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Centpapiers

  • Le dopage sportif – Historique et prise de conscience

    17 décembre 2007 | 0 commentaire(s) | vu 5 968 fois

    Ayant en perspective les derniers soubresauts du sujet, il est intéressant de se pencher sur un bref historique de la naissance du dopage au sein du sport lui-même, afin de prendre conscience de l’importance de celui-ci et des effets directs et indirects qu’il occasionne.

    Nous allons donc, dans un premier temps, traiter des premiers cas recensés, ainsi que des principaux scandales reliés au dopage. Finalement, nous allons dresser une liste des principaux effets recherchés relié à des produits dopants fréquemment utilisés et tenter de comprendre, pourquoi des athlètes prennent autant de risques en regard d’une décision qui peut, aisément, compromettre une carrière qui dans bien des cas est encore jeune et déjà brillante.

    Les premiers cas

    Avant même la naissance des premiers Jeux Olympiques, en 1896, un premier cas de dopage est recensé. Il s’agit de nageurs qui ont été découverts à Amsterdam. Par contre, on ne connaît aucuns détails supplémentaires sur le sujet, ce qui permet difficilement de réellement marquer ce moment comme le point de départ du chaos sportif.

    Ce que l’on pourrait nommer comme étant la professionnalisation des drogues sportives arrive vers la fin des années 50. À ce moment, les sympathicomimétiques sont démontrés comme étant des produits qui peuvent aisément accélérer la fréquence cardiaque, dilater les bronchioles, et aider en général à une contraction des vaisseaux sanguins, ce qui, en bout de ligne améliore efficacement les performances du corps humain dans un contexte d’efforts intenses.

    Ce sont par contre les jeux Olympiques de Rome en 1960 qui, par la mort de Knud Enemark Jensen, pousseront le Comité International Olympique (CIO) à officialiser les contrôles antidopage et ce, dès les Jeux Olympique d’été de Mexico en 1968.

    Les cas majeurs

    Quelques grands scandales ont secoué le sport sur la scène internationale.

    En outre, l’affaire Festina, a entaché le Tour de France de 1998, alors que les autorités du Tour avait découvert plus de 900 doses de divers produits dopant dans le véhicule du soigneur de l’équipe. Plusieurs autres cas de dopages sportifs sont venus ternir l’image du Tour de France, comme on l’a vu dernièrement avec la quasi condamnation de Lance Armstrong comme consommateur d’EPO.

    La République Démocratique allemande (RDA) avait bâtit un solide programme de dopage majeur avec ses athlètes, en leur administrant d’importantes doses de testostérone et d’anabolisant autant chez les adultes que les enfants. Le cas fut découvert après la chute du mur de Berlin, en 1989.

    Les principaux effets des produits dopants

    Les stéroïdes anabolisants, la créatine, la méthionine, l’arginine, la glycine et les hormones de croissance, sont autant de produits presque unilatéralement interdits qui amène de façon individuelle ou collective à une augmentation de la force et/ou la puissance musculaire.

    L’oxygénation est majorée si l’on absorbe des substances comme le salbutamol, l’érythropoïétine (EPO) et le perfluocarbone (PFC)

    Plusieurs athlètes vont facilement vaincre le stress et améliorer leur concentration à l’aide des amphétamines, de l’alcool ou encore des bétabloquants.

    Le sport de haut niveau demande un dépassement de soi, une sorte d’oubli du corps. Les narcotiques (héroïne, morphine, méthadone), les euphorisants (cocaïne, caféine et amphétamines), les antalgiques, les analeptiques et l’insuline aide en ce sens à ralentir l’accroissement de la douleur.

    Les amphétamines combinés aux benzodiazépines permettent un stade de très haute vigilance suivi d’un état de repos intense. Ce cocktail est fréquemment utilisé dans les courses de longue haleine comme le Paris-Dakar.

    Le salbutamol, le probénécide et le Propécia sont des produits masquant. Il faut se souvenir que José Théodore, alors gardien de but du Canadien de Montréal, avait été au centre d’une controverse lorsque l’on avait rendu publique sa consommation de Propécia, qui sert également (comme premier usage) à empêcher la perte de cheveux et réduire les risques de calvitie.

    L’Agence Mondiale Antidopage

    L’AMA est présente depuis 1999 dans plusieurs compétitions internationales afin de rechercher, d’analyser et d’abolir toute forme de dopage.

    L’Agence propose aux diverses fédérations, associations et comités sportifs d’accepter le code mondial antidopage de l’AMA, convenant de se plier aux décisions reliées aux analyses et éventuellement à des suspensions ou bannissements de milieux sportifs.

    Actuellement l’AMA comprend plus de 500 membres répartis dans diverses disciplines sur le globe.

    Les effets sur la santé

    La prise d’EPO par exemple, amène un épaississement du sang et éventuellement, par ce fait, à un risque d’arrêt cardiaque ou d’insuffisance cardiaque.

    On note aussi plusieurs cas de morts subites d’athlètes après une trop grande consommation de produits dopants.

    Bob Hazelton, un boxer a dû se faire amputer les deux jambes pour survivre à sa consommation.

    Évidemment, comme la plupart des substances s’apparentent à de dures drogues, plusieurs consommateurs finissent par assouvir ces besoins grâce à une dépendance aigus à ces produits.

    La perte de cheveux, l’acné, la stérilité, les problèmes cardiaques, les difficultés rénales, l’hypertension, le diabète, des problèmes au foie et à la rate, l’impuissance, les difficultés respiratoires et les défaillances du système nerveux sont autant de facteurs qui sont influencés par une prise régulière de produits dopants et ce sont souvent les résultats de plusieurs années de consommation.

    Les effets indirects

    Outre la détérioration de l’organisme humain des consommateurs de diverses substances, il est impératif de prendre en compte que le sport en général est mis à l’écart par plusieurs amateurs en regard aux divers scandales qui sont actifs ici et là. Le Tour de France par exemple a vu sa popularité chuter lorsque plusieurs cas de dopage ont fait surface coup sur coup. De plus le cas de Lance Armstrong qui a été couronné sept années consécutives lors de cette grande compétition n’a pas aidé la cause.

    Un Barry Bonds par exemple qui est un symbole héroïque pour beaucoup d’amateurs, de jeunes et de gens de la communauté noire américaine, devient un peu moins emblématique lorsque l’on connaît sa consommation de drogues de performance.

    Ainsi, par la pression mise sur les athlètes par la amateurs, les entraîneurs, les équipes sportives, les pays et les instances elles-mêmes, on pousse les sportifs au cordon du gouffre. Plusieurs scandales ont éclaté et certains directeurs, présidents ou commissaires sportifs prennent comme décision d’enrailler les drogues de leur arènes. Combien de temps s’écoulera-t-il avant que de nouvelles substances, indétectables soient disponible sur le marché et éventuellement proposées aux athlètes ?

    Le cycle est enclenché, nous verrons bien.

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