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Le Pr?sident et chef de la direction de la SODEC, Jean-Guy Chaput, crucifi? sous de simples perceptions

Photo : offestival.com
Photo : offestival.com

La crucifixion du pr?sident-directeur g?n?ral de la Soci?t? de d?veloppement des entreprises culturelles du Qu?bec (SODEC), monsieur Jean-Guy Chaput, par les m?dias, la ministre de la Culture et le premier ministre du Qu?bec ? la suite de la publication du rapport du V?rificateur g?n?ral du Qu?bec questionnant certaines d?penses de la soci?t? d’?tat t?moigne d’une r?alit? qui tue le Qu?bec ? petit feu: les perceptions priment sur les v?rit?s de faits. Ainsi, monsieur Chaput a ?t? jug? coupable avant m?me qu’il puisse livrer sa version des faits. La ministre de la Culture, des communications et de la condition f?minine du Qu?bec a d?clar? ? l’Assembl?e nationale que monsieur Chaput n’avait plus l’autorit? morale pour diriger la SODEC quelques heures avant la conf?rence de presse au cours de laquelle monsieur Chaput a r?agi officiellement au rapport du V?rificateur g?n?ral du Qu?bec. La ministre a donc indiqu? la porte de sortie ? monsieur Chaput avant m?me que ce dernier s’explique sur certaines d?penses. Autrement dit, la ministre a fond? sa prise de position sur les perceptions du rapport du V?rificateur G?n?ral soutenues au sein de la population par les m?dias.

Le v?rificateur g?n?ral a d?voil? son rapport ? la presse alors que monsieur Chaput ?tait au Festival du cin?ma ? Canne en France. C’est un coup en bas de la ceinture, car le V?rificateur g?n?ral aurait d? attendre le retour au Qu?bec de monsieur Chaput avant de transmettre son rapport ? la presse, question de permettre ? monsieur Chaput de r?agir le jour m?me, au plus tard le lendemain. En r?v?lant son rapport aux m?dias pendant que le principal int?ress? ?tait en voyage outre-Atlantique, le V?rificateur g?n?ral du Qu?bec a fait preuve d’un manque de respect flagrant face ? la soci?t? d’?tat dont il a analys? les d?penses. Pis encore, il a manqu? ? l’?thique et ? l’objectivit? de sa position ?tant donn? que les absents ont toujours tort dans notre soci?t?. On peut m?me se demander si le V?rificateur g?n?ral n’avait pas un objectif cach?, car on ne tire pas ainsi dans le dos d’un haut gestionnaire sans raison. En fait, si le V?rificateur g?n?ral du Qu?bec voulait limoger le pr?sident-directeur g?n?ral de la SODEC, il n’aurait pas mieux fait. Et il n’y avait pas meilleur moment que le Festival de Canne, non seulement monsieur Chaput s’y trouvait, mais les m?dias qu?b?cois pr?taient cette ann?e ? l’?v?nement un int?r?t particulier en raison de la participation d’un jeune cin?aste qu?b?cois.

Les m?dias qu?b?cois se sont ??garroch?s?? sur ce rapport comme des vautours d?sorient?s par l’?clat du soleil des plages de Canne. Tout ?tait dans le contexte. Car le rapport contenait quatre autres cibles. Voici la table des mati?res int?grale du rapport:

Chapitre 1 – Observations du v?rificateur g?n?ral

Chapitre 2 – minist?re de l?Emploi et de la Solidarit? sociale: Services et subventions aux entreprises

Chapitre 3 – Mesures gouvernementales de promotion et de prospection des investissements directs ?trangers

Chapitre 4 – Institut national de sant? publique du Qu?bec: v?rification relative ? la gestion, ? la conformit? et ? la reddition de comptes

Chapitre 5 – Soci?t? de d?veloppement des entreprises culturelles

Chapitre 6 – Vigie relative au projet Dossier de sant? du Qu?bec

Les m?dias peuvent toujours soutenir, avec raison, qu’informer, c’est choisir, mais encore faut-il un traitement juste et objectif de l’information. Pourquoi ne pas avoir inform? la population au sujet de Institut national de sant? publique du Qu?bec (INSPQ) au sujet de laquelle le V?rificateur g?n?ral du Qu?bec ?crit:

Des probl?mes importants au niveau de l?acquisition de biens et services :


? Modalit?s d?attribution des contrats non conformes ? la r?glementation


? Non obtention pourtant n?cessaire de l?autorisation du SCT

Pourquoi ne pas avoir inform? la population des observations du V?rificateur g?n?ral au sujet du ?Minist?re de l?Emploi et de la Solidarit? sociale : services et subventions aux entreprises?:

L?aide accord?e : souvent destin?e ? soutenir les travailleurs plut?t qu?? aider les entreprises ? am?liorer leur productivit?.

Aucun portrait global des entreprises aid?es.

54 p. cent des subventions sont inf?rieures ? 5 000 dollars.

12 dossiers sur 58 dans lesquels le lien entre l?aide offerte et l?am?lioration du march? du travail, la gestion des ressources humaines ou l?objectif du partenariat ne nous a pas ?t? clairement d?montr?.

Exemples :

47 680 dollars pour la pr?paration d?un dossier concernant la construction ?ventuelle d?une salle de spectacle. Aucun lien avec la gestion des ressources humaines.

30 000 dollars vers?s ? une agence de la sant? et des services sociaux afin de soutenir le d?veloppement social d?une r?gion et la lutte contre la pauvret? et l?exclusion.

Bref, il ne s’agit pas de savoir laquelle des observations et des conclusions du V?rificateur g?n?ral est plus importante qu’une autre; elles le sont toutes. Le choix devient alors une simple question de contexte. Ainsi, le contexte de la crise ?conomique aurait d? soutenir le choix du chapitre consacr? au Minist?re de l?Emploi et de la Solidarit? sociale: services et subventions aux entreprises. Mais force est de conclure que le contexte culturel de Canne a prim? sur celui de la crise ?conomique dans le choix des m?dias.

On saura me dire que la location d’une chambre d’h?tel 1330$ la nuit?e par un haut responsable de la culture ne donne pas bonne impression en pleine crise ?conomique. Mais on a oubli? le contexte. Canne, c’est tr?s dispendieux et ce n’est ni la place ni le moment pour projeter une image de restriction budg?taire dans une d?marche de promotion. Autrement, on reste chez soi.

On n’a pas non plus ? plisser le front en apprenant que les d?penses de d?placements et de repr?sentation de la SODEC ont augment? de plus de 80 % sous la direction de monsieur Chaput. Il faut se rappeler que cette augmentation n’est pas ?trang?re ? l’augmentation de la popularit? du cin?ma qu?b?cois, ici comme ? l’?tranger. Dans l’industrie cin?matographique, tout est une question d’image… et d’investissements dans cette image. C’est ce que monsieur Chaput a fait avec succ?s pour notre cin?ma.


N’allez pas croire que je suis un ami de la SODEC, loin de l?. Je suis ? couteaux tir?s avec sa Direction g?n?rale livre et m?tiers d’art, musique et vari?t?s, plus particuli?rement, monsieur Louis Dub?, ? qui je reproche son manque de vision et son comportement anti-entrepreneurship. Mais au jeu des perceptions, je m’y connais. J’en ai suffisamment l’exp?rience pour distinguer nettement les injustices envers les v?rit?s de fait.


Voir aussi : Document et revue de presse

Serge-Andr? Guay, pr?sident ?diteur
Fondation litt?raire Fleur de Lys

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  1. avatar

    le contexte de la crise économique aurait dû soutenir le choix du chapitre consacré au Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale: services et subventions aux entreprises.

    OUI

    Pour le titre et choix du sujet de votre article, je vous repose les mêmes questions que vous avez posé aux média de masse. Pourquoi ?

    Si les média de masse québécois ne le font pas pour X raisons, c’est dommage mais essayons de pallier à ces lacunes plutôt que seulement les souligner.
    Si certains l’ont fait mais sont moins connues, c’est le moment de leur faire leur promotion aupres du public.