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Le grand d?pe?age de la Gr?ce

Pierre-Louis Basse a lu ? l?antenne les 1?res lignes du Chapitre 3 de mon dernier livre ? l?Arnaque du Si?cle ? : ??Ils n?ont qu?? vendre leurs ?les?! ? lancent les Allemands. ??Faut-il ob?ir au IV?me Reich?? ? r?pondent les Grecs? Voil? comment les peuples se parlent, aujourd?hui en Europe, par presse interpos?e. Comment en est-on arriv? l??? Et ce beau r?ve de grandeur et de paix, d?une Europe ??unie dans la diversit? ? Oubli?. Pi?tin?. Car l?Europe n?a pas pris le bon chemin. Elle a pr?f?r? l?uniformit? ? l?unit?. La concurrence ? la coop?ration. La monnaie unique ? la monnaie commune. Un syst?me qui ne pouvait, t?t ou tard, que s?effondrer. Et l?euro, cens? b?nir l?union, n?a fait qu?exacerber les diff?rences, creuser les distances, intensifier les exasp?rations ?.

Il aura donc fallu attendre un an pour que l??vidence commence ? s?imposer dans les esprits m?me si elle est toujours tue dans la plupart des m?dias.

La Gr?ce, bien ?videmment, ne peut pas survivre ?conomiquement et donc socialement et politiquement avec une monnaie sur?valu?e qui la broie.

L?aveuglement, l?ent?tement, l?inconscience des dirigeants europ?ens sont impressionnants. Un an apr?s leur fameux plan d?aide ? la Gr?ce qui n??tait en v?rit? qu?un plan d?aide aux banques, c?est le grand fiasco.

Dans leur fuite en avant, ils vont m?me jusqu?? vouloir se payer sur la b?te en imposant un programme de privatisations scandaleux qui s?apparente ? une saisie au moindre co?t.

Et dire que ces tartuffes pr?nent dans tous les discours l?entente entre les peuples et le respect des autres?!

Le peuple grec ne peut que r?agir face ? cette nouvelle occupation qui lui rappelle de sombres souvenirs. Mais le pire, c?est que cette saisie ne r?glera rien car, comme le disait justement un ?ditorialiste ce matin, l?Union europ?enne ne fait que regonfler un pneu crev? sans vouloir d?abord boucher le trou.

Mais le scandale n?est pas qu?en Gr?ce. Les Fran?ais doivent savoir que cet ent?tement de leurs dirigeants ? vouloir sauver les banques et un euro qui ne fonctionne pas, risque aussi de leur co?ter tr?s cher.

Ainsi dans la quasi indiff?rence g?n?rale, la France aurait d?j? vers? pr?s de 9 milliards d?euros, soit l??quivalent des ?conomies annonc?es pour la r?forme des retraites?!

Nos concitoyens qui vont devoir travailler plus ou rester au ch?mage jusqu?? 62 ans sans toucher leur retraite, les femmes qui d?couvriront avec effroi la faiblesse de leur pension, seront heureux sans aucun doute de savoir que l?argent ?conomis? sur leur dos a servi, non pas d’ailleurs ? renflouer la Gr?ce, mais ? limiter les risques pour les banques.

Car, n?en doutons pas, tout le monde sait aujourd?hui – sauf peut-?tre quelques ?ditorialistes parisiens – que la Gr?ce va faire d?faut sur sa dette et obligatoirement, si elle veut s?en sortir, quittera l?euro.

Alors tout le monde r?alisera comment l?ent?tement au service d?un dogme et de gros int?r?ts peut faire perdre du temps et co?tera cher au peuple.

L’enjeu de 2012 et l’essence de mon combat politique est – vous l’avez compris – d’?viter que cette situation ne se produise dans notre pays.

Nicolas Dupont-Aignan

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2 Commentaire

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    C’est le langage de la vérité et de la raison. Je suis heureux de l’entendre. Puissiez-vous disposer des moyens qui vous permettront de le diffuser encore et encore, jusqu’à ce qu’il ait été compris.

    Pierre JC Allard

  2. avatar

    Bonjour, Nicolas.

    Intéressant article sur un problème où je me sens plus proche de Pierre Allard qu de Vilistia.

    Cela dit, ne nous leurrons pas : la sortie de la Grèce de l’Euro entraînerait ipso facto des attaques contre les autres pays fragilisés que sont l’Irlande et le Portugal, voire l’Espagne. Avec à la clé un effondrement possible du système.

    En réalité, on a là la démonstration de l’imbécillité des gouvernants qui ont mis la charrue avant les boeufs en élargissant à divers moments l’Union à des pays qui n’étaient pas, structurellement, prêts à y entrer ou à s’adapter au mode de gouvernance communautaire. D’où la nécessité de revoir désormais les candidatures avec un regard beaucoup plus rigoureux.

    Quelle solution ? Très honnêtement, je n’en sais rien, n’étant qu’un quidam sans formation économique. Mais une chose est sûre : la saolution n’est pas dans l’abandon de l’Euro comme vous le souhaitez, mais dans la marche vers plus de fédéralisme. Avec, en parallèle, l’abandon du dogme qui interdit à la Banque centrale européenne de prêter aux Etats pour permettre aux banques privées de toujours espérer plus de profits sur le dos des peuples.

    Il est urgent de réguler la finance internationale de manière drastique, fut-ce en bottant les fessses de l’Oncle Sam !

    Cordiales salutations.