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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
28 janvier 2011 |
12 commentaire(s) |
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«Il ne s’agit pas de penser beaucoup mais de beaucoup aimer.»
Thérèse d’Avila
Les hommes font des affaires parce qu’ils sont trop lâches pour chercher un peu de sainteté.
La sainteté n’est pas une alliance à Dieu. Elle est une alliance entre l’un et les nous. NOUS.
Ne pas se laisser souiller par la vie qui nous entoure, c’est ressusciter à chaque jour.
Quand les hommes se font serpents pour les autres hommes, ils crachent leur venin. On est tous souillés.
Et c’est là que rester intact, avec quelques atomes d’âme pour survivre est devenu un art difficile.
Il n’y a plus de feu. Il y en a, caché, sous tiède couverture des braises refroidies. On s’adonne au noir, au froid. On tue dans le silence de tous les viols de la Terre.
L’Homme crée des monuments, déguisé en singe, sans savoir, déjà enterré, qu’il y a plus que ces œuvres de pierres.
Il se croit savant.
Un ignare de bois.
On n’a jamais vendu autant de miroir. Au point où la tâche qu’on nous incombe est celle de devenir semblable au cravaté-serpent et ses dogmes de matière. Il parle de la grandeur de l’Univers en semant des idées de temps fragiles. Encagé. Comme un oiseau qui ne peut plus voler.
… Je veux dire que si celui qui est dans l’appartement ne peut voir cette lumière, ce n’est pas parce que la demeure n’est pas éclairée, mais parce que toute cette foule de couleuvres, vipères et reptiles venimeux qui y sont entrés avec l’âme ne la laisse pas profiter de la lumière… ses yeux sont tellement couverts de boue qu’il ne peut presque pas les ouvrir ».
Le château de l’âme. Thérèse d’Avila.
C’est « fou » de citer une « sainte » !.
Le livre m’a été prêté par une vieille dame un jour. J’étais livreur dans une épicerie. La dame de 80 ans me laissait entrer et m’offrait un grand sourire. Courbée, charmante, avec de la lumière dans la voix. C’était une vieille maison … Son corps et sa demeure en bordure d’une rivière.
Elle avait toujours un petit quelque chose à m’offrir : du chocolat, des beignes, des friandises. De vieilles choses traînaient partout. Un tricot abandonné, un chapelet, des images aux murs. Elle était plus vivante dans ces vieilles choses que les enfants dans les parcs.
Le parc de la sagesse.
Elle avait peine à bouger, dans son carcan d’arthrite, mais ses yeux, son discours, ses envolées avaient quelque chose que nous n’avons plus : vieillir n’est pas vraiment vieilllir pour ceux qui entretiennen l’intérieur au lieu de l’extérieur.
Puis un jour, alors qu’elle lisait, assise sur une veille berceuse, elle me regarda d’un œil singulier, allumé.
- Vous devriez lire le livre de Thérèse d’Avila.
Je ne connaissais pas Thérèse d’Avila. Pour moi, le mot « religieux » avait quelque chose d’agaçant. Et je la prenais pour une délurée en face de la mort. Je n’avais pas compris qu’elle était grande en dedans et qu’elle habitait un château dans un taudis tordu.
Elle tenait absolument à ce que je parte avec le livre.
Je me souviens d’avoir essayé de le lire. Je l’ai ouvert maintes fois… Je l’ai abandonné maintes fois… J’étais trop « fermé ». Alors, il dort dans le garage, dans les boîtes de ces trop de livres que l’on garde sans savoir s’il valent la peine.
Elle me l’a prêté.
En fait, je n’ai jamais eu l’occasion de le lui remettre. La vie m’a emmené ailleurs.
La vieille dame est décédée quelques années plus tard. Ce n’était pas un prêt, c’était un don. Mais que fait-on avec un don quand on ne peut le recevoir ?
Elle donnait sans rien demander. Et je suppose que le livre a été inséré dans son âme… Elle n’en avait plus besoin. Passez au suivant…
C’est comme ça qu’on se réveille un jour de longs comas à force de vivre avec des gens qui n’ont pas de vie. Ils n’ont que du bois à vendre. Du bois mort… Du plastique. Rien. Rien de vivant. Du mort en partant.
Elle est revenue aujourd’hui avec cette phrase, ce petit paragraphe… Car la Vie n’est pas enfermée dans le vaste, mais dans la grandeur de ce que l’on sème en soi.
Le reste est cette ère de frivolités.
Pour bien aimer il faut penser beaucoup
Quel était le degré d’équilibre psychique de Thérèse d’Avila (dont la mort est associée au saut de 15 jours du calendrier grégorien) ?
« L’admiration pour les grands hommes/grandes femmes est assez généralement bâtie sur une insuffisante connaissance de ce qu’ils/elles furent/sont vraiment »
NB. Le « épouse du Christ » des bonnes sœurs est très interrogeant !
03:31, le Samedi 29 janvier 2011Hé!
Je suis chanceux!
J’aime la connaissance!!!
Amicalement
Elie l’Artiste
20:27, le Lundi 31 janvier 2011Mais j’y pense!
Il y a plus chanceux que moi; ceux qui connaissent l’amour.
Tu as raison Gaetan, on n’en finira jamais.
Amicalement
Elie l’Artiste
Gaëtan Pelletier a répondu:
janvier 31st, 2011 à 20:43

L’artiste,
J’ai lu des tas de livres sur l’ésotérisme… Il y a longtemps. D’après « les esprits » rencontrés (sic), on ne s’entend pas plus là-haut qu’ici bas sur ce qui est « important » dans cet Univers.
Va falloir encore créer un blogue après la vie?
« La Terre peut t’attendre… »
Bug Spot!
20:29, le Lundi 31 janvier 2011Ouais! Passez l’éternité à jouer du picolo assis sur un nuage…
Je rue déjà dans les brancarts rien que d’y penser.
Je dirais plutôt : « Le ciel peut m’attendre! »
Amicalement
André Lefebvre
Gaëtan Pelletier a répondu:
janvier 31st, 2011 à 21:57
Paraît qu’on y travaille aussi… là-haut!
Mauvaise nouvelle!
Il y a des saints qui se couchaient sur des lits de clous.
Je me couche depuis longtemps sur un lit de point d’interrogation.
Au matin, j’en sais pas plus que la veille.
Peut-être qu’un jour Wikileaks nous livrera le secret des ET, des soucoupes volantes, et le secret du poulet PFK.
L’avocat s’en lèchera le droit…
Lartiste a répondu:
janvier 31st, 2011 à 22:17
« Paraît qu’on y travaille aussi… là-haut! »
Ouais? Si on y travaille, ça me prend du ptit lard. J’espère qu’y a des « cochons » en enfer.
« Il y a des saints qui se couchaient sur des lits de clous. »
Ouais! Le voeu de pauvreté. Mais là, faut être pauvre en joual-vert!
« Je me couche depuis longtemps sur un lit de point d’interrogation. »
Ouais! Le voeu de l’intelligence. Mais là faut être intelligent en joual-vert!
« Au matin, j’en sais pas plus que la veille. »
Ouais! Mais ce soir tu sais que tu es intelligent. Encore des question pour bien dormir.
« L’avocat s’en lèchera le droit… »
Ouais! …s’en lèchera le droit-à-gauche. Plusieurs font de la politique.
Bonne nuit à toi. Je vais dormir, j’ai un questionnement qui fait surface.
Amicalement
Elie l’Artiste
Lartiste a répondu:
janvier 31st, 2011 à 22:19
Curieux! Les rimes sont toutes au début des phrases.
C’est nouveau, non?
21:12, le Lundi 31 janvier 2011J’aime – merci – cette expression « se coucher sur des points d’interrogation » qui m’évoque un ami prof de math décédé très jeune « Se battre à coups de points d’interrogation »
Est-il sage de ne plus s’interroger ? Sauf peut-être sur l’existence d’une Eternelle et Ineffable Source bienveillante de tout.
Est-ce que le « là-haut » (au sens physique ?) du Canadien est le même « là-haut » que celui du Français et le même « là-haut» que celui de l’Australien ? « Là-haut » serait tout autour de la Terre alors ?
Quelle fraction de ce qu’on qualifie d’ésotérisme est le fruit, comme les religions aux fruits divers et variés, d’une imagination humaine ?
Faites vous l’impasse sur la possibilité de la réincarnation avant que notre conscience d’être (dite aussi âme) arrive « là-haut » ?
Gaëtan Pelletier a répondu:
février 1st, 2011 à 00:25
Je crois en la réincarnation.
Je « crois » également qu’il y a de nombreux « là-haut », là-haut…
Si vous croyez à quelque chose après la « mort », il se pourrait que l’on soit piégé par cette croyance.
Alors, on doit cultiver le doute et l’ouverture d’esprit. Envisager que tout est possible…
Pour l’instant, je ne cherche pas le mystère de là-haut.
Disons que j’attends d’y être, pour voir… 
Sinon, c’est le néant total.
J’ai réglé la question « personnelle » depuis longtemps.
je ne suis même pas intéressé à en discuter.
Bonne journée!
00:17, le Mardi 1 février 2011Outre l’intuition qui peut effectivement tromper, c’est la grande disparité des sorts humains qui me donne la quasi assurance que la réincarnation est une réalité fondamentale qui change alors tous le regard sur la/les vie/vies et son/leur sens.
Mais à partir du moment où on estime que, ne serait-ce que vu notre complexité physique et psychique nous ne pouvons pas être le fruit du hasard et que donc il y a logiquement une Eternelle et Ineffable Source Bienveillante de tout
Toutefois ça n’est que mon point de vue agnostique (d’où « Ineffable » que je partage sans le diminuer ;-)))
00:33, le Mardi 1 février 2011Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
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Gaëtan Pelletier a répondu:
janvier 29th, 2011 à 09:10
Le nombre de déséquilibrés à une certaine époque était assez …effrayant.
La religion en a déséquilibré plusieurs.
Aujourd’hui, c’est l’argent et le pouvoir.
Les phrases sont plus creuses et votre compte en banque aussi.
La « querelle » entre le « penser » et « l »aimer » se trouve également dans les rapports(sic) des esprits qui nous ont quittés.
Pour l’un, c’est la connaissance qui est important, pour l’autre c’est l’amour.
On n,en finira jamais…
Bonne journée!