au prétexte d’une « fraude fiscale » imaginaire.  Son calvaire pouvait commencer.  Il restera presque un an en prison, où, malade, on refusera de le soigner.  Transféré dans une autre il y sera battu à mort.  Et officiellement mort, « tombé d’une fenêtre ».  Son autopsie sera également refusée à la famille, on expédiera son enterrement au prétexte qu’on ne pouvait garder le corps faute de réfrigérateur dans la prison !!!  Sa famille réussira néanmoins à montrer, dans son cercueil, ses mains tuméfiées. Bref, selon elle et ses amis, on l’avait clairement assassiné !

Bill Browder (ici à gauche sur la Place Rouge) effondré, mais aidé par les anciens collègues de Magnitski, s’embarque alors pour effectuer une enquête sur le sort de son avocat. Pour découvrir très vite que tous ceux ayant eu affaire avec son cas, et son élimination, avaient été récompensés par le pouvoir en place.  Le journal Le Monde cite le cas du major Pavel Karpov qui s’est retrouvé à rouler en Porsche Cayenne (à 86 000 euros), alors que son salaire ne dépassait pas les 300 euros, et dont la mère est subitement devenue propriétaire d’appartements et de terrains valant plus d’un million d’euros.  Idem pour « Artiom Kouznetsov, le lieutenant-colonel à la section des enquêtes du ministère de l’intérieur (MVD).  Avec un salaire de 364 euros par mois, l’officier est néanmoins propriétaire d’appartements et de terrains à Moscou d’une valeur totale de 2 millions d’euros ».   Tous ceux ayant eu un rôle dans l’élimination de Magnitski ont vu leur train de vie augmenter : « bizarrement, ils se sont enrichis au même moment, à la fin de l’année 2007.  L’ancienne perceptrice en chef du bureau n° 28, Olga Stepanova, qui autorisa jadis le remboursement express de 150 millions d’euros, est à l’abri du besoin, selon l’enquête diligentée par Hermitage.  Villa de luxe à Moscou, au Monténégro, appartements à Dubaï, comptes en Suisse, la dame n’a plus besoin de travailler.  D’ailleurs, elle a quitté le fisc en 2010 pour rejoindre le ministère de la défense, où elle ne travaille plus désormais« .  Et surtout, en deux années d’enquête, Browder a compris pourquoi on s’est autant acharné sur son avocat.  Ce dernier avait eu le temps de lui transmettre ce qu’il avait découvert.  En fait, il s’agissait de 230 millions de dollars, détournés des caisses de l’Etat par les amis du pouvoir !  Ce que n’avait pas su Browder, c’est que toute l’affaire avait bien eu pour maître d’œuvre le Kremlin :  il aurait dû s’inquiéter davantage, en effet, s’il avait su que les policiers ayant investi ses locaux russes étaient ceux du FSB et non des policiers ordinaires.  Plus effrayant encore lorsqu’il découvre qu’à Londres même, ce même pouvoir russe va traquer ceux qui seraient susceptibles d’être trop bavards à propos de cette affaire.  L’enquête mène bien sûr à Londres, mais aussi à Paris : « le 10 novembre à Londres, l’informateur principal du fonds Hermitage, l’homme d’affaires Alexandre Perepilitchni, 44 ans, a succombé à un malaise devant la porte de son domicile londonien.  Installé en Grande-Bretagne depuis trois ans, il coopérait à l’enquête menée depuis ces derniers mois par des procureurs suisses sur l’implication d’un groupe criminel russe dans un schéma de fraude fiscale et de blanchiment (les 150 millions).  Confiée à la police criminelle britannique, une enquête est en cours sur les circonstances exactes de sa mort ».  Pour Perepilitchni, on soupçonne que lors de son passage de trois jours à Paris, à l’Hôtel Bristol, on lui aurait fait ingurgiter du gelsemium (« Jasmin de Caroline ») , un médicament à faible dose homéopathique mais un produit mortel à haute dose.  Du grand art, droit dans la lignée de l’élimination au polonium d’Alexandre Litvinenko !  Quand on ne tombe pas de fenêtre, on meurt empoisonné.  Ou abattu en pleine rue… « au pied du Kremlin ». Ou alors on vous retrouve pendu.  Chez vous.  Et même si vous veniez de perdre un procès contre Roman Abramovich pour obtenir le contrôle du groupe pétrolier Sibneft, ce qui aurait pu vous miner un peu le moral (ayant perdu 3 milliards de dollars dans l’affaire)… car dans ce cas, à peine si on a remarqué dans cette énième disparition que l’ami et associé du défunt s’appelait Alexandre Litvinenko !!!  Boris Berezovsky, retrouvé prétendument pendu son écharpe en cachemire favorite accrochée à un pommeau de douche, retrouvé non plié après avoir logiquement supporté son poids de 100 kg…  Berezovsky, photographié ici aux côtés d’Andrey Lugovoy, ancien agent du KGB, et principal suspect du meurtre de Litvinenko !

C’est bien le système et ses nervis mafieux qui ont broyé l’infortuné Sergueï Magnitski.  Aux USA, en réaction, le sort de l’infortuné avocat verra un lobby efficace réussir à créer une loi, votée en 2012, empêchant tous ceux ayant été cités dans l’affaire de pouvoir mettre le pied dans le pays et d’y continuer à faire des affaires :  une loi vécue comme un affront personnel par Poutine en personne:  le personnage, profondément rancunier, on le sait, ne peut l’accepter.  D’où l’arrivée en scène d’une tentative de lobbying inverse, venant de Russie, Poutine tentant ouvertement de soudoyer (ou d’acheter ?) des députés ou des sénateurs US (selon la conversation relatée par le Washington Post).  Tout semble indiquer que l’on compte sur leur influence auprès de leurs collègues, pour abroger cette fameuse Loi Magnitski qui empêche tant les proches du pouvoir russe de réaliser des affaires ou d’aller dissimuler leurs bénéfices, ou bien même de jouir de leurs biens sur place, n’ayant plus de visas pour s’y rendre.  Et parmi ceux approchés…  notre homme du jour.  Dans un article saisissant de Politico de Isaac Arnsdorf et de Benjamin Orestes, sorti en décembre dernier, on découvrait qui est ce fameux Dana Rohrabacher.  Et ce à quoi il a pu servir… contre rémunération, à l’évidence.  Si Donald Trump est un cas (pathologique ?), Rohrabacher en est un autre à coup sûr, car c’est un ancien supporter de Reagan (ici à gauche il nous montre sa vieille affiche de campagne), aussi anticommuniste que ne l’était le président mort de la maladie d’Alzheimer.  Et ce supporter indéfectible de la droite dure américaine est devenu depuis, dans un étonnant virage à 180°, le premier supporter de la Russie, et de son président, perçu avant tout comme un investisseur ou un industriel selon lui :  en somme, le capitalisme n’ayant pas de frontière, le nouveau capitalisme poutinien a séduit le capitaliste à l’ancienne de Rohrabacher, leur seul but commun étant apparemment…. l’argent à se faire mutuellement.  Et pour que leurs affaires communes perdurent, il fallait que les financiers russes écartés du territoire US puissent à nouveau l’arpenter : d’où la demande de lobbying faite par Poutine auprès de Rohrabacher, devenu entre temps soutien de Donald Trump, pour que soit abrogée la fameuse « Loi Magnitski » (la «Sergei Magnitsky Rule of Law Accountability Act» exactement).  Interrogé sur son rôle, Rohrabacher a eu vite fait de détourner la question en affirmant que ceux qui cherchent des poux à Poutine sont « ceux qui veulent retourner à la Guerre Froide ».   Sortant de la bouche d’un reaganien, ça ne manque pas de sel… (des mines de sel de goulags ?).  « Lors d’un voyage à Moscou, Rohrabacher a rencontré un confident proche de Poutine et a accepté des documents de procureurs russes affirmant que Magnitsky n’était pas un dénonciateur, mais un voleur.  De retour à Washington, l’aide principale de Rohrabacher a escorté des lobbyistes anti-Magnitsky pour rencontrer d’autres législateurs et a entamé des témoignages confirmant la version russe de l’événement dans le dossier officiel du Congrès.  Rohrabacher, pour sa part, a dit qu’il cherchait simplement à trouver la vérité dans un conflit international et à éviter de diaboliser gratuitement la Russie.  « Je reçois une admonestation à chaque fois que je demande une évaluation honnête d’une situation dans laquelle la Russie est vilipendée », a-t-il déclaré à Politico. « Je ne sais pas d’où cela vient, mais il y a clairement un effort herculéen pour nous repousser dans une guerre froide ».  En fait de guerre froide, les sanctions contre Moscou ont été votées, rappelons-le au Congrès par 399 voix contre 19 seulement, presqu’une unanimité.  Rohrabacher, lui, a tourné casaque (on pourrait même écrire « a tourné cosaque »)  il y a un bon bout de temps maintenant, clamant à qui veut l’entendre qu’en 1990 déjà, il avait perdu un bras de fer largement alcoolisé avec Vladimir Poutine en personne, alors maire de Moscou, ce  que personne n’est allé vérifier bien entendu.  « Rohrabacher, qui vient de cet arrière-plan de Reaganite, s’est totalement retourné », a déclaré Anders Aslund, un étudiant de l’ Atlantic Council, un groupe de réflexion non partisan. « Rohrabacher est sur cette planche savonneuse depuis de nombreuses années et il est considéré comme hors norme » (voir ici à gauche son « trip » médiatique afghan pour soutenir les talibans, alors en lutte contre les communistes : il était aussi  lié au commandant Massoud)... En avril dernier, Rohrabacher s’est rendu à Moscou lors d’un voyage officiel du Congrès avec quatre autres membres du Congrès et deux membres de son personnel.  Rohrabacher et son assistant principal, Paul Behrends, ont rencontrés en privé Vladimir Yakounine (2), un confident de Poutine que le Département du Trésor a mis sur liste noire en 2014 pour punir la Russie pour envahissement de l’Ukraine, selon un itinéraire examiné par Politico et confirmé par Rohrabacher.  Il n’y avait rien d’illégal à parler à Yakunin, a clairement indiqué le reste de la délégation.  Lors de cette réunion, l’un des sujets abordé avec Yakunin et Behrends selon Rohrabacher, était l’affaire Magnitsky.  Plus tard ce jour-là, Rohrabacher a rejoint le reste de la délégation pour rencontrer Konstantin Kosachev, président du Comité des affaires internationales au Conseil de la Fédération (homologue du Sénat en Russie).  Lors de cette réunion, Kosachev a exhorté Rohrabacher à consulter les procureurs russes au sujet de l’affaire Magnitsky. Rohrabacher a bien reçu un document remettant en question l’histoire de Magnitsky, a-t-il déclaré lui-même à Politico ».  Le droitier Rohrabacher, homme politique à part aux USA, mais pas tant que ça, est aussi celui récemment, en compagnie de Steve King, député républicain de l’Iowa, avait rencontré à Paris le 13 février 2017… Marine le Pen (la même qui le mois précédent, aux USA, avait vu sa rencontre avorter avec Donald Trump).  Le même King avait déjà posé en compagnie de Frauke Petry et Geert Wilders… or juste auparavant, il s’était aussi montré un ardent défenseur de Michael Flynn, l’homme payé par des entreprises russes pour venir assister à un dîner en compagnie de Vladimir Poutine.

Car l’affaire a eu des ramifications très étendues : pour « réactiver » la filière russe aux USA, une étrange société « à but non lucratif » avait été créée dans le Delaware, cet endroit où l’on peut dissimuler les véritables propriétaires de jets aux activités douteuses, comme j’ai pu vous le dire déjà ici à maintes reprises. Une société derrière laquelle se dissimulait de fait Denis Katsyv (Kasiev; ci-dessous à gauche), le fils d’un ancien ministre des Transports russe (Piotr Kasiev, ici à droite), et représentée par Rinat Akhmetshin comme lobbyiste.  Problème, avant de décéder, Magnitsky avait indiqué à un procureur fédéral que la même société servait à blanchir 14 millions de dollars volés à l’Etat russe (au passage on avait découvert qu’Aleksander Litvak, l’associé de Kasiev était apparu sur le compte suisse de Prevezon, un des comptes qui avait servi à dissimuler les 230 millions détournés, Prevezon ayant 8 sociétés installées aux USA, toutes déclarées à New-York même). Un avertissement qui n’avait en rien empêché Rohrabacher de prendre contact avec Akhmetshin, recrutant au passage un ancien démocrate, Ron Dellums, pour commencer leur lobbying autour de la société de Katsyv auprès de l’influent « Comité des affaires étrangères« , cherchant en particulier à embarquer avec eux deux représentants en vue chez les démocrates, Eliot Engel et Gregory Meeks, approchés mais restés sourds aux appels du pied de Rohrabacher.  A force de vouloir trop en faire, la fine équipe de lobbystes pro-poutinienne a alors attiré l’attention d’un membre plus suspicieux, Kyle Parker, de la Commission des affaires étrangères de la Chambre qui a lui-même commencé à soupçonner l’entrisme évident des russes dans l’opération. Et pour découvrir sans trop de surprise en fait qu’Akhmetshin était un drôle de lobbyiste « spécialisé dans les campagnes de mesures actives » comme il l’écrira dans un mail à ses collègues pour les prévenir de ne rien avoir à faire de près ou de loin avec lui.  Les termes choisis pour décrire son action l’avaient été avec une arrière-pensée évidente qui n’avait pas échappé aux vieux routiers de la Guerre Froide : « mesures actives » était le mot employé par les russes pour masquer leurs entreprises de propagande ou de déstabilisation pendant l’ère soviétique !!!  Car Kyle Parker  avait aussi découvert lors de son enquête que le fameux Akhmetshin n’était tout simplement qu’un ancien officier soviétique de contre-espionnage russe !!!  Comme Vladimir, en fait !

Un Akhmetshin fort actif, à bien regarder, et fort insidieux : « en 2011, Akhmetshin (ici à droite) a été accusé d’avoir aidé à l’organisation d’une campagne d’intimidation contre l’ancien député de la Douma russe, Ashot Egiazaryan, qui avait demandé l’asile politique aux États-Unis face à des accusations criminelles en Russie liées à un conflit d’affaires.  Une demande déposée devant le tribunal fédéral des États-Unis à Manhattan stipulait que la campagne visait à persuader les fonctionnaires américains de révoquer le statut d’asile d’Egiazaryan et de le forcer à retourner en Russie, où il était impliqué dans un conflit acharné avec un homme d’affaires milliardaire sur un projet hôtelier de Moscou.  Akhmetshin n’était pas la cible du procès de diffamation, mais dans les plaidoiries, les avocats ont allégué qu’il avait été enrôlé, avec une autre société de relations publiques de Washington et des enquêteurs privés, pour aider à publier des articles dans un journal juif accusant le député d’antisémitisme ».  Il a également lutté pour que ses e-mails et ses fichiers informatiques ne soient pas diffusés aux avocats adverses ».  Une activité insidieuse qui semble aussi déborder sur du renseignement stratégique, comme il l’a avoué lui-même :  « certains de mes clients sont des gouvernements nationaux ou des hauts fonctionnaires dans ces gouvernements », a déclaré Akhmetshin dans une déposition sous serment en août 2012. « Les clients de mon gouvernement ont des discussions très sensibles dans mes e-mails, concernant l’emplacement ou la relocalisation des bases militaires américaines dans des Régions de l’ex-Union soviétique « .  Et ça ne s’arrête pas là, chez lui, car on le retrouve aussi cité dans une affaire de piratage informatique !!!!!  « Plus récemment, Akhmetshin a été rattrapé dans un combat juridique particulièrement dur d’un milliard de dollars concernant une opération d’extraction de potasse en Russie centrale.  Alors qu’un tribunal néerlandais en était le lieu principal, le différend s’est répandu dans les tribunaux américains lorsque les avocats de l’une des sociétés ont accusé leurs homologues d’organiser un programme pour pirater leurs ordinateurs et d’autres communications.  L’homme qui avait conçu le projet était Akhmetshin, selon une accusation déposée en novembre dans un tribunal de l’État de New York qui l’a également accusé d’être un ancien officier de l’intelligence militaire soviétique qui «a développé une expertise particulière dans la réalisation de campagnes négatives de relations publiques».

Et c’est allé très loin pour tenter de convaincre :  un film, un documentaire a même été réalisé.  Un consultant, Chris Cooper a été recruté par Kasiev pour scénariser un documentaire intitulé «The Magnitsky Act – Behind the Scènes», réalisé par Andrei Nekrasov, ici à droite, spécialiste de films pour la télévision et jusqu’ici un homme plutôt opposé à Poutine (en 2007 il avait filmé « Rebellion : l’affaire Litvinenko : empoisonnement d’un ex agent du KGB ou « Mon ami Sacha : un crime très russe » la même année).  L’idée principale du film étant de dépeindre Magnitsky comme un véritable escroc, et rien d’autre :  la vision poutinienne de son cas (ce qui est donc plutôt surprenant chez Nekrasov).  Une projection prévue au Parlement européen sera déprogrammée à la dernière minute sur l’insistance de Bill Browder en personne et de plusieurs députés européens.  En France, les amis de Poutine avaient même réussi à le faire programmer aussi sur Arte !!!  Le film avait été produit par une firme norvégienne, Piraya Film, installée à Stavanger.  Selon le consultant ex-CIA iraldi, l’affaire serait plus complexe encore que cela, le cas de Browder n’étant pas tout rose, (il rappelle qu’il a démarré son entreprise avec le controversé sinon sulfureux financier Edmond Safra ou bien de s’être assez bien compromis avec Boris Eltsine à ses débuts).  Giraldi parle notamment de « trous » dans l’évocation par Browder du cas de l’avocat décédé.  Pour lui, Browder s’était un peut trop rapproché des sénateurs John McCain, Ben Cardin et Joe Lieberman pour les convaincre de sa bonne foi, faisant lui aussi du lobbying personnel.  Plus prosaïquement, un producteur de télévision britannique, Peter Pomerantsev, qui connaît bien la Russie, la résume ainsi :  là-bas, selon lui, «rien n’est vrai.  Tout est possible. »  Et ça semble bien être le cas, avec ce documentaire pro-Poutine promu par l’extrême droite américaine réalisé par un homme de cinéma opposé au départ à Poutine !!!

Mais il y mieux encore quand on découvre quel procureur s’était occupé du dossier Kasiev-Akhmetshin et ce qu’il avait découvert : ce n’était autre que Preet Bharara (ici à gauche), qui avait pu constater de visu qu’un nombre d’appartements de bâtiments en plein Wall Street avaient été achetés par les billets provenant de cet argent sale russe.  « Comme il l’a expliqué, une entreprise criminelle de type famille russe dont les membres sont des fonctionnaires du gouvernement russe de haut rang a cherché à blanchir certains de ses milliards de roubles grâce à l’achat de biens immobiliers coûteux à Manhattan », a-t-il déclaré. « Alors que New York est une capitale financière mondiale, ce n’est pas un refuge pour les criminels qui cherchent à cacher leur butin ».  Si le tribunal confirme la plainte de «confiscation civile», le gouvernement saisira les biens.  L’affaire de Bharara est la dernière tranche de la saga tragique de Sergei Magnitsky, l’avocat russe qui a découvert une fraude de remboursement d’impôt de 230 millions de dollars contre les Russes en 2007 alors qu’il travaillait pour le fonds de couverture Hermitage Capital Management basé au Royaume-Uni ».  Or ce même Bharara vous dit peut-être aussi quelque chose (en tout cas chez moi ça a fait tilt, à avoir suivi de près la saga de Donald !) :  le 11 mars dernier, son supérieur nouvellement nommé par Donald Trump, Jeff Sessions; l’avait tout simplement démissionné de force !!!  Maintenant, on se doute donc de pourquoi exactement.  C’était tout simplement le premier à s’être occupé de ce dossier fort particulier, potentiellement très dangereux pour le clan Trump, avec des preuves à l’appui des détournements d’argent du clan russe réinvestis dans des biens américains, grâce à des intermédiaires facilitateurs impliqués en politique auprès de Donald Trump !!!  Un Trump dont on souhaite désormais que soient révélées les enregistrements de ses conversations téléphoniques, pour éclaircir ses liens douteux.  Lui affirmant qu’il n’en effectuait pas, alors que dans son fief de la Trump Tower il l’avait toujours fait.  Et vous allez le croire ou pas, mais là encore, celui qui l’a rappelé récemment est le même individu :  Preet Bharara, très au fait des turpitudes du clan Trump et de ses liens évidents avec les russes… et de leur argent sale.  Rappelons que dans sa fuite en avant défensive, Donald Trump n’a rien trouvé de mieux que d’évoquer d’autres enregistrements, clamant de façon plutôt pathétique après avoir viré James Comey, qui enquêtait aussi sur l’intrusion russe, « qu’il n’y ait pas de « cassettes » de nos conversations avant qu’elles ne commencent à fuir dans la presse ! « .  Le 7 avril dernier, dans tout se brouhaha, le même  Rohrabacher rencontrait Donald Trump, dans une entrevue ayant duré 45 minutes, entrevue faite « à l’invitation du Président » selon la Maison Blanche.  Aux côtés des deux lascars, deux autres olibrius :  Reince Priebus celui qui a affirmé « que personne n’avait été en contact avec les russes pendant la campagne », et l’ineffable extrême-droitiste Steve Bannon, proche d’Alexandre Dougine, qui se présente lui-même comme son inspirateur.  Qu’ont-ils pu se dire, qu’est-ce qu’ils ont fomenté ensemble, on va bientôt le savoir.  Aujourd’hui on cherche semble-t-il quel est le fameux « conseiller » de Trump qui serait le plus mouillé avec les russes.  La rencontre du 7 avril effectuée à la demande de Donald Trump en personne, accompagné de son âme damnée Bannon vient de nous donner la réponse.  C’est Rohrabacher qui peut aujourd’hui le faire tomber, tout simplement !

On le voit bien ici, la fin prochaine d’un président illettré et n’ayant pas la capacité intellectuelle à gérer un pays est inéluctable, tant une tombe en plein cimetière de Moscou est là pour démontrer à quel point la Russie en a fait son jouet, ce Ronald emmené par des affairistes qui lui servent de lanterne pour le guider dans le noir de la politique.  En 1934, l’assassinat de Sergei Kirov en Russie prétexte aux purges historiques de Staline, avait été attribué aussi à un réseau « de délinquants ».  Celui de Magnitsky, présenté de la même façon, plombe tout autant aujourd’hui Vladimir Poutine et embarque un président américain dans une procédure de destitution dont il pourra difficilement échapper désormais.  Il ne lui servira à rien de démissionner de force tous ceux qui tentent de montrer à quel point il a pu se compromettre, lui et ses amis (en photo, Rohrabacher avec l’ineffable « king » du poker, Dan Bilzerian (3) :  ils vont bien ensemble, en effet et correspondent tout deux parfaitement à « l’esprit Trump », à savoir l’absence, justement, d’esprit).  Leur affairisme n’est pas récent, loin s’en faut, comme on vient de le voir.  Quant à Trump, il y en aura toujours pour lui rappeler son inaptitude flagrante à diriger autrement son pays qu’en chef de micro-entreprise mafieuse ne songeant qu’aux profits instantanés.  Il peut errer encore quelques nuits encore dans la Maison Blanche, affalé devant un immense téléviseur débitant du Fox-News en boucle en sirotant du coca ou en léchant des glaces.  Il ne représente pas l’once d’un semblant de Président, il est totalement inculte et est démuni de toute fibre gouvernementale.  Doté d’une faculté de concentration d’un enfant de 4 ans, il a encore moins de dimension charismatique à présenter au monde.  Autour de lui, ses conseillers vivent un enfer, tant il est imprévisible et fantasque.  Cet homme est fou, tout bonnement !  Le petit boutiquier de la Maison Blanche n’en a plus pour longtemps à ridiculiser (« rediculous » selon lui !!!) tout un pays.  Que les USA sortent donc de ce cauchemar !!!

 

(1) En mars 2017, le représentant de la famille de Magnitsky, Nikolai Gorokhov, tombait aussi d’une fenêtre en se blessant à la tête… c’est fou ce que les gens tombent sous le règne de Vladimir.  Un an près la mort de Magnitsky, la banque Universal Savings Bank qui a servi au trafic avait été vendue à Semyon Korobeinikov. L’homme sera retrouvé quelque temps plus tard raide mort : il était tombé de son balcon. Lui aussi.

(2) lui aussi déchu, car les proches de Poutine effectuent une rotation régulière, selon lui. Son éviction venant du fait que son propre fils avait demandé l’abstention de la citoyenneté britannique au moment où ce pays venait de condamner l’intervention en Ukraine. La rancune est un moteur fort de fonctionnement chez Poutine.

(3) ironie du sort « il commence sa carrière d’acteur en tant que cascadeur dans le film La Chute de la Maison Blanche, sorti en 2013 » selon Wikipedia. Un « nanar » fort représentatif et fort prémonitoire !

 

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    Nul doute que l’enquête menée par le FBI, laquelle se poursuit et s’élargit surtout avec l’appui du Conseil spécial, n’est pas qu’une chasse aux sorcières, tel que Donald Trump se plaît à la décrire. Tous les jours, des révélations sont faites. Elles sont parfois le fruit de nouvelles perspectives concernant certains faits particuliers, lesquels aujourd »hui prennent une autre dimension.

    Certaines personnes occupent de plus en plus de place dans les révélations. Hier, l’épouse de Donald Trump était à montrer du doigt Sean Spicer comme étant nuisible à l’image de son Donald… On s’apprêterait à le démettre de ses fonctions de porte-parole. Qui sait à le congédier s’il peut devenir gênant? Le témoignage devant la justice d’une personne peu crédible au départ, rendue frustrée d’avoir été congédiée, serait à ce moment beaucoup moins dévastateur pour Trump qui pourrait lui faire porter le chapeau de ses propres mensonges, puisqu’il n’a pas hésité à s’en servir pour des déclarations officielles qui se sont avérées trompeuses. Un potentiel témoin à charge écarté par un procédé semblable à celui utilisé pour limoger James Comey, soit se servir de quelqu’un d’autre réclamant le congédiement. Pour James Comey, Trump a tenté de faire porter le chapeau à Rod Rosenstein et Jeff Sessions et pour Sean Spicer, ce sera au tour de Mélania? Une chose est certaine, elle n’aurait pas à se défendre d’avoir servi d’intermédiaire aux actions de son mari, dont on surveille de près les nominations et les congédiements à son actif, les jugeant suspects, car elle est protégée par la constitution (en tant qu’épouse elle peut refuser de témoigner si on le lui demande). Ce sera amusant (sic) de voir les procédés employés pour écarter les éventuels fauteurs de trouble. James Comey est la quatrième personne dont le congédiement a toutes les allures de tentatives de Donald Trump de noyer le poisson.

    http://www.independent.co.uk/news/world/americas/us-politics/melania-trump-reportedly-finds-sean-spcier-white-house-secretary-is-doing-bad-job-a7747666.html

    A la fin de son mandat, tout juste avant l’entrée en fonctions de Donald Trump, Barack Obama avait expulsé 35 diplomates russes du sol américain, confisquant leurs biens aussi. Il était dit que certaines sanctions allaient demeurer confidentielles. On peut penser qu’elles avaient un lien avec l’enquête du FBI en cours:

    http://www.leparisien.fr/international/piratage-de-la-presidentielle-americaine-obama-expulse-35-diplomates-russes-29-12-2016-6506307.php

    Ici, on a les révélations d’un journaliste citant des déclarations d’Eric Trump, fils de Donald chargé des affaires de son père maintenant, concernant le financement russe dont ce dernier bénéficiait:

  2. avatar

    Hier, on apprenait que Paul Manafort, ancien directeur de campagne de Donald Trump, est convoqué pour être interrogé:

    Vidéo à partir de 4,15 min:

  3. avatar

    Les affaires de Trump avec la Russie ont démarré bien avant son élection, le cas du fils Eric que vous avez révélé est très symptomatique en effet.

    Je pense que Preet Bharara est celui qui avait enquêté sur le plus gros lièvre, ce lessivage d’argent sale avec des appartements achetés en plein New-York par des russes mouillés dans le détournement de l’argent de l’Etat;

    A la lueur de cet éclairage, on va s’apercevoir que le bombardement de la base syrienne par des Tomahawks a bien fait l’objet d’une négociation avec Poutine, genre « bon je montre que je suis méchant mais ne t’inquiètes pas, je ne vais pas abîmer grand chose »..

    je demeure toujours dubitatif sur le nombre effarant de missiles employés pour un si petit résultat. Clinton, en pleine affaire Lewinsky avait bombardé de même un camp de Ben Laden… vide. L’histoire des magouilles se répète semble-t-il.