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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
10 septembre 2011 |
6 commentaire(s) |
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Ce texte est écrit à la mémoire de deux événements significatifs du 11 septembre : soit le 11 septembre 2001, date des célèbres attaques terroristes aux États-Unis et le 11 septembre 1973, date de l’assassinat de Salvador Allende et la prise du pouvoir d’Augusto Pinochet au Chili. Bien que ces deux moments historiques ne soient pas liés directement, ils ont néanmoins une base commune : ils sont le résultat d’un minutieux contrôle de l’économie par les grandes puissances. Depuis la chute généralisée des états se réclamant du communisme (mur de Berlin et U.R.S.S. en 1989 et 1991 respectivement), une certaine période de paix mondiale semblait régner. Pour comprendre les conflits actuels et ceux à venir, il faut comprendre que ce laps de paix éphémère fut précédé par de fortes turbulences planétaires. Le coup d’état chilien, survenu le 11 septembre 1973 en est un bon exemple et est à l’origine de la dernière vague mondiale d’assassinats ciblés dans le contexte de guerre froide qui régnait dans les années 60-70.
Chili, 1970, Salvador Allende, médecin de profession et marxiste avoué, est élu démocratiquement grâce à l’Unité populaire (une union de Partis politiques social-démocrates et communistes, de syndicats, d’organisations ouvrières et paysannes, etc.). Ils instaurent alors un régime socialiste, qui satisfaisait le peuple mais évidemment, mécontente le milieu des affaires (hausse des salaires, réforme agraire, nationalisations…). En 1973, après trois ans au pouvoir, un putsch militaire largement financé et supporté par les Etats-Unis, mettait fin de façon sanglante à l’expérience du socialisme démocratique du président chilien Salvador Allende. Cette journée fut caractérisée par une terrible panique populaire entraînée par le bombardement et l’invasion de la Moneda à Santiago (palais présidentiel) qui entraîna la mort d’Allende, l’invasion des rues par les soldats, la mise au silence des radios et des chaînes télévisées, les fusillades ininterrompues, les cadavres flottant à la dérive dans le Rio Mapocho… Environ 4000 personnes ont trouvées la mort et entre 500 000 et 1 millions de personnes fuirent le Chili. Ce fut la fin soudaine d’un mouvement qui regroupait les rêves d’égalité, de fraternité et de partage de plusieurs millions de personnes, au Chili et ailleurs. « Un bon marxiste est un marxiste mort », soutenait Pinochet!
Par contre, Allende avait été très loin dans l’élaboration d’un socialisme démocratique et pluraliste (formé par plusieurs partis), en opposition avec l’U.R.S.S., la Corée du Nord, Cuba et leurs acolytes, qui ont tous optés pour la révolution à parti unique. Suite à la prise du pouvoir par Allende, la nationalisation des banques, des principales industries (cuivre, mines de fer et de salpêtre, ciment, métallurgie), la redistribution du pouvoir d’achat en faveur des plus pauvres, les réformes agraires, la réforme de la Constitution, etc. commença à inquiéter les classes aisées et les pays impérialistes. Avant son élection, les Etats-Unis avaient tout fait pour empêcher qu’Allende devienne le nouveau président de la république en finançant les principaux partis d’opposition, dont le parti politique Démocratie-Chrétienne (d’extrême droite idéologique). Le président étasunien de l’époque, Nixon, veut faire « crier » l’économie chilienne, pour utiliser sa propre expression. Il donne alors l’ordre à Washington de mettre fin à toute assistance économique et fait l’impossible pour précipiter la chute brutale des cours mondiaux du cuivre, principale ressource du Chili. Une fois la prise du pouvoir par Pinochet, les partis politiques furent dissous, la liberté d’expression et le droit de réunion supprimés, l’économie totalement privatisée. Il crée même une police politique nommée Direction d’information nationale(DINA), il se taille une Constitution sur mesure et s’auto amnistie par avance.
Comme si ce n’était pas assez, une forte alliance émerge entre les gouvernements despotiques du Chili, de l’Argentine, du Paraguay, de l’Uruguay, du Brésil et de la Bolivie afin de combattre l’ennemie que l’on surnomme à l’époque « le communisme mondial ». Une marée mondiale d’assassinats ciblés (France, Etats-Unis, Mexique, Espagne, Costa Rica, etc.) en résulte. On constate que c’est le coup d’État de Pinochet qui va déclencher une nouvelle vague d’assaut capitaliste sur le monde entier, principalement sur l’Amérique du Sud. C’est ainsi que va s’imposer, souvent avec violence extrême (ex : en Argentine de 1976-1983) la mise en place des politiques ultralibérales de l’Amérique Latine moderne. Le Chili a été, en quelque sorte, le laboratoire de cette politique de libéralisation. Aujourd’hui, bien que les dictatures sud-américaines aient tombées, les politiques mises en place, dans le feu et le sang, grâce à ces dictatures militaires, demeurent. Le devoir de conscientisation contre le coup d’état sinistre du 11 septembre 1973 nous impose de nous mobiliser contre les nouveaux coups de l’impérialisme étasunien et de ses alliés, dont le Canada, la France et la Grande-Bretagne, mais également des marchés financiers en général. Il n’est pas sans rappeler que le Canada a également participé au coup d’état de 2002, en Haïti, aux côtés de la France, les canadiens ont également supportés l’invasion de la Côte d’Ivoire par la France, au début de cette année, et les activités impérialistes du Canada ne font que s’accentuer depuis.
Les grands empires ont propagés pendant des siècles, par leurs actes barbares, l’injustice et la misère, afin d’assurer le maintient de leur hégémonie. Aujourd’hui, les bêtes qu’ils ont formées se retournent contre leur propre maître. Bien sûr, l’on ne parle pas ici d’Augusto Pinochet, mais des talibans et de Ben Laden. À la fin des années 70 s’installe en Afghanistan, pays à majorité tribale, un gouvernement pro-soviétique. Les Etats-Unis, qui voient cette évolution d’un très mauvais œil, décident de financer les principales tribus anti-soviétiques, dont les Talibans. En septembre 1979 survient l’assassinat du président afghan, ce qui enclenche une guerre civile. L’armée rouge soviétique décide d’intervenir, ce qui pousse également les Etats-Unis à agir. Afin de résister aux forces soviétiques, la CIA entraînera avec zèle, une armée de plusieurs milliers de mercenaires, dont Ben Laden. La guerre fait plus d’un million de morts et plusieurs milliers de déportés. Ces atrocités dureront 10 ans…
Aujourd’hui, plusieurs anciens alliés des impérialistes se sont tournés contre leurs anciens maîtres. La guerre de 2001 en Afghanistan est, en quelque sorte, la conséquence de leur désobéissance face à leur tuteur. La guerre en Irak n’avait aucun lien avec les attaques terroristes du 11 septembre, bien que les étasuniens aient tentés de nous le faire croire. Cette guerre était, bien avant tout, économique (c-à-d. impérialiste). Le but était de s’emparer de ressources pétrolières, mais également de priver l’approvisionnement de la Chine (dont l’ancien gouvernement Irakien était un grand exportateur). La Chine est pratiquement l’une des seules puissances qui peut réellement rivaliser avec les Etats-Unis. C’est pourquoi les États-Unis veulent essentiellement stopper son développement, par le rationnement de son pétrole.
Dans un monde où règne la quête effrénée du profit et de la libre concurrence à tout prix, il ne peut qu’exister une paix éphémère suivie de fortes périodes de guerre. Le capitalisme tend à monopoliser sans cesse le capital, donc le pouvoir, entre les mains du moins en moins de personnes, de régions, de pays. Donc, s’ils veulent garder leur position dominante, les grands empires devront s’attaquer entre eux, directement ou indirectement, afin de se redistribuer les richesses de la Terre ainsi que la main d’œuvre à bon marché. C’est ce qu’on appelle l’impérialisme. C’est dans cette optique que Lénine affirma que « quiconque désire une paix solide et démocratique doit être partisan de la guerre civile contre les gouvernements et la bourgeoisie ». Que tous les pacifistes du monde entier en tirent une leçon!
http://unionrevolte.blogspot.com/2011/09/lautre-11-septembre-et-la-lutte-contre.html
Histoire affreuse que celle du Coup d’État de la maison blanche, via sa marionnette Pinochet, au Chili. Dire qu’Éric Duhaime, l’agent de la CIA québécois, est nostalgique de ce Putsch. Faut le faire! Se clamer de la liberté, tout en soutenant des Coups d’État…
Bien normal qu’il se soit trouvé un emploi chez Quebecor, qui raffole de ces cinglés de l’extrême droite. Bien normal que Martineau l’islamophobe s’y trouve aussi et qu’il ait des sentiments conciliants à ceux de Duhaime…
Augusto Pinochet = tueur de masse et dictature.
Éric Duhaime = supporter absolu de ce tueur de masse et de cette défunte dictature.
Philippe David = Un autre soutien inconditionnel au diktat de Pinochet, qui sauvait les pauvres investisseurs…
Chacun son trip!
08:45, le Samedi 10 septembre 2011Les pires escrocs de l’Histoire se sont toujours vautrés derrières des principes nobles, d’égalité et de justice. LEUR justice et LEUR égalité, hiérarchisée, bien entendu!
Merci SylvainGuillemette pour ces dénonciations supplémentaires.
09:03, le Samedi 10 septembre 2011Qui a dit que Ben Laden c’est retourné contre l’occident? Croi que c’est lui tout seul derrière les attentats, c’est croire la thèse officielle sur l’origine du 11 sept 2001; la commission d’enquête officielle à 21 pages qu’elle ne dévoile pas, où sont impliqué les saoudiens, dont la famille Laden a pu quitter les USA en douce, avec l’accord du président Bush, après l’effondrement des tours… Et Kissinger lui-même avait des contrats de pétrole avec les Talibans (Unocal), mais d’autres motifs plus pour l’intervention: il ne faut pas oublier la position stratégique du pays (frontière de l’Iran, Chine, non loin de la Russie, etc.) en plus de devenir le plus gros vendeur de drogue (opium, héroine), passant d’une production très faible (interdite sous les Talibans) à 90% de la production mondiale, de quoi injecter des liquidités dans un système financier qui s’effondre… Dubai et Londres en profite énormément…
Et puis, l’exemple de la Lybie où il est maintenant confirmé que l’Otat a utilisé… les jihadistes (ou Al Quaida)… contre Kadafi!!! Il ne faut pas oublié qu’historiquement, les britanniques ont utilisés, voir aidé a créer les fondamentalismes musulmans contre le nationalisme d’un Nasser en Égypte ou d’un Mossadegh en Iran qui gênaient les intérêts de l’empire anglais. Ensuite, ils faisaient de très bon allié durant la guerre froide contre le communisme et pour le free trade (même programme écomique que les fondamentalismes chrétiens: libre-échange et le moins d’État possible…). L’utilisation dans les 80 contre les soviets était de a même stratégie, sauf que les américains s’y mettèrent aussi et loin d’être devenu un franskeintein, ça continu a être utilisé (en Algérie, pendant que le pays était sous la terreur des extrémistes curieusement jamais arrêté par l’armée, les plans du FMI purent passé en douce sans révolte populaire…). Ainsi, vous devriez vous demandez si le 11 sept 1973, qui fut un coup d’État pour introduire la thérapie de choc néolibérale d’un Milton Friedman, si le 11 sept 2011 n’en était pas aussi une tentative pour justifier une politique belliqueuse de guerre dans le contexte d’une économie qui s’effondre? (sous prétexte de guerre au terrorisme; et pourquoi jamais attaquer l’Arabie Saoudite qui finance l’extrémiste mulsuman si c’était vraiment le cas ou encore Londres où est situé nombre de ‘headquarter’ de groupe terrorisme considéré comme tel par les États-Unis; pourquoi attaquer l’Irak qui était un pays socialiste qui a mené la vie très dure aux fondamentalistes?? ou s’en prendre à la Syrie, aussi socialiste, qui a eu justement une guerre meurtrière contre les muslims brotherhoods dans les années 80? On voit que le terrorisme ne sert que d’épouvantail pour contrôler les masses et justifier des guerres qui sont illégales, inutiles et injustes en lieu de changer le système financier et de lancer des grands projets d’infrastructures, qui crée réellement de la richesse en lieu d’une politique de pillage à court terme… ) .
On pourra lire le livre Devil’s Game de Robert Dreyfuss pour un bon background historique sur la question et être moins stupide sur la propagande concernant le sujet…
http://www.robertdreyfuss.com/thebook.htm
09:26, le Samedi 10 septembre 2011Oh! Et pour l’histoire du type qui se plaignait d’avoir été torturé par le MI6 et la CIA, voilà!
SylvainGuillemette a répondu:
septembre 10th, 2011 à 10:48
Ce n’est pas à Radio-Canada que vous verrez de telles explications relatives, aux «one liners» de 18h par exemple, où on se contente de dire qu’un type se plaint d’avoir été torturé par les organisations terroristes étatiques des plus puissants pays du G20 et du G8.
L’OTAN est une organisation mafieuse et terroriste. Il faut la démanteler, coûte que coûte.
Il faut également départir les parasites bourgeois de leurs moyens de nous tenir en esclavage, il faut s’accaparer, avec ou sans leur gré, des moyens de production.
Je n’en demande pas moins.
Sylvain Guillemette
(Et de toute façon, même si mes propos paraissent subversifs, ils ne sont pas pires que ceux de mon Premier ministre appelant au renversement illégitime d’un dirigeant d’un autre pays, à savoir la Libye et la Syrie, tout en reprochant à ces pays de manquer de «démocratisme»… Stephen Harper ordonne donc, avec ses complices, le départ d’un chef de pays souverain et dit d’autre part, défendre la démocratie. Alors je ne me sens aucunement mal de tenir ces propos, je n’ai encore tué ou fait tué personne, moi. Il ne peut pas en dire autant.)
10:43, le Samedi 10 septembre 2011Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
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SylvainGuillemette a répondu:
septembre 10th, 2011 à 09:35
Bien dit.