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L’avion qui ne décolle plus

C’est officiel depuis vendredi dernier : le F-35 est à nouveau cloué au sol. C’est un mois après avoir été déclaré « bon pour le combat » un premier petit lot de… 10 exemplaires seulement. Après toute une série de déboires (1), en voici un nouveau, et il est de taille. 57 avions sont concernés, qui devront être modifiés. Rappel des dernières avanies subies par le projet le plus coûteux de l’histoire de l’aviation, un engin dont le maintien en production n’a tenu qu’à un seul critère : le projet était devenu trop imposant pour être arrêté avant les vols des premiers avions opérationnels. « Too big to fail » avait-on pu entendre. Chaque jour qui passe ça se  vérifie davantage. C’est bien la brique volante la plus chère du monde. Et la brique la plus mal conçue qui soit. Une brique creuse…en quelque sorte, comme on va le voir…

schemaLe dernier événement survenu risque fort de ne pas améliorer le rythme de construction des appareils : 45 avions ont été produits en 2015, leur nombre devait atteindre 100 en 2018 et 145 en 2020. On sera certainement loin de ce chiffre, avec les modifications à faire sur les premiers exemplaires défectueux et les suivants. Car le problème n’est pas simple à résoudre, il est mal situé surtout : « les avions ont été parqués en raison de la découverte de l’effritement de l’isolation dans les tuyauteries de refroidissement à l’intérieur des réservoirs de carburant », a déclaré l’USAF dans un communiqué, décrivant l’action comme une pause temporaire dans les opérations de vol« . Les tuyaux de refroidissement défectueux affectent un total de 57 avions, selon le communiqué. Seulement 15 de ces avions avaient été mis en service et le reste toujours sur la ligne de production sera modifié« . Plus étonnant encore quand on découvre pourquoi ces tuyauteries voient leur revêtement se mettre littéralement à peler dans le réservoir : Le Joint Program Office fournit un peu plus de détails, une précision de la plus haute importance comme « cause » du problème. C’est dû à l’utilisation de matériel non conforme pour l’isolation de tuyaux et de processus de fabrication inadéquats lors de la fabrication des conduites de refroidissement. » Le matériel, c’est triste à dire, n’est pas compatible avec le carburant, causant la dégradation de l’isolation et la résultante étant d’attaquer le tube. »…  En somme, un concepteur de l’appareil à demandé des canalisations traversant les réservoirs qui ont été recouvertes d’un produit qui ne supporte pas… le kérosène ! On croît rêver !!!

Du carburant… partout dans l’avion !

On déchante encore plus quand on découvre où se niche le carburant dans cet avion… trop gourmand. Un schéma nous le montre : c’est simple, il y en a partout… jusqu’au bout des deux dérives verticales ! Le problème, c’est que TOUT l’avion a besoin de ces tuyauteries, car le F-35 utilise un système fort particulier de refroidissement : c’est en effet la circulation du carburant à bord qui s’en charge !

f-35

cooling« Le F-35 utilise le carburant comme un dissipateur thermique. Le système SPTM (puissance / système de gestion thermique) est diaboliquement compliqué et robuste, donc j’aurai voulu vous montrer un schéma de principe un peu plus précis, mais tout ce que vous devez vraiment savoir est ceci:  dans des circonstances normales,echangeur l’avionique est refroidie à l’OAP – de la polyalphaoléfine, un liquide de refroidissement – qui est pompé à travers les échangeurs de chaleur pour le maintenir en dessous d’une certaine température. Le système radar et  le DAS (AAQ37, voir ici sa forme extérieure) sont particulièrement deux des systèmes les plus chauds en fonction dans le jet. La chaleur est amenée près du carburant pour maintenir frais l’OAP. Le carburant est ensuite refroidi par l’échangeur de chaleur (FAHX), qui est alimenté par des entrées d’air. Cet échangeur de chaleur a des conduits qui d’air sont situés au-dessus de l’entrée d’air droite à l’opposé du canon » (ici en rouge, sur la photo du dessus). On comprend qu’en ce cas, quand le carburant commence à baisser, le FAHX est davantage sollicité. D’où les ravitaillements à plein non pas pour le faire seulement voler, mais aussi pour le refroidir !

Des citernes repeintes rien que pour lui !

truck-tankAu sol, idem : d’où la polémique récente sur l’apparition de camions à kérosène à la citerne peinte en blanc spécialement pour desservir le F-35 et ne pas lui injecter du carburant trop chaud avant que l’échangeur de chaleur ne commence à faire son œuvre. L’Air Force avait minimisé l’affaire, en clamant que c’était aussi valable pour les autres avions… alors qu’il s’agissait bien d’une énième erreur de conception de l’appareil (ici les échangeurs de chaleur du F-16, moins sollicités) !  dans l’excellent Defensa, on avait mis l’accent sur la difficulté à gérer ce refroidissement en janvier 2016 : « Il y a des précisions amusantes sur le “système” mis en place pour assurer une température acceptable pour l’ensemble électronique (la “suite électronique”) dont dépend entièrement le fonctionnement de l’avion. Ce “refroidissement” est assuré par la circulation du carburant mais il faut pour cela que ce carburant soit lui-même à la température requise. Cela pose de graves problèmes sur les bases les plus au Sud des USA où l’on trouve des JSF, soit Luke et Yuma dans l’Arizona ; les camions-citernes sont peints en blanc pour réfléchir le soleil, ils sont bâchés lorsqu’ils sont à l’arrêt et régulièrement refroidis avec de l’eau. Bref, comme tout un chacun le JSF ne peut démarrer s’il n’a pas de carburant ; mais, pour se distinguer par l’exceptionnel, il ne peut également pas démarrer si le carburant n’est pas à la bonne température. » Imaginez l’engin en plein conflit au Moyen-Orient et vous aurez une petite idée de la gabegie qu’il représente : jamais on ne pourra lui offrir de telles facilités, tout le temps ! On vient d’abandonner un concept majeur en aviation là : celui de l’avion ‘tous temps » !

Ce qu’il y a de plus étonnant, c’est qu’on aurait déjà dû voir ces problèmes de canalisation puisque l’avion avait déjà subi une modification de son réservoir de carburant principal qui avait été redessiné « pour empêcher les interactions potentiellement explosives de l’oxygène et de gaz dans les réservoirs lors de la consommation de carburant de l’avion. Des tests avaient montré que le système redessiné avait eu ensuite des problèmes d’intégration dans les avions qui nécessiterait plus tard des modifications matérielles et logicielles. » A ce stade, on aurait déjà dû s’apercevoir de la dégradation des canalisations. Or on a visiblement rien décelé. On aurait dû, car un logiciel de détection de pannes est à bord. Et il transmet ses données au sol.

Alis au pays des horreurs

1323194725671Seulement gag, ce logiciel-là pose aussi problème. En avril dernier, c’était son système (ALIS) Autonomic Logistics Information System qui s’était en effet montré défaillant. Avec cette dernière, on était parvenu à un comble, car le système ALIS est un logiciel chargé de pré-détecter les pannes à bord afin de faciliter la tâche des « rempants » chargés d’entretenir l’avion. Or au lieu de les aider; il leur complique la tâche, d’après ce que l’on sait, puisqu’il avertit de pannes inexistantes, et oublie celles qui pourraient présenter un danger pour le fonctionnement de l’avion. Et comme en plus il se charge aussi de planifier les missions et d’en analyser les performances, imaginez les dégâts lors du déploiement en opérations. Pire encore quand on apprend que les petits futés qui l’ont imaginé ont voulu aller plus loin encore, car le système ALIS reçoit les « rapports sur la santé » de l’avion des via une liaison radio alors que le F-35 est encore en vol. Au départ c’était prévu en effet pour le pré-positionnement des pièces de maintenance, de sorte que lorsque l’avion atterrit, les temps d’arrêt devaient être réduits au minimum. Une louable idée, qui devient un merdier sans nom en gestion de stocks de pièces détachées si le bazar commence à commander des pièces dont il n’a pas besoin et oublie celles qui pourraient « soigner » ou réparer l’avion. Alis, c’est le casse-tête assuré pour le rampant ! La conclusion de cette énième aberration a été faite par les responsables techniques eux-mêmes : «Les fonctionnaires ont dit que si l’ALIS n’est pas entièrement fonctionnel, le F-35 ne pouvait pas être utilisé aussi souvent que prévu. »

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En prime, pour améliorer la chose (pourquoi faire simple alors qu’on peut encore compliquer !), comme le précise un ponte du développement « un rapport de l’ Accountability Office affirme qu’un échec »pourrait mettre au sol  l’ensemble de la flotte», car il n’y a pas de système de sauvegarde ». On a pensé à des trucs délirants genre « prépare-moi les pièces sur le tarmac, j’arrive » mais aucun ingénieur n’a prévu de doubler le système, au cas où… Depuis le début on s’est enferré dans ce projet : on a foncé tête baissée sur des concepts foireux, les principaux étant de faire trois modèles assez peu différents pour réaliser un gain d’économie, pour au final en faire trois bien différents, et de faire exploser l’addition; ou de vouloir à tout prix s’échiner à faire ce fameux casque contenant tous les paramètres de vol affichés dans une visière, rendant le pilote incapable de distinguer les détails à l’extérieur lors des missions à basse altitude notamment, sans oublier le poids sur ses cervicales; ou en encore de vouloir à tout prix rogner toutes ses aspérités au nom du sacro-saint principe de la furtivité, alors que celle-ci ne dépend que de la capacité de l’adversaire à améliorer ses radars.

Une suite d’erreurs de conception

thermal-f-35On affirme avoir pensé à tout, sur cet engin, et on s’aperçoit qu’on n’a pensé à rien. Furtif, oui, peut-être bien, bien que son revêtement à base de micro-billes noyées dans une peinture à base de résine ne soit pas une nouveauté (ça a été appliqué pour la première fois sur l’U-2).  Furtif… mais détectable de loin à l’infrarouge, tant la lampe de soudure à gaz qui lui sert de réacteur débite de calories à la seconde (comme le montrent ici des images prises à Farnborough, en plein jour, avec une caméra thermique)… Ça, et l’éjection rendu délicate selon le poids de son pilote, le casque lourd n’aidant pas à en faire un projectile casse-verrière facile à extraire du cockpit…

Ça ou les affichages fantômes dans le casque : après de sérieux problèmes de latence (décalage dans le temps entre l’affichage et l’information reçue), le casque a fait des siennes d’une autre façon : « les pilotes d’essai ont rapporté que leurs F-35 signalent de multiples fausses pistes lorsque tous leurs capteurs sont activés. Par exemple, quand un radar et un capteur infrarouge détectent le même avion ennemi, les deux capteurs affichent sur le viseur du casque deux avions ennemis. La même chose se produit lorsque deux ou plusieurs capteurs détectent la même cible au sol. » Des pilotes sobres qui voient double, en quelque sorte. Ou quadruple, si deux F-35 volent en duo : « il est déjà assez mauvais que chaque ordinateur individuel du F-35 s’évertue à créer, pour le pilote, une image claire de ce qui se passe dans le combat. Mais le problème des fausses cibles est aggravé lorsque plusieurs F-35 essaient de partager des données à travers ce qu’on appelle le Multi-Aircraft Data Link. » Bon, là au moins c’est certain, on ne verra jamais de patrouille acrobatique de Blue Angels ou de Thunderbirds en F-35…

Et une démonstration bien timide au final

catch-fireEt tout ça sans compter sur le peu d’impression enthousiasme qu’ont laissé les prestations aériennes en meeting, lors des timides sorties de l’engin. En 2014, déjà, il aurait dû déjà se rendre au salon de Farnborough, en Angleterre, mais il n’y avait pas été envoyé pour des tas de raisons, la principale étant son impréparation chronique (et un réacteur en feu ayant détruit un appareil). Cette année, il a traversé l’Atlantique sans trop d’encombres pour finir par se poser et effectuer le lendemain sa démonstration en vol. En se montrant assez gourmand : « le F-35B fait son premier vol transatlantique, s’est dirigé vers le salon aéronautique de Farnborough. Trois F-35 ont volé de MCAS Beaufort, en Caroline du Sud et put atterri sur la base de la RAF de Fairford dans le Gloucestershire, en Angleterre. Ils étaient assistés par deux KC-10, et ont ravitaillé 15 fois sur l’Atlantique » peut-on lire comme commentaire montrant le vol… aller. Soit 5 ravitaillements par tête de pipe pour effectuer 6 500 kilomètres.. : l’avion peut donc voler sur 1300 km seulement sans ravitaillement. Le F-35 B emporte 6352 litres de kérosène. La visite en Angleterre a nécessité 95 280 litres…

Car le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a été loin d’être époustouflante, cette démonstration.  Ce n’est qu’au bout de 6 minutes qu’il a commencé à montrer ses capacités de vol vertical, alors qu’il était arrivé dans le ciel sans avoir décollé de la sorte devant le public. f-35a-usafEt que sa lente rotation sur lui-même aura été le seul exploit de sa journée, avec quelques secondes en marche arrière, il est vrai. Et au bout de 10 minutes, pfuitt, la merveille des merveilles était déjà repartie (réservoirs déjà à sec ?). Cinq avions étaient prévus quelques mois auparavant (en janvier). Trois étaient parvenus à Farnborough le 29 juin (on les voit ici en train de ravitailler). Un seul à volé et une première  fois, le mardi, le vent ayant soufflé trop fort la veille, et l’expérience n’a été retentée que le vendredi. qui suivait. De façon toujours aussi… timide ! Pas aussi impressionnant que ce bon vieil Harrier venant se baisser pour saluer la foule –ici, à 1’46 du début ou comme ici encore à Bex en 1978-, ou ici son décollage classique emportant une partie de la piste (l’occasion de constater aussi que les règles de sécurité n’étaient pas les mêmes à l’époque, lin de là) ! L’avion en modèle VTOL semble nettement inférieur en évolutions à celui qu’il doit logiquement remplacer (à part pour sa vitesse maximale, bien sûr).

L’engin vient donc de recevoir un énième et terrible coup de massue : pourra-t-on modifier rapidement les avions déjà livrés (il faut décaper leur peinture extérieure épaisse (« stealth »), ouvrir les panneaux, démonter les canalisations, les changer, refermer et repeindre. Chez les autres, ils faut changer l’intégralité des revêtements de canalisations, en trouvant un fournisseur un peu plus.. sérieux, ou en contrôlant davantage les pièces fournies. Au final, plus personne n’en veut, de ce désastre volant : le Canada traîne des pieds pour ceux qu’il avait promis d’acheter, et les autres pays ont réduit leur nombre d’appareils. Même Trump n’en veut pas. Clinton, elle, certainement aussi, car sera peut-être tentée de faire revenir au Pentagone Robert Gates, celui qui vient aussi de flinguer Trump : or lui aussi n’en voulait plus non plus !

(1) racontés déjà ici:

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/aviation-4-les-boulets-a-trainer-l-69242

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/aviation-14-l-avion-qui-devorera-159481

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/aviation-14-l-avion-qui-devorera-159518

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-furtivite-du-f-35-revelee-un-168355

 

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

 

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5 Commentaire

  1. avatar

    Drôle d’avion… Le programme aurait démarré dans les années 90. D’une complexité effarante et d’une ambition folle.
    Le gouvernement canadien, le nouveau, avait dit qu’il n’achèterait pas les F-35. Même pas adaptables pour le Grand Nord Canadien. Mais nos voisins sont nos « amis » et partenaires d’affaires. Je ne sais plus combien de milliards on a investi jusqu’à maintenant rien que au Canada, mais c’est une ruine assurée.
    Mais quoi et où acheter?

    Si au moins c’était une merveille volante…
    Pendant la guerre 39-45, à cette vitesse de conception, on aurait facilement été écrasés par les ingénieurs allemands.

  2. avatar

    c’est pire que ça Gaetan, pire que ça

    comme je l’ai écrit déjà (voir les autres textes) c’est l’avion qui va entraîner TOUT le Pentagone à sa ruine, vu qu’il a bouffé tous les crédits.

    « Le programme aurait démarré dans les années 90 » ; exact, ce sont les premières études du Joint strike fighter : en gros un seul avion avec des légeres motifs pour les 3 armes : l’Air Force, les Marines er la Navy

    allez, je vous montre son concurrent qui a perdu le concours:

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Boeing_X-32#/media/File:USAF_X32B_250.jpg

    finalement, i aurait causé moins de problèmes. Mais qu’est ce qu’il était moche !

    coût pour le Canada

    Canada has been involved in the Joint Strike Fighter Program from its beginning, investing US$10 million to be an « informed partner » during the evaluation process. Once Lockheed Martin was selected as the primary contractor for the JSF program, Canada elected to become a level 3 participant, along with Norway, Denmark, Turkey and Australia. An additional US$100 million from the Canadian Department of National Defence (DND) over 10 years and another $50 million from Industry Canada were dedicated in 2002, making them an early participant of the JSF program.[139]

    On 16 July 2010, the Canadian government announced that it would buy 65 F-35s to replace the existing 80 CF-18s for $16B (with all ancillary costs included) with deliveries planned for 2016.

    The intention to sign a sole-sourced, untendered F-35 contract and the government’s refusal to provide detailed costing became one of the major causes of a finding of contempt of Parliament and the subsequent defeat of Stephen Harper’s Conservative government through a non-confidence vote on 25 March 2011. This directly led to the F-35 purchase becoming an issue in the 2011 federal election, in which Harper’s Conservatives won an increased number of seats to form a majority government.[140][141][142][143][144]

    On 19 October 2015 the Liberal Party of Canada under Justin Trudeau won a large majority in part on a campaign promise to not purchase the F-35, but instead an aircraft more suited to Canada’s defence requirements.[145][146] However, the new Defence Minister has refused to rule out the F-35 in a new procurement competition.[147]

    coût actuel du projet : 1,5 trillion de dollars…

    1,000 = one thousand
    1,000,000 = one million
    1,000,000,000 = one billion
    1,000,000,000,000 = one trillion

    oui ça fait 1500 milllards de dollars….

    équivalent :

    https://bamada.net/blanchiment-des-capitaux-et-financement-du-terrorisme-environ-1500-milliards-de-dollars-annuellement-blanchis-a-lechelle-mondiale

  3. avatar

    Pilots say the F-35 is one of the stealthiest planes ever made, as well as one of the most advanced. The aircraft has cameras all over it, which allow for the pilot to see everything through the visor.

    « The ground can be displayed on this image. So I can look literally through the bottom of the aircraft or through the wing of the aircraft and see the ground, » Harris said.

    C’est merveilleux! Mais à quel prix et fiabilité?
    Merci pour les liens, Momo!

  4. avatar

    il peut faire ça aussi dans un cockpit normal sans casque lui retransmettant ce que ses capteurs lui montrent : on est sur une spirale idiote là…

    suffit qu’il penche là tête sur un F-16, ou au pire, donne un coup d’aileron… pour voir le sol

    avec cet engin qui doit tout aux écrans, jusque dans le casque, on obtient un sommet de complexité inutile ! sans compter les torticolis en retour de mission !

    affligeant, le concept est affligeant !