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La force motrice de l’histoire humaine est le facteur social, c’est-à-dire le facteur national. Le lien social qui assure la cohésion de chaque groupe humain, de la famille à la tribu et à la nation, est le fondement même de … Lire la suite

LE LIVRE VERT de Mouammar KADHAFI (3)

La force motrice de l?histoire humaine est le facteur social, c?est-?-dire le facteur national. Le lien social qui assure la coh?sion de chaque groupe humain, de la famille ? la tribu et ? la nation, est le fondement m?me de la dynamique de l?Histoire.

« Les h?ros de l?histoire sont des ?tres qui se sont sacrifi?s pour des causes »; ils ne peuvent ?tre d?finis autrement. Mais pour quelles causes? ils se sont sacrifi?s pour les autres ? mais quels autres? ? Des hommes avec lesquels ils avaient des relations. La relation existante entre un individu et un groupe est une relation d?ordre social, c?est-?-dire identique ? celle qui existe entre les membres d?une m?me communaut?.

La base sur laquelle se sont constitues les nations est le nationalisme. Les causes que nous ?voquons sont donc des causes nationales: la relation nationale s?identifie ? la relation sociale, car social d?rive de soci?t?, c?est-?-dire des liens existant au sein d?une soci?t?; et le nationalisme d?rive de nation, c?est-?-dire des liens existant au sein d?une nation. La relation sociale s?identifie donc ? la relation nationale et r?ciproquement, puisque la soci?t? est la nation et que la nation est la soci?t?, m?me si elle diff?re en nombre, mais ? la condition que l?on ?carte toute d?finition extensive du groupe visant des groupements temporaires constitu?s sans aucune r?f?rence ? l?appartenance nationale. Nous entendons par groupe toute communaut? permanente unie par un lien national qui lui est propre.

Par ailleurs, les mouvements historiques sont des mouvements de masse, c?est-?-dire communautaires; l?action men?e par une communaut? est pour elle-m?me, pour son ind?pendance vis-?-vis d?une autre communaut? bien que chacune ait sa propre communaut? sociale.

Les mouvements commun?autaires sont toujours des mouvements ind?pendantistes visant ? r?aliser l?autonomie des groupes vaincus donc opprim?s par un autre.

Quand ? la lutte pour le pouvoir, elle se d?roule ? l?int?rieur du groupe, jusqu?? l??chelon de la famille, comme l?explique la premi?re partie du Livre Vert traitant des fondements politiques de la troisi?me th?orie universelle.

Le mouvement communautaire est un mouvement d?une communaut? pour elle-m?me.
Car ?tant donn? sa structure naturelle, une communaut? a des besoins sociaux qui doivent ?tre satisfaits d?une fa?on communautaire. Ces besoins ne sont en aucune fa?ons individuels. Ce sont en r?alit? des droits, des revendications ou des objectifs communs ? toute communaut? li?e par le m?me nationalisme. C?est pour cela que ces mouvements sont appel?s des mouvements nationalistes. Les mouvements de lib?ration nationale, dans la p?riode actuelle, sont eux-m?mes des mouvements sociaux qui ne dispara?tront que lorsque cessera la domination d?un groupe par un autre groupe.

En cons?quence, le monde traverse actuellement un des cycles normaux de l?Histoire: la lutte nationale pour le triomphe du nationalisme. C?est la r?alit? historique dans l?univers de l?homme et c?est une r?alit? sociale. Cela signifie que la lutte nationale ? la lutte sociale ? est le fondement de la dynamique de l?Histoire, car elle est plus puissante que les autres facteurs, elle en est l?origine, elle en est la base. Cette lutte est la nature de la gent humaine, c?est l?essence m?me de la vie. Les animaux autres que l?homme vivent ?galement en groupe. Comme l?instinct de groupe est la condition de perp?tuit? des esp?ces du r?gne animal, le nationalisme est la raison de survie des nations.

Les nations dont le nationalisme a ?t? dissous sont celles dont l?existence m?me a ?t? mise en cause. L?existence des minorit?s, qui constitue l?un des probl?mes politiques du monde, est due ? des causes sociales. Ce sont des nations dont le nationalisme a ?t? d?truit, et dont les liens ont ?t? rompus. Le facteur social est bien un facteur de vie, voire de survie. Il est donc bien un moteur naturel et inh?rent ? l?homme pour sa survie.
Le nationalisme, chez l?esp?ce humaine, et l?instinct de groupe, chez les animaux, sont comme le ph?nom?ne de gravitation dans le r?gne min?ral et les corps c?lestes. Si la masse solaire perdait de sa force de gravit?, les gaz qui la composent se disperseraient et son unit? serait d?truite. L?unit? est donc la condition premi?re de survie de toute chose.
Le facteur d?unit? de toute communaut? est le facteur social, c?est-?-dire le nationalisme. C?est pour cela que les communaut?s luttent pour leur unit? nationale car leur survie en d?pend.

Le facteur national, ou lien social, agit automatiquement dans le sens de la survie d?une nation, ? l?instar de la force de gravit? qui maintient la masse d?un corps autour du noyau. Dans la bombe atomique, la fission et la dispersion des atomes sont provoqu?es par l?explosion du noyau qui est le centre de gravitation. Le facteur d?unit? est donc d?truit, la force de gravit? s?arr?te et les ?l?ments se dispersent. La bombe se d?sint?gre.
Telle est la loi naturelle immuable. L?ignorer ou la transgresser met en danger la vie elle-m?me. C?est ainsi que la vie de l?homme se d?t?riore lorsqu?il ignore ou transgresse le nationalisme, c?est-?-dire le facteur social, l?attraction de la communaut?, le secret de son existence.

Seul le facteur religieux peut agir autant sur l?unit? d?une communaut?, car s?il peut diviser la communaut? nationale il peut ?galement r?unir des groupes de nationalit?s diff?rentes. Toutefois, c?est en d?finitive le facteur social qui l?emporte. Il en a ?t? ainsi au fil des si?cles.

A l?origine chaque communaut? avait sa religion. C??tait l?harmonie. Puis ce fut diff?rent et cette diff?rence a ?t? une cause r?elle de conflit et d?instabilit? de la vie des peuples ? travers les ?ges.

La r?gle juste veut que chaque nation ait sa religion: c?est le contraire qui est anormal. De cette anomalie na?t une situation malsaine, origine de graves diff?rends au sein de la communaut? nationale. La seule solution consiste ? ?tre en harmonie avec la r?gle naturelle, ? savoir: ? chaque nation sa religion, de telle sorte que le facteur social co?ncide avec le facteur religieux.

Ainsi la vie des groupes se stabilise, se renforce et se d?veloppe sainement.
Le mariage est un ph?nom?ne susceptible d?exercer des influences n?gatives ou positives sur la coh?sion sociale. Conform?ment ? la r?gle naturelle de libert?, l?homme et la femme sont libres d?accepter celui ou celle qu?ils d?sirent et de refuser celui ou celle qu?ils ne d?sirent pas. N?anmoins le mariage ? l?int?rieur du groupe renforce ?videmment l?unit? de ce groupe et contribue ? un d?veloppement global en harmonie avec le facteur social.
La famille

Pour l??tre humain, la famille a plus d?importance que l?Etat. L?humanit? se reconna?t dans l?individu et l?individu se reconna?t dans la famille qui est son berceau, son origine et son environnement social. Par nature, l?humanit? est incarn?e par l?individu, dans la famille, et non dans l?Etat qui lui est ?tranger. L?Etat est un syst?me artificiel politique et ?conomique, parfois militaire, sans rapport avec l?humanit?. La famille est semblable ? une plante, prise isol?ment dans la nature, mais qui demeure l??l?ment essentiel du monde v?g?tal. Le fait d?am?nager le milieu naturel en fermes ou jardins n?est qu?un processus artificiel sans rapport avec la nature de la plant? form?e de branches, de feuilles et de fleurs.

Que les facteurs politiques, ?conomiques ou militaires aient agenc? des ensembles de familles en Etat, n?a aucun rapport avec l?humanit?. Toute situation, circonstance ou mesure provoquant la dispersion, la dislocation ou la disparition de la famille est en fait inhumain et antinaturel. C?est un acte arbitraire, comme toute action, circonstances ou mesure conduisant ? la destruction de la plante, ? la cassure de ses branches, au dess?chement de ses nervures et de ses feuilles.

Les soci?t?s dans lesquelles l?existence et l?unit? de la famille sont menac?es, quelles qu?en soient les circonstances, sont semblables ? ces champs dont la flore est menac?e par l??rosion, l?incendie ou la s?cheresse. Un jardin ou un champ prosp?re est celui o? les plantes croissent, fleurissent, se poll?nissent et s?enracinent naturellement. Il en est de m?me pour la soci?t? humaine.

Une soci?t? heureuse est une soci?t? dans laquelle l?individu se d?veloppe naturellement au sein de la famille. Ainsi la famille s??panouit et l?individu trouve son ?quilibre dans la grande communaut? humaine, comme la feuille ? la branche et la branche ? l?arbre; d?tach?es, elles perdent vie et valeur. Tel est le cas de l?individu isol? de sa famille. Un individu sans famille n?a pas d?existence sociale et si une soci?t? humaine devait arriver ? faire exister l?homme sans la famille, elle deviendrait une soci?t? de vagabonds, pareils ? des plantes artificiels.

La tribu

La tribu est une famille qui s?est agrandie par l?effet des naissances. Il s?ensuit que la tribu constitue une grande famille. De m?me la nation est une tribu qui s?est agrandie par l?effet d?mographique. La nation est donc une grande tribu. Ainsi le monde est-il la Nation qui s?est ramifi?e en diff?rentes nations. Le Monde constitue donc une grande nation.
Le lien qui assure la coh?sion de la famille est identique ? celui qui maintient l?unit? de la tribu, de la nation et du monde. Cependant, il s?affaiblit ? mesure qu?augmente le nombre. Le sentiment d?appartenance ? l?humanit? est de m?me nature que celui d?appartenance ? une nation, ? une tribu, ? une famille. Toutefois, l?intensit? d?un lien diminue lorsqu?il s??l?ve d?un ?chelon restreint ? un ?chelon plus vaste. C?est une v?rit? sociale qui n?est d?ni?e que par celui qui l?ignore.

Le lien social, la coh?sion, l?unit?, l?amiti? et l?amour ont plus de force ? l??chelon de la famille qu?? celui de la tribu, plus de force ? l??chelon de la tribu qu?? l??chelon de la nation, plus de force enfin ? l??chelon de la nation qu?? celui du monde.
Les avantages, privil?ges, valeurs et id?aux issus des liens sociaux existent l? o? ces liens sont forts; c?est une ?vidence premi?re, c?est-?-dire qu?ils sont plus vigoureux ? l??chelle de la famille qu?? celui de la tribu, ? l??chelle de la tribu qu?? l??chelle de la nation, et ? l??chelle de la nation qu?? celui du monde.

Il est donc de premi?re importance, pour la soci?t? humaine, de pr?server la coh?sion de la famille, de la tribu, de la nation et de l?humanit?, afin de b?n?ficier des avantages, privil?ges, valeurs et id?aux produits de la coh?sion, de l?unit?, de l?amiti? et de l?amour familial, tribal, national et humain.

Ainsi ces liens sociaux, avec les bienfaits, les avantages et les id?aux qui s?y rattachent, s?effacent lorsque se d?sagr?gent ou s??teignent la famille, la tribu, la nation ou l?humanit?.
Du point de vue social, la soci?t? familiale est pr?f?rable ? la soci?t? tribale, celle-ci est pr?f?rable ? la soci?t? nationale, qui elle-m?me est pr?f?rable ? la soci?t? mondiale, si on se r?f?re aux notions de coh?sion, d?affection, de solidarit? et de b?n?fice mutuel.

Les avantages de la tribu

Constituant une grande famille, la tribu garantit ? ses membres les m?mes bienfaits et les m?mes avantages sociaux que la famille. Car la tribu est une famille au second degr?. Ce qu?il importe de souligner, c?est que l?individu peut parfois se livrer ? des actes d?shonorants qu?il n?oserait commettre en pr?sence de sa famille.?Mais, la famille ?tant de dimensions r?duites, il lui est possible d??chapper ? son contr?le, alors que la tribu exerce sa vigilance sur tous ses membres.

Dans cette perspective, la tribu donne ? ses membres un cadre de comportement qui se traduit par une ?ducation sociale plus compl?te et plus noble que n?importe quelle ?ducation scolaire. La tribu est une ?cole sociale dont les membres assimilent, depuis l?enfance, les id?aux ?lev?s qui donnent naissance ? un comportement social acquis pour la vie.

Ces id?aux s?enracinent naturellement ? mesure que grandit l??tre humain, contrairement ? l??ducation et les sciences enseign?es officiellement et qui s?effacent peu ? peu avec l??ge. Il en est ainsi car l?instruction a un caract?re officiel, sanctionn?e par des examens, et que l?individu a conscience qu?elle lui est impos?e.

La tribu est un « parapluie » social naturel assurant la s?curit? dans la soci?t?. En vertu de ses traditions, elle garantit collectivement ? ses membres le paiement des ran?ons et des amendes ainsi que la vengeance et la d?fense, c?est-?-dire une protection sociale.
Le lien du sang est ? l?origine de la formation d?une tribu, mais il n?est pas le seul, car l?affiliation en est un autre. Avec le temps, la diff?rence entre le lien du sang et le lien d?affiliation s?efface, la tribu appara?t alors comme une entit? sociale et physique. Cependant, la tribu est avant tout une entit? de lien de sang et d?appartenance.

La Nation

La nation est une couverture politique et nationale de l?individu, plus ?tendue que la couverture sociale offerte par la tribu ? ses membres. Le tribalisme est pr?judiciable au nationalisme, car l?all?geance tribale affaiblit le loyalisme national.
De m?me, l?all?geance familiale prosp?re aux d?pens du loyalisme tribal et l?affaiblit.
Indispensable ? la nation, le fanatisme national est en m?me temps une menace pour l?humanit?.

Dans la communaut? mondiale, la nation occupe la m?me place que la famille au sein de la tribu.?Plus les familles constituant une tribu se querellent, plus grande est la menace qui p?se sur cette tribu. De m?me, si les membres d?une famille se disputent et si chacun ne poursuit que son propre int?r?t, cette famille est menac?e; et si les tribus constituant une m?me nation se querellent, ne cherchant que leurs int?r?ts, cette nation est menac?e.

Le fanatisme national, l?utilisation de la force contre des nations plus faibles, l?enrichissement national par le pillage des ressources d?autres nations, tout cela est n?faste pour l?humanit?.

Par contre, l?individu fort, qui se respecte et est conscient de ses responsabilit?s, est utile pour la famille; de m?me qu?une famille solide, respectable et consciente de son r?le, est socialement et mat?riellement utile ? la tribu. Enfin, une nation avanc?e, productive et civilis?e est b?n?fique pour le monde tout entier. La structure politique et nationale se d?t?riore si elle s?abaisse ? de simples consid?rations familiales ou tribales.

La nation est une grande famille qui a d?pass? le stade de la tribu et de l?ensemble des tribus ayant la m?me origine, ainsi que celles qui, par affiliation, partagent le m?me destin. La famille ne devient une nation qu?apr?s avoir franchi les ?tapes de la tribu et ses ramifications et le processus d?int?gration par divers m?langes. Socialement, cela se r?alise ? l?issue d?une p?riode qui ne peut ?tre que longue.

N?anmoins, si le temps fait ainsi na?tre des nations, il contribue aussi ? leur d?sint?gration. L?appartenance ? la communaut? d?origine et l?apparentement par affiliation sont les deux fondements historiques de la nation. Toutefois l?origine joue un r?le primordial et l?affiliation un r?le secondaire.

La nation ne se d?finit pas uniquement par ses racines m?me si celles-ci constituent la base. Car la nation se forme en outre par l?accumulation, ? travers les ?ges, d??tres humains se regroupant sur la m?me aire g?ographique, forgeant une histoire commune, constituant ensemble un m?me patrimoine et affrontant le m?me destin.

Abstraction faite des liens de sang, la nation est en d?finitive un sentiment d?appartenance et une communaut? de destin.?Pourquoi dans ces conditions le monde a-t-il vu l?apparition de grands ?tats qui ont disparus par la suite, pour voir r?appara?tre d?autres ?tats et vice versa ? La raison en est-elle uniquement politique sans rapport avec le fondement social de la Troisi?me Th?orie Universelle ? Est-elle, au contraire, d?ordre social, et par cons?quent relevant du pr?sent volume du Livre Vert ?

V?rifions: la famille est, sans nul doute, une structure sociale et non politique; il en va de m?me pour la tribu qui est une famille qui s?est multipli?e gr?ce ? la natalit?. De la m?me fa?on, la nation est une tribu qui a grandi, s?est ramifi?e et s?est multipli?e pour former plusieurs tribus.

La nation est aussi une structure sociale fond?e sur le rapport national, comme l?est la tribu sur le rapport tribal, la famille sur le rapport familial et les nations du monde sur le lien humain. Ce sont l? des ?vidences.

Par ailleurs, il existe une structure politique constituant l?Etat et formant la carte politique du monde. Mais pourquoi cette carte du monde ne cesse-t-elle de se modifier ? travers les ?ges ?

Cela vient du fait que cette structure politique peut ne pas co?ncider avec la structure sociale. Lorsque ces deux ?l?ments co?ncident, une nation est durable et immuable.
En cas de changement impos? par un colonialisme ext?rieur ou d?une d?gradation, la structure politique r?appara?t sous le signe du combat national, de la renaissance nationale et de l?unit? nationale.

Lorsqu?une structure politique englobe plusieurs nations, son territoire est condamn? ? se morceler, chaque nation tendant ? conqu?rir son ind?pendance sous l?embl?me du nationalisme.

Ainsi la carte des empires que le monde a connus s?est disloqu?e parce que ces empires ?taient compos?s de plusieurs nations, chacune d?elles ne tardant pas ? se cramponner ? son nationalisme et cherchant ? conqu?rir son ind?pendance.

Ainsi l?empire ?clate et chacune de ses composantes retourne ? son origine sociale. L?Histoire du monde ? travers les si?cles en donne la preuve irr?futable.
Mais pourquoi ces empires se composent-ils de nations diff?rentes ?

La r?ponse est que la structure de l?Etat n?est pas uniquement une structure sociale, comme la famille, la tribu et la nation, mais une entit? politique compos?e de plusieurs ?l?ments, dont le plus simple et le plus ?vident est le nationalisme. L?Etat-nation est la seule formule politique qui soit en harmonie avec la structure sociale naturelle. Il a une existence durable, pour autant qu?il n?a plus ? subir la tyrannie d?un autre nationalisme plus puissant ou que sa structure politique en tant qu?Etat n?est pas compromise par le jeu des tribus, des clans et des familles formant sa structure sociale. La structure politique se d?t?riore donc lorsqu?elle est assujettie aux consid?rations de la structure sociale, tribale, familiale ou confessionnelle.

D?autres facteurs peuvent ?galement concourir ? la formation d?un Etat autre que l?Etat-nation, tels les facteurs religieux, ?conomiques et militaires.

La communaut? de religion, de m?me que les imp?ratifs ?conomiques et les conqu?tes militaires peuvent conduire ? la constitution d?un Etat regroupant plusieurs nationalismes.
C?est ainsi que le monde assiste, ? un moment donn?, ? l?apparition de tel Etat ou de tel empire, qu?il verra dispara?tre ? une autre ?poque.

Quand l?id?e nationaliste se fait plus forte que l?esprit religieux et que le conflit ?clate entre diff?rents nationalismes r?unis par une communaut? de religion, par exemple chaque nation reprend son ind?pendance recouvrant ainsi sa structure sociale. L?empire, alors, dispara?t.

R?appara?t par la suite le r?le de la religion lorsque l?esprit religieux l?emporte sur l?id?e nationaliste. En cons?quence, les divers nationalismes se trouvent unifi?s sous la banni?re d?une religion, jusqu?au moment o? le nationalisme reprend ? son tour la primaut?, et ainsi de suite.

Tous les Etats qui regroupent plusieurs nationalismes ? partir de fondements religieux, ?conomiques, militaires ou id?ologiques, seront en proie ? des conflits tant que chaque nationalisme n?aura pas conquis son ind?pendance; autant dire que le facteur social triomphe in?luctablement du politique.

Quelles que soient les consid?rations politiques qui pr?sident ? la cr?ation d?un Etat, la vie de l?individu se fonde sur la famille, la tribu, puis la nation et enfin l?humanit?.

L??l?ment essentiel reste le facteur social; le nationalisme en est l??l?ment constant. Pour former des ?tres humains, il convient donc d?insister sur la r?alit? sociale, pr?server la famille, la tribu ? en tant que couvertures et ?coles sociales naturelles ? et enfin la nation. L?individu ne peut apprendre les valeurs sociales qu?aupr?s de la famille et de la tribu qui forment une structure sociale naturelle sans le concours de quiconque.

Il faut prendre soin de la famille dans l?int?r?t de l?individu, tout comme il faut prendre soin de tribu dans l?int?r?t de la famille, de l?individu et de la nation c?est-?-dire le nationalisme.
Le facteur social, ou facteur national, constitue la force motrice naturelle et permanente de l?histoire.

Ignorer le lien national des communaut?s humaines et construire un syst?me politique en contradiction avec la structure sociale, c?est construire un ?difice provisoire qui s?effondrera sous l?action du facteur social de ces communaut?s, c?est-?-dire l?action nationale de chaque nation.?Ce sont l? des v?rit?s inh?rentes ? la vie de l?homme et non pas des interpr?tations ex?g?tiques.

Tout individu, o? qu?il se trouve, devrait en ?tre conscient et agir en cons?quence s?il veut que son action soit b?n?fique. Il faut conna?tre ces v?rit?s immuables si l?on veut ?viter, dans la vie des groupes humains, les d?viations, les d?r?glements et les d?t?riorations qui r?sultent d?un manque de compr?hension et de respect de ces principes vitaux pour l?homme.

La Femme

La femme est un ?tre humain, l?homme est un ?tre humain; il n?y a en ceci aucun doute ni divergence. Par cons?quent il est tout aussi ?vident que la femme et l?homme sont ?gaux. De ce point de vue, la discrimination entre l?homme et la femme est un acte d?injustice flagrante et injustifiable.

La femme mange et boit comme l?homme? La femme ?prouve amour et haine comme l?homme? La femme pense, apprend et comprend comme l?homme? Comme l?homme, la femme a besoin d?un toit, de v?tements et de moyens de transport? Comme l?homme elle ressent la faim et la soif? Comme lui, elle vit et meurt.

Mais pourquoi l?homme et la femme ? Il est bien vrai que la soci?t? humaine ne saurait se composer seulement d?hommes ou seulement de femmes; elle est faite naturellement d?hommes et de femmes.

Pourquoi n?a-t-il pas ?t? cr?? uniquement des hommes ou uniquement des femmes ?
Apr?s tout qu?est-ce qui distingue l?homme de la femme ?
Pourquoi existe-t-il des hommes et des femmes ?

L?existence de l?homme et de la femme, et non de l?homme seul ou de la femme seule, doit bien r?pondre ? une n?cessit? naturelle.?Il en d?coule qu?aucun d?eux n?est exactement identique ? l?autre, et que l?existence d?une diff?rence naturelle entre l?homme et la femme est d?montr?e justement par le fait qu?ils ont ?t? cr??s homme et femme. Cela signifie donc que chacun d?eux a son r?le en fonction de la diff?rence qui existe entre eux. En cons?quence il doit y avoir, pour accomplir ces r?les naturellement distincts, des conditions de vie diff?rentes pr?valant pour chacun d?eux.

Pour prendre conscience de ces r?les, il faut comprendre les diff?rences de nature entre l?homme et la femme, ce qui naturellement les distingue:?La femme est une femelle et l?homme est un m?le. Du point de vue gyn?cologique ? « la femme est sujette aux menstruations, c?est-?-dire ? un affaiblissement mensuel; l?homme, en tant que m?le, ne subit pas le m?me ph?nom?ne et n?est pas soumis ? un ?panchement mensuel de sang. Parce qu?elle est femelle, la femme subit naturellement une menstruation p?riodique. Lorsqu?elle n?a pas de flux menstruel, la femme est enceinte. Lorsqu?elle est en enceinte, elle se trouve, de ce fait, affaiblie pendant environ un an; ce qui signifie que toutes ses activit?s normales sont s?rieusement r?duites jusqu?? ce qu?elle accouche.

Lorsqu?elle a son enfant ou qu?elle fait une fausse-couche, elle souffre de troubles puerp?raux, d?un affaiblissement cons?cutif ? tout accouchement ou fausse-couche. N??tant pas sujet ? la grossesse, l?homme n?est donc pas soumis ? la faiblesse qui caract?rise la femme en tant que femelle.

Ensuite, la femme doit allaiter son enfant. L?allaitement naturel s??tend sur environ deux ans. De ce fait, la femme est si ins?parable de son enfant que son activit? s?en trouve s?rieusement r?duite. Elle devient directement responsable d?un autre ?tre qu?elle aide ? accomplir ses fonctions biologiques faute desquelles il mourrait ».

L?homme, au contraire, ne con?oit ni n?allaite.?Toutes ces caract?ristiques naturelles produisent des diff?rences inn?es o? l?homme et la femme ne peuvent ?tre ?gaux. Ceci est en soi la raison de la n?cessit? de l?existence d?un m?le et d?une femelle, c?est-?-dire d?un homme et d?une femme, chacun d?eux ayant un r?le ou une fonction diff?rents dans la vie.

L?homme ne peut en effet remplacer la femme dans l?accomplissement de ses fonctions naturelles. Il importe de remarquer que ces fonctions biologiques sont une lourde charge, imposant ? la femme beaucoup d?efforts et de peines. Cependant, faute de ces fonctions qu?accomplit la femme, la vie humaine s??teindrait.

Il s?agit, en cons?quence, d?une fonction naturelle qui n?est ni optionnelle ni obligatoire. C?est une fonction n?cessaire, dont la seule alternative est l?extinction de la vie humaine.
Il existe une intervention volontaire contre la conception mais c?est la n?gation de la vie humaine. Une autre m?thode d?intervention volontaire, partielle, s?attaque aussi bien ? la conception qu?? allaitement maternel.

L?un et l?autre sont des maillons d?une cha?ne d?actes portant atteinte ? la vie naturelle et conduisant au meurtre: le fait que la femme se d?truise pour ?chapper ? la conception, ? l?accouchement et ? l?allaitement, entre dans la cat?gorie des inventions artificielles contre l?essence de la vie repr?sent?e par la conception, l?allaitement, la maternit? et le mariage; il n?y a qu?une diff?rence de degr?.

Renoncer au r?le naturel de la femme dans la maternit?, comme remplacer les m?res par des cr?ches, c?est d?j? renoncer ? la soci?t? humaine et la transformer en une soci?t? biologique fond?e sur un style de vie industriel.

S?parer les enfants de leurs m?res et les entasser dans des cr?ches, c?est les assimiler ? des poussins, car les cr?ches sont semblables ? ces ?levages de volailles o? l?on entasse des poussins apr?s l??closion des oeufs.

Rien ne convient mieux ? la nature de l??tre humain et ? sa dignit? que la maternit? naturelle (o? l?enfant doit ?tre ?lev? par sa m?re) dans une famille o? pr?valent la maternit?, la paternit? et la fraternit? et non dans une institution ressemblant ? un ?levage de volailles. Les volailles, comme toutes les autres esp?ces du r?gne animal, ont besoin de la maternit? comme une phase naturelle. Les ?lever dans des poulaillers ressemblant ? des usines est donc contraire ? leur croissance naturelle. D?ailleurs leur chair rappelle davantage la viande chimique que la viande naturelle. La chair qui provient des ?levages industrialis?s n?a aucun go?t, ni aucune valeur nutritive, puisque les volailles sont ?lev?es contre la nature, sans la protection de la maternit? naturelle. La chair des oiseaux sauvages est plus savoureuse et plus nourrissante, car ils croissent et se nourrissent naturellement.

Quant aux enfants priv?s de famille et de refuge, la soci?t? est leur tutrice, et c?est pour eux seulement qu?elle doit ouvrir des cr?ches et d?autres institutions du m?me genre. Il vaut mieux pour eux ?tre pris en charge par la soci?t?, plut?t que par des ?tres autres que leurs parents.

Si l?on essayait de d?terminer exp?rimentalement l?attirance naturelle que l?enfant ?prouve, soit pour sa m?re, soit pour la cr?che, on verrait l?enfant opter pour sa m?re et non pour la cr?che.Puisque la tendance naturelle de l?enfant le porte vers sa m?re, c?est elle qui est naturellement d?sign?e pour lui donner protection et soins. Placer un enfant dans une cr?che constitue un abus de pouvoir et une r?pression contre les tendances librement exprim?es.

Pour tout ?tre vivant, la croissance naturelle doit ?tre saine et libre. Remplacer la m?re par une cr?che, c?est exercer un pouvoir de coercition contre cette croissance saine et libre. Les enfants que l?on conduit ? la cr?che y sont men?s sous la contrainte, par ruse ou par inconscience de l?enfant. On les conduit ? la cr?che en fonction de consid?rations purement mat?rielles et non sociales.

D?livr?s de l?arbitraire et de l?inconscience pu?rile, ces enfants refuseraient la cr?che et s?accrocheraient ? leur m?re. La seule justification d?un comportement aussi contraire ? la nature et ? l?humanit? vient de ce que la femme est elle-m?me plac?e dans une situation contraire ? sa nature, c?est-?-dire oblig?e d?accomplir des t?ches antisociales et antimaternelles.

D?s lors que la nature lui a assign? un r?le diff?rent de celui de l?homme, la femme doit ?tre mise en mesure d?assumer son r?le naturel.?La maternit? est propre ? la femelle, non au m?le.?Il est donc contraire ? la nature de s?parer les enfants de leur m?re. Toute entreprise visant ? ?loigner l?enfant de sa m?re rel?ve de la contrainte, de l?oppression et de la dictature. La m?re qui se d?met de la maternit? transgresse son r?le naturel dans la vie.

La femme doit jouir de ses droits et b?n?ficier de dispositions favorables, non autoritaires et non oppressives. Ainsi peut-elle s?acquitter de son r?le naturel dans des conditions normales. Tout ce qui s??carte de ce principe est g?n?rateur de contradiction. La femme que l?on oblige ? abandonner sa fonction naturelle de conception et de maternit? est soumise ? une contrainte et ? une forme de dictature.

La femme qui a besoin d?un travail lui interdisant d?accomplir sa fonction naturelle n?est pas libre, elle est contrainte par la n?cessit?, car la n?cessit? est un frein ? la libert?.
Parmi les conditions favorables et m?me indispensables ? l?accomplissement par la femme de son r?le naturel, distinct de celui de l?homme, certaines s?adressent ? un ?tre humain diminu? et accabl? par la grossesse, car porter un autre ?tre humain dans son sein repr?sente une incapacit? physique. C?est une injustice que d?imposer ? une future maman des travaux de force incompatibles avec son ?tat.

Les travaux de ce genre sont en quelque sorte une punition pour la femme lorsqu?elle trahit, sur le plan humain, son devoir maternel. C?est aussi une p?nalit? qu?elle paie pour entrer dans le monde des hommes, qui ne sont naturellement pas du m?me sexe.
M?me lorsqu?elle ?mane d?une femme, l?id?e selon laquelle les femmes ex?cutent de leur plein gr? des travaux p?nibles est une id?e compl?tement fausse. Elles n?accomplissent de pareilles t?ches que parce qu?une soci?t? dure et mat?rialiste les place, sans qu?elles en soient bien conscientes, dans une situation de contrainte.

Tout en pensant qu?elle travaille de son plein gr?, la femme n?a d?autre solution que de se plier aux conditions de cette soci?t?. Et pourtant, le principe qui dit qu? « aucune diff?rence n?existe, en aucun domaine, entre l?homme et la femme » prive cette derni?re de sa libert?.
L?expression « en aucun domaine » est une monstrueuse tromperie pour la femme. Cette id?e risque d?abolir le statut convenable et indispensable, le privil?ge dont la femme devrait b?n?ficier exclusivement, conform?ment ? sa nature d?coulant de son r?le naturel dans la vie.

Revendiquer l??galit? entre l?homme et la femme dans le transport de lourdes charges, alors que la femme est enceinte, constitue une injustice et une cruaut?.
R?clamer l??galit? entre eux pour le je?ne et les privations alors qu?elle allaite, c?est une injustice et une cruaut?.

R?clamer l??galit? pour eux pour les travaux r?pugnants, qui souillent sa beaut? et d?gradent sa f?minit?, c?est ?galement injuste et cruel. Comme est injuste et cruelle l??ducation qui conduit la femme ? des t?ches qui ne sont pas faites pour elle.
Il n?y a aucune diff?rence entre l?homme et la femme, dans tout ce qui est humain.
Nul ne doit ?pouser une autre personne contre son gr?, ou divorcer sans consentement mutuel ou sans un juste proc?s qui lui donne raison. La femme ne peut se remarier avant d?avoir divorc?, l?homme ne peut se remarier sans accord ou divorce.

La femme est la « ma?tresse » de maison car tel est le statut convenable et n?cessaire de celle qui subit l?affaiblissement menstruel, qui con?oit, qui accouche et qui accomplit les devoirs maternels. La maison, en tant que foyer pour la maternit?, revient toujours ? la femelle (m?me dans le r?gne animal) dont le devoir est naturellement maternel.
Priver les enfants de leur m?re ou la femme de sa maison rel?ve donc de l?arbitraire.

La femme est avant tout une femelle.A ce titre, ses caract?ristiques biologiques diff?rent de celles de l?homme. Les caract?ristiques biologiques de la femelle, diff?rentes, en effet, de celles du m?le, ont donn? ? la femme, dans son aspect et dans son ?tre, des traits distincts de ceux de l?homme.

L?anatomie est diff?rente, tout comme elle l?est chez les v?g?taux et les animaux. C?est l? un fait naturel et ind?niable.Dans le r?gne v?g?tal et le r?gne animal, le m?le poss?de naturellement la force et l?endurance, la femme la beaut? et la d?licatesse. Ce sont l? des caract?ristiques inn?es, naturelles et ?ternelles, communes ? tous les ?tres vivants, qu?ils soient des hommes, des animaux et des plantes.

Du fait de sa nature diff?rente et conform?ment aux lois naturelles, le m?le joue de son plein gr? le r?le de l??tre fort et endurant, simplement parce qu?il a ?t? ainsi cr??.
Cette loi est juste parce que, d?une part, elle est voulue par la nature, et d?autre part parce qu?elle est le fondement de la libert?. Car tous les ?tres vivants sont cr??s libres, et toute manipulation de cette libert? constitue un acte de contrainte. La non-reconnaissance de ces r?les naturels et la non-observation de leurs limites sont des actes de n?gligence, et ?quivalent ? une destruction de la vie m?me. La nature est ainsi con?ue en harmonie avec l?in?vitable transmission de la vie, de ce qui existe ? ce qui advient.

La cr?ature vivante est une entit? qui vit inexorablement jusqu?? ce qu?elle meure. Du d?but ? la fin, l?existence se fonde sur la loi naturelle o? il n?y a ni choix ni contrainte.
C?est la nature. C?est la libert? naturelle.

Chez les animaux et les plantes comme chez l?homme, il doit y avoir un m?le et une femelle pour qu?apparaisse la vie, du d?but ? la fin.?Ils ne se contentent pas d?exister, ils doivent jouer, avec une absolue efficacit?, le r?le naturel pour lequel ils sont cr??s. S?ils ne remplissent pas naturellement leur r?le c?est qu?il y a un d?faut d? ? une raison quelconque. C?est ce qui existe dans les soci?t?s contemporaines et presque partout dans le monde par suite de la confusion des r?les entre l?homme et la femme, car l?on essaie de faire de la femme un homme.

En accord avec leur nature et ses objectifs, ils doivent se montrer cr?ateurs dans leurs fonctions respectives. L?inverse est r?trograde: c?est la tendance anti-naturelle, destructrice des fondements de la libert? et contraire ? la vie et ? l?existence. Il faut que chacun d?eux accomplisse le r?le qui lui a ?t? attribu?; il ne doit pas y renoncer, car de tout d?sistement total ou partiel ne peut d?couler qu?une situation arbitraire, une situation anormale.

La femme qui, pour des raisons de sant?, renonce ? la grossesse, au mariage, ? la coquetterie et ? la f?minit?, abandonne son r?le naturel dans la vie par suite de cet ?tat contraignant. Celle qui fait de m?me en allant travailler subit ?galement une contrainte. Celle qui le fait sans aucune raison tangible est soumise ? une contrainte qui r?sulte d?une d?viation morale vis-?-vis de la nature telle qu?elle est .

En cons?quence, la renonciation au r?le naturel de femelle ou de m?le ne peut r?sulter que d?une situation contraire ? la nature, oppos?e ? la libert? et mettant en p?ril l?existence m?me.

Il faut donc une r?volution mondiale qui mettra fin ? toutes les situations mat?rielles emp?chant la femme d?accomplir son r?le naturel dans la vie et l?obligeant ? effectuer les t?ches de l?homme pour conqu?rir l??galit? des droits. Cette r?volution se produira in?vitablement, en particulier dans les soci?t?s industrielles, comme une r?action de l?instinct de survie, sans m?me avoir besoin d?un instigateur tel que le Livre vert.
Toutes les soci?t?s, de nos jours, consid?rent la femme comme une marchandise, l?Orient, comme un article ? vendre ou ? acheter, et l?Occident ne la consid?re pas comme femelle.
Obliger la femme ? effectuer le travail de l?homme c?est se livrer ? une injuste agression contre sa f?minit? dont elle a ?t? naturellement pourvue afin d?accomplir une fonction n?cessaire ? la vie. Car les taches masculines effacent la beaut? de la femme mise en ?vidence par la nature pour accomplir des t?ches non masculines. Cette beaut? est comme les corolles destin?es ? attirer le pollen et ? produire la semence. Si l?on supprimait les fleurs, le r?le vital des plantes prendrait fin. C?est l?embellissement naturel des papillons, des oiseaux et des femelles de toutes les autres esp?ces qui est cr?? pour r?pondre ? une mission vitale.

La femme qui fait un travail d?homme est amen?e ? se changer en homme, d?laissant ainsi son r?le et sa beaut?. Elle doit jouir de la totalit? de ses droits sans ?tre oblig?e de se transformer en homme et de perdre sa f?minit?.

La constitution physique, naturellement diff?rente entre l?homme et la femme, entra?ne des diff?rences dans le fonctionnement de leurs organes et conduit ? une diff?rence naturelle r?sultant des diff?rences physiologiques entre eux, se traduisant par des diff?rences dans la mentalit?, l?esprit, la sensibilit? et l?anatomie.

La femme est affectueuse, belle, ?motive et craintive. Bref, la femme est douce et l?homme brutal, et cela en vertu de leurs caract?ristiques inn?es.?Ignorer les diff?rences naturelles entre l?homme et la femme et confondre leurs r?les proc?de d?une attitude contraire ? la civilisation, hostile aux lois de la nature, n?faste pour la vie humaine et cause de mis?res dans la vie sociale.

Les soci?t?s industrielles modernes, qui ont oblig? la femme ? s?adapter aux m?mes travaux de force que les hommes, au d?triment de sa f?minit? et de son r?le naturel en ce qui concerne sa beaut?, sa maternit? et sa qui?tude, ne sont pas civilis?es. Ce sont des soci?t?s mat?rialistes.

Vouloir les imiter est aussi absurde que dangereux pour la civilisation et l?humanit?.
La question n?est pas de savoir si la femme doit ou non travailler -conception d?un mat?rialisme ridicule-. La soci?t? doit fournir du travail ? tous ses membres valides -hommes et femmes- qui en ont besoin, mais ? condition que chaque individu puisse exercer son activit? dans le domaine qui lui convient et ne soit pas contraint d?accomplir une t?che pour laquelle il n?est pas fait. Imposer aux enfants les conditions de travail des adultes rel?ve de l?injustice et de la tyrannie. De m?me est-il injuste et tyrannique d?imposer ? la femme les conditions de travail de l?homme.

La libert? est que tout ?tre humain acqui?re la connaissance lui permettant d?exercer l?activit? qui lui convient. La tyrannie consiste ? obliger les ?tres humains ? apprendre des choses qui ne leur conviennent pas, qui les conduisent ? exercer une activit? qui n?est pas faite pour eux. Le travail qui convient ? l?homme n?est pas toujours adapt? ? la femme, et le savoir profitable ? l?enfant est diff?rent du savoir appropri? ? l?adulte.

Du point de vue des droits de l??tre humain, il n?y a pas de diff?rence entre l?homme et la femme, entre l?enfant et l?adulte. Mais pour ce qui est des devoirs, il n?existe pas entre eux d??galit? absolue.

Les minorit?s

Qu?est-ce qu?une minorit? ? Quels sont ses droits et ses devoirs ? Comment le probl?me des minorit?s peut-il se r?soudre en partant des principes g?n?raux de la Troisi?me Th?orie Universelle ??Il n?y a que deux types de minorit?s.?Celles qui appartiennent ? une nation qui leur fournit un cadre social, et celle qui, n?appartenant pas ? une nation, forment elles-m?mes leur propre cadre. Ces derni?res accumulent les traditions historiques qui doivent permettre, ? terme, par le jeu de l?appartenance et de la communaut? de destin, de former des nations.

Il est clair que ces minorit?s ont des droits sociaux qui leur sont propres. Toute alt?ration de ces droits par une majorit? constitue une injustice. Les caract?ristiques sociales sont inh?rentes et ne peuvent ?tre ni octroy?es, ni confisqu?es. Quant ? leurs probl?mes politiques et ?conomiques, il ne peuvent ?tre r?solus qu?au sein d?une soci?t? populaire dans laquelle les masses d?tiennent le pouvoir, la richesse et les armes.

Consid?rer les minorit?s comme ?tant politiquement et ?conomiquement minoritaires, rel?ve de la dictature et de l?injustice.

Les Noirs

La derni?re manifestation de l?esclavage a ?t? l?asservissement de la race noire par la race blanche. L?homme noir ne saurait l?oublier tant qu?il n?aura pas reconquis sa dignit?.
Ce tragique ?pisode de l?histoire, les ressentiments qu?il a fait na?tre et l?exigence psychologique d?une race en pleine renaissance constituent, pour les Noirs, autant de motivations pour s?affirmer et relever le d?fi; c?est l? un ph?nom?ne ? ne pas n?gliger.
A quoi il faut ajouter la fatalit? cyclique de l?histoire des soci?t?s. Ainsi la race jaune a domin? le monde lorsqu?elle s?est r?pandue, ? partir de l?Asie, sur tous les continents.
Puis se fut la race blanche qui a envahi elle aussi tous les continents par une vaste entreprise colonialiste. Maintenant arrive la pr?dominance de la race noire.

Cette race est, pour l?instant, tr?s sous-d?velopp?e, sur le plan social. Mais ce retard est un facteur de d?veloppement d?mographique car la faiblesse du niveau de vie des Noirs leur a ?vit? de conna?tre les voies et les moyens du contr?le des naissances et du planning familial.

En outre, leurs traditions sociales n?imposent chez eux aucune limite aux mariages et aux naissances, alors que la population des autres races baisse du fait du contr?le des naissances, des restrictions impos?es au mariage et de la pression d?une activit? ?conomique incessante, inconnus des Noirs en raison de la chaleur du climat.

L??ducation

Le savoir, ou l?instruction, ne se limitent pas forc?ment ? des programmes m?thodiques et ? des mati?res scolaires que les jeunes sont oblig?s d?assimiler ? partir de manuels et dans le cadre d?horaires pr?cis, assis derri?re des rang?es de pupitres. Ce genre d??ducation, qui pr?vaut actuellement sur toute la terre, est une m?thode contraire ? la libert?.

L?enseignement obligatoire, dont se glorifient tous les pays lorsqu?ils peuvent l?imposer ? leur jeunesse, n?est qu?une m?thode parmi d?autres pour r?primer la libert?. C?est l?oblit?ration arbitraire des dons de l??tre humain et l?orientation autoritaire de ses choix. Il y a l? un acte de tyrannie nuisible ? la libert?, car il prive l?homme de sa libert? de choix, de sa cr?ativit? et de son talent. Obliger les gens ? s?instruire suivant un programme donn?, et leur imposer certaines mati?res est un acte dictatorial.

L??ducation obligatoire et standardis?e constitue en fait une entreprise d?abrutissement des masses. Tous les Etats qui d?terminent officiellement les mati?res et les connaissances ? enseigner et qui organisent ainsi l??ducation, exercent une contrainte sur les citoyens. Toutes les m?thodes d??ducation en vigueur dans le monde devraient ?tre abolies par une r?volution culturelle mondiale visant ? ?manciper l?esprit humain de l?enseignement du fanatisme et de l?orientation autoritaire des go?ts, du jugement et de l?intelligence de l??tre humain.

Cela ne veut pas dire qu?il faille fermer les ?coles ou, comme pourrait le supposer un lecteur superficiel, tourner le dos ? l??ducation. Cela veut dire, au contraire, que la soci?t? devrait fournir toutes sortes d?activit?s ?ducatrices, permettant aux jeunes de choisir spontan?ment et librement les mati?res qu?ils souhaitent ?tudier. Cela requiert des ?coles en nombre suffisant pour toutes les disciplines. La raret? des ?coles a pour effet de restreindre la libert? de choix, elle oblige ? accepter ce qu?on vous propose et prive l?homme du droit naturel de choisir.

Sont des soci?t?s r?actionnaires, favorisant l?ignorance et hostiles ? la libert?, celles qui limitent le savoir et le monopolisent. Ainsi les soci?t?s qui interdisent la connaissance de la religion telle qu?elle est, les soci?t?s qui monopolisent l?enseignement religieux ou celles qui dispensent un enseignement mensonger ? propose de la religion, de la civilisation ou des coutumes d?autres peuples, les soci?t?s qui interdisent et monopolisent les connaissances technologiques, sont des soci?t?s r?actionnaires, favorisant l?ignorance et hostiles ? la libert?.

Le savoir est, pour tout ?tre humain, un droit naturel dont personne, sous aucun pr?texte, ne peut le priver, sauf si l?int?ress? a commis un acte justifiant qu?on le prive de ce droit.
L?ignorance dispara?tra lorsque toute chose sera pr?sent?e dans sa r?alit? et lorsque tout le savoir sera mis ? la disposition de chacun, et de la mani?re qui lui convient le mieux.

La musique et l?Art

L?homme demeure imparfait puisqu?il est incapable de s?exprimer dans une langue commune. Tant qu?il n?aura pas r?alis? cette aspiration de l?humanit?, ce qui para?t impossible, l?expression de la joie et de la douleur, du bien et du mal, du bien-?tre et de la mis?re, du p?rissable et de l??ternel, de l?amour et de la haine, la perception des couleurs, des sentiments, des go?ts et des humeurs, cet ensemble sera fonction de la langue que chaque peuple parle spontan?ment. Le comportement lui-m?me d?pendra de la r?action produite par le sentiment que cr?e le langage.

L?enseignement d?une langue unique n?est pas une solution ? envisager pour le moment. Cette question restera insoluble tant que le processus d?unification des langues n?aura pas dur? un nombre suffisant d??poques et de g?n?rations, pour autant d?ailleurs que le passage des g?n?rations puisse effacer l?h?r?dit?. Car les sentiments, les go?ts et les humeurs des a?eux et des p?res mod?lent ceux des fils et des petits-fils. Si les anc?tres parlaient des langues diff?rentes et que leurs descendants viennent ? parler une seule langue, cela ne veut pas dire qu?ils auront fatalement des go?ts communs gr?ce ? cette langue commune. Ces go?ts communs ne pourront exister que lorsque la langue nouvelle portera en elle les notions qui se transmettent par l?h?ritage d?une g?n?ration ? l?autre.
Si une communaut? a pour coutume de porter du blanc en signe de deuil, et qu?une autre porte du noir, les sentiments seront accord?s dans chaque groupe ? la couleur choisie: ici on d?testera le noir, et l? on l?aimera, et vice-versa.

Ces sentiments ont une influence physique sur les cellules du corps et sur leurs g?nes, dont les adaptations se transmettent h?r?ditairement. En h?ritant des sentiments des anc?tres, leurs successeurs d?testeront spontan?ment la couleur que ceux-ci d?testent. Par cons?quent, les peuples ne sont en harmonie qu?avec les arts et les patrimoines qui leur sont propres. H?ritiers de patrimoines diff?rents, ceux-ci ne sont pas en harmonie avec les arts des autres peules m?me s?ils partagent avec eux la m?me langue.
Ces diff?rences se retrouvent, m?me ? une ?chelle restreinte, entre les groupes composant un m?me peuple.

Apprendre une langue commune n?est pas un probl?me, pas plus que n?est un probl?me le fait de comprendre l?Art d?autrui en apprenant sa langue. La difficult? r?side dans l?impossibilit? de s?adapter enti?rement ? la langue d?autrui.
Cela restera impossible tant que l?h?r?dit? transmise par le corps, ne s?effacera pas.
L?esp?ce humaine a encore beaucoup de progr?s ? faire, puisque l?homme ne peut utiliser avec ses fr?res, une langue commune qui soit h?rit?e et non apprise.
Cependant, la r?alisation de cet objectif n?est qu?une question de temps pour l?humanit?, ? moins que la civilisation ne rechute.

Le sport

Le sport peut ?tre une activit? priv?e, comme la pri?re pratiqu?e par l?homme, seul, dans l?intimit? d?une pi?ce close, ou une activit? publique pratiqu?e collectivement, ? d?couvert, comme la pri?re lorsqu?elle se pratique dans un lieu de culte collectif. Dans le premier cas, le sport concerne exclusivement l?individu; dans le second, il est l?affaire de tous: chacun doit s?y adonner, au lieu de confier ? certains le soin de le faire ? sa place. Il est d?raisonnable que les foules se rassemblent dans un lieu de culte uniquement pour assister, sans y participer, ? la pri?re de quelqu?un ou des quelques-uns. Il est tout aussi insens? que des foules se pr?cipitent dans les stades ou des ar?nes pour assister ? des sports individuels ou d??quipe sans y participer.

Le sport est comme la pri?re, comme la nourriture, comme la sensation du chaud ou du froid. Il serait absurde qu?une foule se presse dans un restaurant simplement pour voir une personne ou un groupe prendre un repas. De m?me qu?il serait absurde de demander ? une ou plusieurs personnes de se chauffer ou de se rafra?chir ? notre place. Il est tout aussi illogique, pour la soci?t?, de laisser un individu ou une ?quipe monopoliser la pratique du sport, alors que c?est l?ensemble de la collectivit? qui finance ce monopole. De m?me, un peuple pratiquant la d?mocratie ne saurait autoriser un individu ou un groupe, qu?il soit parti, classe, secte, tribu ou assembl?e, ? le remplacer lorsqu?il s?agit de d?cider de son destin ou de d?terminer ses besoins.

Le sport priv? ne concerne que ceux qui le pratiquent eux-m?mes et ? leurs frais. Le sport public est un besoin collectif, et le peuple ne saurait s?y faire repr?senter par d?autres, ni physiquement ni d?mocratiquement.

Du point de vue physique, un repr?sentant ne peut transmettre ? autrui les bienfaits corporels et moraux du sport. Du point de vue d?mocratique, aucun individu et aucune ?quipe n?a le droit de monopoliser ? son profit le sport, le pouvoir, la richesse ou les armes. Dans le monde actuel, les clubs sportifs sont des organisations de base du sport traditionnel. Ils accaparent tous les cr?dits et toutes les installations affect?s au sport par l?Etat.

Ces institutions ne sont que les instruments d?un monopole social, semblables aux appareils politiques dictatoriaux qui accaparent l?autorit?, aux appareils ?conomiques qui accaparent la richesse et aux appareils militaires qui accaparent les armes. De m?me que l??re des masses tend ? briser les instruments de monopolisation du pouvoir, de la richesse et des armes, elle en viendra fatalement ? d?truire ce monopole des activit?s sociales que constituent les sports, les courses et les autres activit?s du m?me genre. Les masses qui se mettent en rangs pour soutenir un candidat, suppos? les repr?senter, lorsqu?il s?agira de d?terminer leur destin, sont mues par l?id?e tout ? fait illusoire que l??lu les repr?sentera et incarnera, en leur nom, leur dignit?, leur souverainet? et leurs opinions. Mais ces masses, d?pouill?es de leur volont? et de leur dignit?, sont r?duites au r?le de spectateurs, regardant quelqu?un d?autre accomplir ce qu?ils devraient faire eux-m?mes naturellement.

Le m?me raisonnement s?applique aux foules qui, par ignorance, s?abstiennent de pratiquer le sport par elles-m?mes et pour elles-m?mes. Elles sont manipul?es par des organisations monopolistiques qui s?attachent ? les abrutir en leur permettant, non pas de pratiquer le sport, mais seulement de rire et d?applaudir. En tant qu?activit? sociale, le sport doit ?tre au b?n?fice des masses, comme le pouvoir, la richesse et les armes doivent ?tre dans les mains du peuple.

Le sport public est destin? ? tout le monde. Chacun y a droit pour rester en bonne sant? et se divertir. Il est compl?tement absurde de l?abandonner et de r?server ses bienfaits ? certains individus et ? certains groupes qui en font un monopole, tandis que les masses fournissent installations et financent l?organisation des sports publics. Les milliers de gens qui s?entassent dans les stades pour regarder, applaudir et rire sont des imb?ciles qui se privent de pratiquer eux-m?mes ces activit?s. Ils se pressent sur les gradins, comme en l?thargie, applaudissant ces h?ros qui les d?pouillent de toute initiative, qui dominent le terrain, manipulent le sport, et d?tournent ? leur profit les installations mises ? leur disposition par les masses.

De toute ?vidence, les tribunes publiques sont destin?es ? tenir les masses ? l??cart des terrains de jeux, ? leur en interdire l?acc?s. Lorsque les masses comprendront que le sport est une activit? publique ? laquelle il faut participer et non assister, elles envahiront les terrains et les stades pour les lib?rer et y pratiquer les sports. S?il ne restait, comme spectateurs, qu?une minorit? indolente, cela vaudrait beaucoup mieux.

Les tribunes dispara?tront lorsqu?il n?y aura plus personnes pour les occuper. Ceux qui sont incapables de faire preuve d?h?ro?sme dans la vie, qui ignorent les ?v?nements de l?histoire, qui n?arrivent pas ? imaginer l?avenir, constituent ce public de marginaux qui remplissent les tribunes pour apprendre et y voir le spectacle de la vie, comme des ?coliers qui remplissent les classes parce qu?ils sont non seulement incultes mais m?me illettr?s au d?part.

Ceux qui fa?onnent eux-m?mes la vie n?ont pas besoin de l?imaginer ? travers le jeu des acteurs de th??tre ou de cin?ma. De m?me, les vrais cavaliers qui tiennent solidement les r?nes n?ont plus besoin de s?asseoir dans le tribunes des champs de course. Si tout le monde poss?de un cheval, il n?y a plus personne pour regarder et pour applaudir. Seuls restent comme spectateurs ceux qui, faute d??tre de bons cavaliers, sont incapables de pratiquer cette activit?.

Ainsi les peuples b?douins, tr?s s?rieux et tr?s travailleurs, ne prennent aucun int?r?t au th??tre ni aux spectateurs. Menant une vie tr?s aust?re, ils n?ont que d?rision pour les faux-semblants. De m?me, les B?douins se soucient peu d??tre spectateurs, ils prennent par aux jeux et aux r?jouissances, parce qu?ils reconnaissent par nature la n?cessit? de ces activit?s et s?y adonnent.

Les sports de combat, comme la boxe et la lutte, sont le signe que l?humanit? n?est pas encore d?pouill?e de toute sauvagerie. Ils dispara?tront lorsque l?homme aura gravi encore quelques ?chelons dans la civilisation. Les sacrifices humains et les duels au pistolet ont ?t? fr?quents ? certaines ?poques de l??volution de l?humanit?. Mais il y a des ann?es que ces pratiques sauvages sont tomb?es en d?su?tude. Maintenant, l?homme en sourit et regrette de s??tre adonn? jadis ? de telles pratiques. Dans quelques dizaines d?ann?es, la boxe et la lutte conna?tront le m?me sort. Et actuellement, ce sont les hommes les plus civilis?s et les plus raisonnables qui sont en mesure d??viter la pratique et l?encouragement de cette conduite sauvage.

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