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L’assassinat de Kennedy : Oswald, ou le parfait pigeon (32)

Dans l’épisode 7 de cette (longue) saga, j’avais évoqué le séjour de Lee Harvey Oswald en 1959 en URSS.  Mais au moment où je rédigeais cet épisode, une source me manquait encore.  Aussi n’avais-je pas trouvé de réelle raison pour laquelle Oswald aurait pu se rendre là-bas.  L’examen attentif de documents de la CIA à propos d’un tout autre sujet – l’emprunt d’un satellite d’exposition russe par la CIA – a fini par me convaincre de la réalité d’un « pigeon » manipulé par cette même CIA et abandonné à son sort, déterminé à l’avance dans un plan sordide d’assassinat.  Oui, et ça ne fait plus aucun doute, Lee Harvey Oswald avait bien été recruté par les services secrets US, au départ, et dans un but très précis.  Celui de renseigner l’agence sur l’état d’avancée technologique en électronique, les américains ne comprenant pas d’où pouvait exactement venir l’insolent succès des soviétiques dans l’espace et depuis le 4 octobre 1957, date de la première journée de honte pour l’industrie spatiale américaine encore balbutiante.  Honte qui allait durer 8 longues années… (les américains entrant vraiment dans le course à la Lune le 15 décembre 1965 seulement, avec le rendez-vous spatial de deux capsules Gemini).

L’histoire est en effet assez sidérante, elle est racontée ici (il y a plusieurs épisodes, celui qui nous concerne est celui-ci). J’en emprunte une grande partie ici-même.  Pour résumer l’affaire, qui est digne d’un épisode de James Bond, les américains, qui en 1959 ignorent tout des lanceurs soviétiques, ont repéré lors d’une exposition itinérante russe que parmi trois satellites présentés, l’un d’entre eux pourrait leur apporter plein d’enseignements s’ils pouvaient y jeter un œil plus attentif.  L’ayant observé d’abord à Paris, et vérifié qu’il ne s’agissait pas d’une simple maquette, ils décident de s’en saisir et de le faire examiner plus attentivement par les spécialiste dépêchés sur place, à Mexico où la tentative d’emprunter l’engin va être tentée au nez et à la barbe des services secrets soviétiques. L’engin, dépecé (puis remonté) et filmé toute une nuit, apportera des éléments clés sur sa fabrication et ses capacités, ou plutôt de la fusée inconnue à ce jour dont il constituait le 3eme étage en fait. La CIA a ainsi appris quel était le poids des étages inférieurs, par déduction de ce qui est satellisé avec ce fameux 3 étage encore collé à sa coiffe de protection. Ils ont aussi déterminé la nature des carburants utilisés, via ceux résiduels dans l’engin exposé, qui semble avoir servi de test complet de production.  Mais ils leur manquent encore des renseignements : ceux sur l’électronique de bord, dont l’engin a été démuni, mais dont il reste quelques traces, notamment des inscriptions que la CIA a vite fait de décrypter.  En somme, les américains savent alors d’où viennent les composants de l’appareil; sans avoir réussi à s’emparer de ces mêmes composants.  Et c’est là qu’Oswald rentre en scène.  Par la même porte, serait-on tenté de dire, car c’est à l’endroit même où l’examen du satellite a eu lieu qu’on le retrouvera… en train d’essayer de se faire inviter une deuxième fois dans le pays.

Un autre homme connu, à Mexico…

A Mexico, toute cette affaire ?  Oui, car ce n’est peut-être pas un hasard, en fait.  Rappelons-le aussi, d’autres personnes de la CIA étaient présentes sur place à la même époque, ou presque, dont un certain … Lee Harvey Oswald.   Peu de temps après l’attentat contre Kennedy, l’ambassadeur US dans la capitale mexicaine (Thomas C. Mann) avait même affirmé qu’il « n’avait certainement pas agi seul »…  Sur quelles preuves appuyait-il son propos ?  Pourquoi Mexico, en effet ?  Pour une raison simple : c’est que la CIA y était fort efficace, aidée par des gens comme Oswald, justement approché des gens de l’autre monde, dont des espions du KGB, dont on essayait alors de savoir… ce qu’eux mêmes savaient (l’éternel jeu du chat et de la souris, du double ou voire du triple agent).  L’ambassade au Mexique de l’URSS avait été en fait truffée de micros par les américains, on vient de le voir.  Et tout ce qui s’y passait y été enregistré jour et nuit, ce que Hoover savait et n’a jamais voulu révéler : « le fait que la CIA ait enregistré l’ambassade soviétique à Mexico était bien sûr un « secret ultra-secret », un endroit parfait pour accrocher une intrigue et être sûr qu’il n’aurait jamais une diffusion publique complète.  La Commission Warren a eu beaucoup d’incertitudes quant à la façon dont la CIA savait ce qu’elle leur disait au cours des premiers mois de 1964, jusqu’à ce qu’en avril, trois agents de la Commission aient été envoyés par la Commission à Mexico pour tenter d’obtenir des renseignements plus précis.  Mais même le rapport interne de soixante-dix pages de ce voyage, écrit par David Slawson en avril 1964 mais non publié jusqu’en 1996, ne dit jamais directement que les bandes avaient été écoutées » nous explique ici History-matters.

Oswald, le « tireur de Mexico » ?

« Oswald avait visité la ville de Mexico quelques semaines plus tôt, apparemment pour obtenir un visa qui permettrait à l’autoproclamé marxiste de défier Cuba, et Mann, un diplomate vétéran, soupçonnait qu’un complot pour tuer Kennedy avait été préparé sur le sol mexicain, lorsque Oswald avait des rencontres avec des diplomates cubains et des mexicains qui soutenaient la révolution de Fidel Castro.  Comment Mann avait-il appris ces réunions ?  Il s’est avéré que la CIA avait Oswald sous surveillance dans la capitale mexicaine après qu’il se soit présenté là-bas aux ambassades cubaines et soviétiques.  De retour au département d’Etat, cependant, un Mann déconcerté avait frappé un mur de brique.  Personne à Washington ne semblait s’intéresser à ses soupçons, ce dont il se plaindra plus tard à ses collègues.  Et quelques jours après l’assassinat, l’ambassadeur a reçu un étonnant message hautement secret directement du secrétaire d’État Dean Rusk.  Selon le témoignage de Mann, des années plus tard, à des enquêteurs du Congrès, Rusk a ordonné à l’ambassade de fermer toute enquête au Mexique qui pourrait « confirmer ou réfuter les rumeurs de l’implication cubaine dans l’assassinat ».  Mann a dit aux enquêteurs du Congrès qu’il avait l’impression que le même « incroyable » ordre d’arrêt avait été donné par la CIA au chef de la station de l’agence d’espionnage au Mexique, Winston Scott.  Dans ses mémoires discrètement découvertes dans les années 1990, après sa mort, Scott a confirmé qu’il soupçonnait également qu’Oswald était un «agent» d’une puissance étrangère qui aurait participé à une conspiration pour tuer Kennedy (bien que Scott n’ait pas suggéré que l’enquête de la CIA ait été arrêtée). »  Les bandes d’écoutes enregistrées de Mexico présentent une autre énigme :  les coups de téléphone faits par « Oswald » n’ont pas tous sa voix : à un moment, un autre homme s’est fait passer pour lui !!!   A quelques pas en face de l’ambassade, un appartement, servait de planque à la CIA pour observer les allées et venues.  Chez la Mary Farell Foundation qui regroupe tous les renseignements possibles sur l’assassinat il est codé LILYRIC.  Il appartenait à Ramon Joseph Alvarez alias Raymond Gerende, qui en tenait deux autres à Mexico (codé LIEMPTY).  Dans JFK Facts, selon Ann Goodpasture, qui a été chargée de scanner les photos faites à LILYRIC, certaines ont bien été détruites (et n’avait rien précisé sur les négatifs, restés à la CIA).  Selon certains, ces documents auraient bien contenu des clichés d’Oswald visitant l’ambassade soviétique.  Un autre « Oswald » a souvent été montré sortant de l’ambassade.  Pour brouiller un peu plus les pistes sans hésitation !  Ne pas révéler les visites d’Oswald à l’ambassade russe deux mois avant l’assassinat est un aveu de complicité, en réalité !

Oswald et sa rencontre avec un agent du KGB  !!!

Le doute existe donc sur ces enregistrements, que le président Johnson avait rapidement rejetés en raison de la différence de son de la voix, mais pas sur tous les appels (mais on sait aussi à quel point il pouvait lui-même être impliqué dans l’affaire)..  « Aujourd’hui, ceux qui ont vu les relevés de notes des appels « Oswald » disent qu’ils sont assez inoffensifs, même s’ils sont un peu confus, et sont interprétés plausiblement à propos de la demande de visa d’Oswald.  Mais l’appel du 28 septembre a un commentaire plutôt inquiétant: «Je suis allé à l’ambassade de Cuba pour leur demander mon adresse parce qu’ils l’ont», ce qui serait la cause de beaucoup de préoccupations de la CIA après l’assassinat, car il semblait impliquer un Oswald en relation avec l’ambassade cubaine. L’appel du 1er octobre avait quelque chose de pire encore, avec une référence « d’Oswald » et une rencontre précédente avec un homme dont le nom sera donné par le garde soviétique au téléphone:  Kostikov (les transcriptions des deux conversations sont à MEXI 7025, au RIF n ° 104- 10413-10159).  Qui était Kostikov (ici à droite à Mexico) ?  Le document 347 de la Commission Warren, un des documents retenus jusqu’aux années 1990, un rapport de la CIA sur le voyage d’Oswald à Mexico, écrit le 31 janvier 1964, le dit.  Il contient ce qui suit: « Kostikov est censé travailler pour le département treize de la première direction principale du KGB.  C’est le service responsable de l’action exécutive, y compris le sabotage et l’assassinat.  Ces fonctions du KGB sont connues dans le Service lui-même comme « Wet Affairs » (« mokryye dela »).  Le treizième état-major, selon des informations très fiables, mène des entretiens ou, selon le cas, procède à l’examen de tous les transfuges militaires étrangers en URSS pour étudier et déterminer la possibilité d’utiliser le transfuge dans son pays d’origine » [Warren Commission Document 347, p. dix] ».

FBI et CIA, une autre guerre très, très froide :

Quelque chose avait foiré, avec Oswald à Mexico.  Mais quoi donc ???  Une solution apparaît vite:  dans « FBI: L’histoire du Bureau par ses agents »  de Fabrizio Calvi et David Carr-Brown, on apprend que la rivalité FBI-CIA existait déjà en 1963, et que les quiproquos étaient nombreux.  C’était à qui allait coincer l’autre (ça n’a pas changé depuis bien au contraire !).  James Hosty, du FBI, chargé d’enquêter sur Lee Harvey Oswald à son retour d’URSS en 1962, en avait fait les frais treize ans plus tard, en 1975, lors de la commission Church car il avait interrogé Oswald le 20 novembre 1963 et Kennedy a été assassiné deux jours après seulement !!!  Les enquêteurs avaient aussi trouvé le nom d’Hosty dans le carnet d’adresses d’Oswald mais son nom n’était pas apparu dans l’enquête !!!  Le raté du siècle, en quelque sorte !!!  Hosty avait pris aussi des notes que ses supérieurs ont demandé de détruire après l’assassinat, ainsi qu’une lettre que lui avait envoyé Oswald quinze jours avant (1) !  Selon Calvi et Carr-Brown, dans leur livre, « en 1975, dans la foulée du scandale du Watergate et d’une série de révélations sur les douteuses pratiques des services de renseignement américains, le Sénat crée une commission chargée d’« étudier les opérations du gouvernement en matière de renseignement » (United States Senate Select Committee to Study Governmental Operations with Respect to Intelligence Activities), dite commission Church, du nom de son président.  La Commision s’empare du dossier Kennedy.  Dotés de pouvoir judiciaire, les sénateurs entendent tous les hommes de l’ombre du pays.  C’est au tour de James Hosty (ici à gauche, il est mort en 2011) d’être interrogé le 12 décembre 1975 par deux des enquêteurs les plus talentueux de la Commission, Paul Wallach et Mike Epstein.  L’interrogatoire de James Hosty commence mal.  L’agent se plaint de la manière dont le FBI a été maltraité par la commission Warren.  Il se fait renvoyer dans les cordes par Mike Epstein, qui est convaincu que Hosty a quelque chose à cacher.  « Comment osez-vous dire que la commission Warren vous a maltraité, dit Epstein, alors que le FBI était au courant des contacts de Lee Harvey Oswald avec l’agent du KGB Kostikov, du département 13 chargé du terrorisme et des exécutions, avant l’assassinat du président Kennedy ? » James Hosty tombe des nues.  À ce jour, il ignorait l’appartenance de Kostikov au département le plus redoutable du KGB.  C’était donc cela, le secret que le FBI voulait à tout prix l’empêcher de découvrir ?  Si on lui avait dit la vérité sur Kostikov dès le retour de Lee Harvey Oswald à Dallas, en octobre 1963, il aurait consacré toute son énergie à enquêter sur le futur assassin du président Kennedy, au lieu de prendre son temps !  « J’ignorais l’appartenance de Kostikov au KGB en 1963 », répond James Hosty.- « Bien sûr que si, vous étiez au courant !  » rétorque Paul Wallach en lui tendant une feuille de papier.  Hosty reconnaît sans mal le mémo du FBI daté du 18 octobre 1963 faisant état de la rencontre entre Oswald et Kostikov.  Hosty ne leur dit pas qu’il a eu beaucoup de mal à obtenir ce document et qu’il ne l’a reçu qu’à la fin du mois d’octobre.  En revanche, il souligne que, dans ce document, Kostikov est présenté comme un vice-consul, et non comme un des responsables des tueurs du département 13 du KGB.  Normalement, les rapports du FBI signalent toujours l’appartenance des diplomates soviétiques au KGB, quand c’est le cas.  Hosty en a donc déduit que Kostikov n’était qu’un simple diplomate.  Jusqu’à ce jour, James Hosty croyait que la CIA était à l’origine de la rétention d’informations concernant Kostikov.  Or, les deux enquêteurs lui révèlent que c’est le FBI lui-même qui lui a caché la vérité.  Wallach et Epstein lui communiquent une autre information que le Bureau lui a dissimulée :  Lee Harvey Oswald était en contact à Washington avec un autre diplomate, agent secret soviétique, Vitaly Gerassimov, le trésorier-payeur du KGB et un des responsables des « agents dormants » soviétiques aux États-Unis (il est également cité dans « Brothers in Arms: The Kennedys, the Castros, and the Politics of Murder » de Gus Russo, Stephen Molton et dans « Cultural Exchange and the Cold War: Raising the Iron Certain » de Yale Richmond).  Certains membres de la commission Warren étaient convaincus que Hosty était au courant, avant l’assassinat de Kennedy, des contacts d’Oswald avec Kostikov et Gerassimov.  Quelqu’un à l’intérieur du Bureau le leur avait dit.  Hosty prend alors conscience qu’il a été piégé »… par sa propre hiérarchie !

Lee Harvey et Marina en « agents dormants » ?

Un autre ouvrage enfonce le même clou.  Dans « Act Of Rétribution : The Military-Industrial-Intelligence Establishment And The Conspiracy To Assassinate President John F. Kennedy »  de J P. Philips on y ajoute une couche supplémentaire en faisant du couple Oswald des agents dormants, pas moins :  » en août 2005, un agent actuel du FSB nommé «Nikolai», basé sur des informations de première main provenant des archives du KGB, a révélé aux auteurs Gus Russo et Stephen Molton que «les agents du KGB avaient rencontré directement Marina (Oswald) au moins une fois avant d’émigrer, d’après Nikolai.  Elle a été autorisée à émigrer « seulement si elle acceptait leur plan de l’utiliser comme un agent dormant. »  Une fois installée aux USA, le KGB « l’activerait après quelques années ». »  Si jamais le besoin s’en faisait sentir ».  «Elle fournirait des informations ou mènerait une action de l’étranger.»  L’agent spécial du FBI, James Hosty, le contact d’Oswlad à Dallas, corrobore le «compte de Nicholai», et «tout ce qu’il avait appris dans sa formation», dit Russo et Molton.  Oswald et Marina n’aurait jamais été autorisés à quitter (la Russie) sans faire un accord avec le KGB.  »  De plus, on nous a dit que «presque aussitôt après son arrivée aux États-Unis, Marina a dûment adressé sa nouvelle adresse à l’officier du KGB (à l’ambassade soviétique à Washington DC), Vitaly A. Gerasimov « dont les responsabilités comprenaient le paiement des contacts américains pour les données de renseignement. »  In Guss Russo et Stephen Molton, « Brothers in Arms: The Kennedys, the Castros, and the Politics of Murder » et J. Epstein, « Assassinat Chronicles »... (en photo Oswald avec ses copains ouvriers russes de l’entreprise de Minsk dans laquelle il travaillait).

Parti travailler en Russie… dans une usine de transistors ?

Des agents dormants, dont un qui revenait de mission en URSS !  Souvenez-vous en effet de l’étrange séjour d’Oswald en Russie.  Il était arrivé curieusement à Minsk, employé dans une entreprise comme simple « machiniste » (travaillant sur un tour) mais pas dans n’importe laquelle, d’entreprise.  Voici ce qu’une de ses lettres envoyées de là-bas dit sur le lieu de ce travail  : « cette usine fabrique 87 000 grandes et puissantes radios et 60 000 téléviseurs dans différentes tailles et gammes, à l’exclusion des radios de poche, qui ne sont pas produites en masse partout en URSS.  Cette firme fabrique plusieurs ensembles des combinaison de console radio, de phonographe et des modèles de télévision qui ont été présentés comme des articles produits en masse devant des centaines de milliers d’Américains à l’Exposition soviétique de New York en 1959 (celle où fut exposé le fameux Lunik III !).  A droite un transistor « Atmosphère » fabriqué » en 1959 par « Voronezh Radio« , à Leningrad, le second modèle seulement vendu en masse en URSS.  « Après l’exposition, ces ensembles ont dûment été réexpédiés à Minsk et sont maintenant stockés dans une salle de stockage spéciale au premier étage du bâtiment administratif – dans cette usine, prêts pour la prochaine exposition internationale.  J’ai travaillé pendant 23 mois [une faute de frappe –  Oswald a travaillé 28 mois] à cette usine, en tentant en moyenne de faire légèrement mieux que la moyenne des conditions de travail ». (ci-contre à gauche un des premiers transistors russes, de 1957).  « L’usine couvre 25 acres dans la zone de l’année du district, à un bloc au nord de la voie principale et à seulement deux miles du centre de la ville avec tous les équipements pour la production de masse des radios et télévisions.  Elle emploie 5 000 personnes à temps plein et 300 travailleurs à temps partiel, 58% de femmes et de filles ».  Oswald est ici en photo à droite avec des amis ouvriers de son usine.  Il en avait un autre, appelé Ernst Titovets).  En somme il avait atterri dans une entreprise qui suivait la trace de la même fameuse expo new-yorkaise, doublée à  Moscou !!!  Etrange coïncidence, je trouve  !!!   Maintenant, rappelons-nous ce que les espions de la CIA avaient trouvé d’intéressant en désossant le fameux Lunik-Luna exposé au Mexique :  « l’identification des trois producteurs électriques qui avaient fourni des composants » pour le satellite.  Difficile aujourd’hui d’y voir un hasard, au moment où l’on vient de rappeler que les transistors devenaient vitaux dans la recherche spatiale !!!  Le satellite avait été certes dépecé lors de l’expo mexicaine, qui s’était tenue du 21 novembre au 15 décembre 1959, mais il avait déjà subi une visite avant sans démontage (à Paris ?), qui avait permis de constater que c’était bien un modèle réel et non une maquette :  l’occasion déjà de noter des noms de fabricants ???  Et de remonter leur trace sur place jusqu’en Russie ?  Oswald est effectivement arrivé à Moscou le 16 octobre 1959, Luna III avait été lancé le 4, et avait transmis des photos de la lune deux jours après, ajoutant encore à l’humiliation US, avant l’ultime de 1961 et l’envoi de Gagarine dans l’Espace le  Il rentrera aux Etats-Unis avec sa femme russe dès le 1er juin 1962 (un retour qui sonne comme un aveu d’échec sur la mission de départ sur la trace de l’électronique soviétique en devenir).  Le lendemain, les américains envoyaient dans l’espace leur cinquième exemplaire de satellite espion à récupération de films.  Les premiers d’une très longue série de télescopes détournés pour filmer de loin l’URSS :  plus besoin d’espion sur place, ou presque !!!  Oswald se retrouvera lui l’année suivante à Mexico pour s’y faire doubler par une personne restée inconnue à ce jour (plus personne aujourd’hui ne nie qu’à Mexico quelqu’un a tenté de se faire passer pour lui).  Au bilan final, des questions demeurent.  Oswald y avait été envoyé par qui, en Russie, sinon par la CIA ?  Et qui donc avait tenté de prendre sa place et pourquoi donc ?  Un Oswald par la suite totalement manipulé, à la fois par le KGB et la CIA, pour en faire le parfait pigeon qu’il a été dans l’assassinat de Kennedy !  En tout cas sa présence à cet endroit, obligatoirement, excluait le fait qu’il puisse avoir été un « loup solitaire » (2) à Dallas !!!

Un homme bien singulier

La question qui demeure étant:  qui donc aurait pu inciter Oswald à se rendre en URSS pour s’intéresser autant là-bas à l’électronique ?  Après y avoir bien réfléchi et pas mal cherché, on tombe sur un personnage qui a longtemps joué les deus ex machina durant des années aux USA.  Et ce n’est ni Allen Dulles ni James Angleton…  Non, il s’agit d’un homme ayant intégré officiellement la CIA en 1953, mais qui travaillait pour elle depuis plusieurs années déjà, car déjà recruté par l’universitaire Richard Innes.  Avant la guerre, John Paisley, c’est son nom, était entré au Maritime Service Training pour y devenir radio, et pendant la guerre avait continué à le faire dans la Marine marchande.  Curieusement, notre homme était aussi allé à Cuba et en URSS dans le même laps de temps pour s’y perfectionner en langues.  L’homme était plus que singulier :  « après la guerre, Paisley est retourné à l’Arizona, où il a travaillé comme opérateur radio pour la patrouille routière à Phoenix.  En septembre 1946, il s’est inscrit à l’Université de l’Oregon.  Six mois plus tard, il en a été expulsé après que les autorités l’aient surpris dans sa chambre de dortoir avec une jeune femme.  En 1948, Paisley est allé travailler comme un opérateur radio pour les Nations Unies. Employé comme un opérateur radio avec la « Bunche-Bernadotte Peace Mission » en Palestine.  Cela comprenait la visite de l’Irak, de l’Egypte, du Liban, de la Syrie et de la Jordanie.  A son retour aux Etats-Unis, Paisley a épousé Maryann McLeavy et s’est inscrit à l’Université de Chicago pour y étudier les relations internationales.  Un autre étudiant, Leonard Master décrit Paisley comme un «gauchiste idéaliste» qui se consacrait aux droits civils ».  Au départ, donc, ce spécialiste de l’électronique était donc entré à la CIA uniquement à la création de sa nouvelle division, l’ « Electronics Branch » pour y devenir un « Economics Intelligence Officer« .  Mais à peine arrivé à Washington, voilà John Paisley à étudier de près l’évolution de l’électronique en URSS, apprend-t-on à son sujet…

Paisley et l’électronique russe

Deux ans plus tard, le voici dépêché tout spécialement en Allemagne, où il est « prêté » à la National Security Agency (NSA), pour analyser les données électroniques interceptées dans le célèbre tunnel de Berlin (lire ici ce que c’était), l’incroyable poste d’écoute électronique  souterrain que William K. Harvey et son personnel ont réussi à creuser à la barbe des russes et des allemands de l’Est (c’est l’Opération Gold appelée aussi Opération PBJOINTLY à la CIA et Opépration Stopwatch pour le MI6 anglais).  L’affaire, une des plus retentissantes de la guerre froide,  sera révélée  par les russes en 1956, via le rapport de George Blake, un espion russe infiltré.. au sein même du MI6 anglais.  Mais sa bio officielle ne s’arrête pas là :  « Paisley est retourné aux États-Unis en 1957 pour y être placé en charge de la Direction générale de l’équipement électronique de la CIA, division industrielle.  En 1959, Paisley a passé beaucoup de temps en Europe où il a analysé les développements réalisés dans la technologie soviétique. Selon Joseph Trento (« Widows: The Explosive Truth Behind 25 Years of Western Intelligence Disasters« ), Paisley a rejoint le cercle intérieur de la CIA: « en utilisant la nouvelle technologie des satellites espions, les satellites d’écoute et postes d’écoute, Paisley a combiné des données électroniques avec des informations provenant des agents en place pour donner de nouvelles images surprenantes de la société soviétique « .  Avouez qu’on ne peut rêver meilleur candidat pour suivre les pérégrinations du fameux satellite russe Lunik III, exposé en Europe, à Paris… puis jusqu’à Mexico où la CIA le volera quelques heures comme j’ai pu ici même vous le dire !  Et tout cela, en étant en même temps l’homme ayant très certainement recruté… Lee Harvey Oswald :  « Paisley est finalement nommé en tant que directeur adjoint du Bureau de la recherche stratégique.  Selon Dick Russell, Paisley est peut être lié à la décision de Lee Harvey Oswald de faire défection en Union soviétique.  L’une des tâches de Paisley était d’interviewer des transfuges soviétiques, tels que Anatoli Golitsyn et Yuri Nosenko.  Paisley a donc travaillé avec Oleg Penkovsky qui a été exécutée par les Soviétiques en 1963″.  Le mot est lâché : « recruté » !

Paisley et Oswald

Avec un tel curriculum, il y a en effet de fortes chances que Paisley, désireux d’en savoir davantage sur l’état d’avancée de l’électronique russe, ait désiré avoir une taupe… à Minsk, dans une entreprise de téléviseurs et de radios qui disposait d’un « labo spécial », comme on le décrit ici (à gauche le premier téléviseur à transistors soviétique datant de 1965, produit par l’usine de Kozitsky, à Léningrad).  « Il est possible qu’Oswald ait travaillé à deux endroits pendant la durée de son emploi à usine de radio et de télévision Horizon Minsk.  Avant d’être posté dans un magasin sur un tour métallique, Oswald a d’abord affecté à la « Experimental Shop », où les pièces étaient produites pour les nouvelles technologies et les composants dans la recherche et le développement.  En 1992, nous n’avions pas pu filmer l’intérieur de la boutique expérimentale, en raison de son travail sensible pour la force aérienne russe, mais nous avons été autorisés à filmer l’extérieur.  Non seulement The Horizon Factory, produisait et produit aujourd’hui encore, des radios et des télévisions grand public, mais aussi des composants électroniques pour le programme militaire et spatial russe.  Le responsable de l’usine nous donnant la visite des installations, ne pouvait pas confirmer pour nous si le magasin expérimental était une zone de haute sécurité en 1960, lorsque Oswald y était. »  Oswald, qui, étrangement encore, de retour aux USA, se retrouvera dans une autre usine de haute technologie :  « d’une manière étrange, l’emploi d’Oswald dans la boutique expérimentale, préfigure étrangement son lien avec un autre périmètre de sécurité industrielle au travail, chez Jaggars-Chiles-Stoval au Texas, la firme de photo-lithographie aux contrats militaires, où Oswald a travaillé du 12 octobre, 1962 au 6 avril 1963.«   Un travail dégoté par… George de Mohrenschildt !!!  Etonnante coïncidence en effet !!!  JCS, la firme qui, en pleine crise des missiles de Cuba, développait les films des Crusaders ou des U2 ayant survolé Cuba !!!  Or, coïncidence encore, on a aussi trouvé Oswald au Japon en 1957… « Sur place, on l’affecta à Atsugi (2) l’une des deux bases américaines abritant l’avion de reconnaissance espion U-2. Jim Marrs ne manque pas de mentionner que cette base était aussi munie d’un regroupement de bâtiments étranges connu comme Joint Technical Advisory Group, qui était en réalité l’une des principales bases d’opération de la CIA ».  En photo ici à gauche un cliché fort rare pris par Toda Yasunori, alors jeune adolescent, montrant un U-2 se posant à l’Atsugi Naval Air Station en 1959.  Voilà en tout cas qui commence à faire beaucoup, non, pour un Oswald présenté comme n’ayant rien eu à voir avec la CIA ?

L’accusation infâme

Paisley, lui continuera bien après la mort d’Oswald a entretenir le flou sur ses réelles préoccupations : on le retrouvera comme ombre derrière le Watergate, à manipuler tout le monde, puisque certains verront en lui la personne de Deep Throat, celle qui renseignait les journalistes pour couler Nixon (on découvrira qu’il s’agissait de Mark Felt, membre éminent du FBI, juste derrière Hoover et Sullivan, écœuré par celui-ci… et par les agissements de Nixon et de sa clique).  En 1971, par exemple encore, voilà Paisley à organiser des rencontres sexuelles avec son collègue de la CIA, Donald Burton, au sein d’un club fermé appelé « Rush River Lodge Corporation« .  L’idée étant toujours de manipuler les gens, bien entendu.  Selon Trento (dans Spartacus Ed.), « Burton et Paisley ont organisé plusieurs parties de sexe à la loge. «  Ceux qui ont assisté à des parties de ce genre incluaient des politiciens et des journalistes.  Burton a admis qu’un « homme de haut niveau chez Nixon appréciait attacher les femmes et les battre » lors des fêtes du groupe.  Une autre personne qui y a assisté y a croisé la belle Hana Koecher, un agent du service de renseignement tchèque » (Karel Köcher, son mari, ainsi qu’elle-même seront échangé par les Soviétiques contre Sharansky sur le Glienicke Bridge à Berlin le 11 février 1986 !!!).  En 1973, suite à l’évincement de James Schlesinger à la tête de la CIA, remplacé par William Colby, Paisley se rapprochera encore de la tête directrice de la CIA, juste avant de décider de prendre brusquement sa retraite… en 1976, Colby est en effet remplacé par G.W.Bush Sr, qui rappelle aussitôt le même Paisley, pour former une seconde équipe marquée fort à droite, chargée spécialement de surveiller la Russie, équipe qui comporte Richard E. Pipes, Clare Boothe Luce (tiens la revoilà, la matrone des anti-castristes ! !!), John Connally, le général Daniel O. Graham, Edward Teller (le père de la bombe à hydrogène et un chaud partisan de son emploi !!!) et Paul Wolfowitz, mais aussi le général John W. Vogt, le Brigadier General Jasper A. Welch (lié lui aussi au développement de l’arme nucléaire), William van Cleave (de l’Université de Southern California, il deviendra conseiller de Reagan), Paul Nitze (l’Assistant Secretary of Defense for International Affairs), Foy D. Kohler (ex ambassadeur US à Moscou), Seymour Weiss (du State Department, qui deviendra Director of the Bureau of Politico-Military Affairs sous Nixon) et Thomas W. Wolfe (de la Rand Corporation; attaché à Moscou de 1956 à 1958, et conseiller senior sur l’armement soviétique à la conférence de Genève en 1960).  On peut aussi y ajouter David S. Sullivan, qui va émettre rapidement de sérieux doutes sur Paisley et glisser l’idée comme quoi il y aurait 10 espions russes au sein même de la CIA. L’hostilité entre eux ira grimpant, Sullivan accusant carrément Paisley, l’ancien directeur du Deputy Director of Strategic Research, de travailler pour le KGB.  Le résultat de cette incroyable défiance ???  La disparition de celui visé par cette cabale !!!  Le 24 septembre 1978, le mystérieux et fort discret Paisley décide en effet de faire seul un tour en bateau à moteur sur la Chesapeake Bay;  près du phare de Hooper.  Deux jours plus tard, son bateau n’avait pas bougé.  Deux plongeurs retrouveront son corps décomposé dans la Patuxent River, encore engoncé dans une tenue de plongeur, totalement méconnaissable, encore lesté de plombs de plongée (19 kilos sur lui !) et présentant les traces d’une balle reçue dans la tête.  Un meurtre, à l’évidence, selon la police… qui sera pourtant déclaré officiellement comme étant un suicide (selon le coroner de Calvert County, le Dr. George Weems) !!!  La balle était entrée côté gauche de la tête alors qu’il était droitier !  Très vite d’étranges descriptions vont apparaître dans la presse.  Aurait été retrouvé sur lui, par exemple, un petit carnet avec dedans les noms de tous les agents de la CIA à l’étranger, et leurs numéros de téléphone.  Pour certains, une découverte bien trop improbable (c’était trop beau, et bien trop…idiot)!

Paisley, victime de la rivalité interne à la CIA

Après sa mort, on continuera à le discréditer, comme ici dans le journal Baltimore Sun, cité ci-dessus à droite par un autre journal.  D’aucuns douteront aussi que ce soit bien son corps qu’on ait retrouvé (tellement il était méconnaissable).  Le but étant bien entendu de ne pas faire allusion à ce que d’anciens collègues subodoraient :  l’ancien agent de la CIA, Victor Marchetti (ici à droite, auteur de « The CIA and the Cult of Intelligence », lisible ici), a en effet affirmé à Harrison Edward Livingstone et Steve Parks – du Baltimore Sun-  que Paisley savait beaucoup de choses sur l’assassinat de John F. Kennedy et qu’il avait surtout été assassiné au cours du déroulement de l’investigation de la House Select Committee on Assassinations (HSCA, la seconde enquête officielle sur Dallas) parce qu’il était « sur le point de dénoncer tout ça« . Quinze après, il ne fallait toujours pas le laisser entendre semble-t-il !!! Voilà qui remet sérieusement en cause les accusations d’agent du KGB, sachant que parmi ces opposants ils avait la fameuse Clare Booth, âme damnée de l’assassinat de Kennedy comme on a pu le voir !!!  A noter que Sullivan sera plus tard viré de la CIA sous l’administration Carter pour avoir apporté à l’équipe de transition de Reagan des documents classifiés.  L’homme était bien de droite.  Il avait aussi été accusé d’avoir exposé l’espion envoyé en URSS et appelé « Trigon« , de son vrai nom Alexander Dmitrievich Ogorodnik.  Ironie du sort : en 1994, Ogorodnik (qui était alors sous les ordres d’Aldrich Hazen Ames, cet espion russe déguisé entré à la CIA et condamné à la prison à vie aux USA) sera lui-même trahi par… Karl Koecher !!!  L’étenel jeu du chat et de la souris !  Et un pas très joli panier de crabes au final !!!

 

(1) le texte de Garrison sur Oswald agent secret :  « Hosty était-il un simple messager innocent ou faisait-il partie d’une conspiration du F.B.I. pour faire « porter le chapeau » à Oswald ?  Si les employés du F.B.I. participaient à un complot, cela expliquerait pourquoi le Bureau avait mystérieusement omis d’agir après réception du télex d’avertissement cinq jours avant l’attentat, et n’avait pas davantage réagi à la lettre que Richard Case affirmait avoir écrite à ce sujet à J. Edgar Hoover.  Cela expliquerait aussi, peut-être, pourquoi Oswald, qui manifestement ne s’entendait pas avec Hosty et sentait peut-être qu’il allait être victime d’un coup monté, avait télégraphié au ministre de la Marine dix jours avant l’attentat.  Je commençai à imaginer un scénario possible.  Longtemps à l’avance, les organisateurs de l’assassinat avaient choisi comme bouc émissaire l’idéaliste et crédule Oswald.  Ses antécédents secrets dans le milieu du renseignement permettaient non seulement d’assurer la réussite de l’entreprise mais encore d’espérer le soutien du gouvernement qui ne voudrait pas admettre que l’assassinat avait pour origine ses propres Services de renseignements.  Si Oswald était à la solde du gouvernement comme indicateur confidentiel, à Dallas et à La Nouvelle-Orléans, il a fort bien pu croire que sa mission était d’infiltrer des organisations subversives, dont le Fair Play for Cuba et peut-être la faction de Guy Banister, afin de faire sur elles un rapport au F.B.I.  Il aurait alors pu pénétrer dans une partie marginale du projet d’attentat, encore une fois avec l’idée qu’il s’engageait dans une entreprise officielle pour obtenir des renseignements sur ce complot.  Il a même pu envoyer des rapports sur la conspiration pour tuer le Président à son agent-contact James Hosty.  Constatant alors que Hosty ne réagissait pas, il serait passé outre et aurait télégraphié un avertissement au ministre de la Marine qui aurait informé le siège du F.B.I., lequel aurait alors envoyé sont télex d’avertissement.  Mais il était également possible qu’Oswald eût aussi été indicateur pour une autre branche des Services de renseignements, par exemple l’O.N.I. ou la C.I.A., représentée par Guy Banister, et détînt des informations sur la conspiration, de Hosty et du F.B.I.  Et puis, comme Hosty commençait innocemment à harceler Oswald et sa femme pour obtenir davantage de renseignements, Oswald se serait fâché et aurait riposté par sa note de menace à Hosty et son télégramme au ministre de la Marine.  Il était impossible de savoir ce que Lee Harvey Oswald avait eu dans la tête.  Mais quoi qu’il ait cru faire, il avait nettement acquis plus de renseignements sur la conspiration que ne pouvaient le tolérer ses organisateurs.  C’était pourquoi il devait mourir si subitement à Dallas, moins de 72 heures après John Kennedy.  Je savais que je ne pourrais jamais rien présenter de tout cela devant un tribunal.  Cela n’avait aucun lien particulier avec Clay Shaw et n’était que conjectures.  Mais il me semblait tout de même qu’il n’y avait pas de meilleur moyen d’attirer un bouc émissaire comme Oswald qu’en le persuadant qu’il avait pénétré le secret d’un vaste complot pour un assassinat public historique et qu’il serait en mesure d’avertir les autorités compétentes à la onzième heure.  La question qui me dérangeait, et qui avait bien pu troubler Oswald, était la suivante : si la police de Dallas, le bureau du shérif, le Secret Service, le F.B.I. et la C.I.A. étaient tous impliqués dans le complot, qui étaient les autorités compétentes ? »

(2)  Harvey Lee Oswald est arrivé à Atsugi, au Japon à bord de l’USS Bexar le 12 septembre 1957.

documents

Timeline de la vie de LHO

http://mcadams.posc.mu.edu/parnell/chrono.htm

Article précédent:

L’assassinat de Kennedy : Oswald, ou le parfait pigeon (31)

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