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Le « nonisme » qu?b?cois

Bernard Landry, en entrevue hier ? Radio-Canada, y est all? d’une s?rieuse mise en garde. Le « nonisme », c’est dangereux. Ne manquant jamais une occasion de nous impressionner avec des expressions sorties tout droit de nulle part, l’ancien chef du Parti qu?b?cois voulait en r?alit? souligner la croissance de cette tendance au non syst?matique prononc? par les groupes de pression du Qu?bec devant les diff?rents projets d’importance.

Le Qu?bec est-il v?ritablement victime de cette pr?sum?e mont?e du « nonisme » ou est-ce seulement une temp?te dans un verre d’eau aliment?e par de m?chants capitalistes frustr?s ? Bizarrement, j’ai l’impression cette fois le bon vieux Bernard avait raison.

Il y a quelques jours d?j?, le fondateur du Cirque du Soleil, Guy Lalibert?, toujours en entrevue ? la t?l?vision de Radio-Canada, se d?solait du fait qu’il n’?tait pas possible pour lui de r?aliser un seul projet d’envergure en sol qu?b?cois. Nul n’est proph?te dans son pays, vous direz ? Selon Lalibert?, l? n’est pas la question. Les qu?b?cois, la classe politique incluse, aurait trop de mal ? s’entendre. Est-il n?cessaire de rappeler que le Cirque du Soleil avait d? se retirer du projet du Casino de Montr?al ? Pointe-Saint-Charles, apr?s que ce projet eut ?t? rejet? par la population. On pouvait vraiment sentir son amertume, sa frustration.

Le cas du Cirque du Soleil et du projet du Casino de Montr?al au bassin Peel repr?sente bien ce qui se passe actuellement au Qu?bec. En entretien avec Fran?oise David, porte-parole du parti Qu?bec Solidaire, Dominique Poirier parlait d’immobilisme qu?b?cois. « Le Qu?bec ne s’immobilise pas », lui r?torqua Mme David, « il se d?mocratise ».

Le travail effectu? par les diff?rents groupes de pression n’est vraiment pas n?gligeable. On ne compte plus les projets ayant ?t? sabot?s (souvent avec raison) par les groupes communautaires et environnementaux. Il faudrait cependant ?tre prudent. Ce non syst?matique, s’il existe v?ritablement, pourrait co?ter cher aux Qu?b?cois. Dans cette m?me entrevue, on apprenait en effet que le Qu?bec se classait au 10e rang au Canada relativement ? l’investissement direct ?tranger. Pure co?ncidence ? Permettez-moi d’en douter.

Les valeurs communautaires et environnementales devraient toujours ?tre mises au premier plan lors de l’?valuation des diff?rents enjeux d’int?r?t public. Seulement, il ne faudrait pas se cacher derri?re des visions trop utopiques qui pourraient avoir pour effet de tuer le dynamisme de la soci?t? dans laquelle nous vivons.

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4 Commentaire

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    Anne-Marie Beaudoin-Bégin

    Une sage m’a déjà dit qu’il faut faire attention à ce que l’excellent ne nuise pas au très bien… Un autre m’a dit, plus crûment, qu’on ne peut pas l’avoir par les deux bouts (il a prononcé bouttes…), ce qui est à mon avis une belle version québécoise du beurre et de l’argent du beurre. Si on veut à la fois une société dynamqiue économiquement et une société écologique et équitable, il faut accepter de faire des compromis des deux côtés…

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    Guy Laliberté ne fesait que pleurnicher la perte d’un projet-parasite dont il était l’agent justificateur, la dorure sur la pilule (ou la vaseline sur l’enculeur), quoi…

    À la place de chiâler, si son projet de cirque à lui est si bon que ça, pourquoi ne paye-t’il pas de sa propre poche ? Comme ça il n’aura que lui à blâmer en cas de déconfiture.

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    Il faudrait aussi se demander une choses : est-ce que la classe politique ÉCOUTE le peuple ?

    Depuis que les Libéraux sont au pouvoir, les erreurs de jugement politique se multiplient. Ce qui finit par générer du NON compulsif. On finit par ne plus pardonner et ne plus accepter tout ce qu’on nous propose parce que les gens qui ne le proposent nous « écoeure ».

    Et je ne dis pas ça pour faire une critique des Libéraux. Ça pourrait arriver à l’ADQ ou au PQ. Lorsqu’on déplait à beaucoup de gens, ces gens finissent par avoir une opinion négative de vous et par la suite il devient difficile de les emmener à nous écouter. En plus, il y a l’effet d’entrainement, lorsqu’on sent une grande insatisfaction on a tendance à suivre le mouvement.

  4. avatar

    Le tôt d’investissement serait un indice de vitalité ; et qui plus est le p rincipale ? quand on dit non à quelquechose, on dit oui à autre chose. Même les parcs éoliens en gaspésie sucite la grogne parce que les populations local ne peuvent s’approprier les projets. Ils diraient oui dans bien des cas. Et un non à l’indépendance, je suppose que ce non là serait applaudier par les affairistes argentiers