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Le petit monde de Donald (17): quand Trump perd les pédales

Et ça ne s’est pas amélioré depuis le début de la parution de cette mini-série, mise en ligne le 8 juin : Donald tweete toujours autant, mais en se faisant désormais tacler parfois par Twitter qui a enfin décidé de sévir à l’encontre des messages haineux. Pour la première fois au monde, un président se fait retirer des posts, jugés comme attisant la haine. Car la résurgence du Covid19, en raison de la rééouverture trop rapide d’Etats dirigés par des fidèles de Donald et l’incroyable flambée antiraciale qui a suivi la mort d’un noir tué par la police, ont mis sous pression un président dépassé non plus sur un, mais deux tableaux (et bientôt un troisième avec l’affaire afghane).  Le résultat est là :  l’Amérique fonce dans le vide abyssal creusé par un président qui a transformé la Maison Blanche en hôpital psychiatrique…

Trump vit dans le passé, avec de vieux héros

Un président qui affiche des photos de recherche sur son compte comme on placardait au dehors des saloons des affiches « wanted » à propos des criminels recherchés par les chasseurs de prime (« reward« ) ? On se croit au far-west avec Donald, qui tient en même temps à garder la statue de John Wayne installée devant l’aéroport qui porte son nom, bien qu’un jour ce même John Wayne avait déclaré supporter les suprémacistes… (c’était en 1971 lors d’une interview dans Playboy (1)).  Est-ce le rôle d’un président que d’appeler ainsi à la délation publique ? N’est-ce pas tout le contraire du rôle d’un véritable responsable, qui est d’apaiser, plutôt ? Il est vrai aussi que Donald avait posé aux côtés du mannequin représentant John Wayne dans son musée, et lui avait délivré une longue apologie le 19 janvier 2016 lors de sa campagne électorale. Il avait mis la « force » de Wayne en comparaison avec son adversaire Ted Cruz, qu’il finira par injurier en débat télévisé. Ce jour-là, il avait déclaré que Cruz devrait faire attention à son « tempérament », ce qui ne manque pas de sel à le voir aujourd’hui montrer le sien…

Le gargarisme d’un dérangé

En dehors des soutiens habituels en lèche-bottes comme Diamond et Silk, revenues à la charge pour on ne sait quelle raison (l’agent ?), Donald a donc fait dans l’autosatisfaction, l’activité où il est passé maître, avec d’ailleurs toujours la même rengaine répétée, celle d’un sondage lui donnant 95% de satisfaction chez les républicains, employé tel quel déjà des dizaines de fois. Le Washington Post en avait exhumé des variantes déjà en septembre 2019 (ci-dessous à gauche). A ce stade, chez ce grand malade dérangé, on peut parler de toc, tant il l’a répété. Un vrai gargarisme matinal chez lui !!! Les seuls sondages jamais fait au sein du GOP on culminé chez lui à 86%. « Comme Politifact l’a expliqué en juin (2019) , lorsque Trump a déclaré lors d’une conférence de presse avec la première ministre britannique de l’époque, Theresa May, que «j’ai un taux d’approbation de 90 à 94%, ce matin, au sein du Parti républicain … un record absolu « , Il actualisait la cote d’approbation GOP de George W. Bush au lendemain du 11 septembre, qui a atteint 99%. En fait, la cote d’approbation républicaine de Trump au cours de ses 30 premiers mois au pouvoir a pris du retard non seulement sur George W. Bush, mais sur George H.W. Bush aussi. La revendication de Trump est donc un mensonge sur un mensonge. Mais ce genre de chose est normal pour lui ». Et Toc !

Défendre les tapisseries (et la Lamborghini)

Le 29 juin, ABC News fait part d’une incroyable vision : deux blancs, plutôt âgés, la soixantaine, montent la garde sur le perron de leur immense villa, la femme muni d’un Colt chromé, le gars d’un AR-15 à répétition. Des manifestants de Black Lives Matter, pour se rendre à la mairie de St-Louis, dans le Missouri (Etat avec un drapeau confédéré que l’on vient tout juste de retirer des mâts publics !) ont forcé l’entrée de leur parc privé et défilent sans animosité devant eux, qui les menacent à plusieurs reprises, des membres du mouvement calmant le jeu en demandant à leurs co-manifestants de ne pas intervenir ni de répondre. La scène, complètement surréaliste, est reprise telle quelle par Trump qui renvoie peu après un énième « LAW and ORDER » rageur, qui est devenu son nouveau toc à répétition. On découvre que les propriétaires armés s’appellent Mark and Patricia McCloskey, c’est un couple d’avocats spécialisé dans les plaintes et les compensations suites à des atteintes graves au cerveau ayant entraîné des paralysies, et que leur propriété, retapée pendant 30 ans, se fait surnommer le  “midwestern palazzo” (en pierre de Caen, excusez du peu). Un palais de toc, faux Renaissance reconstituée, offert à leurs enfants jadis par les riches Adolphus et Lilly Busch (fondateur d’Anheuser-Busch, créateur de la bière Budweiser ) aujourd’hui surchargé et d’un goût douteux, à en faire tomber un Stépbane Bern en pâmoison de bonheur, lui qui adore tant le laid. C’est en effet d’une laideur infinie  à l’intérieur, un mélange insondable d’époques. Pour se disculper les McCloskey citeront les Jacqueries incontrôlées prémisses de la Révolution françaises !!! Il diront  à la presse que « On nous a dit (en fait eux-mêmes !) que nous serions tués, notre maison brûlée et notre chien tué. Nous étions tous seuls face à une foule en colère ». Le « classes laborieuses, classes dangereuses » fustigé jadis par Marx ! Les manifestants en colère se rendaient en fait chez la maire, Lyda Krewson, qui est blanche et démocrate car, la veille, cette dégourdie avait lu les noms et adresses de plusieurs habitants qui avaient écrit des lettres lui conseillant qu’elle devait annuler (defund) le service de police, à la suite des protestations liées au meurtre par la police de George Floyd à Minneapolis le 25 mai. Une façon de les intimider. On peut aussi être démocrate et c… Il criaient alors « Démissionnez, Lyda, et emmenez les flics avec vous». La maire avait en fait derrière elle une histoire terrible pouvant expliquer sa réticence à se passer de la police : élue première femme maire de Saint-Louis en avril 2017 (ici à gauche), elle s’était engagée à réduire la criminalité et à améliorer les quartiers pauvres pour une raison évidente. Son mari, Jeff Krewson, avait en effet été tué dans un car-jacking en 1995, alors qu’elle et ses deux jeunes enfants étaient dans la voiture ! En parlant des voitures, un site montrait le couple McCloskey dans son garage, avec à côté d’eux une Ferrari et derrière ce qui semble bien une Lamborghini Miura de collection… L’engin se négocie aujourd’hui dans les 3 millions d’euros. Ils semblent avoir meilleur goût en bagnole qu’en aménagement d’intérieurs…

Applaudir les suprémacistes

Marie-Cécile Naves, spécialiste des Etats-Unis, auteure de « Trump, la revanche de l’homme blanc » (Textuel, 2018) avait prévenu en 2019 : Trump servait déjà selon elle de mégaphone aux suprémacistes blancs. Le 28 août, un « clip de campagne » pour 2020 réalisé par l’un de ses supporteurs, « SOMETHiNG WiCKËD » caché derrière le compte Twitter @som3thingwicked montre subrepticement vers la fin une tête de lion, bleue et rouge entourée d’un cercle bleu étoilé, accompagnée des noms de Trump et de Pence. Or c’est exactement le logo du groupe suprémaciste VDARE de Peter Brimelow (ici à gauche) ! la comparaison l’un à côté de l’autre est saisissante ! Comme l’est le drapeau ‘Trump » en vente 7,95 dollars sur Amazon ! Brimelow, ce fascisant âgé de 72 ans, a eu une fille en 2015 qu’il a appelée Victoria Beauregard (sa femme a 40 ans d’écart), du nom du général confédéré Pierre-Gustave Toutant de Beauregard, qui s’est rendu à William Tecumseh Sherman le ,. C’est avec lui et le bombardement de Fort Sumter que la Guerre de Sécession a débuté le 12 avril 1861. C’est à lui aussi que l’on doit le drapeau confédéré !

Or l’un des proches conseillers de la Maison Blanche, Stephen Miller (à droite) a échangé de nombreux mails avec Brimelow dont il a largement fait la promotion au sein de la Maison Blanche. Parmi ces échanges les théories fumeuses du « grand remplacement » ou du « génocide blanc » qui ont réémergé aussi chez QAnon et ce n’est pas un hasard. C’est aussi un grand lecteur du  » Camp des Saints« , livre initiateur de la théorie du « grand remplacement » de Jean Raspail, admiré par tous les nazifiants actuels, qui vient juste de décéder. Et un admirateur également de Pamela Geller, avec qui il correspondait. Hiller, lecteur de VDare et d’Infowars, ce raciste, est aussi obsédé par le drapeau confédéré et les monuments du Sud raciste : l’attitude actuelle de Trump sur le sujet, on la lui doit à l’évidence !!! Pour l’Express, c’est un « inquiétant idéologue ». Et pas qu’un peu ! Pour le New-Yorker, c’est lui qui a manipulé Trump sur le thème de l’immigration. Katie McHugh ex Breitbart, l’a décrit comme un suprémaciste, tout simplement. Et elle sait de quoi elle parle : elle l’a été également ! Miller a un allié de taille : Jared Kushner, le beau-fils. C’est avec lui qu’il a préparé le discours de Donald  à la nation du 11 mars 2020 sur le coronavirus , bourré d’erreurs, qui aujourd’hui est perçu comme pire prestation présidentielle devant des caméras… en plus des difficultés de lecture monocorde de Donald, absolument pas concerné par son contenu !!!

Donald, continue, imperturbable, à tweeter à tort et à travers et le plus souvent à tort, avec la même impulsivité. Arrive le 28 juin, un dimanche, où il retweete la vidéo d’une manifestation faite pour lui, en Floride : ce sont des voiturettes de golf pilotées par des gens d’un certain âge, une papy-manif en quelque sorte (elles sortent toutes d’une résidence privée pour retraités !), ornée de pancartes Trump 2020 et « America First ». Ces « manifestants » d’un genre nouveau se font alors apostropher aux cris de « nazis » par des opposants.  Et l’un d’entre eux s’écrie en réponse « White power, white power » !!! S’est-il rendu compte de ce qu’il avait lancé sur les réseaux ? On a dû lui faire savoir en tout cas : deux heures plus tard, fait rarissime chez lui, Trump a retiré le post. Est ce l‘ineffable Scavino qui s’en est chargé ?  Toujours est-il que ça a ramé, derrière : Le président Trump est un grand adepte des Villages. Il n’a pas entendu le message dans cette vidéo. Ce qu’il a vu, c’est un enthousiasme incroyable de la part de ses soutiens, se croit obligé de dire comme excuse le porte-parole de la Maison-Blanche, Judd Deere, affirmant sans sourciller que le locataire de la Maison Blanche fait donc n’importe quoi ! Tom Perez, président du Parti démocrate à la bonne réaction en déclarant que « le président essaie de jouer la carte de l’ignorance, mais la consistance de ses actions, de Charlottesville à Lafayette Square, cache le vide de ses mots. » Trump soutient bien les suprémacistes blancs, depuis toujours !

Le même « Wicked » cité plus haut avait, le 3 mai, flatté Donald, ce qui est on le sait le meilleur moyen de l’attirer, lui qui n’aime que cela. Il avait parodié pour ça les Evangiles (ici à gauche), faisant de Trump le sauveur descendant non pas du ciel mais de l’escalator de la Trump Tower (la célèbre scène du lancement de sa campagne de 2016). Trump lui avait répondu sur le même ton, mais comme il mélange toutes les époques et les dates, avait placé cela au temps de la Grande Peste, présentant la pandémie à sa façon… à savoir sans aucune responsabilité de sa part… encore une fois. Là, il avouait même n’y être pour rien dans la résurrection du pays qui allait suivre. Un des rares moments d’humilité de Donald, ça mérite d’être salué. Pour ce qui est de la lucidité c’est autre chose : elle n’est pas encore terminée la fameuse « peste » : elle effectue même un second round. La faute à celui qui a trop vite réouvert partout, pressé de voir ses précieux golfs et hôtels péricliter…

La honte et une exclusion définitive à la clé

Le 23 juin notre autre habitué, le fameux auteur de faux montages vidéos, Carpe Donktum, de son vrai nom Logan Cook (rappelez-vous donc), avait ressorti une vieille antienne trumpienne et fondementale chez QAnon : il annonçait avoir de quoi jeter en prison Hilary Clinton, l’autre obsession depuis 5 ans de Donald (ici à gauche). Il n’aura pas le temps de l’exposer. En octobre 2019,, il avait déjà été suspendu, on l’a vu, pour avoir enfreint un copyright dans ses vidéos détournées. Or son compte a été définitivement suspendu par Twitter au lendemain de cette annonce !!! Finis les montages ineptes de « memes » (Hélas, il pérore toujours sur You Tube !). La raison cette fois n’était pas un « meme », ni l’annonce elle-même, mais un vraie saloperie (excusez-moi, mais je ne vois pas d’autre mot pour qualifier ça), mise en ligne le 20 juin, n’ayons pas peur des mots. Un fake dans toute sa splendeur immonde ! Cook avait tout simplement inversé en valeur, par ses commentaires, une adorable vidéo de bambins, un blanc et un noir courant l’un vers l’autre pour s’embrasser après ne s’être pas vus pendant des semaines de confinement, puis ils étaient, repartis en courant l’un près de l’autre. Ce salopard de Cook n’avait que gardé la fin en la présentant comme « CE QUI EST RÉELLEMENT ARRIVÉ » et en ajoutant en majuscule toujours « un bébé terrifié court pour échapper à un bébé raciste« , puis en changeant le message après pour devenir «  le bébé raciste est certainement un supporter de Trump ». Le tout présenté avec un faux bandeau recopié point par point de CNN, avec en tout petit dans le fond Carpe Donktum (appelé aussi Dennis F. Charles, c’est aussi l’ami d’Ali Alexander, alias Ali Akbar, autre trolleur du net allié à Mike Cernovich) ! Le tout en pleine période de heurts raciaux dans le pays !!! La vidéo avait pourtant été retweeté  par Trump qui avait dû trouver ça drôle (ici à droite)!!! Honteux, ignominieux !!!  Voilà une exclusion pas volée, franchement !!! 

Donald est en train de perdre… ou de gagner pire encore

Parmi les tweets les plus récents de Real Trump (le vrai, l’abruti), le 1er juillet dernier, toute une liste de soutiens à des républicains ou présentés comme tels, que Donald adoube donc en les présentant comme « ses candidats ». Là encore c’est sans surprise et ça révèle sa profonde fêlure. Il reprend par exemple l’avis de JD Rucker sur la nomination de Lauren Boebert comme candidate du GOP. L’envoyeur n’est pas un inconnu ; Rucker écrivait pour The New Americana (disparu depuis) et c’est le cofondateur du Federalist Party (et auteur dans le site The Federalist de la célèbre inconditionnelle Mollie Hemingway (cf l’épisode 7 ici). Il est associé à sa femme Tammy dans le NOQ Report et il est le fondateur également de l’American Conservatist Movement, rejoint par « 8000 patriotes ». Rucker est en effet un intervenant « conservateur » auto-déclaré, proche de Jeff Dornik, autre imbécile, un influenceur qui vit en faisant des interventions à propos du marché de la vente de voitures (chez TK Carsites, ici sa voiture préférée, ou celle-là) ou conseille les gens pour éditer des pages web via sa société Hasai, Inc, une société de marketing. Pour les voitures, voici ses précieux conseils : « les publications sur les réseaux sociaux sont importantes pour inciter les gens à regarder », a-t-il déclaré. « Promenez-vous chez le concessionnaire, montrez aux gens qui parlent aux clients, à la machine à expresso fantaisie ou aux fauteuils de massage, les gens vont adorer ça. » Ses « conseils technologiques » ne valent pas plus tripette. Ça ne vole pas haut, chez lui comme vous le constatez ! Ses « conférences » sur You Tube pour « sauver l’Amérique » sont surtout révélatrices… d’un ennui certain à l’écouter ! Sa définition de son « parti », une poignée d’activistes est celle-ci : « Rucker se décrit simplement comme une personne politiquement engagée qui a réalisé il y a une quinzaine d’années que le Parti républicain avait approché une étape au-delà de sa base et qu’il serait bien préférable de structurer un nouveau parti autour d’une perspective vraiment conservatrice ». En somme que McConnell ne serait donc pas assez à droite, selon ce vendeur de grosses bagnoles ! On le trouve aussi chez Ammo.com, qui, comme son nom l’indique, est un site sur les armes, qui il y a peu encore titrait « Negroes With Guns: The Untold History of Black NRA Gun Clubs and the Civil Rights Movement | Resistance Library Podcast »  oui, vous avez bien lu le premier mot !!!

L’homme est très remonté contre le Covid19 qui selon lui « va apporter de gros gains aux sociétés pharmaceutiques » : c’est son seul argument… pas un mot sur les décès. Voici l’intitulé de l’un de ses podcasts : « dans cet épisode de Conversations avec Jeff, JD Rucker se joint à l’émission pour discuter de la réaction des politiciens et des médias traditionnels au COVID-19. Nous assistons à une prise de pouvoir sans précédent par les dirigeants de notre pays, en témoigne la tentative de renonciation à une procédure régulière par le MJ, la fermeture des églises et des entreprises et la compensation monétaire de nos chefs de gouvernement sous la forme de ce renflouement. Il est maintenant temps de repousser ce grand autoritarisme gouvernemental … » En somme, lutter contre le coronavirus, c’est du communisme pour lui ! On l’avait retrouvé chez Ann Vandersteel (voir ici notre épisode 6 !) déjà montrée ici en train de discuter « comment virer Fauci ». Encore une fois le système Trump tourne en rond, ce sont les mêmes qui se cooptent !

Revenons à celle citée par Rucker : Lauren Boebert. Avec elle, Trump est tombé une nouvelle fois dans le ridicule. Au départ en effet (le 20 décembre 2019) Donald avait twitté son soutien inconditionnel à un fidèle, membre du Congrès républicain depuis cinq mandats, lequel visait à se faire réélire dans le 3e district du Congrès du Colorado :  « Le membre du Congrès @ScottRTipton est un grand partisan du programme #MAGA! Il se bat pour vos droits # 2A et le mur des frontières », a tweeté le président lundi. « Scott travaille dur pour le Colorado et a mon approbation complète et totale! «  (ici à gauche).  Patatras, le 1er juillet Tipton se fait rembarrer lors de la primaire républicaine par une jeune prétendante, qui le devance de 9 points, elle qui tient un bar, le Shooters Gril of Rifle, et a derrière elle toute une bande de supporte « bikers » bas du front.. et des partisans des armes on s’en serait douté (dans son resto, elle sert en effet… une arme à la ceinture, cf ci-dessous à droite !). Elle tient aussi un talk-show à la radio dans l’Etat, ce qui semble l’avoir beaucoup aidé durant sa campagne. Boebert c’est en effet l’Amérique profonde au fond du Colorado que l’on traduirait facilement par « deep state » si ce vocable n’était pas devenu autre chose sous l’ère débilitante de Donald. Car la dame a aussi une autre corde à son arc : comme la candidate au Congrès de Géorgie, Marjorie Taylor Greene (évoquée déjà ici et à gauche  avec son argument électoral en mains) et le candidat du Sénat de l’Oregon, Jo Rae Perkins c’est en effet une partisane du mouvement QAnon, évoqué ici dans les deux précédents épisodes !!! « Fervent défenseur du deuxième amendement, Boebert possède un restaurant local, le Shooters Grill, rendu célèbre pour avoir encouragé son personnel à ouvrir le marché. Elle a récemment défié les ordres de santé publique de rouvrir le restaurant pendant la pandémie de coronavirus. Boebert a également fait la une des journaux l’année dernière pour avoir confronté l’ancien candidat démocrate à la présidentielle Beto O’Rourke au sujet de son appel à un programme obligatoire de rachat d’armes à feu de fusils d’assaut. Lors d’une interview sur l’émission Internet « Steel Truth » en mai, Boebert a déclaré qu’elle était « très familière avec » le complot. « Je connais ça. Et, donc, c’est plus le truc de ma mère. Elle est un peu marginale. J’essaie, euh, j’essaie juste de garder les choses sur la bonne voie et positives. Je la connais très bien cependant », a-t-elle déclaré. « Tout ce que j’ai entendu de Q – j’espère que cela est réel parce que cela signifie seulement que l’Amérique se renforce et s’améliore, et que les gens reviennent à des valeurs conservatrices, et c’est pour cela que je suis », a-t-elle déclaré. QAnon, a-t-elle déclaré, « ne fait que motiver et encourager et rassembler les gens, plus forts, et si cela est réel, cela pourrait être vraiment formidable pour notre pays », écrit CNN. QAnon, « réel », et « meilleur pour le pays » on tombe des nues en lisant ça !!! Comme on tombe des nues à voir Donald la féliciter le 1 er juillet, après avoir encensé son adversaire six mois auparavant !!! Un effet Alzheimer, encore un ?

Trump se se serait-il fait dépasser par ce mouvement à la « Boogaloo » à savoir sans idéologie politique véritable et absolument incontrôlable ? En tout cas, il ne contrôle déjà plus les candidats républicains, dépassés par la concurrence interne au sein même du parti avec ces QAnon qui en fait et c’est surréaliste, trouvent que ces même républicains traditionnels ne soutiennent en fait pas assez Donald lui-même: ainsi encore avec l’élection surprise de Madison Cawthorn, âgé de 24 ans seulement à la place de la candidate adoubée par Trump, Lynda Bennett, en Caroline du Nord (ici à droite), pour le siège laissé vacant par le President’s chief of staff de Trump, Mark Meadows. Celui-là rêvait d’un carrière militaire, mais à 18 ans en 2014 son espoir s’est brisé à Daytona Beach, quand son ami qui conduisait s’est endormi au volant et a projeté la voiture contre une rambarde de béton le laissant paralysé des deux jambes. Ce qui ne l’empêche pas aujourd’hui de chasser au calibre .50 (!!!), en arborant de biens étranges signes extrémistes (prétoriens) sur sa tenue.(cf ici en haut à gauche).. il est anti-avortement, anti-immigation et pro-armes bien sûr (dont il fait ici la promo !). Trump l’avait félicité au téléphone entre-temps, contraint et forcé.  A peine élu, il se faisait interviewer (ici à gauche) par l’ineffable Dana Perino,… en laissant derrière lui bien apparent le drapeau « Betsy Ross » du Tea Party et des « Three Percenters » aux 13 étoiles seulement  !!! Son seul programme : « combattre la montée du socialisme dans notre pays »… Il vilipende aujourd’hui la « médecine sociale » des démocrates, celle de l’Obamacare. Il peut aisément : il a reçu 3 millions de dollars de la société d’assurance lors de son accident ! Comme quoi on peut être handicapé et résolument égoïste (et poseur; comme ici à droite) !!! Dans le Daily Cawler, le site fascisant de Carlson il a déclaré récemment à propos de la suppression de forces de police que «ce qui va se produire, je pense, c’est créer une force de police nationalisée… Et vous savez quoi? Je crois que cela va nous pousser davantage vers une centralisation du pouvoir, et c’est un monde vraiment effrayant pour moi. Je veux dire, ça sent juste un cauchemar orwellien. » La même obsession que les libertariens, les disciples de la fumeuse égérie Ayn Rand. Le Tea-Parti finira par dévorer tout le GOP !

Un sénateur insubmersible en Oklahoma

Il faut dire que Donald a le nez pour les sélectionner, ses champions !!! Le 22 juin, il supportait ouvertement (« total endossement ») par exemple Jim Inhofe. Une référence dans le genre : lui ça fait longtemps qu’il se croit tout permis, façon Trump. Inhofe est aussi tout simplement l’un des parlementaires les plus conservateurs du Congrès, mais aussi un des plus remarqués par ses crétineries à répétition. Un « idiot depuis 25 ans au moins« , selon The Lost Ogle :  en mars 2002, devant le Sénat américain il avait affirmé que le 11 septembre 2001 était une « punition divine contre l’Amérique pour ne pas suffisamment soutenir Israël ». C’est lui aussi qui a qualifié l’année suivante le réchauffement climatique d’être « une des pires blagues perpétrées à l’encontre du peuple américain « . Et c’est aussi un disséminateur de fake news façon Trump : en 2015, pour convaincre les sénateurs de livrer des armes dans le Donbass, il avait voulu monter des chars de séparatistes pro-russes : le problème c’est que ces photos étaient celles de chars photographiés en Georgie  six ans auparavant...  Son dernier exploit : protéger son lieu de vacances (pour riches) plutôt que d’éviter les inondations à côté (côté pauvre de la région).

C’est à Grand Lake, un lieu de vacances populaire dans le nord-est de l’Oklahoma, et c’est au nord que l’on trouve la petite ville (pauvre) de Miami. Inhofe y vient régulièrement en avion privé (il pilote depuis toujours) : on s’en est aperçu encore une fois le jour où celui-ci (un Harmon Rocket orange et noir ici à gauche) a raté son atterrissage au South Grand Lake Regional Airport, en juillet 2016. C’est en fait un habitué des atterrissages du genre et des petits avions personnels. Il a piloté un Grumman Tiger (ci-dessus à droite, dans lequel son fils s’est tué), un Van’s RV-8 (ici à droite en dessous), le Harmon Rocket décrit et même un Cessna 340. En octobre 2010 déjà il avait fait la une des journaux en atterrissant sur une piste fermée à Port Isabel, au Texas. Rancunier, il avait attaqué la FFA qui avait suspendu temporairement sa licence de vol. Il a fini par faire pondre un texte de loi à ce propos : « une charte des droits du pilote d’Inhofe – baptisée «Inhofe Revenge Bill», selon le Washington Post, citant un «wag», à la suite de l’incident du Texas – qui a donné aux pilotes qui sont accusés d’actes répréhensibles plus de pouvoirs pour examiner les preuves retenues contre eux. Le président Barack Obama l’a signée en 2012″. En 2006, il avait raté son atterrissage encore au Jones Riverside de Tulsa avec son Cessna 340 (ici à gauche, en dessous). En 1999, déjà, son avion avait perdu son hélice en vol et il avait réussi à se poser sain et sauf sur le Claremore airport.  Son goût pour le vol l’a conduit à batailler contre la FAA pour permettre au pilote renommé Bob Hoover de voler après son retrait 1999 à bord de son Shrike Commander sur lequel il faisait des acrobaties à 77 ans encore. Ici son vol sur Sabreliner de 2013... à 91 ans ! Inhofe, qui se permet tout, a même laissé son nom depuis à une tour de contrôle depuis (sur la base de Vance à Enid, en Oklahoma) !!!

Pour en revenir à sa région, « pendant des années, la ville a mené une bataille perdue contre la communauté riche du lac, où les hautes eaux améliorent la navigation de plaisance mais laissent peu de place pour les débordements lorsqu’il pleut. Avec de fortes pluies cette année, la ville de Miami et les tribus amérindiennes locales disent qu’elles ont de nouveau dû payer le prix lorsque les inondations se sont obstruées en amont, endommageant leurs maisons, leurs entreprises et leurs lieux de cérémonie » note The Lost Ogle. » Depuis le début des années 1990, Miami a été inondé plus de deux douzaines de fois, a déclaré M. Schultz (ici en 2015). Environ 150 maisons ont été démolies et beaucoup d’autres abandonnées. Pas plus tard qu’en mai, lorsque des tempêtes ont frappé le Midwest, l’eau a fait plus que s’infiltrer dans les maisons. Elle a englouti des routes entières et gisait comme une lourde couverture sur la ville, ne laissant que les toits visibles. À proximité, la tribu des Shawnee de l’Est a déclaré que son terrain de cérémonie était inondé par trois pieds d’eau. La tribu a évacué 30 familles et a dû emprunter des routes dangereuses qui sont restées impraticables pendant des semaines, a déclaré le chef Glenna Wallace. « Nous avons de la moisissure partout », a-t-elle déclaré. « Nous avons des insectes partout.«  » Inhofe a toujours bloqué les travaux de rétention de l’eau pour ne pas abîmer son précieux lieu de vacances ou voir baisser ses eaux. Conclusion de l’article ; à l’arrière du cerveau de lézard froid et humide d’Inhofe se trouve la pensée pulsée: «Qui s’en fout d’eux? Dieu a un plan, celui qui implique des lacs artificiels, et ce n’est pas de ma faute, s’ils sont du mauvais côté… » Les riverains excédés manifestaient en février dernier encore en réclamant que Inhofe fasse quelque chose (panneau ici à l’appui à droite)…Rien n’a bougé depuis.  » Au contraire même : « Le sénateur Inhofe s’est injecté dans la situation lorsque il a déposé un amendement à la Loi sur l’autorisation de défense militaire récemment promulguée. L’amendement confie au corps des ingénieurs de l’armée une grande partie du processus de renouvellement des licences et élimine les préoccupations en amont. On pense souvent que l’intérêt d’Inhofe est son grand yacht et la nécessité d’un lac plus profond pour le faire flotter. Le GRDA déclare que le niveau supplémentaire du lac est nécessaire pour produire l’énergie dont il a besoin, en raison de l’ensablement du lac. L’agence LEAD et d’autres intervenants soutiennent que (et les données de diverses sources de l’agence indiquent) les sédiments et l’eau du Grand Lac, de la rivière Neosho et du ruisseau Tar sont contaminés par des métaux lourds toxiques et créent une «inondation toxique» lorsque des situations comme l’année dernière se produisent« . Ils sont comme ça, les protégés de Donald : aussi méprisants que lui ! Lui joue au golf le week-end, alors que le pays s’embrase; Inhofe vole au-dessus des zones inondées de son comté  (parfois à l’envers)! Espérons qu’on lui dira d’aller faire ses acrobaties ailleurs cette fois (en fait il a toutes ses chances de passer devant la démocrate Abby Broyles, hélas – sauf avec le gros faux pas qu’il vient de faire avec les déboires de Trump avec Poutine en Afghanistan, ce qu’elle a vite relevé sur Twitter) ! Car les deux se fichent complètement de leurs administrés !!!

L’ultime provocation du Mt Rushmore

Replié sur lui-même, soumis aux idées racistes et ségrégationnistes d’un Stephen Miller, Donald choisit pour fêter la fête nationale (le 4 juillet) de se rendre dès le 3 en bas du Mt Rushmore pour y voir un feu d’artifice. Il avait rêvé d’avoir un défilé militaire, il ne l’a jamais eu. Une réunion prévue sans mesures de distanciation et sans masque porté par Donald, qui s’y refuse toujours dans un Etat dirigé par une républicaine supportrice, Kristi Lynn Noem, une pro-life et pro-armes opposée à l’Obamacare et partisane du Keystone XL Pipeline (2).  Opposée à tout confinement, bien sûr… alors que les indiens avaient eux déjà disposé des check points pour éviter la propagation ! Personne ne tique à entendre ce choix incongru de sa part, et pourtant. Ce curieux édifice monumental taillé dans la pierre à partir de 1927 par le fils d’un mormon danois, à grands coups de dynamite et de marteaux-piqueurs (cf ici à gauche et à droite) représentant George Washington, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln, est en réalité la pire insulte faite au pays en ces temps troublés, pour trois raisons (3).

La première est qu’elle se situe sur un territoire indien sacré, et que Donald n‘a pas obtenu l’accord de la communauté indienne Lakota (4) pour s’y rendre, s’asseyant sur les droits des minorités, en parfait dictateur qu’il est (les démocrates l’avaient bien dit lors de l’impeachment). En second que figurent parmi les visage sculptés deux propriétaires d’esclaves, dont l’un a approuvé les pendaisons de masse de 38 d’indiens du Dakota, des Sioux, en 1862,  dans la plus grande exécution de masse de l’histoire des États-Unis (ils ont été condamnés en effet  par… Abraham Lincoln !). Des indiens également grugés par les blancs :  le traité de Fort Laramie de 1868 avait établi les Black Hills dans le cadre de la réserve Great Sioux, selon les Archives nationales, mais les terres ont été systématiquement reprises par le gouvernement américain après la découverte d’or dans la région dans les années 1870. Et le troisième est peut-être le pire avec ce qui précède est que le sculpteur en question, John Gutzon de la Mothe Borglum était surtout un membre important du Ku Klux Klan : il  faisait partie à l’époque de l’Imperial Koncilum, ce conseil de haut-gradés chargé de gérer la transition de pouvoir entre l’Imperial Wizard William Joseph Simmons et l’Imperial Wizard Hiram Wesley Evans. Il avait même auparavant été approché pour construire un premier monument, à Stone Mountain,  en Georgie, à la gloire de… Robert Lee, le général en chef des armée des États confédérés durant la guerre de Sécession ! Un projet entièrement financé par le Klan qui ne sera jamais terminé avant 1972, bien après la mort de Borglum. Aujourd’hui où l’on enlève les statues du même général confédéré, avouez que ça passe mal chez certains ! A gauche, Samuel Green, Ku Klux Klan Grand Dragon, de Stone Mountain, en Georgie le 24 juillet 1948, en compagnie de deux enfants en tenue « Klan »… l’endoctrinement raciste typique. Pour ajouter à l’ineptie, on trouvait déjà sur place d’étranges drapeaux au bas du mont Rushmore avait noté Politico… pas mieux que ceux du KKK ! Retour à la case débiles ! Question débilité cet autre aveu : « Noem a déclaré que Trump lui avait dit une fois qu’il voulait être sculpté dans la montagne. Lors d’un rassemblement en 2017 dans l’Ohio, Trump l’a suggéré lui-même ».

A Trump, toujours pas sculpté, il ne reste plus que la méthode Coué désormais : le 2 juillet il réunit à la sauvette une présentation express de bon résultats financiers, sa marotte, et affirme que comme les emplois ont repris, tout va bien (ils sont toujours largement en-dessous de ce qu’ils étaient en début d’année, mais peu importe). L’opération fait immédiatement penser à une diversion : c’est une des rares relatives bonnes nouvelles à annoncer depuis des mois. Il termine vite fait son pénible exposé (entièrement lui sur papier, on n’a pas eu le temps de lui prompter), sans questions de journalistes, en déclarant que « la crise est en cours de traitement. … Certaines zones qui ont été très durement touchées se portent très bien maintenant. Certaines se portent très bien, et nous pensions qu’elles avaient disparu et qu’elles s’enflamment, et nous éteignons les incendies,  » conclut-il. Dehors c’est plus de 50 000 cas déclarés par jour (on en attend 100 000 cet été selon l’expert Fauci) et il y a déjà plus de 130 000 décès dans le pays… or que cela fait des mois qu’il répète que le virus est en train de partir (relevé à gauche ici par MSNBC) !

Donald ressemble de plus en plus à ce personnage, un religieux fou inventé par Ian Anderson de Jethro Tull : sa locomotive s’emballe, et il ne fait rien de bon pour l’arrêter. Locomotive Breath, ça s’appelait. C’est l’image de l’Amérique aujourd’hui. Un train fou, dont le pilote lui-même est fou à lier !

 

(1) « Je crois à la suprématie blanche jusqu’à ce que les Noirs soient éduqués à un point de responsabilité. Je ne crois pas à donner autorité et positions de leadership et de jugement à des gens irresponsables. »

Wayne avait également déclaré qu’il ne se «sentait pas coupable du fait qu’il y a cinq ou dix générations, ces personnes étaient des esclaves». Questionné récemment son fils Ethan a déclaré que « c’était une autre époque« . Celle-là…

 

(2) Relevé ici par le site Voyage, il existe une autre sculpteur pas loin : « À une vingtaine de kilomètres du mont Rushmore, creusée dans la pierre de la Thunderhead Moutain au cœur des Black Hills, se dresse l’ébauche d’une sculpture géante représentant le chef sioux Crazy Horse monté sur son mustang, le visage tourné vers les plaines de l’est où les Indiens furent massacrés par les Yankees. Un mémorial imaginé en 1931 sous l’impulsion du chef lakota Henry Standing Bear afin de répondre au mythique mont Rushmore américain, construit en pleine terre sacrée des Sioux Lakota, et montrer au monde que le peuple amérindien possède également de grands héros. Le sculpteur américano-polonais Korczak Ziolkowski commença les travaux de ce projet pharaonique culminant à 172 mètres de haut en 1948 ! Depuis sa mort en 1982, sa famille a repris les rênes du Crazy Horse Memorial qui devrait, d’ici 2060, devenir la plus grande sculpture du monde. »

(3) Relevé le 6 juillet par le NYT. Selon Trump: «Ce mouvement attaque ouvertement l’héritage de chaque personne sur le mont Rushmore. Ils définissent la mémoire de Washington, Jefferson, Lincoln et Roosevelt. » Est-ce une souillure de souligner que George Washington était un esclavagiste qui a signé un acte d’esclavage fugitif et n’a libéré ses esclaves que par sa volonté, après sa mort et qu’il n’avait plus d’utilité terrestre pour eux ? Est-ce une souillure de souligner que Thomas Jefferson a asservi plus de 600 êtres humains au cours de sa vie, beaucoup lorsqu’il a écrit la Déclaration d’indépendance, et qu’il a eu des relations sexuelles avec une enfant qu’il a asservi – j’appelle cela du viol – et même asservi les enfants qu’elle portait pour lui ? Est-ce une souillure de rappeler que lors des débats Lincoln-Douglas, Abraham Lincoln a déclaré: «Je n’ai pas le but d’introduire l’égalité politique et sociale entre les races blanche et noire. Il y a une différence physique entre les deux, qui, à mon avis, interdira probablement à jamais de vivre ensemble sur le pied de l’égalité parfaite, et dans la mesure où il devient nécessaire qu’il doit y avoir une différence, moi, ainsi que le juge Douglas, suis en faveur de la race à laquelle j’appartiens, ayant la position supérieure. » Est-ce une souillure de rappeler que Théodore Roosevelt était un suprémaciste blanc, partisan de l’eugénisme et impérialiste ? Comme Gary Gerstle, professeur d’histoire américaine à l’Université de Cambridge, l’a dit un jour: «Il n’aurait eu aucune patience avec les habitants autochtones et originaux d’un espace sacré américain interférant avec sa conception du sublime américain.»

(4) un autre cas d’espèce que cette adepte à la lettre des préceptes de Trump : « au 14 avril 2020, Noem était l’un des sept gouverneurs qui n’avaient pas émis d’ordre de séjour à domicile dans tout l’État en réponse à la pandémie de COVID-19; au lieu de cela, elle a souligné le rôle de son État dans l’évaluation de l’hydroxychlorlorine, un antipaludéen médicament qui n’a pas été prouvé comme traitement pour COVID-19 et a été fortement promu par le président Trump. Le Dakota du Sud possède l’un des plus grands points chauds de coronavirus du pays, avec 800 travailleurs et les membres de leur famille testés positifs à l’usine de production de Smithfield Foods à Sioux Falls. Noem a souligné que cette installation de production était pleinement opérationnelle en tant qu’installation de fabrication d’aliments essentiels. Le 6 avril, elle a publié un décret selon lequel les personnes « doivent » suivre les directives des Centers for Disease Control and Prevention. Elle a également ordonné à toutes les personnes de plus de 65 ans dans deux comtés de rester chez elles pendant trois semaines. Noem n’a pas recommandé la distanciation sociale et le port de masques faciaux lors d’un événement du 3 juillet au mont Rushmore qui devait voir la visite de Donald Trump. À l’époque, les cas de coronavirus montaient en flèche aux États-Unis. Les experts de la santé ont averti que de grands rassemblements sans distanciation sociale et sans port de masque posaient un problème de santé publique. »

 

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