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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
4 février 2011 |
20 commentaire(s) |
vu 1 235 fois 
Vous allez encore me traiter d’oiseau de malheur et de trouble-fête, en particulier pendant que les génies de la haute finance font la fête à Davos, mais demandez-vous, depuis 2009, qu’est-ce qui a vraiment changé? Du point de vue fondamental, tout ce qui a causé la crise en 2007 et 2008 est encore là, mais en pire.
À Davos, le 29 janvier dernier, le Ministre des Finances, Jim Flaherty, a déclaré que les choses étaient très différentes maintenant. Les banques sont mieux capitalisées et mieux règlementées. Vraiment? Les taux d’intérêts étaient déjà trop bas à 1% en 2004 alors que les américains gonflaient leur bulle immobilière, ils sont à ou près de zéro depuis près de deux ans. Les banques centrales pompent sans cesse de l’argent facile dans l’économie par centaines de milliards. Les nouvelles règlementations n’auront servi qu’à canaliser cet argent vers d’autres véhicules d’investissement comme les denrées et les « Hedge Funds » et même si on voulait règlementer ceux là, les investisseurs sont toujours en avance sur les régulateurs et ils trouveront toujours un truc quelconque pour les contourner.
Les états sont hyper endettés. Lors de la dernière crise, ils sont venus à la rescousse des banques, mais quand arrivera la prochaine crise, qui sauvera les états? Déjà plusieurs pays d’Europe on frappé le mur. Bientôt le Canada, l’Australie et la Chine verront l’éclatement de leur propres bulles immobilières qui auront des proportions gargantuesques. D’autres dominos tomberont.
La dernière crise avait été causée par trop d’argent facile, créant un boum artificiel qui devait, un jour ou l’autre, finir par une correction. L’économie était ivre, mais au lieu de lui laisser faire sa cuite, on a plutôt décidé de continuer à la gaver d’alcool. Mais alors que l’alcool maintient notre patient dans un état d’euphorie, ses reins et son foie sont sur le point de flancher. Bientôt, le remède ne sera pas une simple cuite, mais une cure de désintoxication. Ceux qui ont déjà vécu ce genre de traitement attesteront certainement que c’est loin d’être une partie de plaisir. Peut-être verrons-nous un effondrement du système monétaire? Rien n’est impossible. En attendant, je vous laisse avec un rap qu’ils devraient faire jouer dans les parties à Davos…
«même si on voulait règlementer ceux là, les investisseurs sont toujours en avance sur les régulateurs et ils trouveront toujours un truc quelconque pour les contourner.»
Voilà. Des crosseurs, ça reste des crosseurs. Ils sont bons à ça, même très bons.
«Les états sont hyper endettés. Lors de la dernière crise, ils sont venus à la rescousse des banques, mais quand arrivera la prochaine crise, qui sauvera les états?»
Mais les endettements sont relatifs aux dogmes du capitalisme, il faut se poser des questions un moment donné, quand toutes les roues de toutes vos voitures sont carrées.
Les dogmes du capitalisme auront sinon, raison de l’humanité, au profit des parasites qui l’imposent là-haut.
«Peut-être verrons-nous un effondrement du système monétaire? Rien n’est impossible.»
Et la guerre, car certains n’accepteront pas leur nouvelle position dans la course effrénée. Et des populistes feront tout pour que cela arrive, et le peuple en redemandera, comme un troupeau de mouton prêt à brouter là où on lui indique.
05:35, le Lundi 7 février 2011« L’intérêt est un régulateur du marché. Il coordonne l’activité économique dans le temps en fixant le coût du crédit. Nous avons toujours le choix entre faire des choses tout de suite ou plus tard. Le taux d’intérêt existe pour nous inciter à reporter certaines choses à plus tard. S’il n’existait pas, tout le monde voudrait tout faire tout de suite, mais in ne peut pas y avoir assez de ressources pour tout soutenir »
Et moi qui croyait que l’intérêt existait pour que les banques fassent des profits?
C’est drôle comme je peux être naïf parfois?
Est-ce vrai que lorsque la banque centrale imprime un billet de 100.00 dollars, il imprime une reconnaissance de dette de 100.00 $ ?
Amicalement
Élie l’Artiste
Philippe David a répondu:
février 7th, 2011 à 12:23
@ Lartiste
Et moi qui croyait que l’intérêt existait pour que les banques fassent des profits?
Il faut bien que les banquiers puissent gagner leur croute, sinon il n’y aurait plus de banquiers. Mais présentement, les intérêts ne représentent qu’une infime partie du revenu des banques. Leur véritable source de revenu provient d’une fraude légalisée qui s’appelle les réserves fractionnaires et qui permet aux banques de prêter jusqu’à dix fois les montants de leurs dépôts.
Est-ce vrai que lorsque la banque centrale imprime un billet de 100.00 dollars, il imprime une reconnaissance de dette de 100.00 $ ?
Il fût une époque où un billet de banque représentait une quantité d’or ou d’argent. Depuis 1971, ce n’est plus le cas. C’est la raison pour laquelle le dollar autant canadien qu’américain a perdu 95% de son pouvoir d’achat original. La plus grande partie de cette perte s’est produite depuis 1971. (Quelle coincidence!)
Lartiste a répondu:
février 7th, 2011 à 14:32
« Il faut bien que les banquiers puissent gagner leur croute, sinon il n’y aurait plus de banquiers. »
Bof! On pourrait nationaliser les banques et il y aurait toujours des comptables pour saliver devant la « job ».
« Il fût une époque où un billet de banque représentait une quantité d’or ou d’argent. »
Oui je sais; mais tu ne réponds pas à ma question.
Un billet de 100.00 4 est-il une reconnaissance de dette?
Remarque que si un billet de cent dollars permet d’imprimer 900.00 $, on n’est pas sorti du bois et les banquiers gagnent plus qu’une croûte. De plus, pas surprenant que cent dollars ne vaille pas cent dollars.
Amicalement
Elie l’Artiste
Philippe David a répondu:
février 7th, 2011 à 15:35
@ Lartiste
Oui je sais; mais tu ne réponds pas à ma question.
Un billet de 100.00 4 est-il une reconnaissance de dette?
Depuis 1971, oui!
Bof! On pourrait nationaliser les banques et il y aurait toujours des comptables pour saliver devant la « job ».
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T’as vu ce qu’ils ont fait avec la Caisse de dépôt? Tu cros vraiment que les bureaucrates du gouvenement sont capables de gérer une banque? Ils ne seraient même pas capable de gérer un bordel pour camionneurs dans le désert!
Meilleure idée, abolissons la Banque du Canada et laissons les banques faire faillite quand elles se comportent de façon irresponsable et voyons combien de temps ça prendra pour qu’ils abandonnent les réserves fractionnaires et qu’ils recommencent à simplement se comporter en intermédiaire entre prêteurs et emprunteurs comme ils sont supposés.
Lartiste a répondu:
février 7th, 2011 à 16:01
« Depuis 1971, oui! »
Donc, si c’éatit le gouvernement qui imprimait les billets, ils n’auraient pas de dettes; non?
« T’as vu ce qu’ils ont fait avec la Caisse de dépôt? Tu cros vraiment que les bureaucrates du gouvenement sont capables de gérer une banque? »
La « gérance de la Caisse de Dépot était celles de « placements ».
Celle des banques « gouvernementales » serait d’imprimer des 100.00 $ et de les mettre en circulation. C’est pas tellement difficile.
Ils pourraient évidemment voler quelques billets de temps à autre, mais c’est moins dommageable que de faire monter le prix de la nourriture pour générer des dividendes.
Amicalement
Elie l’Artiste
Philippe David a répondu:
février 7th, 2011 à 16:53
@ Lartiste
Celle des banques « gouvernementales » serait d’imprimer des 100.00 $ et de les mettre en circulation. C’est pas tellement difficile.
Le rôle des banques n’est justement pas de créer de la monnaie, et donner le contrôle de l’impression de la monnaie au gouvernement ne changerait rien si le gouvernement continue d’imprimer des billets et créer de l’argent ex nihilo. Ce n’est pas qui imprime les billets qui a de l’importance. Le rôle d’une banque est de sauvegarder l’argent de ses déposants et de faire des prêts avec de l’argent qui leur a été « prêté » par des particuliers à cette fin par l’achat de certificats de dépot ou de débentures.
SylvainGuillemette a répondu:
février 8th, 2011 à 05:42
«Bof! On pourrait nationaliser les banques et il y aurait toujours des comptables pour saliver devant la « job ». :-S»
Quelle bonne idée!
08:41, le Lundi 7 février 2011« Le rôle d’une banque est de sauvegarder l’argent de ses déposants et de faire des prêts avec de l’argent qui leur a été « prêté » par des particuliers à cette fin par l’achat de certificats de dépot ou de débentures. »
Moi je veux bien, mais tu as dis plus haut:
« Leur véritable source de revenu provient d’une fraude légalisée qui s’appelle les réserves fractionnaires et qui permet aux banques de prêter jusqu’à dix fois les montants de leurs dépôts. »
Donc, ils ne prêtent pas l’argent des « particuliers » mais de l’argent imaginaire créée, dont 10% seulement est « réel ». Et cet argent « irréel » porte à intérêt.
Tout ça disparaîtrait si le gouvernement imprimait les devises nécessaires à l’échange des « denrées ».
Enfin, c’est ce qui me semble.
Amicalement
Elie l’Artiste
Denis Gélinas a répondu:
février 7th, 2011 à 18:21
»Et cet argent « irréel » porte à intérêt. »
BINGO
Philippe David a répondu:
février 7th, 2011 à 20:33
@ Lartiste
« Le rôle d’une banque est de sauvegarder l’argent de ses déposants et de faire des prêts avec de l’argent qui leur a été « prêté » par des particuliers à cette fin par l’achat de certificats de dépot ou de débentures. »
Moi je veux bien, mais tu as dis plus haut:
« Leur véritable source de revenu provient d’une fraude légalisée qui s’appelle les réserves fractionnaires et qui permet aux banques de prêter jusqu’à dix fois les montants de leurs dépôts. »
La citation la plus haute est ce qui devrait être, la plus basse, ce qui se passe maintenant. Pour démontrer que la les banques commettent une fraude, il faut expliquer ce qu’elle devraient vraiment être en train de faire.
Donc, ils ne prêtent pas l’argent des « particuliers » mais de l’argent imaginaire créée, dont 10% seulement est « réel ». Et cet argent « irréel » porte à intérêt.
C’est pourquoi je qualifie ça de fraude, mais c’est fait avec l’aval de tous les gouvernements. Le problème n’est pas si nous payons de l’intérêt. Comme j’ai expliqué, l’intérêt joue un rôle de régulateur sur le marché. En premier lieu, quand on n’essaie pas de le contrôler, il est supposé signaler la disponibilité de fonds prêtables réels, c’est à dire alimenté par l’épargne plutôt que la création ex nihilo. En l’absence d’épargne, il freine l’ardeur des emprunteurs. Plus les gens épargnent et plus le taux baissera, plus les réserves d’épargnes baissent, plus les taux montent. Quelle différence que ça fait que l’argent prêté provienne de l’épargne plutôt que de l’argent imprimé à partir de rien? L’argent accumulé par l’épargne provient de ressources déjà produites, l’argent ex nihilo n’es supporté par absolument aucune ressource. Ce n’est pas parce qu’on a imprimé quelques billets qu’on a magiquement créé plus de ressources. On n’a réussi effectivement réussi qu’à diluer ces ressources par l’inflation.
Maintenant, imaginez que la planche à billet soit sous le contrôle de politiciens. Croyez-vous un instant que ceux-ci seront assez responsables pour ne pas imprimer de l’argent à outrance et causer une inflation gallopante quand ils savent qu’ils peuvent tout financer de cette façon? Combien de bonbons électoraux iraient-ils distribuer s’il ne leur suffisait qu’imprimer quelques billets de plus?
Le contrôle de la monnaie ne devrait aller ni aux banques, ni au gouvernements.
SylvainGuillemette a répondu:
février 8th, 2011 à 05:55
«C’est pourquoi je qualifie ça de fraude, mais c’est fait avec l’aval de tous les gouvernements. Le problème n’est pas si nous payons de l’intérêt. Comme j’ai expliqué, l’intérêt joue un rôle de régulateur sur le marché. En premier lieu, quand on n’essaie pas de le contrôler, il est supposé signaler la disponibilité de fonds prêtables réels, c’est à dire alimenté par l’épargne plutôt que la création ex nihilo.»
Mais Philippe, ils ne respecteront jamais ces règles, ce ne sont que les pantins de ceux qui en profitent. Et quand même, d’appliquer le système à la lettre ne changerait rien au partage de la richesse, qui est, voire impossible dans ce contexte. Comme je le disais plus haut, c’est avec du fric qu’on fait du fric, et quand on en possède pas, faut l’emprunter, mais parfois, y a aussi l’épicerie qui prime sur les entreprenariats qui en ce sens, passent en deuxième, que celui qui ait faim ait une bonne idée d’entreprise ou non.
Le système est fait pour avantager une minorité élitiste. Même si nous voyons comme vous les tricheurs là-haut, le système capitaliste est lui-même un conditionnement pour créer des conditions, où la nature humaine est relative à ce mauvais partage de la richesse, car pour moi, la nature humaine n’existe que sous la forme qu’on veut bien la voir. La nature humaine de quelqu’un qui a toujours vécu dans un monde où la richesse est mal répartie, se dira, «c’est eux ou c’est moi». Alors que celui qui s’émancipera dans un monde où l’accès à tout cela sera universel, aura une toute autre nature humaine, relative à ses conditionnements (Précision : Je ne dis pas que nous pouvons changer la nature humaine en claquant des doigts, et en moins d’un siècle…., mais bien qu’il est possible de la conditionner et de la modeler telle qu’on la voudrait, en beaucoup de temps cela dit.).
«Le contrôle de la monnaie ne devrait aller ni aux banques, ni au gouvernements.»
Au peuple, c’est au peuple qu’elles doivent aller. Alors pour moi, oui à la nationalisation, mais dans un contexte où le national, c’est le peuple démocratique. Ce qui n’est pas le cas en ce moment. Comme pour Hydro-Québec, qui est gérée pour des intérêts mercantiles de certains y travaillant.
17:50, le Lundi 7 février 2011« Maintenant, imaginez que la planche à billet soit sous le contrôle de politiciens. Croyez-vous un instant que ceux-ci seront assez responsables pour ne pas imprimer de l’argent à outrance et causer une inflation gallopante quand ils savent qu’ils peuvent tout financer de cette façon? »
Je ne sais pas; mais s’il n’y a pas d’intérêt, parce que les banquiers n’ont plus à gagner leur croute, je ne vois pas pourquoi, ils n’imprimeraient pas tout ce que le peuple à besoin pour opérer.
Ce ne serait plus du « financement » mais de l’investissement sans intérêts dans le développement des ressources.
Et il n’y aurait pas 90% d’argent « irréel » en circulation.
Le papier monnaie deviendrait ce qu’il doit être: la représentation d’une quantité des ressources.
« Le contrôle de la monnaie ne devrait aller ni aux banques, ni au gouvernements. »
Parce que nous avons des gouvernements irresponsables et des banquiers avides.
On n’a qu’à donner l’emploi à un ordinateur qui détermine la valeur de l’argent selon la quantité et la qualité des ressources.
Amicalement
Elie l’Artiste
SylvainGuillemette a répondu:
février 8th, 2011 à 06:00
«On n’a qu’à donner l’emploi à un ordinateur qui détermine la valeur de l’argent selon la quantité et la qualité des ressources.»
Mais l’ordinateur n’a aucun sentiment et se fiche éperdument de celui qui met son épicerie, faute de moyens, sur sa carte de crédit. C’est le système qui ne partage pas la richesse, bien que moi, je me débrouille avec si peu, alors que j’ai une hypothèque, une voiture neuve et trois enfants.
Les conditions de chacun sont différentes, je n’ai pas choisi ma santé de fer, ni celle de mes enfants. Nous aurions pu avoir une toute autre santé…, et je ne prends là que l’exemple de la santé.
20:50, le Lundi 7 février 2011» je n’ai pas choisi ma santé de fer, ni celle de mes enfants. Nous aurions pu avoir une toute autre santé… »
Je pense plutôt qu’en étant « réfractère » à tout le système depuis longtemps, tu as « choisis » ta santé et celle de tes enfants.
Amicalement
Elie l’Artiste
07:10, le Mardi 8 février 2011http://www.panda-france.net/filmfest_2011/2011/gallery4/
Bonjour à tous,
Désolé trés prenant ce Festival du Court Métrage, nous rentrons tard, certaines prises de vues seront éliminées mais en l’instant du live, voici les derniers clichés mits en ligne ce jour.
http://www.panda-france.net/filmfest_2011/2011/gallery3/
Le Panda
Patrick Juan
Les 4 galeries en exclusivités pour le journal du Québec en même temps que les Voix du Panda
Avec Toutes mes amitiés.
Un cadeau pour vous malgré l’heure en France et je rencontre tous les jours des gens du Québec et du Canada, je suis fier d’être votre au maximum je l’espére.
Le Panda
Patrick Juan
17:12, le Jeudi 10 février 2011Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
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Philippe David a répondu:
février 7th, 2011 à 07:50
@ Sylvain Guillemette
Pour une fois, nous ne sommes pas si éloignés.
Il y aura toujours des crosseurs. Ce qui empire la situation, ce sont les banques centrale qui baissent les taux d’intérêt trop bas, rendant l’endettement et l’effet de levier trop facile et les états qui s’appliquent à renflouer les irresponsables, ce qui enlève complètement l’incitatif à la prudence. Dans l’environnement actuel, les crosseurs n’ont rien à perdre et tout à gagner. Mais les interventions des banques centrales et des états n’ont rien à voir avec un marché libre.
Il y a des bons endettements et des mauvais endettements. S’endetter pour investir dans quelque chose de productif est un bon endettement. S’endetter pour payer l’épicerie est un mauvais endettement. Présentement, beaucoup d’états, incluant le Québec, empruntent pour payer les comptes courants. Et l’endettement excessif n’est jamais bon. Le marché a un mécanisme de frein, c’est le taux d’intérêt. Un taux d’intérêt élevé va automatiquement freiner la demande de crédit. Quand les taux d’intérêts sont maintenus artificiellement bas, le mécanisme de freinage ne peut pas fonctionner.
La guerre sera certainement au menu, simplement parce que les politiciens ont découvert qu’une menace extérieure est la meilleure diversion pour faire oublier les problèmes domestiques.
Lartiste a répondu:
février 7th, 2011 à 08:04
ET s’il n’y avait pas d’intérêt du tout…jamais?
Amicalement
Elie l’Artiste
Philippe David a répondu:
février 7th, 2011 à 08:33
@Lartiste
Présentement, les taux d’intérêts sont nominalement à zéro. En termes réel, ils sont négatifs. Autant dire qu’ils n’existent pas. L’intérêt est un régulateur du marché. Il coordonne l’activité économique dans le temps en fixant le coût du crédit. Nous avons toujours le choix entre faire des choses tout de suite ou plus tard. Le taux d’intérêt existe pour nous inciter à reporter certaines choses à plus tard. S’il n’existait pas, tout le monde voudrait tout faire tout de suite, mais in ne peut pas y avoir assez de ressources pour tout soutenir. C’est pour ça que nous avons des problèmes présentement.
SylvainGuillemette a répondu:
février 8th, 2011 à 05:34
«Il y aura toujours des crosseurs. Ce qui empire la situation, ce sont les banques centrale qui baissent les taux d’intérêt trop bas, rendant l’endettement et l’effet de levier trop facile et les états qui s’appliquent à renflouer les irresponsables, ce qui enlève complètement l’incitatif à la prudence. Dans l’environnement actuel, les crosseurs n’ont rien à perdre et tout à gagner. Mais les interventions des banques centrales et des états n’ont rien à voir avec un marché libre.»
Ni vous, ni moi ne sommes devins, et ne savons s’il y aura toujours des crosseurs en fait.
Effectivement, les actions des banques centrales et des États n’ont rien à voir avec un véritable marché libre, mais le marché libre lui-même suppose que la richesse soit partagée d’abord, pour appliquer cette droite morale économique. Mais ce n’est pas le cas, le marché libre ou non, il s’en balance du partage de la richesse et forcément, nous constaterons que l’homme aux pommiers aura plus de pommes que l’homme sans terre. Ainsi de suite.
Le marché-libre n’est pas applicable et, et les États, et les banques centrales n’y peuvent rien.
Maintenant, les États, ils sont gouvernés par des sbires de la bourgeoisie, leurs valets, des gens près du milieu des affaires. On a tous vu Harper aller négocier les ententes avec l’Union Européenne, sans regard sur les intérêts des Canadiens, mais tout en regardant les intérêts des pharmaceutiques.
Alors certes, je vous l’accorde, tout est facilité pour l’endettement, mais ne vaut-il pas ici la peine de se questionner à savoir si ce ne sont pas des dogmes capitalistes qui mènent tout droit à la faillite, une majorité contre une minorité qui en profite?
«Il y a des bons endettements et des mauvais endettements. S’endetter pour investir dans quelque chose de productif est un bon endettement. S’endetter pour payer l’épicerie est un mauvais endettement.»
Effectivement, selon les dogmes du système du libre-marché, vous avez raison, mais les dogmes du système capitaliste ne tiennent donc pas compte de la faim des gens, incapables de s’attarder aux principes de base et aux besoins de base de ces gens, qui n’ont pas goûté la richesse et qui ne savent pas gérer le capital pour beaucoup d’entre eux, faute de pratique minimale.
Mais plus sérieusement, entre vous et moi, qu’est-ce qui prime entre investir –des capitaux qu’il faut préalablement détenir- et manger?
«Présentement, beaucoup d’états, incluant le Québec, empruntent pour payer les comptes courants. Et l’endettement excessif n’est jamais bon. Le marché a un mécanisme de frein, c’est le taux d’intérêt. Un taux d’intérêt élevé va automatiquement freiner la demande de crédit. Quand les taux d’intérêts sont maintenus artificiellement bas, le mécanisme de freinage ne peut pas fonctionner.»
Nous comprenons ces points Philippe, mais je tiens tout de même à redire que ces lois économiques ne sont respectées par personne sur ce caillou. Et qui si nous devions respecter ces dogmes, beaucoup de gens ne pourraient même pas faire leur épicerie.
D’autre part, ça arrange les bourgeois en haut, de nous savoir «enlaissés» à des dettes, qui ne cessent de grossir, car cela ne peut que leur assurer une prédominance au courant des siècles prochains, si nous nous y rendons.
Je comprends les lois économiques, mais lorsque l’on perçoit qu’il y a des tricheurs, et des gens là-haut qui en profitent, on ne peut que dénoncer cette comédie corrosive, qu’est le capitalisme.
Ça ne fonctionne pas Philippe. Et la solution n’est certainement pas d’appliquer demain, les règles à la lettre, faisant ainsi fi des gens qui voudraient se faire une épicerie justifiée par la faim. En tout respect.
«La guerre sera certainement au menu, simplement parce que les politiciens ont découvert qu’une menace extérieure est la meilleure diversion pour faire oublier les problèmes domestiques.»
Évidemment, et que lorsqu’il y a guerre, tout l’aspect social de notre émancipation prend le bord. Les syndicats, etc.. On «reset» la partie…, mais eux, ils demeurent en haut de cette pyramide économique, et nous en bas, tant de l’économie que de la société.
C’est une mascarade monumentale. Il faut s’en départir, tout en prônant un entreprenariat social, et oui, quitte à donner des bonus (sans droit d’exploiter le labeur, les besoins et les maux d’autrui) aux bons entrepreneurs. Et il faut revenir à l’essentiel, à la base, à notre épicerie, et à des investissements de capital humain dans des domaines qui nous seront collectivement favorables. Ou, faire chacun pour soi, et revenir ainsi, à la meute de loups, avec le plus fort en haut.
Philippe, si nous pouvons tous les deux préserver ce ton, ce serait bon pour nous, et pour tout le monde.