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Le d?clin de l?Argentine sous les Kirchner

MINARCHISTE

Le premier octobre 2012, une superbe fr?gate argentine, le Libertad, a ?t? saisie au Ghana, alors qu?elle y ?tait de passage. La raison est que le gouvernement de l?Argentine n?a toujours pas rembours? ses cr?diteurs suite ? son d?faut de $81 milliards en 2001. L?Argentine a offert ? ses cr?diteurs de subir une perte de 65% sur leurs obligations, ce que 93% des d?tenteurs ont accept?. Cependant, ces obligations ne comportent pas de clauses d?actions collective, comme celles de la Gr?ce, qui permettrait au gouvernement d?imposer ce r?glement ? tous les cr?diteurs ? partir du moment o? les deux tiers d?entre eux l?accepte. C?est de cette mani?re que la Gr?ce a r?cemment ?vit? de faire ??officiellement?? d?faut sur sa dette (m?me s?il s?agit dans les faits d?un d?faut).

R?cemment, un jugement en cour internationale a confirm? une dette de $1.6 milliard envers le fonds Elliott Management, qui fait partie des 7% qui cherchent ? ?tre enti?rement rembours?s. D?ailleurs, les titres du gouvernement argentin sont sujets ? une clause?pari passu?qui fait en sorte que si l??tat accepte de rembourser un ou plusieurs de ses cr?diteurs ? plus de 65%, elle devra faite cette offre ? l?ensemble de ses cr?diteurs. C?est en raison de cette clause que le gouvernement argentin n?a pas fait d?offre ? Elliott pour les faire taire, car s?il le fait, il devra rembourser tout le monde et le pays ne dispose pas des fonds. Pourtant, un tel accord est n?cessaire ? l?Argentine si elle veut ravoir acc?s aux march?s obligataires pour se financer. L?ordre de la cour pourrait ?tre appliqu? d?s la fin de f?vrier 2013, moment auquel nous pourrions assister ? un autre d?faut de l?Argentine sur sa dette.

Comment un pays peut-il en arriver l??

Pour r?pondre ? cette question, il nous faut tout d?abord remonter aux causes de la crise qui a men? au d?faut de 2001.

En 1991, sous la supervision du FMI, l?Argentine a adopt? un r?gime de taux de change fixe en arrimant le peso au dollar am?ricain. ? ce moment, les investisseurs obligataires en ont d?duit que si les choses tournaient mal, le FMI allait renflouer le gouvernement argentin, ce qui a fait grandement diminuer la perception de risque du march? envers les obligations argentine. Par ailleurs, avec une devise arrim?e au dollar, le risque de change ?tait aussi presque ?limin?, en th?orie. Les investisseurs se sont donc ru?s sur les titres de dette d?Argentine, dans la perspective d?obtenir un rendement sup?rieur avec un risque th?oriquement att?nu?.

Avec ce nouvel afflut de dette, le gouvernement s?est lanc? dans les d?penses, mais l?argent n?a pas ?t? d?ploy? dans des infrastructures cr?atrices de richesses. C?est plut?t la bureaucratie qui en a b?n?fici?: le nombre et les salaires des fonctionnaires ont fortement augment?. Durant les ann?es 1990s, la dette de l?Argentine a doubl? et la croissance des d?penses du gouvernement a exc?d? la croissance du PIB. Pour maintenir la parit? avec le dollar, la banque centrale devait maintenir une cr?ation de monnaie ?quivalente ? la croissance de ses r?serves de devises ?trang?res. Mais ce n?est pas ce qu?elle a fait car durant les ann?es 1990s, le pays a maintenu un d?ficit de la balance commerciale de 4%.?Entre 1991 et 1994, la masse mon?taire a cru ? un taux moyen de 60%!

Face ? des pressions inflationnistes grandissantes au milieu des ann?es 1990s, l??tat a d? ralentir la cr?ation de monnaie, ce qui a engendr? une grave et in?vitable r?cession. Constatant l?insoutenabilit? du syst?me, les investisseurs se sont alors mis ? d?laisser les obligations argentines, craignant un d?faut. Il est donc devenu difficile pour le gouvernement de financer et refinancer ses exc?s.

En 2000, le FMI est donc intervenu avec un pr?t de sauvetage de $48 milliards, mais ?a s?est av?r? insuffisant car d?s 2001, le pays ?tait ? sec de liquidit?s. En 2001, le pays ?tait dans sa quatri?me ann?e de r?cession, le ch?mage officiel atteignait les 18%. De ses $155 milliards de dettes, $135 milliards ?taient en devises ?trang?res, ce qui rendait impossible la mon?tisation de celle-ci (c?est ce qui est arriv? ? l?Islande r?cemment). En d?cembre 2001, devant le refus du FMI de lui pr?ter davantage, l?Argentine a in?vitablement fait d?faut sur sa dette.

Croyez-le ou non, beaucoup de gens attribuent cet ?chec aux politiques lib?rales! C?est compl?tement insens??

Cette crise a ?t? caus?e par l?interventionnisme du FMI, par un syst?me mon?taire d?ficient, par un gouvernement populiste kleptocratique menant ? des niveaux de d?penses insoutenables, par une culture visici?e de corruption et de client?lisme politique.?L?Argentine avait besoin de lib?raliser son ?conomie, pas d?obtenir une carte de cr?dit sans limite garantie par le FMI. Notez que les Kirchner bl?me la ? lib?ralisation ? ?conomique pour la crise de 2001?

2003 : Entr?e en sc?ne de Nestor Kirchner.

En Argentine, il y a essentiellement deux factions politiques : les ??peronistes?? et les ??radicaux??, qui se sont ?chang? le pouvoir depuis 1983. Le ??peronisme??, l?id?ologie mise en pratique par Juan Domingo Peron qui a ?t? pr?sident du pays de 1946 ? 1955, implique un syst?me de client?lisme techno-bureaucratique qui permet aux gens du secteur publique ou pr?s du pouvoir d?obtenir des privil?ges. L?Argentine est ainsi devenue une ?conomie planifi?e, g?r?e et contr?l?e par des bureaucrates. Dans ce contexte, ce sont les contacts politiques qui font la diff?rence entre le succ?s et l??chec en affaires. C?est en tablant sur le fiasco du r?gime pr?c?dent que Nestor Kirchner s?est fait ?lire de fa?on opportuniste.

D?ailleurs, depuis que les Kirchner ont pris le pouvoir, ils se sont grandement enrichis personnellement? Les Kirchner sont originaires de la r?gion de Santa Cruz, qui est riche en p?trole et gaz naturel. ? l??poque o? M. Kirchner ?tait gouverneur de cette r?gion, il fallait son approbation directe pour obtenir un contrat d?exploration, ce qui lui conf?rait beaucoup de pouvoir et de possibilit?s d?enrichissement. Plusieurs hommes d?affaires pr?s des Kirchner se sont grandement enrichis sous leur r?gne. Si en Russie ce sont les Oligarques et au Venezuela les Boligarques, en Argentines ce sont les?Empresarios K?(ou les pingouins pour ceux originaires de Santa Cruz).

En Argentine, le Congr?s a tr?s peu de pouvoir. La plupart des ?lus (85%) ne servent qu?un seul terme et votent en ligne avec leur gouverneur provincial. Les d?cisions ne sont pas prises au Congr?s, mais plut?t entre le Pr?sident et ses 24 gouverneurs provinciaux dans l?antichambre. Et comme le Pr?sident d?cide des transferts f?d?raux vers les provinces, qui repr?sentent 75% des revenus provinciaux, les gouverneurs lui mangent dans la main? C?est d?ailleurs Nestor Kirchner lui-m?me qui a r?organis? le syst?me politique de cette mani?re, rendant les gouverneurs provinciaux plus d?pendants de la pr?sidence.

En 2007, sa femme Cristina Fernandez de Kirchner lui succ?de. Celle-ci est plus agressive dans son utilisation du pouvoir pr?sidentiel et l?application des politiques peronistes. En 2008, Mme Kirchner a ?chang? des pesos pour $2 million de dollar juste avant une chute significative du taux de change et quatre de ses secr?taires priv?s sont sous enqu?te pour corruption. En 2009, elle adopte une loi pour augmenter le contr?le des m?dias par l??tat. Puis, la r?cession s?vit en Argentine, comme ailleurs. En 2010 son taux d?approbation a chut? ? 20%. Mme Kirchner adopte alors un important plan de relance ?conomique et lance une s?rie de transferts vers les pauvres. Elle augmente aussi les salaires des fonctionnaires et leur nombre.

Lors de sa r??lection en octobre 2011, Christina Fernandez Kirchner b?n?ficiait d?un sommet de popularit? vu ses g?n?reux transferts f?d?raux vers les pauvres, la reprise ?conomique mondiale post-crise et, surtout, un vent de sympathie du peuple suite ? la mort de son mari (qui lui a valu un gain de 25% dans les sondages). Cette popularit? a cependant grandement chut? par la suite, notamment lorsque les pauvres ont commenc? ? souffrir de l?hyperinflation r?sultant des politiques de la pr?sidente et suite ? ce que la croissance ?conomique ait ralentit substantiellement en 2012. Le pays a ?t? empreint de trois gigantesques manifestations en 2012 : 200,000 personnes le 13 septembre, 800,000 personnes le 8 novembre et plusieurs dizaines de milliers de syndiqu?s le 20 novembre.

En octobre 2012, une nouvelle loi donne le droit de vote au 16 ans et plus, ce qui favorisera sa r??lection.

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Expropriations et Nationalisations

Sous le r?gne des Kirchner, l?Argentine a assist? ? une vague d?expropriations et de nationalisations. Les revenus provenant de ces entreprises servent ? financer une partie de la croissance des d?penses de l??tat et ? masquer certains probl?mes ?conomiques du pays. Elles servent aussi ? r?compenser les amis du r?gime tout en faisant taire les critiques.

Jadis un exportateur d??nergie, l?Argentine importe maintenant 15% de sa consommation. Le sous-investissement r?sultant des politiques du gouvernement, telles que des contr?les de prix qui maintiennent les prix 70% ? 80% artificiellement plus bas que le march?, n?ont pas permit ? la production de suivre la demande, qui elle est subventionn?e. Face ? cette situation, Mme Kirchner a commenc? ? surtaxer les exportations de p?trole et ? rationner la consommation d??lectricit? (notamment en exigeant des entreprises qu?elles ?teignent leurs lumi?res plus t?t).

Finalement, en avril 2012, le gouvernement argentin a expropri? et nationalis? 51% de
l?entreprise d??nergie YPF, une ancienne entreprise d??tat qui avait ?t? vendue ? l?Espagnole Repsol en 1999 pour aider l?Argentine ? rester ? flot. Notez qu?en 2007, le gouvernement avait fait en sorte qu?un d?nomm? Enrique Eskenazi, un collaborateur de Nestor Kirchner, ach?te 15% de YPF. L?investissement a ?t? financ? par un pr?t octroy? de force par YPF elle-m?me et des banques. M. Eskenazi a droit ? un dividende sp?cial de YPF ?quivalent ? 90% de sa part des profits pour lui permettre de rembourser les pr?ts. C?est payant d??tre un pingouin!

Le gouvernement Kirchner n?a pas ?t? tr?s efficace jusqu?? maintenant dans la gestion d?entreprises nationalis?es. En 2003, il avait renationalis? Correo Argentino, les services postaux, suite ? ce que le fils du dirigeant de l?entreprise soit devenu un politicien du parti d?opposition. Mme Kirchner a aussi nationalis? les r?gimes de retraite, une soci?t? d?aqueduc, des entreprises ferroviaires et une compagnie a?rienne (Aerolineas Argentinas). La performance de ces entreprises a ?t? m?diocre depuis. Seulement 56% des vols d?Aerolineas atterissent ? temps et l?entreprise fait des pertes.

En d?cembre 2008, Mme Kirchner a nationalis?s les r?gimes de retraite. Ainsi, elle a pu les utiliser pour financer directement l??tat et aussi pour exercer plus d?influence sur certaines grandes entreprises dont ces fonds de pension sont des actionnaires importants (pouvant y nommer des membres du conseil d?administration). Entre 2009 et 2011, Mme Kirchner a subtilis? $6.8 milliard des fonds de retraite pour financer les d?penses de l??tat, ce qui les am?nera en d?ficit d?s 2014. Les compagnies d?assurance quant ? elles ont ?t? forc?es ? rapatrier $1.6 milliard de leurs portefeuilles d?investissements ?trangers en Argentine.

Suite ? ce que Shell ait voulu se d?partir de certains de ses actifs en Argentine en les vendant ? Petrobras plut?t qu?? des amis du pouvoir, le gouvernement argentins s?est litt?ralement acharn? sur Shell et ses dirigeants (23 amendes, 57 mandats d?arr?t, fermeture temporaire d?une raffinerie sans justification). C?est un d?nomm? Lazaro Baez, un pingouin de Santa Cruz et collaborateur de longue date de Nestor Kirchner, et son entreprise Epsur qui devait acheter les actifs de Shell en 2007.

En 2009, Mme Kirchner a fait adopter une nouvelle loi redistribuant les licences de diffusion ?galement entre le secteur priv?, l??tat et le ??secteur publique??. La loi, qui est toujours disput?e devant les tribunaux, interdit aux d?tenteurs de licences radio et t?l? par les ondes d?aussi avoir une licence de c?ble. Le march? du c?ble a ?t? divis? en 2,200 r?gions et chaque op?rateur doit se limiter au maximum ? 24 r?gions. Cette loi fera particuli?rement mal au groupe Clarin. Les m?dias de cette entreprise ont parfois ?t? critiques envers le gouvernement Kirchner. Le canal 13 du groupe Clarin, ? acc?s gratuit, ?tait parmi les seuls ? diffuser une couverture compl?te des r?centes manifestations en Argentine. En 2009, le gouvernement a nationalis? la diffusion des matchs de soccer, qui ?tait autrefois diffus? sur les cha?nes du groupe Clarin. Mme Kirchner utilise maintenant cet outil m?diatique pour promouvoir ses politiques. D?ailleurs, le budget de publicit? du gouvernement est de $750 millions par ann?e. Voir?ceci?pour plus de d?tails.

Mme Kirchner utilise r?guli?rement le syst?me fiscal pour nuire ? ses critiques et ses opposants. Elle a impos? $123,000 d?amendes ? 10 ?conomistes pour avoir ??tromp? les consommateurs??, s?appuyant sur une vielle loi datant de l??poque dictatoriale. En 2009, le journal Clarin publiait un article sur des irr?gularit?s dans l?attribution de subventions agricoles. Quelques heures plus tard, 200 agents du fisc d?barquaient ? son si?ge social sans raison valable. Suite ? ce que le tennisman Juan Martin del Potro ait refus? de rencontrer Mme Kirchner suite ? sa victoire au US Open de 2009, le fisc n?a pas cess? de le harceler. En mars 2012, l??conomiste Roberto Cachanosky publiait un article critiquant la pr?sidente, puis recevait un avis d?audit fiscal le m?me jour (sont cinqui?me en six ans, sans qu?aucun n?ait r?v?l? quoi ce soit de majeur).

Protectionnisme

Lors de la rencontre du G20 de 2011 ? Cannes, l?organisme constatait que l?Argentine est le pays qui a le moins atteint ses cibles ?nonc?es l?ann?e pr?c?dente ? S?oul, ayant impos? 21 nouvelles barri?res au commerce en un an.

Des contr?les sur les importations ont ?t? impos?s : pour chaque entreprise, les importations doivent ?tre ?quivalentes aux exportations. Des surtaxes sur les exportations de produits d?agriculture ont ?t? exig?es. Dans l?industrie mini?re, les importations d??quipement et de machinerie doivent ?tre d?clar?es 120 jours ? l?avance au gouvernement. Au moins 70% des intrants de l?industrie doivent provenir de l?Argentine. Par ailleurs, face ? une fuite alarmante de capitaux, Mme Kirchner a d? imposer de s?v?re contr?les sur les sorties de capitaux. Les profits g?n?r?s par des entreprises d?Argentine ? l??tranger doivent ?tre obligatoirement rapatri?s.

Ces mesures d?couragent l?investissement priv? en Argentine et nuisent grandement ? l??conomie. Elles ne permettent qu?au gouvernement de pelleter ses probl?mes en avant.

D?clin ?conomique

Au d?but du 20e si?cle, l?Argentine ?tait l?un des pays les plus riches du monde. Puis, cette richesse a ?t? dilapid?e par les exp?riences ?conomiques de Juan Domingo Peron (1945-1955 : nationalisations et socialisme), par la dictature militaire (1976-83) et par l?intervention du FMI (1991-2001). Les Kirchners en sont ? compl?ter ce d?clin monumental, surtout depuis 2009. Le pays n?a ainsi jamais atteint le statut de pays d?velopp?. En Argentine, 30% ? 40% de l?activit? ?conomique est informelle. Il affiche n?anmoins un PIB par habitant comparable ? celui du Chili.

Lors de leur accession au pouvoir, les Kirchner ont b?n?fici? d?un vent ?conomique favorable : reprise ?conomique mondiale, expansion fulgurante de ses deux principaux partenaires commerciaux (Br?sil et Chine), hausse marqu?e des prix alimentaires (l?agriculture repr?sente 9% du PIB et 20% des exportations) et hausse des prix des m?taux et de l??nergie. Tout comme ce fut le cas pour Hugo Chavez, cela a rapidement mouss? leur popularit? et leur a conf?r? les fonds n?cessaires pour conserver (voire acheter) le pouvoir.

Suite ? la r?cession mondiale de 2008, l?Argentine a adopt? un plan de relance de $21 milliards qui visait ? doubler le nombre de fonctionnaires. Ainsi, la croissance des d?penses s?est mise ? r?-acc?l?rer vers des niveaux insoutenables. Le gouvernement est pass? en d?ficit et utilise ses r?serves de change pour se financer (suite ? un d?saccord avec le chef de la banque centrale, Martin Redrado, au sujet de l?utilisation des r?serves de change, Mme Kirchner s?est assur?e que celui-ci soit remplac? par une personne plus conciliante).?Les r?serves de changes sont en baisse constante depuis quelques trimestres et ont atteint un niveau qui commence ? ?tre dangereux.

La cr?ation de monnaie est aussi utilis?e pour financer l??tat. La masse mon?taire (M2) a cru de +38% en 2012 et de +133% depuis 2008. L?inflation a fortement augment? ? 20% ? 30% par ann?e (les chiffres officiels sont manipul?s pour att?nuer les critiques et r?duire la charge d?int?r?t sur les obligations dont le taux d?int?r?t est li? au taux d?inflation). L??pargne a fortement diminu?, ce qui est normal dans les circonstances.

En 2012, la croissance ?conomique a fortement ralentit ce qui place l??conomie du pays en situation pr?caire. Les nationalisations r?centes am?neront de l?argent frais dans les coffres de l??tat, mais ce au prix d?une baisse massive des investissements ?trangers. Le gouvernement dilapide le capital productif de l??conomie pour financer sa bureaucratie ? court terme. Mme Kirchner pourra bien continuer ? pelleter le probl?me en avant, mais il faudra t?t ou tard que les d?penses de l??tat soit r?duites et que les contr?le de prix soient relax?s, ce qui occasionnera de graves probl?mes ? la population.

En somme, l?avenir n?est pas tr?s rose pour un pays qui avait pourtant tout pour r?ussir: une population ?duqu?e, des infrastructures et des ressources naturelles. Tout cela a ?t? g?ch? par des politiques ?conomiques destructrices. Qu?arrivera-t-il lorsque toutes les entreprises auront ?t? nationalis?es et que leur production sera en chute libre? Qu?arrivera-t-il lorsque les r?serves de change auront ?t? ?puis?es? Une chose est s?re, Mme Kirchner se doit d?esp?rer une forte r?-acc?l?ration de la croissance ?conomique mondiale ainsi qu?une hausse du prix des ressources naturelles avant la prochaine ?lection, ce qui pourrait retarder un peu l?instant fatal de l??conomie argentine. Ceci dit, le pays est sur une tr?s mauvaise trajectoire qu?il sera bien difficile de corriger ? temps. Pourtant, vous trouverez encore bon nombre de gauchistes pour vanter le kirchnerisme et le peronisme?

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