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Le code de la raison


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Le plus souvent je suis marginal chez les programmeurs parce que je n’utilise pas le ??orient? objet??. ?videmment dit comme cela ?a fait peur au badaud, mais si j’avais pris le temps de le leur expliquer, les employeurs qui m’ont refus? comprendraient mieux…

C’est le m?me principe pour le d?veloppement logiciel que pour la conscienciation, il s’agit [de se donner le temps] d’entrer dans la moindre interstice d’illogisme.

De m?me, j’ai voulu expliquer au public que les programmeurs ?taient en possession d’un savoir qui s’exprime d’une fa?on aussi brutale que la diff?rence entre ceux qui savent lire et ceux qui ne savent pas lire… le code en l’occurrence.

Plein de gens s’?l?vent contre la dictature de la technologie qui remplacerait la pens?e, du moins tel que cela arrive ? ceux qui ne savent pas lire. (quand ils apprendront on en reparlera)

En informatique les choses les plus banales sont celles qui r?clament le plus d’attention. C’est normal puisqu’on veut pouvoir s’en servir sans s’inqui?ter, pour pouvoir faire des choses pas banales en toute confiance. On entre ? l’int?rieur du processus qui est appel? et rendu en un temps z?ro.

Et c’est d’ailleurs ce qui diff?rencie pour l’instant l’informatique de l’intelligence humaine, ce sont n appels au logiciel par seconde, toujours le m?me logiciel qui r?agit ? diff?rentes t?ches, l? o? le cerveau humain, avec un taux de rafra?chissement de 20Hz, ne fait que de progresser au fur et ? mesure des appels. De ce point de vue, la progression en informatique est plus lente que la progression de l’intelligence humaine, puisqu’il faut d’abord observer les lacunes pour pouvoir y intervenir. Mais par contre, pour ce qui est certifi? comme certain, il n’y a pas ? revenir dessus, et c’est inutile de comparer un cerveau humain avec la quantit? inimaginable de donn?es qu’un logiciel peut prendre en compte avent de rendre son jugement, pourvu que sa fiabilit? soit ?prouv?e, comme le peut l’?tre celle d’une petite calculette.

Lors de l’?criture, il s’agit de produire les diff?rentes fonctions qui sont appel?es au cours de l’ex?cution du logiciel. Il se passe que chaque fonction ?tant appel?e par diff?rents processus, du moins quand on est encore ? l’?tat primitif de l’?criture, ce qu’on attend d’elle peut varier.
Et cela tient au vocabulaire, la fonction ??clean_br?? nettoie les sauts de lignes (je n’en veux pas plus de deux cons?cutifs), on s’attend ? ce qu’elle fasse cela, mais il est possible de l’appeler de diff?rents endroits, ? partir desquels ?a peut impliquer diff?rents traitements.

D?s lors ?a appelle une autre sous-fonction qui ?clairci les nombreux diff?rents formats de saut de ligne existants afin de permettre la premi?re t?che. Ceci ne demandant qu’une ligne de code, on la rajoute. Mais apr?s, en ?tant appel? par un autre processus, cette m?me fonction va refaire un nettoyage qui aura d?j? ?t? fait avant, ou apr?s, ou qu’il est ill?gal de faire ? ce moment-l?. Et ce ??nettoyage?? est utile ? bien d’autres t?ches qui en ont besoin. Ce qu’il se produit, c’est que ces sous-routines qui appartiennent au noyau (choses indivisibles) peuvent se trouver pr?alables ? celle qui permet d’aboutir au moment o? on a besoin de faire appel ? la fonction dont on parle.

Mais pour le logiciel ce n’est pas trop grave qu’on fasse des appels redondants. Toutes les fonctions cons?cutives qui sont appel?es ont des comp?tences plus vastes que les raisons pour lesquelles on les appelle. En fait m?me on peut croire que si on ?tait hyper-stricts le logiciel ne pourrait pas m?me d?marrer, on est oblig?s d’accepter une certaine redondance pour le faire d?marrer.
Le temps perdu (par le processeur) ? faire des t?ches inutiles est quasiment ind?celable, quoi qu’on puisse redouter qu’? grande ?chelle il co?te s?rement des millions ? quelqu’un.

La densit? du code qu’on d?sire, si elle n’est pas motiv?e par l’?conomie d’?chelle, pour le vrai bon geek, est d?sir?e pour des raisons de clart? du code.
En effet elle est n?cessaire pour que le logiciel soit possible ? lire et comprendre plus facilement.

Et pour se faire, autant que possible, on cherche ? ?crire des fonctions qui soient ? la fois indivisibles, explicites par le nom qu’elles portent, qui souvent sont indissociables de certaines autres dont d’autres encore peuvent avoir besoin ? n’importe quel endroit, et compatibles avec les diff?rents endroits d’o? on l’appelle, ce qui influe sur son irr?ductibilit?.
Mais ce qui se passe c’est que chaque fonction d’un logiciel est ?norm?ment plus longue ? expliquer en terme d’octets qu’elle n’en comporte elle-m?me.

Parce quand on est dans l’analyse, c’est ? dire la lecture du code d’un autre, on extrapole vite des choses en ne voyant qu’une seule fonction, par exemple le type de structure ? laquelle on a ? faire, (le niveau ?volutif du programme) ou sp?cifiquement l’?tat dans le quel se trouve le processus qui fait appel ? cette fonction (lire c’est vraiment faire du r?tro-engineering – et ?crire c’est faire passer l’ing?niosit? du monde des id?es au monde du r?el). Et si le logiciel veut vivre il lui faut ?tre lisible facilement par autrui, et donc le plus possible facile ? r?tro-ingin?rer (ce qui n’est pas une mince affaire, outrepasse all?grement les cahiers des charges habituels, et que seules les entreprises qui pensent ? long terme ou les vrais geeks sont capables de faire).

Si on garde ce paradigme en t?te on produit une meilleure densit? du code.

– la loi –

Le logiciel libre est une mouvance en ce sens qu’il r?side au sein d’une mentalit? de programmeur, qui dit textuellement qu’elle veut pouvoir comprendre le monde, et que pour ?a, le monde doit vouloir ?tre compr?hensible.

On veut toujours savoir Pourquoi, c’est ce qu’il y a de plus humain et ?a devrait ?tre pr?conis? en psychanalyse, parce que ?a gu?rit la douleur.

Pour comprendre le Pourquoi il faut conna?tre les Comment.
Et pour acc?der au Comment il faut soi-m?me ?tre initi? ? la lecture, et pour savoir lire, il faut d’abord savoir ?crire, c’est ? dire qu’il faut soi-m?me ?tre ? l’origine de choses qui fonctionnent et qui servent ? autrui.

Maintenant allez demander ? des politiciens si ils sont ? l’origine de choses qui fonctionnent et qui rendent service.

Quoi que ce soit dans la vie, y compris les comportements, on peut rentrer dedans et observer comment il a ?t? construit. C’est un peu ?a le paradigme du logiciel libre, toute chose ?tant le fruit d’un fonctionnement, on poss?de le droit d’analyser ce fonctionnement, et de lui apporter les am?liorations qui s’imposent.

Ce ? quoi il faut rajouter (pour aller plus loin mais en toute logique) que les am?liorations doivent ?tre conforme aux principes dict?s par la densit? du code, de sorte ? r?utiliser au maximum les ressources disponibles, ne pas entrer en conflit avec elles ou leur faire concurrence, ou le cas ?ch?ant, ? r??crire tout un panel de routines auxquelles tout le logiciel est susceptible de faire appel, ce qui est un gros travail.

Imaginez maintenant comment ?a doit ?tre dans la t?te du gars (le politicien) dont il faut r??crire les r?flexes.

Le probl?me que je veux soulever est celui de la raison des lois. Dans le civil les lois sont exprim?es, mais ce n’est pas le bon mot car la Loi, en programmation, c’est ? dire une fois qu’on se place dans le champ de ce qui est fonctionnel au sein d’une logique, une Loi c’est quelque chose contre laquelle on ne peut rien, et c’est loin de n’?tre que cela.

Par exemple, l’?criture exige que dans les fonctions on soit ? l’?cart du monde, dans une bulle isol?e o? aucun nom de variable n’est occup?. Ainsi on a toute libert? d’?crire son algorithme sans se soucier de ce que d’autre fois on fait appel ? la m?me variable.
Pourtant le logiciel a ce probl?me, on ne peut pas avoir deux fois la m?me fonction, mais surtout il est relativement ill?gal d’avoir des fonctions diff?rentes qui font les m?mes choses, car ceci est une source de confusion a des effets nuisibles tr?s faciles ? voir, puisque des erreurs apparaissent sans qu’on ne puisse rien n’y faire ni m?me savoir d’o? elles viennent.
Ces choses doivent ?tre isol?e et rendues publiques, et accessibles ? d’autres process. De m?me il est ill?gal qu’une fonction renvoie des donn?es que les autres fonctions ex?cut?es apr?s n’attendent pas, ou ne sont pas pr?tes ? recevoir. Et si on r?git un format de donn?es, il est de l’ordre de la l?galit? de l’appliquer ? tous les processus voisins qui passent par cet endroit (ou cet objet). Et donc, on passe son temps ? r?genter, ??mettre au propre??, clarifier, et augmenter l’efficacit? et donc, la densit?, c’est ? dire le rapport entre ?nergie n?cessaire et intelligence du r?sultat obtenu.

Car il est clair qu’un logiciel super intelligent mais impossible ? comprendre n’est d’aucune utilit?, c’est comme confier sa foi en Dieu en attendant qu’il r?pare un pneu crev?.
Ne riez pas c’est ? peu pr?s ce que demandent la plupart des utilisateurs de logiciels (et des clients).

On peut donc discerner deux sens ? ce qui est l?gal. Bien s?r il y a l’ind?passable, qui provoque imm?diatement une fin intempestive de l’ex?cution du script comme l’absence de caract?res d’?chappement, la moindre faute de ponctuation, ou un algorithme qui produit un r?sultat illogique ?tant donn? qu’il n’est pas pr?t ? traiter avec les donn?es qu’on lui soumet. Cela c’est l’ill?gal au sens strict, mais le plus int?ressant pour nous c’est l’ill?gal au sens logique, c’est ? dire ce qui entre en conflit avec les proc?d?s auxquels on s’est attach?s tout au long de l’?criture, proc?d?s qui sont port?s par des protocoles qui sont autant de petites lois ? respecter, autant qu’on le peux, mais pas obligatoirement.
Ainsi on peut s’obliger ? des standards sur lesquels on retombe souvent afin qu’on sache toujours ? quoi s’attendre quand on obtient des donn?es qui proviennent, indiff?remment, de la m?moire autant que des traitements.

– la libert? –

Jamais on n’agit contre la loi, puisqu’on la fabrique, (on la trouve belle et on l’aime) et gr?ce ? ce travail on se forge une espace ? l’int?rieur duquel ce qui est ill?gal est de moins en moins grand. Au fur et ? mesure du d?veloppement, qui consiste ? am?liorer la clart? et la densit? du code, on ne fait jamais que de produire un espace de libert? de plus en plus grand, et comme il se doit, qui n?cessite une compr?hension et une connaissance d’autant plus grandes.

Ceci tient ? la th?orie de l’?mergence, o? la somme des composant vaut moins que ce que leur fonctionnement permet d’obtenir, et donc gr?ce ? la rigueur des composants et des lois internes qui font le langage du logiciel (?crit avec le langage de programmation), on ne fait qu’obtenir des possibilit?s de plus en plus vastes.

De ceci il va de la d?finition de la Libert?. Qu’est-ce que la Libert?, comment se sentir libre, et produire une soci?t? o? la libert? va en s’accroissant??
Si la libert? est sur le plan mat?riel, la libert? de circuler, qui d?pend des moyens de circuler, et qui est interd?pendante avec le besoin de circuler, et si demain tout le monde peut circuler autant qu’il veut tel que pr?conis? par les Droits de l’Homme, ?a ne para?tra plus ?tre une ??libert?, mais une chose commune, basique, normale, qui tombe dans le domaine public. Ce ne sera plus qu’un composant au sein de tous les autres processus en cours, qui s’ex?cuteront en connaissance de la possibilit? inextinguible de pouvoir circuler librement. ?a donne des id?es?! ?a ouvre plein de possibilit?s. C’est un peu ?a l’?tat d’esprit des riches, et ils sont pr?ts ? tuer pour conserver cet ?tat d’esprit. Mais cet ?tat d’esprit peut ?tre pratiqu? par tout le monde. Et m?me, la pratique de cet ?tat d’esprit de libert? est un apprentissage spirituel, et du point de vue ?thique, la libert? est de bien meilleure qualit? quand elle est l?gitime, et d’ailleurs, c’est une faute de l’exprimer ainsi, puisque la libert? d?coule du savoir et de la technique (c’est donc automatiquement l?gitime).
L’usage abusif de la libert? c’est quand on s’autorise des choses qu’on n’a pas les moyens de faire accepter le reste du syst?me. Et par extension, l’effroyable consiste ? faire accepter par la force que que rien, dans le logiciel, ne permet de faire m?me ? un stade ?l?mentaire. En informatique ce genre de choses co?te bien plus cher qu’il ne rapporte. (mais pas dans le monde r?el, o? on s’adresse ? des gens cr?dules qui ne savent pas lire le code, et qui en subissent apr?s les cons?quences).

La libert? c’est donc aussi ce qui est produit apr?s le mouvement qui consiste ? s’?tre forg? la possibilit? de faire quelque chose. Par exemple, avant m?me de parler de libert? il est possible de parler du sentiment de libert?, qui autorise ? se sentir bien dans sa peau, ? mettre la musique fort, et ? sortir en chaussons dans la rue, ou ? se faire des p?tes ? 4 heures du matin… et d’inaugurer des nouveaux protocoles qui sont tr?s prometteurs.
En d?veloppement logiciel, il y a une classe de libert? qui est tout en haut de l’?chelle, qui est la libert? qu’on s’est donn?e sans le faire expr?s seulement en raison du fait qu’on a tenu ? produire un travail qui soit propre. Et mine de rien cette classe de libert? est la plus importante, puisque les logiciels qui ne peuvent plus se d?velopper alors qu’ils en ont besoin, sont ceux qui n’ont laiss? aucune porte de sortie ? la complexit?, et qui sont oblig?s de se mal se complexifier, en augmentant la redondance et en faisant baisser la densit? du code.

Donc on a donn? deux sens ? ce mot de Libert?, le strict, qui pr?sente la libert? comme l’acc?s ? une action qui augmente les potentialit?s de plein d’autres actions, tellement nombreuses que c’est impossible de les ?num?rer toutes ? part en disant que chacune a besoin d’acc?der ? une fonction externalis?e, et que rien ne peut se faire sans elle.
Et il y a le sens logiciel, o? la libert? est quelque chose qui s’acquiert par le travail, o? les murs qu’on pousse autour de notre conscience, les horizons qu’on ?largit, sont le fruit d’une plus grande connaissance, ma?trise, et surtout, le plus important de tout, le fruit d’une tr?s bonne lisibilit? des ce qu’on a le Droit de faire. On en a le droit, mais pas la possibilit?, mais cette possibilit? peut ?tre d?gag?e gr?ce au travail.
La libert? sp?cifi?e dans les Droits de l’Homme, c’est celle qui autorise ? augmenter la libert? dont je parle ici, ?la libert? logicielle??. On a tous le droit de d?velopper ses logiciels?! De les am?liorer, et ainsi, de s’offrir une libert? bien plus grande.

Et en programmation, ce droit, on se l’accorde ? soi-m?me, en se frayant un chemin entre les diverses impossibilit?s, les protocoles, et la rigueur dans la conception, de sorte ? ce qu’on ait produit la comp?tence la moins r?ductible possible, et qu’on ait su comment et o? appliquer cette comp?tence sur l’encours de la logique qui se construit, dans le temps d’une fraction infinit?simale de seconde.

– l’intelligence incr?mentielle –

D?j? quand on est dans l’informatique, on n’est plus dans le mat?riel (englu?s entre les coutumes, les principes, le ce qu’en diront les inaptes…) mais dans le monde des processus, de la logique, des fonctions et de la raison. Ce sont les seuls interlocuteurs de notre d?sir de libert?.

Et ensuite, quand on est concepteur, on passe encore dans une dimension qui a le m?me rapport que entre le mat?riel et l’informatique, puisque ce dont on a le plus besoin ne n’est pas d’?crire du code qu’on rajoute, mais de r?fl?chir en connaissance de cause et de r?assembler convenablement, quitte ? les r??crire, les diverses fonctions qui sont sur le chemin du curseur de la conscience du logiciel, en raison d’une strat?gie.

(entre parenth?se c’est en raison de cela que je n’ai jamais utilis? le ??orient? objet?? parce que c’est pr?cis?ment ce qu’il interdit de faire?; on ne peut pas esp?rer se d?faire de la complexit? en terme de nombre de choses ? savoir si on veut impl?menter correctement une fonctionnalit? dont on a constat? l’absence.)

M?me si c’est vrai que ce n’est pas grave si on a des t?ches redondantes au cours d’un processus, qui sont inutile neuf fois sur dix, sur le plan astral on va dire, et finalement, sur le plan de la facilit? ? comprendre un code, il est possible de d?montrer que l’ing?niosit? est capable de stocker de l’information alors que ce n’est stipul? nulle part dans l’?criture, mais dans la compr?hension de l’?criture.

Ainsi, c’est gr?ce ? l’ing?niosit? que le script peut se d?rouler de la fa?on la plus harmonieuse possible, et donc de la fa?on la plus ?conomique pour le processeur.
J’estime m?me, en puriste ?berlu?, que l’ex?cution du code fait comme un son et que cette note doit ?tre la plus juste possible.

Imaginez maintenant les gens qui se disent d?pass?s par la chose scientifique, ou qui sont visiblement inaptes et inquiets devant les choses complexes, au point de n’h?riter que de frustration l? o? un d?montage en r?gle aurait pu faire voir en deux secondes la faille dans la logique.

Eh bien il se produit que lorsqu’on est d?nu? de technique et de savoir faire, lorsque son logiciel est empli de contradictions, de choses qui se font et se d?font cons?cutivement, de m?me que lorsqu’on d?couvre un code qui est trop primitif, il faut plus d’?nergie pour le comprendre que s’il avait ?t? bien ?crit. En r?alit? les gens qui sont d?pass?s ? cause de leur manque de comp?tence sont oblig?s d’utiliser bien plus fortement leur intellect que ceux qui savent parfaitement comment ?a marche et qui passent pour intelligents?! Pour comprendre aussi vite qu’ils le voudraient il leur faudrait un QI de dix mille (et un d?bit d’information hyper puissant).
Cet entra?nement ne peut qu’in?luctablement conduire le cerveau ? finir par devenir de plus en plus comp?tent et capable de se frayer un chemin dans l’encours de la logique.

C’est ? dire que ce soit en appuyant vers le bas, par la frustration de ne pas comprendre, ou en appuyant vers le haut, par le d?sir de libert?, on obtient toujours le m?me r?sultat voulu par l’Evolution qui consiste ? augmenter la Conscience.

C’est ?a le chemin de l’Histoire.

Mais bon comme toutes les disciplines ? long terme, comme la philosophie ou l’?thique, l’informatique est celle qui produit des r?sultats le plus rapidement, alors il ne faut pas ?tre press?, il faut surtout faire bien le peu qu’on sait.

– la raison –

Et donc, on en arrive ? la raison des lois, qui de notre point de vue sont des normes sociales sans int?r?ts et des r?glements int?rieur non protocolaires sens?s produire un vague sentiment d’?quit?, par exemple en mettant les acteurs d’un m?me corps professionnel sur le m?me plan les uns avec les autres, ou tout ce corps avec les autres corps, en jouant sur des choses qui leur sont ch?res sur un plan psychologique.

Cela d?peint une volont? d’?quit? qui est si mal exprim?e que ?a peut faire rire y compris les nouveau-n?s dans le domaine de la programmation.
Ce serait comme si pour obtenir les normes d?sir?es avant et apr?s un processus on massacrait tout ce qui permet au processus d’avoir lieu, c’est carr?ment ill?gal, ou en tous cas bien au-del? de ce qui est raisonnable, et on peut le dire, extr?mement grossier et primitif.

C’est ?a que je pense de la plupart des lois existantes.
En incluant dans le terme de ??lois?? tout ce qui r?git la ??normalit? de la vie de cette soci?t?.
A chaque fois qu’on veut en ausculter le Pourquoi on se prend une baffe pour toute r?ponse.
C’est extr?mement ind?sirable, car m?me ceux qui l?gif?rent aujourd’hui n’ont aucun acc?s au pourquoi des lois anciennes, qu’ils massacrent en ?tant motiv?s par des consid?rations de moindre importance. Et parfois c’est aux politiciens qu’il faut dire ??eh, si il y a une loi c’est qu’il y a une raison??, ??c’est pas parce que tu ne la vois pas qu’elle n’a pas un effet utile??.

Mais tout ce que cela indique, c’est que chaque loi doit poss?der un r?seau de raisons mises en relation et aboutissant ? une conclusion identique pour tous ceux qui connaissent ces raison, et qui s’exprime sous forme de ??loi??.
C’est ? dire qu’avant les lois il doit y avoir les raisons, et ce sont surtout ces raisons qui doievnt ?tre stock?es dans les m?moires, puisque les lois s’obtiennent ensuite par simple d?duction de ces raisons. De plus, les raisons ?tant fluctuantes, l’enjeu dont il est question ici est de rendre la Loi capable de ne pas se trouver p?rim?e, comme c’est le cas aujourd’hui dans sa plus grande partie.

Le seul paradigme qui permet d’acc?der ? cette vision est le fonctionnalisme. M?me si parfois (entre tout le temps et jamais il y a ??parfois??) on la raison des choses est plus ? confier ? la psychologie ou ? des motifs tr?s hautement philosophiques, comme l’?thique, ? laquelle aucun politicien n’a acc?s, puisque pour ?a il faut avoir l’esprit de celui qui embrasse l’histoire du monde d’une seule pens?e (et donc que cette pens?e tienne la route sur le long terme).

L’id?e du logiciel libre sera un jour appliqu?e au fait politique, et on dira pour chacune des lois, selon une m?thode que nul ne peut m?dire?:

??Lors de la r?flexion qui a conduit ? la conclusion qui est propos?e?:
1 – quels sont les processus ? l’oeuvre dans cette construction??
2 – quel est le sch?ma des interd?pendances entre les processus ? l’oeuvre, afin de comprendre pourquoi d’autres processus n’ont pas eu besoin d’?tre appel?s??
3 – quelles sont les am?liorations qu’il est l?gitime d’apporter ? ces processus ind?pendamment de la question-test que nous cherchons ? r?soudre??
4 – le r?sultat obtenu est-il conforme ? ce ? quoi on s’attend pour la question-test, et si ce n’est pas le cas, qui est dans l’erreur et pourquoi????

Je n’essaie pas de dire qu’il est possible de r?soudre un probl?me ? l’aveugle en se fiant ? la fiabilit? des processus qui sont mis en cha?ne afin d’obtenir une r?ponse, car pr?cis?ment c’est seulement si un r?sultat est juste qu’on juge que le proc?d? est bon, et qu’on peut ensuite l’appliquer ailleurs sans trop se faire de soucis, ? ceci pr?s qu’il faut toujours ?tre vigilant.

Et finalement toutes les actions commises par l’homme sont possibles ? d?monter par r?tro-ingin?rie, afin qu’on puisse les ausculter et intervenir, non pas sur les fonctions mais en priorit? sur l’ordre dans lequel elles sont appel?es, afin de voir comment elles agissent l’une sur l’autre, afin de produire l’effet d’intelligence.

Ce que promet un monde o? la raison d’agir est possible ? ausculter et ? am?liorer est ? l’oppos? des actions command?es aveugl?ment par des processus standards (ce qui d’ailleurs aujourd’hui est la r?gle), c’est l’assurance ou du moins la confiance en l’intelligence des lois qui seront ?rig?es.
Puisque comme on l’a vu, aucune loi n’appara?t du n?ant, les lois ne sont que la formulation officielle et irr?ductible de ce qui a ?t? observ? comme convenable au sein d’un Syst?me (qu’il soit informatique ou social).

Seul celui qui a les clef des processus ? l’oeuvre dans le ph?nom?ne de la Logique (universelle) est le plus ? m?me de d?noncer ce qui est frauduleux, dans la mesure o?, pr?cis?ment, il est parfaitement capable de le r?parer.

Et c’est pourquoi un jour la politique sera comme les logiciels libres, et en fait toute la soci?t? humaine sera un logiciel libre, l’ensemble des processus qui ??font syst?me?? seront sous forme de code possible ? lire et ? am?liorer. Ce biais deviendra le plus puissant levier d’action de l’intelligence collective.

Et alors, appartiendront ? un pass? pr?historique quoi qu’assez navrant l’?poque o? les gens faisaient des lois en se bombant d’une sup?riorit? intellectuelle qui leur permettait de ne pas avoir ? s’expliquer sur leurs raisons, sur le fonctionnement de leur propre logique interne, et ? devoir justifier l’injustifiable uniquement dans le but de sauver son honneur et au d?triment de la v?rit?, qui leur semblait n’avoir aucun poids.

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la Topologie des Syst?mes

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