Accueil / A C T U A L I T É / Le petit monde de Donald (7) : l’inconditionnelle et les néo-nazis

Le petit monde de Donald (7) : l’inconditionnelle et les néo-nazis

Plus on avance dans cette étude des gens à qui répond Donald Trump en tweets et plus on s’enfonce dans les bas-fonds de la politique. Les exemples du jour ne dérogent pas à la règle avec leurs mensonges éhontés et leur soutien inconditionnel. Mais on constate surtout que Donald applaudit bien plus qu’on ne le pense des mouvements carrément pro-nazis, le nom d’Alex Jones revenant très souvent dans cette étude (et va revenir encore). On l’a en effet oublié, mais avant d’être élu, Jones, ce fêlé qui vend aujourd’hui sur le net du dentifrice anti-Covid 19 (ça ne ne s’invente pas ça !), avait en effet interviewé en direct Donald Trump sur un ton qui était celui de l’amitié… entre fêlés.

Mollie Z. Hemingway

Celle-là on va l’appeler l’inconditionnelle, si vous le voulez bien. Cela fait des années qu’elle apporte en effet un soutien sans faille à Donald. Contributrice depuis 2017 seulement de FoxNews, elle écrit beaucoup, puisqu’on trouve sa plume dans le Wall Street Journal, USA Today, The Los Angeles Times, The Guardian, The Washington Post, CNN, RealClearPolitics et le National Review.  Ce qui ne l’empêche d’être en effet une inconditionnelle, persuadée d’avoir prévu un jour son inexorable arrivée, ce qui s’est produit, et en ce moment de repartir comme en quarante avec ce qu’aurait dissimulé l’administration Obama sur une prétendue surveillance durant la campagne de Trump. On ne sait lequel, de Donald ou de Mollie, a déteint à force sur l’autre, mais depuis 2016, le propos a nettement durci chez elle, ce qu’a remarqué Jonathan Chait, du New York Magazine, qui a déclaré, note Wikipedia, « que le travail d’Hemingway devenait de plus en plus réactionnaire pendant l’ère Trump, ajoutant qu’elle avait rejoint un groupe de conservateurs dont « le caractère de plus en plus à droite a été mélangé avec une conviction que les élections démocratiques sont intrinsèquement frauduleuses, et que les procédures extrajudiciaires peuvent être justifiées comme des contre-mesures « .

Son zèle certain, le 11 novembre 2019, lui avait fait nommer le prétendu « whistleblower« (lanceur d’alerte) de l’affaire Zelensky, ce qui logiquement aurait dû l’envoyer en prison (comme Trump Junior qui avait fait de même en le tweetant). Un zèle affiché qui avait fait d’elle une prétendante au poste de porte-parole de la Maison Blanche au départ de Sarah Sanders Huckabee, selon les observateurs… « Il (Trump) pourrait également exploiter d’autres personnalités médiatiques conservatrices de premier plan, comme Mollie Hemingway du Federalist, qui ont également farouchement défendu Trump dans la sphère publique et sur Fox News tout au long de sa présidence » avait-on pu lire à cette époque.

Mais comme elle sait aligner deux phrases correctes l’une après l’autre, ce qui n’est pas le cas du tas de sans cervelle que l’on a croisé ci, on se dit que ce qu’elle dit doit être censé, sur papier comme sur Twitter où elle est restée longtemps active sous le nom de The Federalist. Détrompez-vous : le 25 mars 2020 on apprenait que Twitter venait de fermer son compte (provisoirement).  Pour une chose grave, car il la rendait responsable de « dissémination d’informations dangereuses« . C’est évidemment à propos du Covid19… Entraînée par son suivisme à la culotte des idées de son idole, elle s’est en effet embarquée bêtement dans une voie sans issue. Celle d’un remède miracle pire que le fameux « Bleach » à ingurgiter, ou presque. Un mercredi, en effet, elle a mis en ligne une théorie bien imbécile, empruntée à un retraité, un ancien interne en dermatologie appelé Douglas Perednia, de Portland (ici à droite). Pour celui-ci, il suffisait de faire comme pour le chickenpox  (la varicelle), et les anciennes « chickenpox parties » dans les familles, à savoir de mettre en contact des personnes « à faible risque de complications graves » pour leur « faire contracter délibérément le Covid-19 afin de devenir tous ensemble immunisés contre la maladie« . Une telle stratégie, selon lui, «pourrait être un outil puissant à la fois pour supprimer le coronavirus de Wuhan et pour sauver l’économie»… «Cela pourrait réduire le danger de transmettre Covid-19 aux populations vulnérables, réduire considérablement le niveau d’isolement social nécessaire, rouvrir les entreprises et même aider à atteindre le niveau d’immunité collective » nécessaire pour arrêter la propagation de la maladie au sein de la population» avait dit ce bon Douglas (ici à droite). Le site du Federalist d’Hemingway avait titré un peu vite à partir de là « Controlled Voluntary Infection Could Help Counter COVID-19 and Revive the Economy, » (ah, l’autre dada de Trump, ça tombait bien !!!). Evidemment, prise à la lettre et appliquée, la théorie appliquée au Covid19 aurait provoquée des morts par milliers partout : d’où la fermeture immédiate du compte The Federalist par Twitter… On peut savoir écrire et être totalement inconscient(e) !!! Depuis, hélas, le compte Twitter à été ré-ouvert…

Mollie, la voix de son maître

Au dernières nouvelles, la cireuse de pompes est revenue, pour un épisode récent, celui de la scène déjà célèbre de Donald Trump devant l’Eglise St. John, appelée « église des présidents » et la traversée du parc de Lafayette Square, d’où les manifestants pacifiques venaient d’être chassés à grands coups de grenades lacrymogènes. Trump avait aussitôt salué le texte signé Mollie, le qualifiant de « must read« . Dans cet article, Mollie déployant trois -faux- arguments. Selon elle « tous les principaux médias ont faussement rapporté que la police du parc n’était pas provoquée lorsqu’elle a utilisé des «gaz lacrymogènes» pour nettoyer la zone. Si cela était vrai, cela pourrait marquer la première fois dans l’histoire que des flics sans masque à gaz lançaient du gaz lacrymogène dans une zone que le président des États-Unis traversait facilement quelques minutes plus tard. Après des milliers de faux tweets, d’histoires imprimées et de diffusion d’histoires contraires, le journaliste local Neal Augenstein de WTOP a rapporté qu’une source de la police du parc a déclaré: «des gaz lacrymogènes n’ont jamais été utilisés – à la place, des bombes fumigènes ont été déployées, qui n’ont pas d’irritant inconfortable pour eux. «  De plus, la source a indiqué que la foule était dispersée à cause des projectiles lancés par les « manifestants pacifiques » à la police du parc et parce que des « manifestants pacifiques » étaient montés au sommet d’une structure du parc Lafayette qui avait été brûlée la nuit précédente. »

D’abord c’était bien des bombes lacrymogènes et irritantes pour les yeux (la preuve ci-dessus), on le sait, les policiers lanceurs étant eux tous équipés de masques filtrants (ci-dessus également et ici à gauche), chose décrite dans le New-York Times par Katie Rodgers.
Et la manifestation avait bien été pacifique au départ. Enfin, la zone traversée par Trump n’est en rien celle où on été lancées les bombes irritantes : il ne craignait donc rien en la traversant ! Mais c’est cela, Mollie : toujours prête à déballer son nécessaire cirage pour soutenir Donald. Mollie, toujours prête à aboyer, c’est définitivement… la voix de son maître !!!

Michelle Malkin

Des liens avec une droite dure, donc, mais pire encore, puisqu’avec Trump on peut toujours faire pire. C’est tout récent aux moment où j’écris ces lignes (le 16 mai) : Trump dans un Tweet matinal dont il a le secret, parmi la salve des 18 qu’il a lancé ce samedi matin là, a re-tweeté une vidéo de Michelle Mallkin, une activiste engagée à droite (tendance droite dure, vire fascisante) qui venait de se plaindre selon elle que les médias sociaux « brimaient la droite conservatrice« .  Entendez par là chez elle clairement l’extrême droite, car la dame a déjà soutenu en effet un négationniste de la pire espèce. Acculé, aux abois, Donald est obligé de racler les fonds de tiroir pour trouver des soutiens à sa dérive droitière de plus en plus… psychiatrique. Et de faire appel à elle, c’est vraiment qu’il touche le fond, là. Ou qu’il retrouve des gens qu’il n’a jamais quitté en fait, comme on va le voir. Les abysses, cette fois même, car la vidéo jointe, qui a depuis été enlevée, est signé America First, une émission Internet de «Unite the Right», le mouvement néo-nazi du (jeune) négationniste de la Shoah Nick Fuentes !  Ce « Richard Spencer version 2.0 », ce suprématiste blanc, comme l’a si bien écrit ici Patrick J. Murray dans Medium.

Aujourd’hui, il a conclu une alliance avec Alex Jones, d’InfoWars, une sorte de trêve de combattants plutôt, Jones tentant de fédérer depuis des années des mouvements fascisants disparates sous sa seule bannière, celle de l’Alt-Right, fort porteuse sur le net. On les voit ensemble ici (à droite) à une convention organisée par Tom Pappert surnommé lui le « God Empereur Trump », un autre activiste d’extrême droite partisan de l’orangé perdu corps et biens dans les couloirs de la Maison Blanche. C’est le même Fuentes qui avait déclaré que la ségrégation était «meilleure» pour tout le monde et qu’il faudrait tuer les mondialistes». Le même encore qui était venu l’année dernière sur le net soutenir l’assassin d’El Paso, celui qui avait froidement abattu 23 « latinos » dans un Walmart avec comme argument que c’était pour lui « l’acte de désespoir » d’un « nationaliste blanc anti-immigrant » !!! A gauche c’est une photo de la manifestation de Unite the Righ de Charlottesville, en Virginie le 12 août 2017, avec les drapeaux confédérés, les symboles vikings, et au milieu un drapeau à croix gammée !!! Des opposants avaient tenté de l’empêcher.

Ce jour-là, Trump avait déclaré « qu’il y avait des gens très bien des deux côtés« . Un porteur de drapeau nazi est en effet chez Trump un gars bien ! Le 26 avril dernier, il avait tenté de réécrire l’histoire en affirmant qu’il voulait dire que « le Général Lee avait été un grand général » (?) et postait deux ans après seulement un tweet d’apaisement  !

En marge du défilé des néo-nazis et nazis tout court de Charlottesville on note aussi ceci dans l’excellent ouvrage Trump, la revanche de l’homme blanc, de Marie-Cécile Naves : « Trump a également relayé un tweet de Jack Prosobiec (voir un peu plus loin), qui reprochait à la presse de ne pas assez relayer les violences urbaines à Chicago (sous-entendu : par rapport à Charlottesville). Le 23 août, il annonçait qu’il graciait l’ancien shérif Joe Arpaio, personnage très controversé pour sa lutte contre l’immigration clandestine en Arizona. Ouvertement raciste, surnommé le « shérif de la peur », Arpaio  (ici à droite) est encensé par les suprémacistes. Il a été condamné par la justice pour avoir violé l’injonction d’un juge fédéral lui interdisant de mettre en place des patrouilles racistes contre les clandestins (réels ou supposés), et pour ne pas avoir respecté les droits de centaines de milliers d’Hispaniques. Mais pour le président, Arpaio est un « patriote » qui « faisait juste son travail ». Arpaio est aussi celui qui, après Trump, avait le plus œuvré pour diffuser le mensonge selon lequel Obama n’était pas né aux États-Unis et était musulman. L’annonce de sa grâce et le timing dans lequel elle s’inscrit – juste après Charlottesville – ne doivent rien au hasard de la part de Trump. Son but était d’envoyer un message d’encouragement aux groupuscules suprémacistes, ce qui a fonctionné car ils l’ont publiquement remercié« . Arpaio a été pardonné par Trump le 4 octobre 2017 !!! A signaler qu’Arpaio est comme Trump, dans le sens où il a tout compris à l’usage des gros titres dans les médias, ou le détournement de sans cervelles pouvait lui venir en aide…

Ce lien hyper droitier, Trump ne pouvait l’ignorer, ou alors sa superficialité en lecture est telle qu’il n’a retenu qu’un petit bout du message !! Les deux twittistes n’ont pas toujours été en pareil accord : le 22 mars 2013, Trump avait re-tweeté qu’elle était sans doute … « née stupide » et que c’était « une marionnette » ! Est-ce encore un symptôme de son Alzheimer précoce, c’est possible mais c’est sûrement un signe d’inconstance flagrante, une seconde nature chez lui !

Malkin, ancienne de Fox News et habituée de The O’Reilly Factor, fondatrice des sites forts conservateurs Twitchy et Hot Air soutient aussi depuis toujours Patrick Casey, un autre néo-nazi et un suprémaciste blanc, qui a du mal à maintenir en vie son groupe, « Identity Evropa », qui s’était fait remarquer à Charlottesville et qu’il a rebaptisé depuis « American Identity Movement« . La fuite en 2019 de 700 000 messages de son site révélant son agenda et ses techniques d’infiltration du net ou du parti républicain n’est pas étranger à sa perte de vitesse récente.

Leur principale activité : fomenter des heurts sur les campus universitaires US (comme ici à droite). Un activisme « agit-prop » bien classique, un désordre attisé pour prendre un semblant de pouvoir. Lui aussi a succombé aux sirènes d’InfoWars qui. on le rappelle aussi, avait vu la visite sur son plateau du vieil ami de Trump… aujourd’hui en prison, Roger Stone (il devrait logiquement le gracier lui aussi). Stone a souvent été vu en dehors des studios d’InfoWars en compagnie d’Alex Jones… qui agit toujours en sourdine en fait.

On semble surtout avoir oublié que Donald Trump avait lui-même accepté en personne une interview en direct de la Trump Tower avec ce  même Alex Jones le 2 décembre 2015 (il était alors candidat républicain depuis le 16 juin, mais devra attendre le 7 juin 2016 pour être le seul face à Hillary Clinton). On comprend mieux son tweet hargneux sur les médias traditionnels (ici à gauche) ! Et également ses sources actuelles d’information, fort orientées à droite toute !

Lors de l’entretien, il développait une verve bien plus grande qu’aujourd’hui, un débit de parole bien plus élevé (vérifiez !), preuve qu’il a beaucoup perdu de ses facultés mentales en 5 ans, avec son vocabulaire considérablement réduit depuis. Il y avait fait sa fameuse sortie sur Osama Ben Laden, selon lui écrite dans son livre “The America we deserve”. En réalité il n’a jamais prévenu quiconque de l’émergence future de ben Laden … y compris dans ce livre !

 

Alex Jones a ajouté depuis une nouvelle avanie à son palmarès. Outre être aller se pavaner porte-voix à la main juché sur un véhicule blindé pour soutenir les fêlés d’Austin qui souhaitaient rouvrir tout au plus vite et favoriser la dissémination du virus, il a aussi mis en vente un produit censé selon lui tuer le virus. Et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit d’une pâte dentifrice censée contenir de « l’argent ionique », un colloïde devenu la coqueluche de tous les azimutés de la médecine parallèle ou des sites conspis. C’est même vendu sur Amazon, un comble, étiqueté « fabriqué en France » en plus, sous le lance ridicule « d’Amour de la santé » (alias « Imuprotek », à Préveranges dans le Cher) .  En fait Jones avait mis en vente plusieurs produits du genre : SuperSilver Whitening Toothpaste, SuperSilver Wound Dressing Gel, et ABL Nano Silver Gargle. Jones agrémentait ses produits du commentaire hallucinant suivant  : « ils prévoient, s’ils vous ont fluoré et vous ont vacciné et vous ont assommé et vous ont hypnotisé avec la télévision et vous ont mis en transe, de vous tuer.  » Pendant ce temps, «ils» étaient déterminés «à s’assurer que vous ne vous renseigniez pas sur les antiviraux connus qui se trouvent dans l’environnement». Un complotisme idiot, anti-vaccins et anti traitements sanitaires qui peut s’avérer très dangereux, voir ici mortel, d’où l’interdiction de vente fédérale édictée par les autorités US. Jones s’étant contenté d’ajouter un texte à son argumentaire de vente et continuait à vendre ses escroqueries. Y compris sur Amazon !!!  (1)

Alex Jones n’est pas le seul à vendre ça, il y a aussi le télé-évangéliste James Bakker, autre beau cas d’espèce car il a déjà fait de la prison… L’homme a en effet violé une de ses admiratrices, Jessica Hahn, a qui il avait refilé 279 000 dollars pour qu’elle se taise. Il avait pris 8 ans d’incarcération en 1992 et en a effectué 5. Pour recommencer aussitôt à prêcher dès sa sortie. Entre autres bêtises lamentables celle-ci, récemment  : selon lui, « Dieu est venu vers lui avec une tenue de camouflage, un gilet de chasse et un fusil AR-15 attaché à son dos pour soutenir le plan de Trump d’armer les enseignants » … pour placer sa camelote dans son show inepte, il affirme « que c’est Dieu qui lui a donné ! » Ce gars est fou à lier (comme Alex Jones) !

Brian Kilmeade

Belle espèce aussi que celui-là : le 2 juin dernier il annonçait fièrement le nom de son invité spécial prévu le 3 juin, sur la radio WABC : Donald, qui venait alors tout juste de reposer sa Bible (celle de James Bakker peut-être bien !). On peut entendre ici le show Trump, à qui Kilmerade tend tout de suite une louche qu’il reprend immédiatement. Et ça commence : « looters, anarchists, bad people », qui selon lui ont reçu des « briques qu’on leur a amenées exprès« , un beau fake entretenu par les sites « conspis » dont se nourrit on le sait l’orangé blond. En fait des pavés ramassés dans des endroits en travaux: rien d’un complot ! Puis il enchaîne sur une autre info risible, celle dans laquelle il dit avoir « visité » le bunker sous la Maison Blanche, pour une « inspection« , alors que tout le monde sait qu’il y avait été envoyé de force par la Sécurité présidentielle ! A ce stade, le présenter ainsi est grotesque. Mais celui qui a ordonné la veille aux gouverneurs de « dominer » les manifestants ne peut passer pour un couard et c’est bien cela qui le chagrine !! Le reste est à vau-l’eau. Regardons plutôt pourquoi il a choisi lui-même celui-là d’intervieweur plutôt et pas un autre. En plein conflit racial, on le rappelle ! Oh c’est simple : comme je l’ai déjà écrit ici, l’extrême droite est ce dont il se nourrit sur le net, avec Alex Jones ou à la télévision avec Tucker Carlson. Et là, il est tombé sur l’homme qui lui fallait, en effet pour parler de questions raciales !!! Kilmeade, qui sévit aussi le matin sur Fox & Friends chez FoxNews, a en effet un long passé d’extrémiste raciste, au fil de ses sorties : « les terroristes sont tous des musulmans« , en 2010, c’est de lui, le père du soldat déserteur Robert « Bowe » Bergdahl qui « a une longue barbe car c’est un taliban« , en 2014, à propos des enfants d’immigrants séparés à la frontière « ce ne sont pas nos gosses » en 2108, en prime, le réchauffement climatique est pour lui un « agenda« , en 2018 toujours, ou en 2009 l’énorme saillie ethnique qui le caractérise à jamais: « (Aux États-Unis), avait-il dit nous continuons à épouser d’autres espèces et d’autres ethnies » avait-il entonné en débat ???)  … A la co-présentatrice Gretchen Carlson à côté de lui, qui est d’origine suédoise et désireuse de l’interrompre, il avait alors ajouté « vous voyez, le problème est que les Suédois ont des gènes purs. Parce qu’ils épousent d’autres Suédois … Les Finlandais épousent d’autres Finlandais, donc ils ont une société pure. En Amérique, nous marions tout le monde, nous épousons les Italiens et les Irlandais. » Donald a l’art de dénicher les bons, au bon moment, vraiment, je trouve : quel individu pitoyable !

Michael Caputo

Au sein même de ceux que Trump a nommés, se terre une des vermines indéfinissables de raciste et d’antisémites affichés et fiers de l’être. L’un des plus beaux exemplaires est sans conteste celui-ci…  Devenu assistant « Secretary of the Department of Health and Human Services for Public Affair » (le DHFS national, dont a vu ici les ravages dans le Mississippi), nommé pour en fait contrecarrer Alex Azar, qui déplaît fortement  Trump !!!  Michael Caputo est un autre cas d’espèce encore de la galaxie Trump. C’est un grossier personnage qui insulte tout le monde sur Twitter, un troll compulsif qui a pour cible principale les femmes : c’est encore un misogyne mais qui s’en prend par exemple ici aux hommes et au présentateur de MSNBC Chris Hayes en le qualifiant grossièrement de « chinois » (ses parents sont Italien pour le père, et d’origine irlandaise pour la  la mère !). Celui-là, à vrai dire, son CV est particulièrement chargé : sous Reagan, il a travaillé pour Oliver North et a ensuite organisé la campagne médiatique de George H.W. Bush en 1992 pour son élection. Après, attiré par l’argent, il est allé travailler… en Russie, pour Boris Yeltsine, chez Gazprom Media (appartenant à Alfred Koch !) et en 2000, il a commencé à s’occuper de lisser l’image médiatique de Vladimir Poutine aux USA, pour finir par aller s’installer en Ukraine au nom d’un candidat au parlement : Volodimir Lytvyn. Une bonne piste ici ignorée en effet…

En 2012, il est celui qui organise la campagne de Carl Paladino pour gagner New-York, or c’est un magnat venu de Buffalo qui est affilé au Tea-Party. Sans oublier d’aider en conseils la présidence somalienne… On l’a ensuite retrouvé, toujours portant sur lui son Glock calibre .40 dont il ne se sépare jamais, s’occupant de la campagne électorale de Donald Trump de novembre 2015 à juin 2016. Puis il s’est occupé de son grand ami Roger Stone (on revient souvent sur le même petit groupe chez Trump) dont il a organisé toute la campagne dans les médias pour qu’il soit pardonné par… Donald Trump. Le nom de son agence : Zeppelin Communications (avec George Petrushin – très proche du milieu musical et des boîtes de nuit- et Kendall Coffey, souvent invité sur les plateaux TV). Coffey, c’est à signaler est membre de la Federalist Society, des libertariens : « La Federalist Society for Law and Public Policy Studies est un groupe de conservateurs et de libertaires intéressés par l’état actuel de l’ordre juridique. Elle est fondée sur les principes selon lesquels l’État existe pour préserver la liberté, que la séparation des pouvoirs gouvernementaux est au cœur de notre Constitution, et qu’il est catégoriquement du ressort et du devoir du pouvoir judiciaire de dire ce qu’est la loi, pas ce qu’elle devrait être.. La Société cherche à la fois à promouvoir une prise de conscience de ces principes et à favoriser leur application à travers ses activités« . Parmi les contacts de Caputo, Henry Oknyansky, un expatrié russe vivant en Floride… un homme à suivre comme on va le voir !

Bien sûr, avec un tel palmarès il a été interrogé sur les liens entre les russes et l’équipe Trump. Le 18 juin 2018, devant les caméras de NBC Ness, il mentait effrontément à la présentatrice de NBC News Katy Tur en disant qu’il ne se souvenait en gros plus de rien exactement, que ça datait de trop longtemps, qu’il n’avait été impliqué en rien… bref, des salades complètes édictées avec un aplomb pas possible. Elle lui avait pourtant mis sous le nez le nom d’Henry Oknyansky, alias Henry Greenberg (ici à droite), aperçu au Trump International Hotel Washington, D.C. le 19 octobre 2017, qui avait proposé à Sunny Isles en Floride, le pactole de 2 millions de dollars à Roger Stone, s’il amenait de quoi « enfoncer » Hillary Clinton, lors d’une réunion que Caputo avait lui-même organisée !!! Il se révélera avoir été un informateur depuis 17 ans du FBI, jusqu’en 2013 !!! En somme, c’est celui qui en ce moment est l’un des plus grands publiciste des soit-disantes affaires du fils Biden en Ukraine qui a organisé une réunion où un russe a proposé 2 millions de dollars pour flinguer politiquement Hillary Clinton, par n’importe quel moyen !!!

En février 2020, on apprenait, quel hasard tiens, qu’une association « non gouvernementale ukrainienne installée à Kiev » l’avait sélectionné pour « sécuriser les rencontres » de Washington entre ukrainiens et américains : l‘Institute for Democracy and Development… alias PolitA. Des gens liés à Ukrainian Creative Reformers. Des gens qui se rangent sous la bannière du « political marketing » !!! Derrière eux on retrouve une figure connue : le parti «Batkivshina» de Ioulia Timochenko, ex Première ministre du pays du au et du au gérie de la Révolution orange (soutenue par les USA), qui a réussi à associer depuis  les partis  «Front Zmin» Yatseniuk, »Hromadyanskua positiya» Gritsenko, «Norodna samooborona» Lutsenko, «Svoboda» Tyahnybok et d’autres partis…

Selon Mother Jones, Caputo aurait plutôt servi les intérêts d’Iryna Venediktova, une juriste alliée à Zelensky récemment nommé procureure  générale. Celle-ci avait pris la place de Ruslan Ryaboshapka, le procureur décrit justement comme anti-corruption. « On estime que son programme est élaboré soit par des forces très non compétentes, soit par des forces très pro-oligarques et pro-russes », a déclaré à Washington The Daria Kaleniuk, chef du centre d’action anti-corruption ukrainien ». Tout le monde y a vu surtout  la main d’Ihor Kolomoiskiy, le tycoon qui a permis à Zelensky de monter sur la plus haute marche et dont Ryaboshapka, qui a travaillé avec Transparency International, commençait à se rapprocher dangereusement en enquêtant sur lui. Etait aussi visé Viktor Medvedchuk, un grand ami de Vladimir Poutine. En résumé, Caputo a beaucoup aidé Zelensky à rester en place !!!

Celui-ci aussi est un Twitter addict, qui s’es aperçu un peu tard, lors de sa nomination à la santé, qu’il en avait écrit beaucoup… de racistes et de misogynes, surtout : il en a alors balancé à la poubelle 1300 de compromettants, de son compte, dont ceux accusant George Soros et la famille Rothschild de chercher par exemple à exploiter la pandémie du coronavirus à des fins personnelles, mis en ligne des Chinois accompagnés d’images racistes ou affirmant que les Démocrates souhaitaient la mort des gens pour que Trump ne soit pas réélu…  et ce en le formulant pas vraiment dans la dentelle : ainsi selon lui Rothschild « est un sphincter consanguin et élitiste dont la famille a soif de contrôle ». « C’est une des raisons pour lesquelles il ment constamment à propos du président Trump ». Le 15 mars, après sa nomination,, pourtant, il répondait à l’extrémiste Jack Posobiec à propos de George Soros, la bête noire des fascistes US car il est juif  « Est-ce que vous plaisantez ? L’agenda politique de Soros NÉCESSITE une pandémie », avait-il déclaré. En outre, le 27 mars encore, il re-tweetait une photo de G. Soros sous-titrée « le vrai virus derrière tout cela ». C’est vraiment un homme plein de tact il n’y a pas à dire: le 12 mars il a également tweeté « des millions de Chinois sucent le sang des chauves-souris enragées comme apéritif et mangent le cul des fourmiliers« . Et qui pouvait donc faire et diffuser en janvier 2020 un documentaire sur ce raciste antisémite: ne cherchez pas, c’est OAN bien sûr (retour à l’épisode précédent N°6) !

Katie Hopkins

Surprise, car celle-ci est anglaise. Et Trump semble l’apprécier, à l’avoir à plusieurs reprises re-tweetée notamment le 10 décembre 2015  et avoir récidivé le 15 juin 2019. La première fois c’était à la lecture du très réac Daily Mail , pour une remarque sur les musulmans et Donald la qualifiait alors de « commentatrice respectée« . La seconde pour critiquer le maire de Londres qui, on le sait, est d’origine pakistanaise. En fait de « commentatrice » on a affaire, pour simplifier, à un Hitler en jupons qui, ironie de l’histoire, s’est fait connaître en 2007 en participant à la version anglaise de The Apprentice, ça ne s’invente pas en effet !!! Elle y avait été supporté par le milliardaire Lord Alan Sugar (le créateur d’Amstrad… et le repreneur de The Apprentice en Angleterre !). Elle avait ensuite enchaîné sur une émission matinale de TV, This Morningen 2013. Elle y passera déjà à l’époque pour une abrutie notoire avec ses sentences à la noix comme quoi « les enfants roux sont plus difficiles à aimer que les autres », que « les gens obèses sont fainéants », etc. On la retrouvera ensuite en janvier 2015 chez Big Brother et c’est alors que voulant s’en prendre à Ed Miliband, alors leader du Labour, qui venait d’expliquer que ses parents avaient fui les camps de concentration, cachés à 17 en Belgique, il devait « gazer » sa femme Justine !!! Elle avait tweeté en effet à ses followers: « Les sondeurs disent que Justine est la moins populaire des épouses du parti. » « Il pourrait mettre sa tête dans le four et ouvrir le gaz. » Elle y avait ajouté une tirade anti-palestinienne (ici à droite), question d’augmenter l’imbécilité de son propos. Plus tard, elle s’en prendra aux personnes âgées en tweetant  : « les personnes atteintes de démence ne devraient pas bloquer les lits. Quel intérêt de la vie quand vous ne savez plus que vous la vivez ? », se mettant à dos une nouvelle catégorie d’opposants. En avril c’est au tour des migrants de subir sa furie journalière en les comparants à des… cafards  : « Ne vous y trompez pas, ces migrants sont comme des cafards. Ils pourraient ressembler un peu à » l’Ethiopie de Bob Geldof vers 1984 « , mais ils sont construits pour survivre à une bombe nucléaire. Ce sont des survivants », avait-elle écrit dans une chronique pour le journal à scandales Sun. Elle proposait aussi de faire tirer sur les migrants par les navires de guerre anglais (cf ici en titre de journal). Un langage qui avait fait bondir Le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, qui avait justement rappelé que c’étaient les mots de la propagande nazie. « Zeid Ra’ad Al Hussein a écrit: « Les médias nazis ont décrit les personnes que leurs maîtres voulaient éliminer comme des rats et des cafards. Ce type de langage est clairement incendiaire et inacceptable, en particulier dans un journal national. » Hopkins est une raciste et une islamophobe déclarée (à droite ici sa pseudo enquête « à Molenbeek », une simple séance de déguisement) !  qui a aussi tweeté de manière ignoble « Explosion en France, tir sur un hôpital allemand, attaque au couteau à Londres. « Et le Ramadan n’a pas encore commencé. Sans nourriture, ces gars deviennent méchants. » Sur son compte Twitter, elle se présente comme la « Farage femelle« … (elle s’y montre aussi anti-lesbienne comme vous pouvez le constater avec l’allusion à la présentatrice De Generes:

Pour couronner le tout, lors d’une conférence elle déclarera « Je suis le Jésus du franc-parler … Jésus avait ses disciples – j’ai 600 000 followers sur Twitter. Il s’agit de montrer la voie – je suis le nouveau Jésus. » Un nouveau Jésus qui a ses idoles, pour qui elle a déclaré en Tweet sa flamme (ici à gauche). Un Tweet repris par l’un d’entre eux : Donald bien sûr qui, ce jour-là, ne s’offusque en rien d’être comparé à Orban, Bolsanaro, Salvini, Kaczynski, Netanyahou ou Boris Johnson… En 2017, elle est virée de la radio LBC après un énième Tweet odieux  : le 23 mai, 22 personnes sont tuées, des jeunes en majorité, et des dizaines d’autres blessées lors de l’attaque terroriste visant le concert d’Ariana Grande à Manchester. La plus jeune victime avait à peine 8 ans. Dans un tweet commentant la tragédie, Hopkins avait écrit qu’elle réclamait une « solution finale«  – « une référence à la campagne génocidaire d’Adolf Hitler qui a tué des millions de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale » note la presse. Elle se défendra bêtement en prétextant une  » faute de frappe« …. 

Une folle, « haineuse professionnelle » selon Libération (qui a révélé son problème d’épilepsie, elle a été opérée du cerveau), donc, et d’extrême droite, il n’y a pas d’autres mots, qui se retrouve depuis criblée de dettes à cause de sa bêtise : ayant accusé Jack Monroe, militant anti-pauvreté, d’avoir laissé dégrader des monuments, ce dernier qui n’avait rien fait de la sorte l’a attaquée en justice et gagné, l’obligeant à verser 24 000 livres de réparation de préjudice. Elle s’était tout simplement trompée de personne, cette cloche ! A noter qu’on la retrouve aussi au Canada, chez The Rebel Media, site fascisant notoire.

En 2017 encore , voici à droite ce qu’elle avait osé poser sur Twitter: innommable, honteux… et raciste   !!! Une raciste, donc, comme l’est aussi Donald Trump qui la reprend à la volée encore une fois à propos de la ville de Baltimore, selon lui « infestée de rats « . Il s’en était pris vivement à plusieurs reprises à Elijah Cummings, son maire, élu démocrate du Maryland, homme intègre, grand prosélyte des droits civiques, décédé en octobre 2019 à 68 ans et dont la mémoire a été saluée par tout le monde. Sauf Donald, bien entendu. Elijah, ce grand bonhomme, avait vu juste pourtant avec sa phrase «  entendez-vous ce silence » à propos des républicains et de leur inaction totale lors de la procédure d’impeachment : sa voix résonne toujours….

Pas celle de cette débile, repris en Tweet par un président raciste et fasciste qui ne pourra plus lui répondre de toute façon : le compte Twitter de Katie Hopkins a été officiellement, et définitivement clos le 19 juin dernier. Et franchement, c’est une excellente chose…

 

(1)*https://www.amazon.in/Infowarlife-Infowarslife-Superblue-Fluoride-Free-Toothpaste/dp/B01N2TMNJJ

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

Commentaires

commentaires

A propos de ghostofmomo

avatar

Check Also

Police et gendarmerie : je vous aime moi non plus !

La police et la gendarmerie sont non seulement utiles, mais nécessaires, que ce soit dans ...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.