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Le dialogue de sourds (3e partie)

G. Edward Griffin

G. Edward Griffin

Le monde politique est truff? d??tiquettes. Nous pouvons ?tre conservateur ou lib?raux, droitiste ou gauchistes, d?mocrates, r?publicains, libertariens, communistes, fascistes, etc? Mais au travers toutes ces ?tiquettes, personne n?arrive ? d?crire de fa?on pr?cise ce que ces ?tiquettes repr?sentent vraiment, Ces ?tiquettes ne servent qu?? attribuer une aura de bont? ou de m?chancet? selon celui qui les emploie et les ?motions qui sont d?clench?es par le discours et chaque orateur semble en avoir une d?finition diff?rente. Afin de d?gager un sens dans les d?bat politiques, il est essentiel d?abandonner le vieux vocabulaire et ?tablir un vocabulaire plus simple.Une fois que les termes sont clairement d?finis, beaucoup de gens se rendront compte qu?ils sont d?accord sur l?essentiel.

Vous serez probablement surpris d?apprendre que pratiquement tous les d?bats politiques peuvent se diviser en deux courants de pens?e communs. Ces courants de pens?e encouragent tous deux des actions ? prendre, mais la grande diff?rence de provient pas autant des actions elles-m?me mais des principes qui motivent ces actions. Ce grand d?bat est en fait entre l??thique du collectivisme et celle de l?individualisme. Ces deux mots ont une signification r?elle. Nous reconnaissons au d?part que les adh?rents des deux courants de pens?e sont mus par des bonnes intentions et qu?ils veulent tous le bien de leurs familles et du monde en g?n?ral. L? o? ils divergent est le moyen d?y arriver. Dans ce billet en cinq parties, j?aimerais explorer les points communs et divergences des ces deux courants de pens?e tels qu?expos?s par l??crivain et philosophe G. Edward Griffin. La premi?re partie traitera des droits humains, la deuxi?me traitera de la supr?matie du groupe, la troisi?me de coercition et libert?, la quatri?me de l??galit? et l?in?galit? devant la loi et la cinqui?me du r?le du gouvernement.

Partie III: Coercition et libert?.

Plus t?t, dans la premi?re partie, nous avons vu ce qui est ? l?origine des droits. Il en va de m?me pour l?origine des responsabilit?s. Les deux vont de pair. Si vous voulez vivre votre propre vie, sans que les autres ne vous disent quoi faire, vous devrez prendre la responsabilit? d??tre ind?pendant de pourvoir ? vos propres besoins sans vous attendre ? ce que d?autres s?occupent de vous.

Si seul les individus ont des droits, alors seul les individus ont des responsabilit?s. Si les groupes ont des droits, alors ces groupes doivent aussi avoir des responsabilit?s et c?est une des grands d?bats de notre soci?t? pr?sentement. Les individualistes sont les champions des droits individuels et donc, acceptent le concept de responsabilit?s individuelles. Ils croient que chaque individu a une obligation premi?re de prendre soin de lui-m?me et sa famille, ensuite de prendre soins d?autres personnes dans le besoin. Ce qui ne veut pas dire qu?ils ne croient pas qu?il faille s?entraider, mais bien que c?est leur propre responsabilit? d?enr?ler l?aide volontaire dont ils ont besoin.

Les collectivistes, par contraste, d?clarent que les individus ne sont pas responsables pour la charit?, d??lever leurs enfants, de subvenir aux besoins de leurs parents ?g?s ou m?me de subvenir ? leurs propres besoins. Ce sont les responsabilit?s de ls soci?t? ou de l??tat. L? o? l?individualiste s?attend ? tout faire par lui-m?me, le collectiviste s?attend ? ce que le gouvernement fasse tout pour lui. Lui fournir de l?emploi, des soins de sant?, un salaire minimum, une ?ducation et un m?me un toit. Selon les collectivistes, le gouvernement est la solution ? tous leurs probl?mes. Quand un collectiviste vous parle de solidarit? pour s?occuper de nos enfants, de nos vieillards, des d?munis, il ne veut pas dire de le faire nous-m?me, mais que quelqu?un d?autre le fasse pour nous.

Les individualiste, eux, croient au contraire que le gouvernement cr?e plus de probl?mes qu?il n?en r?sout. Ils croient plut?t que la libert? de choix, en engendrant une multitude d?id?es soumises au test d?essai-erreur et de la concurrence; fournit des r?sultats bien sup?rieurs que le gouvernement ou une suppos?e ?lite dirigeante. Les collectivistes craignent la libert? de choix. Ils sont convaincus que c?est appropri? pour les choses mineures comme choisi la couleur de peinture sur nos murs, mais pour les choses importantes comme la sant?, l??ducation, la politique mon?taire, le syst?me bancaire, etc., la libert? de choix ne fonctionnera pas. Il faut que le gouvernement s?en occupe sinon ce sera le chaos.

Il existe deux raisons pourquoi cette position est populaire. La premi?re est que la plupart d?entre nous ont ?t? ?duqu?s dans des ?coles g?r?es par l??tat et c?est ce qu?on nous y a enseign?. La seconde est que l??tat est le seul groupe ? avoir l?usage l?gal de la force. Il a le pouvoir de taxation, renforc? par un syst?me carc?ral et la force des armes et ce concept est tr?s attrayant pour les ing?nieurs sociaux. Ils croient que c?est leur devoir en tant que personnes ?clair?es de prendre les d?cision pour d?autres qu?ils consid?rent trop stupides pour d?cider d?eux-m?me ce qui est dans leur int?r?t.

Les individualistes croient aussi qu?ils ont raison et que les masses n?agissent pas toujours dans leur meilleur int?r?t, mais il refusent d?accepter qu?on puisse forcer les autres ? agir contre leur propre volont?. Adopter ce principe ouvre la porte ? d?autres groupes de venir imposer leurs dictats ? leur tour et se serait la fin de leur libert?. Une des fa?ons les plus faciles de reconnaitre un collectiviste est la fa?on dont il confronte les probl?mes soci?taux. Peu importe ce qui trouble sa vie quotidienne. Que ce soit pour des d?chets dans la rue, des tenues ind?centes, le racisme, la consommation de drogues, etc. Son premier r?flexe est de dire ??il devrait y avoir une loi??? Naturellement, les personnes au pouvoir, ceux qui vivent de la coercition, sont plus qu?heureux de les accommoder. Ces lois en elles-m?me peuvent sembler b?nignes, mais chaque ann?e il y a de plus en plus de lois et de moins en moins de libert?. Le gouvernement continue de grandir jusqu?? ce qu?il devienne totalitaire. Petit peu par petit peu, les gens forgent les mailles des chaines de leur propre esclavage.

Un bon exemple de la mentalit? collectiviste est leur concept de charit?. La plupart des gens s?accorde sur l?importance d?aider son prochain, mais qu?en est-il de ceux qui ne sont pas d?accord et refusent d?aider? Peuvent-ils laisser les gens dans le besoin alors que le reste d?entre nous est si g?n?reux? Les collectivistes voient des gens comme ceux-l? comme une justification de l?usage de la coercition, parce que la cause est si noble. Naturellement, tout l?argent ainsi r?colt? ne va pas n?cessairement aux pauvres. ?a prend beaucoup d?argent pour op?rer la bureaucratie de la charit? publique et cette bureaucratie est habitu?e ? sa part. Quant au reste, ils sont contents de recevoir tout ce qu?ils peuvent. Ils ne se soucient pas de combien est consomm? avant que ?a leur parvienne, parce qu?apr?s tout, ?a vient de la poche des autres de toute fa?on.

Nous connaissons tous la parabole du bon samaritain qui s?est arr?t? pour aid? un homme qui avait ?t? battu et vol?. Mais qu?aurions-nous pens? si le samaritain avait ensuite brandi son ?p?e et menac? de tuer le prochain passant s?il n?aidait pas aussi? ? ce pont, notre samaritain n?aurait pas ?t? mieux que le brigand qui avait vol? le premier homme. Son motif ? lui aurait bien pu ?tre pour nourrir sa famille ou payer des soins pour sa femme. Peu importe, un crime commis, m?me pour des motifs vertueux est un crime tout de m?me. Quand la coercition est utilis?e, il n?y a aucune charit?.

L’approche collectiviste ? la charit?.

Les individualistes, eux, croient qu?une personne a le droit de ne pas ?tre charitable. Qu?elle veuille donner ? une autre ?uvre de charit?, ou donner un plus petit montant, ou ne rien donner du tout, nous n?avons aucun droit de la forcer ? faire quoi que ce soit. Nous pouvons tenter de la persuader et de lui montrer le bon exemple, mais les individualistes refusent l?id?e de la forcer ? donner, que ce soit en la restreignant pendant qu?on fouille ses poches, ou en utilisant l?isoloir afin de faire voter des lois pour la taxer. Dans les deux cas, le principe est le m?me. ?a s?appelle du vol.

Les collectivistes aiment ? faire croire que les individualistes sont ?go?stes parce qu?ils s?opposent aux programmes sociaux et ? la distribution coercitive de la richesse, mais c?est tout le contraire. Les individualistes pr?nent la vraie charit? de donner volontairement leur propre argent, tandis que les collectivistes pr?nent le don forc? de l?argent des autres, ce qui explique pourquoi ils sont si populaires. Un des slogans marxistes les plus populaires est:

??De chacun selon sa propre habilet?, ? chacun selon son besoin??

C?est une pens?e attrayante, mais elle est incompl?te. La question qui est rest?e sans r?ponse est ??Comment??? Est-ce de fa?on libre, ou par la coercition? Pour l?individualiste, m?me une noble cause ne justifie pas l?usage de la coercition, mais pour le collectiviste, la fin justifie les moyens.

Dans le prochain chapitre, nous verrons les diff?rentes attitudes du collectivisme et de l?individualisme face ? l??galit? et la loi.

Note de l’auteur

Comme vous avez pu le constater, les commentaires de mon articles sont ferm?s. Comme M. Allard l’a sp?cifi? sous la rubrique de l’?le du Diable, il est devenu apparent que je suis la cible d’une vendetta personnelle. Peu importe ce que je puisse ?crire sur ce site,? Sylvain Guillemette semble s’?tre donn? pour mission d’?touffer tout d?bat sain dans les commentaires en les inondant de longs diatribes r?p?titifs. Dans ses d?lires, M. Guillemette s’imagine m?me qu’il est un super-h?ros venu tous vous sauver de la vile propagande du « m?chant libertarien » venu vous causer de libert? individuelle; comme si vous ?tiez trop imb?ciles, chers lecteurs, pour vous faire vos propres id?es. J’avoue que je l’ai aid? un peu. Depuis plusieurs semaines, je le joue comme un violon en postant certains articles pour le provoquer. Si vous retournez examiner mes chroniques pr?c?dentes, vous pourrez facilement d?tecter lesquelles. J’avoue que j’ai pris un malin plaisir ? voir M. Guillemette faire la « danse du bacon » (pour ceux qui ne sont pas familliers avec cet id?me qu?b?cois, imaginez une personne en pleine crise d’?pilepsie qui fr?tille comme une tranche de bacon dans une po?le – sans vouloir offenser les ?pileptiques, ce n’est qu’une m?taphore). Il ne suffisait que je poste un court commentaire pour qu’il se remette ? fr?tiller de plus belle. Je n’avais probablement pas ? me livrer ? cet exercice pour prouver que M. Guillemette est un troll. Mais il est d?finitivement all? au-del? de mes esp?rances et a d?montr? qu’il a plut?t une obsession maladive ? mon endroit.? Cependant, depuis une semaine, M. Allard me presse de prendre une action positive pour diminuer le trollisme sur le site en fermant les commentaires de mes chroniques pour un certain temps, et apr?s un moment de r?flexion, j’ai acquiesc?.? Si, par hasard, vous d?sirez commenter cette chronique, je vous invite ? le faire ici, exception faite pour M. Guillemette, bien s?r.

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