Accueil / Général-(EN-RECLASSEMENT) / analyses / L’assassinat de Kennedy : Oswald, ou le parfait pigeon (33)

L’assassinat de Kennedy : Oswald, ou le parfait pigeon (33)

Qui dit complot, dit organisation, préparation et… plan B.  Rarement un crime aussi organisé, telle une pièce de théâtre, avec sa scène et ses nombreux interprètes et comédiens, n’a connu qu’une seule représentation.  Il en va de même pour l’assassinat de Dallas, qui aurait connu, selon certains… une répétition, en quelque sorte, qui se serait tenue non pas à Dallas, mais à… Chicago, la ville du crime aux USA !  Selon le site de référence ce cette énième théorie, les deux plans d’assassinat étaient rigoureusement identiques, à part que celui de Chicago se serait tenu 20 jours auparavant et à 965 km de là… un plan B ravivé par un auteur sulfureux, mais qui mène à une autre piste encore plus sulfureuse et bien plus machiavélique encore (à ce stade cela devient en effet d’une perversion ultime !).  Et ce qui nous ramène en fait directement à « Tricky Dicky » Nixon, ce qui n’est pas totalement, une surprise, à avoir suivi son parcours politique fait de coups tordus !

Ce plan-là aurait en fait raté, car il aurait été déjoué avant sa réalisation.  En somme il aurait en fait été le plan A dont Dallas serait devenu le plan B !!!  Selon Robert Riversong, en effet (qui recommande de lire « RFK must Die »de  Shane O’Sullivan),  « Le Protection Research Service, le service du renseignement du Service secret, avait reçu plus de 400 menaces possibles de mars à novembre 1963.  Le Comité spécial des assassinats de la Chambre (HSCA, 1976-78) a déterminé plus tard que trois d’entre elles étaient importantes.  La première avait été une carte postale avertissant que le président serait assassiné alors qu’il roulait lors d’une parade automobile (« motorcade ») ce qui a donné lieu à une protection supplémentaire lorsque le président est allé à Chicago en mars 1963.  La deuxième menace crédible peut avoir entraîné l’annulation du voyage prévu du président à Chicago pour un match de l’armée de l’air ».  La troisième étant en suspens, ici.  Mais celle de Chicago est après-coup pleine d’enseignements.

Le plan A de Chicago

Un autre attentat avait-il été prévu ?  En tout cas le cas relevé à Chicago est très, très… perturbant, tant il présente de similitudes avec celui de Dallas. « Le 30 octobre 1963, les Services secrets ont appris que le résident de Chicago, Thomas Arthur Vallee, critique acerbe de Kennedy, possédait plusieurs armes et avait demandé un congé le 2 novembre, date de la visite prévue du président.  Lorsqu’il a été arrêté par la police de Chicago (ici à gauche), Vallee avait un fusil M-1, une arme de poing et 3000 munitions dans son automobile.  Le Service secret a appris que Vallee était un vétéran de la Marine Corps avec une histoire de santé mentale déficiente et qu’il était membre de la Société John Birch.  Aucune de ces informations n’a été transmise au groupe de protection du président pour Dallas, même si un rapport du Service secret après l’assassinat a noté la similitude dans les antécédents de Vallee et d’Oswald, suggérant que Vallee aurait pu être le « patsy » de Chicago… car là aussi, en quelque sorte, un personnage désireux d’attenter à la vie présidentielle avait aussi été prévu pour être arrêté et être accusé d’avoir attenté à la vie du président !!!

Un suspect, mais aussi un drôle de policier

Si le cas de Vallee est étrange, ce n’est pas à cause de lui seul.  Un policier est également concerné par une forte suspiscion.  C’est l’un de ceux qui avait été chargé de jeter un œil sur lui, avec un collègue, selon le chercheur Dan Stern:  Daniel Groth avec son collègue Peter Schurla.  Or le premier, le 4 décembre 1969, selon une demande express provenant du FBI, avait été mis en cause (bien après l’affaire de Dallas) dans une affaire sordide.  Alors que son escouade entrait de force dans l’appartement de deux leaders du Black Panther, Fred Hampton et Mark Clark, ces deux derniers avaient été aussitôt tués par balle par l’équipe de Groth, ce qui s’apparentait davantage à une exécution qu’à une arrestation, même si les Black Panthers n’étaient pas des enfants de chœur.  Or Dan Stern, dans cet assaut a aussi démontré que Groth travaillait très certainement pour les services secrets, s’étant à plusieurs reprises entraîné à la fois avec des gens du FBI comme de la CIA, à Washington même.  Les deux policiers de Chicago étant d’ailleurs membres, selon lui, comme leurs collèges; et parmi les plus anciens membres même, du Law Enforcement Intelligence Union, un programme de liaison avec la CIA.

Un endroit idéal, là aussi

Mais revenons à l’arrestation de l’assassin potentiel de Chicago :  « le mercredi 30 octobre 1963, les agents du bureau des services secrets de Chicago ont été informés du complot de Chicago par l’agent spécial chargé Maurice Martineau.  Abraham Bolden était l’un des agents présents.  Bolden avait quitté volontairement le service de la Maison Blanche deux ans auparavant pour protester contre la mauvaise sécurité accordée au président.  L’agent spécial chargé Martineau a annoncé à ses agents des services secrets de Chicago un complot contre Kennedy dans le cadre des préparatifs pour l’arrivée du président à l’aéroport O’Hare trois jours plus tard, le samedi 2 novembre à 11 h 30.  Ce samedi après-midi, il était prévu que JFK devait assister au match de football de l’armée de l’air au Soldier Field.   À 9h00 mercredi matin, Martineau a dit aux agents que le FBI avait appris d’un informateur que quatre tireurs d’élite prévoyaient de tirer sur Kennedy avec des fusils de haute puissance.  Leur embuscade devait se produire le long de la route du cortège présidentiel, alors qu’il viendrait de O’Hare vers le bas de l’autoroute du Nord-Ouest, dans une boucle, le samedi matin ».  La ville de Chicago, truffée d’échangeurs autoroutiers se superposant à proximité de hauts immeubles (voir photo ici à droite) offrait en effet des endroits rêvés pour de tireurs postés (on les surnomme « Spaghetti Junction »).  « Le FBI avait dit que «les suspects étaient des fanatiques para-militaires de droite».  L’assassinat «serait probablement tenté à l’un des viaducs de l’autoroute du Nord-Ouest».  Ils le savaient par un informateur nommé «Lee».  Le lendemain, la propriétaire d’une pension du côté nord a fourni de plus amples renseignements.  Quatre hommes lui louaient des chambres.  Elle avait vu quatre fusils avec des lunettes, dans une des pièces des hommes, ainsi qu’un croquis du journal montrant le trajet du Président.  Elle avait téléphoné au FBI.  Le FBI a alors dit à Martineau que tout dépendait du service secret.  James Rowley, chef du service secret à Washington, a confirmé à Martineau que J. Edgar Hoover avait pris en main le dossier (2).  C’était de la compétence du Service secret et le FBI ne ferait rien pour enquêter ou arrêter l’intrigue contre Kennedy. »  On notera la « récupération » rapide et complète par l’équipe de Hoover des assassins potentiels.  A droite en haut le document tardif (1968) sur une demande d’ouverture du dossier Vallee au FBI, concernant l’assassinat de JFK, avec la réponse de Edgar Hoover !  On y mentionne surtout que Vallee avait été catégorisé à l’armée comme schizophrène et paranoïaque, et qu’il présente aussi une « attitude mégalomaniaque euphorique«  (?).  On y précise bien aussi qu’il a été arrêté pour un simple problème de circulation, mais pas qu’on avait découvert une arme et des munitions dans sa voiture !

Une thèse reprise tardivement

L’écrivain Edwin Black (l’auteur du remarquable « IBM et l’Holocauste »),  avait lui noté le même passage au ralenti de la voiture dans un endroit particulier :  « le 2 novembre 1963, il était prévu que JFK devait assister au match de l’Armée de l’Air-Force aérienne au champ des soldats.  Les plans prévoyaient qu’il devait arriver à O’Hare vers 11 heures du matin, pour descendre en voiture sur ce qu’on appelait alors vers la boucle de l’autoroute du Nord-Ouest.  La caravane prendrait la sortie de Jackson, en tournant lentement à gauche dans la rue pour se rendre au stade (ci-dessous à droite).  La sortie de Jackson serait alors  bondée, avec pas moins de 45 écoles locales et organisations civiques soucieuses de voir le président ».  En fait, la première assertion du match mis à l’index semble fausse :  Kennedy avait finalement annulé le match de football de l’Armée de l’Air l’après midi, mais absolument pas en raison de l’arrestation de Thomas Arthur Vallee.  Il venait alors d’être informé du coup d’état au Vietnam contre les frères Diem (voir notre tout premier épisode) et a dû avoir après des réunions dans la nuit avec la CIA et le renseignement militaire.  « Le coup d’État avait des répercussions mondiales qu’il fallait régler immédiatement.  Il n’était pas temps pour le président des États-Unis d’assister à un match de football » peut-on lire.  Le putsch vietnamien avait eu lieu effectivement le 2 novembre 1963.

Les similitudes 

Ce qu’il y a d’étonnant dans le cas encore méconnu de Vallee, ce sont en tout cas le nombre de similitudes avec le cas de Lee Harvey :  « Après avoir surveillé Vallee pendant des heures, les deux hommes l’ont arrêté samedi, 2 novembre 1963 à 9h10.  Deux heures et demie avant que JFK ne devait arriver à l’aéroport O’Hare.  Thomas Vallee avait été conduit le long d’une piste que Lee Harvey Oswald suivrait après lui.  Vallee a dit qu’il avait été assigné par les marines à une base U-2 au Japon. Vallée était ainsi placé sous le contrôle de la CIA, qui commandait l’U-2, tout comme Oswald passerait sous les contrôles de la CIA en tant qu’opérateur de radar sur une autre base de la CIA des U-2 au Japon.  En août 1963 alors qu’Oswald se préparait à déménager de la Nouvelle-Orléans à Dallas, Valle déménageait de New York à Chicago.  De même qu’Oswald avait obtenu un emploi dans un entrepôt juste au-dessus de la future parade de Kennedy à Dallas, Vallee avait également obtenu un travail dans un entrepôt juste au-dessus du futur passage de Kennedy à Chicago ».  On pourrait ajouter que Vallee avait aussi contacté des anti-castristes pour s’entraîner avec eux dans un camp à Levittown sur Long Island, à New York (en photo à gauche Kennedy à Chicago avec le maire Richard J.Daley) !  Cela faisait en effet une belle poignée de concordances entre les deux personnages !  Vallee aurait-il été « sélectionné » et « préparé » par les mêmes qui attenteront à la vie présidentielle quelques semaines plus tard ? L’énigme demeure.  On songe au film « Exécutive Action » (« Complot à Dallas ») de David Miller, sorti en 1973. C’est un des premiers à aborder l’angle du complot, et surtout la thèse d’un Oswald perçu comme manipulé, déjà, par une poignée d’agents secrets, et ici planté ostensiblement comme « pigeon » .  Si le film pêche par certains aspects (l’usage du Carcano par exemple), il évoque le cas d’un sosie de Lee Harvey, découvert progressivement dans les années qui ont suivi, notamment lors de l’épisode de l’ambassade de Mexico, où tout le monde s’accorde à dire que ce n’est pas Oswald qui s’y était rendu.  Même le président Johnson !  Les petits malins auront bien sûr remarqué qui était l’auteur du scénario :  Dalton Trumbo (aidé il est vrai par Mark Lane (1), dont le livre  “Rush to Judgment” a servi de base au scénario du film) !!!

 

 

Pire encore, avec une autre découverte

Le problème de cette théorie est donc qu’elle n’est pas non plus fraîchement nouvelle, et que ces sources sont aussi sujettes à caution.  La source première ayant été Abraham Bolden, ancien agent secret de couleur ayant été quelque temps au service de JFK, mais ayant eu ensuite de sérieux déboires avec la justice, relayé par un conspirationniste tel que le fort discutable Sherman Skolnick, qui avait au moins obtenu le soutien d’Edwin Black dans un numéro du « Chicago Independent ».  Skolnick a beau être… dérangeant, il a cependant levé de beaux lièvres, tels que celui de la mort de Dorothy Wetzel, agent de la CIA devenue par mariage Dorothy Hunt, la femme en effet de  E. Howard Hunt, celui-là même qu’on retrouvera cité à la fois dans l’assassinat de Kennedy et dans l’affaire des plombiers de Nixon. Et qui faisait partie, lui aussi, ne l’oublions surtout pas, de la CIA !!!  Voici qui nous amène en fait à une autre piste, toute aussi dérangeante, sinon davantage.  Son avion, un Boeing 737-222 d’United Airlines s’était en effet écrasé en pleine banlieue de Chicago (ici à gauche) avec celle qui venait de l’interviewer, Michelle Clark de CBS News Le crash du vol 533, de Washington à Chicago, qui avait tué 45 personnes, le 8 décembre 1972.  Or selon Skolnick, Dorothy Hunt avait en effet clairement, impliqué Nixon dans l’assassinat de Kennedy !!!

Un crash d’avion pour enterrer une sombre histoire ?

Du lourd, encore une fois, du très lourd même !!!  A peine l’avion tombé, plus de 50 employés du FBI s’affairaient déjà sur la scène du crash !!!  Voilà qui rappelle une autre scène célèbre, non Visiblement, les gens du FBI, pour se mobiliser autant et aussi vite, avaient été mis au courant AVANT que l’avion ne tombe !!!  Dans le sac de Dorothy Hunt on retrouvera 10 000 dollars en billets de cent (certains affirmeront bien davantage) !!!  A qui étaient-ils destinés ?  Que cherchaient donc les gens du FBI une fois l’avion tombé ? Quels documents qu’auraient emporté Hunt ou Clark qui puissent valoir un tel déploiement de service secret ???  Et si Dorothy Hunt aurait été un assassinat de plus de la longue série démarrée après Dallas ?  Et si elle était LE « smoking gun » en reliant non pas LBJ, comme beaucoup le disent, mais carrément à Richard Nixon, le sinistre « tricky dicky » de la politique américaine ???  Car ce n’est pas que la femme de celui le plus impliqué dans le Watergate qui avait disparu ce jour-là mais une journaliste qui elle aussi avait menacé de révéler « un secret qui aurait pu faire sauter la maison blanche ».  Un secret dont on l’aurait voulu taire en l’achetant, comme on a tenté d’acheter son mari pour qu’il ne parle pas (ou plutôt comme son mari a hérité d’argent en menaçant lui aussi de tout révéler sur le Watergate auquel il avait activement participé !).

Tuer 43 personnes de trop ?

Dorothy détenait quelque chose, apprises auprès de son mari, fortement impliqué comme on le sait, à propos de l’assassinat de Dallas.  C’est ce qui a provoqué son élimination.  C’est Spartacus Educational qui l’affirme en tout cas :  « James W. McCord (ici à droite et lui même membre de l’équipe des « plombiers » qui a cambriolé le siège du Parti démocrate en juin 1972) « a affirmé que Dorothy lui a dit que lors d’une réunion avec l’avocat de son mari, William O. Buttmann, elle a révélé que Hunt avait des informations qui «souffleraient la Maison Blanche hors de l’eau» (ce faisant, elle lui avait avoué qu’elle était donc au courant elle aussi !).  « En octobre 1972, Dorothy Hunt a tenté de parler à Charles Colson (l’assistant véreux  de Nixon il deviendra pasteur évangéliste !).  Il a refusé de lui parler mais a plus tard admis au New York Times qu’elle était « bouleversée par l’interruption des paiements des associés de Nixon aux accusés du Watergate » (à son mari, donc !).  « Le 15 novembre, Colson ! ici à gauche) a rencontré Richard Nixon, H. R. Haldeman et John Ehrlichman à Camp David pour discuter de la menace de chantage de Howard Hunt.  John N. Mitchell était également inquiet au sujet des menaces de Dorothy Hunt et il a demandé à John Dean d’utiliser un fonds secret de la Maison Blanche pour «faire en sorte que la situation de Hunt se stabilise».  Finalement, il a été arrangé par Frederick LaRue pour donner à Hunt environ 250 000 dollars pour acheter son silence » (= 1,5 million actuel !!).  « On » aurait assassiné ce jour-là 45 personnes car DEUX étaient susceptibles de parler et d’enfin expliquer qui était derrière l’assassinat de Kennedy ? 45 personnes !!!  Pour protéger un secret d’Etat ???  Mais lequel, qui vaille autant de vies supprimées ?  L’assassinat aurait pu avoir aussi un tout autre rôle :  celui d’assurer le silence d’Howard Hunt lui-même, à qui l’on montrait alors ce qu’il advenait à ceux qui parleraient !!!

Des étrangetés à la pelle

Pour l’hôtesse Marguerite McCausland, une des rares suivantes du crash du vol United Airlines Flight 553, retrouvée vivante à l’avant de l’avion et ici en 2012, certes le temps était mauvais, mais une erreur de pilotage lui semble insuffisante pour expliquer la catastrophe, qui l’avait complètement surprise, elle pourtant habituée aux vols d’un appareil réputé fiable.  Un appareil, pourtant, ce jour là, ayant connu quelques dysfonctionnements :  le NTSB lui trouvera que le Flight Data Recorder (boîte noire) avait cessé de fonctionner 14 minutes avant le crash, mais ne trouvera rien à en redire (c’est la bande d’enregistrement de la tour de contrôle, saisi par le FBI, qui servira de témoignage à charge contre le pilote, dans l’enquête) !!!  Pour le NTSB, ce fut en effet l’exemple même d’un « classic pilot-error accident » !!!  Un NTSB qui affirmera pourtant des phrases comme celles-ci :  « bien que les spoilers aient été complètement rétractés dans l’épave (preuve que le pilote avait bien remis les gaz et voulait remonter), il est possible que les spoilers aient pu se rétracter seuls, en raison des forces d’impact et de la perte de pression hydraulique ».  Ben tiens !  « Rétractés » d’eux-mêmes, comme par magie !  La catastrophe, rappelons-le avait eu lieu juste au moment de l’atterrissage, le 737 ayant suivi une pente trop raide de descente (certains parlant de sabotage de l’ILS, facile à réaliser) et son pilote pourtant chevronné accusé d’avoir réagi trop tard pour « avorter » l’atterrissage, selon l’ordre donné au dernier moment par la tour de contrôle (un petit Aero Commander déboulé sur le tard ayant joué au trouble-fête).  Bref, une situation litigieuse impliquant matériel défectueux (ou saboté) et des décisions pas vraiment adéquates… insuffisantes pour beaucoup pour expliquer la catastrophe.  Mais ce n’est pas du côté de la catastrophe elle-même que va venir le souffle du complot.  Mais surtout de ce qui s’est passé après…  Ci dessous les 2 pages du Ann Arbor Sun, du 8 août 1973 évoquant sans ambiguïté l’affaire :

 

Pas simplement le crash, mais aussi la suite du crash

Un autre curieux, en effet, est allé plus loin que les délires d’un Sherman Skolnick qui a aussi raconté que les passagers de l’avion auraient été tués par du cyanure (ruinant ainsi la thèse initiale !)… Plus sérieusement, le site « Irrésistible Targets » a trouvé beaucoup mieux que cela, et bien plus intriguant encore en fait.  Une conspiration présente obligatoirement des ramifications, dont certaines sont profondes et sont chargées de protéger parfois après-coup celui qui en est le responsable.  Or selon le site, ce fut le cas juste après avec une étrange avalanche de nominations en des points stratégiques, après le crash :  « Egil ‘Bud’ Krogh (ici à droite) a été nommé sous-secrétaire au ministère des Transports le samedi 9 décembre, le lendemain de l’accident » (le lendemain même !!!).  « Le National Transportation Safety Board, qui enquête sur les accidents, relève du DOT, et Krogh aurait passé beaucoup de temps à faire pression sur leur enquête.  Alex Butterfield ‘ »Deputy Assistant » de Nixon ici à gauche), qui a mis en place le système de cassettes de la Maison Blanche et dont le témoignage le révélerait finalement, a été nommé à un poste dans la Federal Aviation Administration – une nomination retardée seulement parce que Butterfield était encore un militaire commandé.  Et Dwight Chapin (ci-dessous à gauche), l’un des « bagman » (homme de main ou porteur de valises) du CREEP (le  « Committee for the Re-Election of the President » abrévié en CRP mais moqué en « creep » ou « voleur » pour Nixon), a quitté la Maison Blanche pour rejoindre United Airlines en tant que «directeur de la planification du marché» dans leur bureau de Chicago, pour assister chaque jour aux audiences du NTSB (le National Transportation Safety Board, organisme qui enquête sur les catastrophes aériennes).  Un autre homme de Nixon nommé au NTSB, Richard Spear, a profité de l’absence du chef de son bureau de la sécurité aérienne pour réécrire la définition même de la «cause probable» dans le manuel du BAS et a également fait pression sur les enquêteurs de BAS pour fermer l’enquête sur le vol 533″ (extrait deDorothy, « An Amoral and Dangerous Woman »: The Murder of E. Howard Hunt’s, par St. John Hunt qui n’est autre que le propre fils d’Howard Hunt (3) !). Relisez bien ces noms de pions placés au bons endroits.  Tous ont été mis en place pour étouffer toute velléité d’étude approfondie du crash.  Tous ont été nommés dans cette seule fin :  celle de faire du Vol 533 un accident, et non un attentat ! Ceci est l’œuvre d’un scandale d’Etat, et non d’une quelconque mafia (encore une fois !). Nixon n’a eu de cesse de colmater la brèche qu’aurait pu ouvrir Dorothy Hunt à son égard !

Dorothy Hunt est-elle la grande oubliée de Dallas ?

Même sans être obligatoirement conspirateur, avouez qu’il y a de quoi se gratter un peu la tête en lisant ce genre de choses !!!  C’est le propre de la littérature conspi; en effet, quand elle s’empare d’un sujet intéressant :  il devient difficile de s’en remettre aux faits de départ, après cela, sans passer soi-même pour un conspirateur.  Il n’empêche, le cas de Vallee, découvert et redécouvert à plusieurs reprises, demeure passionnant dans sa fort étrange similitude.  De même que celui de Dorothy Hunt, dont la fin tragique n’est certainement pas accidentelle, à voir comment on s’est arrangé pour faire de sa disparition tragique un simple accident aérien !!!
(1) Inlassablement, convaincu d’un complot, Lane produira plusieurs livres dont le dernier paru est sans équivoque : “Last Word: My Indictment of the C.I.A. in the Murder of JFK” il a été publié en 2011, 5 ans avant sa disparition.

Voici ce qu’en a dit Abraham Bolden :

« J’ai enfin terminé la lecture de « Last Word » par l’auteur Mark Lane.  Tout lecteur qui veut voir pourquoi il y a tellement d’inquiétudes quant à la vérité derrière l’assassinat de Kennedy devrait acheter ce livre immédiatement.

J’ai connu Mark Lane au milieu des années 1960.  Mark a enquêté sur mes affirmations concernant mon implication tangentielle, en tant qu’agent du Service secret des États-Unis, à la suite de l’assassinat de Kennedy et résume ma situation à la page 235 de son livre « Rush to Judgment » publié en 1966.  Contrairement à ce que beaucoup croient, Mark Lane n’est pas un théoricien du complot.  Le documentaire et d’autres preuves tirés d’une recherche minutieuse et approfondie, exposés dans « Last Word », montrent que l’avocat Lane est un enquêteur sans peur, pragmatique et méthodique déterminé à faire valoir la vérité devant le peuple américain et à « laisser tomber les copeaux » .

L’auteur n’accuse pas de façon absolue notre gouvernement ou ses agences; mais ce qu’est Lane fait marcher à la maison les faits indéniables, étayés par des preuves substantielles de ses allégations. J’espère sincèrement que le livre « Last Word » n’est pas le dernier mot que nous entendons de l’avocat Mark Lane.  Nous avons besoin de plus d’hommes de son intégrité et de notre préoccupation pour nos libertés si nous voulons maintenir notre leadership dans le monde libre.  Je vous recommande fortement de lire ce livre et de tirer vos propres conclusions de la recherche qui y figure. » 

Abraham W. Bolden, Sr. (nota ; Bolden a été viré du service de protection présidentiel en 1964 pour avoir tenté de vendre 50 000 dollars une fiche de renseignements à Joseph Spagnoli Jr.  Il s’en était défendu en évoquant le fait qu’on cherchait à l’évincer de témoigner à la Commission Warren :  il effectuera 2 ans et demi de prison.  Lors du procès, Spagnoli avait évoqué le contact avec l’agent Martineau, également cité ici).

Bolden était aussi lié donc à l’affaire Vallee comme l’indique ici Wikipedia:

« Le 5 décembre 1967 alors que Bolden purgeait sa peine au Centre médical des prisonniers fédéraux des États-Unis à Springfield (Missouri), les avocats John Hosmer (avocat de Bolden), Mark Lane (auteur de Rush Judgment) et Richard V. Burnes (assistant de Jim Garrison) ont tenu une conférence de presse dans laquelle ils ont déclaré avoir reçu des informations de Bolden selon lesquelles le Service Secret était au courant d’une tentative d’assassinat préalable à Kennedy à Chicago. Selon les avocats, le service secret a été informé qu’une tentative sur la vie du président serait faite à Chicago, ce qui a entraîné l’annulation de sa visite en raison de problèmes de sécurité. Ils ont déclaré que Bolden a déclaré que lui et d’autres agents avaient arrêté un suspect en raison du rapport. Le 21 mars 1970, Sherman Skolnick est apparu sur un programme de radio FM avec Ted Weber de WTMX et a déclaré que Bolden était faussement emprisonné pour l’empêcher de révéler qu’il y avait un complot pour tuer Kennedy à Chicago. Le Chicago Sun-Times a indiqué qu’ils tentaient de contacter Bolden concernant les allégations, mais qu’il a refusé de les commenter.Le mois suivant, le 6 avril, Skolnick a intenté une action devant le tribunal de district des États-Unis à Chicago contre le Service national des archives et des archives, indiquant que l’agence avait supprimé illégalement des documents qui indiquaient ce qu’il avait prétendu être un complot pour assassiner Kennedy lors du match de l’Air Force le jeu le 2 novembre 1963. Sa demande exigeait que le rapport de la Commission Warren, affirmant que Lee Harvey Oswald agissait seul pour tuer Kennedy, soit déclaré «nul et non avenu». Trois des onze documents attachés à la poursuite, selon lesquels Skolnick, qui avaient ​​été envoyés par une personne non divulguée, étaient des rapports du FBI concernant l’assassinat de Kennedy récemment déclassifié et lié à l’arrestation de Thomas Arthur Vallee ».

(2) ça donne ceci avec Martin Luther King :  la lettre complètement folle attribuée à Hoover alors qu’elle ne porte pas de signature et qui injurie et menace MLK de façon démentielle.

 

(3) « À la fin de sa vie, Hunt a fait plusieurs allégations à propos de l’assassinat de John F. Kennedy, comme l’a rapporté son fils John Hunt Saint.  Dans des enregistrements audio, des discussions et des écrits, Hunt a, selon son fils, déclaré qu’il était impliqué dans un complot visant à tuer le président Kennedy.  Il dit que le nom de code donné par les conspirateurs à l’opération était « Le Grand Événement ».  Parmi les autres conjurés présumés figuraient David Atlee Phillips, Cord Meyer, Frank Sturgis, David Sánchez Morales, William King Harvey (« Mr Moongoose »), un tireur français : Lucien Sarti, qui a travaillé pour la mafia (milieu marseillaisFrench connection), et le vice-président Lyndon B. Johnson« ... mais pas Nixon, c’est plutôt étonnant!   En réalité, la femme de Hunt affirmera que ses deux fils, longtemps accrochés à la drogue, lui avaient dicté ses propres mémoires pendant ses moments de lucidité lors de sa fin.  Les deux filles plus âgées de Dorothy, Kevan et Lisa, en revanche, l’ont toujours accusé d’être responsable de la mort de leur mère.  Selon son fils; en tout cas, « il était l’homme parfait pour la CIA : il ne se sentait jamais coupable de rien » !!!

sur Bolden et Vallee :

https://en.wikipedia.org/wiki/Spaghetti_Junction

On y relève que l’informateur s’appelait « Lee », alors que LHO était informateur du FBI…

JFK Assassination Plan A – The Chicago Plot

Extrait : « Le 3 décembre 1963, un article est paru dans le Chicago American, « Cops Seize Gun-Toting Kennedy Foe », avec des informations attribuées à des détectives de Chicago non identifiés.  Une même histoire est apparue le même jour dans le Daily News de Chicago, sur la base d’informations provenant d’agents fédéraux non identifiés.  Mais aucune des sources anonymes n’a mentionné la détention des deux tireurs d’élite qui, avec leurs deux camarades, ont disparu sans laisser de traces.  Trois décennies plus tard, en janvier 1995, le Service secret a délibérément détruit ses enregistrements de l’intrigue de Chicago lorsque la Commission d’examen des dossiers d’assassinats (ARRB) les a demandés.  L’ARRB a été créée par un acte de loi de 1992 suite à l’outrage public après la sortie du film JFK d’Oliver Stone, qui a suggéré un complot au sein des institutions gouvernementales pour assassiner le président Kennedy.  À ce jour, peu d’Américains croient à l’histoire officielle tripatouillée de l’assassinat de JFK, mais moins encore savent comment s’est déroulé le véritable complot ».

Article précédent:

L’assassinat de Kennedy : Oswald, ou le parfait pigeon (32)

Commentaires

commentaires

A propos de ghostofmomo

avatar

Check Also

Le premier cercle de l’enfer

4H15 du matin, dans cette cuisine formica couleur neige sale à la tristesse matinale, j’écoute ...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *