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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
18 juin 2010 |
1 commentaire(s) |
vu 592 fois Il y a un mythe existant, faisant état d’un apport du privé dans notre société. J’aimerais si vous me le permettez, mettre les choses au point en ce qui concerne les acteurs du privé, soit donc sur le soit disant «apport» dont fait l’objet la bourgeoisie, en ce qui concerne notre société.
D’abord, pour jouer quelque rôle que ce soit, un capital se fait indispensable, si nous vivons bien sûr, dans un modèle capitaliste. Il faut donc préalablement constater qu’il faille posséder des capitaux dans un système basé sur les échanges de capitaux, ou si vous préférez, dans un système capitaliste. Ainsi, nous éviterons de faire dans le totalitarisme, comme se plaisent à le faire certains démagogues de la droite, aisés également à faire dans le populisme par la bande.
Constatant donc la nécessité de posséder les capitaux pour faire un quelconque apport, nous constatons avec raison ensuite, que certaines personnes possèdent plus que d’autres, ces dits capitaux. Il est donc normal, si nous constatons que seule une minorité possède autant de capitaux qu’il faille avoir pour la cause, de visualiser par la suite que seule une minorité pourra exercer un «apport» à notre collectivité.
Cette autre constatation faite, comment peut-on par la suite, prétendre que cette minorité soit celle qui apporte, inversement que de ne s’en tenir qu’aux faits qui suggèrent plutôt la concentration de richesses chez cette minorité –résultant du capitalisme- , qui vient ici rendre cette dernière indispensable aux yeux des économistes, également capitalistes d’idéologie et ne tenant que compte du fait de leur possession, et non de leur mérite ou des risques qu’ils ont pu prendre vis-à-vis par exemple, les créateurs de richesses, les prolétaires?
L’apport là, du privé dans notre système, n’est donc que le reflet d’une réalité tout autre, soit celui qu’une minorité particulière –la classe bourgeoise, possédant les moyens de production…-possède les capitaux indispensables aux apports quelconques. Ensuite, viennent et interviennent les idéalistes de cette même idéologie. S’en suivent des affirmations telles que : «Il ne faut pas diaboliser le privé, il fait des apports énormes à notre système de santé par exemple…» (Marie Grégoire). Ce type d’affirmation, justement, ne fait qu’affirmer qu’il y a apport du privé, sans se soucier du fait que cet apport n’est possible que si l’on possède des capitaux, et que manifestement, la bourgeoisie concentrant chez elle la richesse créée par le prolétariat international, elle est également la seule à pouvoir intervenir auprès de la société, mis à part du prolétariat lui-même uni. Celle-ci, la bourgeoisie, peut donc intervenir, par exemple en intermédiant entre la demande et l’offre –par le biais de ses capitaux-, par sa capacité de s’approprier les moyens de production. Ironiquement, ces moyens de production sont également fabriqués par le prolétariat…
Je ne peux donc que constater que les idéalistes continueront tant qu’ils le pourront, d’abrutir les masses, sinon, c’est qu’ils se sont tellement abrutis, qu’ils ont fini par croire à leurs dogmes sempiternels, également invincibles aux échecs.
Le privé n’apporte rien à l’humanité qui en vaille la peine. Le capitalisme explique la concentration de richesse chez une minorité, et cela de suite, explique pourquoi certains acteurs du privé peuvent intervenir -dans une telle économie-, précisons-le. Je ne vois pas là, une concrétisation d’une loi divine, mais une manifestation d’un totalitarisme, qui en est des plus patentes.
Si le privé n’apporte rien, c’est que ce serait le « public » qui apporterait tout.
Malheureusement, on constate que dans le « public » les « élus » se comportent très rapidement comme ceux du privé; même qu’ils se donnent, pour la plupart, des possibilités de revenus supérieures au privé même si le salaire de base est souvent moindre.
Ce n’est pas une question de « privé » ou de « public » c’est une question de conscience et d’honnêteté sociale.
Il y a 40 ans maintenant, nos dirigeants on décidé d’axer le système d’instruction sur la « compétence » au lieu de la « connaissance ». De sorte qu’aujourd’hui, nous avons des « spécialistes » de toutes sortes qui se contrefiche des « conséquences secondaires » de leur décision. Un spécialiste de l’économie présentera un budget qui permettra à la province de payer ses dettes. Il se fiche complètement du sort qu’il réserve aux moins nantis de la population. Son aberration va jusqu’à affirmer que d’enlever de l’argent dans les poches des contribuables les rendra plus riche. C’est tout à fait vrai comme société; mais au niveau individuel, il sera un « riche » qui meurt de faim.
Augmenter l’essence de 1 cent pour couvrir certaines dépenses est efficace au niveau de la comptabilité mais c’est faire preuve d’une absence totale conscience sociale. Le 1 cent d’augmentation du départ devient 8 ou douze cents lorsque la facture arrive au niveau du consommateur. Le pain vient d’augmenter de 20 cents il y a une semaine.
Quant au genre d’économie que nous avons actuellement, c’est une économie « de services » basée sur le PIB (Production Intérieure Brute; et non Service Intérieur Généralisé). Si vous trouvez ça logique, moi pas.
01:09, le Vendredi 18 juin 2010Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
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