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L’assassinat de Kennedy : Oswald, ou le parfait pigeon (18)

Si le jour de l’assassinat d’aucuns avaient pu voir d’étranges individus, le sommet du genre demeure bien deux personnages bien particuliers, les plus propices à alimenter la thèse d’un complot, à vrai dire.  Si les « pork-pie hats » des policiers de Dallas étaient légion sur Dealey Plaza, certains s’étant empressés de ramasser les douilles supplémentaires aux trois tirs que la thèse officielle retiendrait, deux individus particuliers ont tout de suite attiré l’attention des observateurs.  Ce sont deux personnes semblant effectivement se connaître, à la façon dont elles seront filmées et photographiées proches l’une de l’autre.  Et deux personnes dont le comportement, surtout, continue, aujourd’hui à surprendre.  Etude d’un des cas les plus surprenants de cet assassinat hors normes.

 

Surréaliste !

La première des attitudes qui pose question, dans le marge public de Dealey Plaza, est celle consistant à effectuer des gestes bien particuliers juste avant la séquence de tirs mortels, celle provenant du tertre et non de la Bibliothèque ou du bâtiment situé à ses côtés (le Dal-Tex).  L’un des deux personnages effectue un mouvement qui semble à première vue anodin :  il lève la main, comme pour saluer le cortège, mais à un moment bien précis semble-t-il.  L’homme a depuis été surnommé le « Dark Complected Man (DCM) », car il portait ce jour-là effectivement un pantalon noir et une chemise blanche, ainsi qu’une casquette, ou un béret, et des lunettes à monture sombre.  Le visionnage des vidéos ou des photos montre que son geste a été fort court, et on a pu donc l’interpréter comme un  geste… amical envers le cortège.  Le problème, c’est que l’homme qui le fait est accompagné par un autre individu qui lui fait une toute autre gestuelle, derrière lui : muni d’un parapluie fermé, il n’ouvre celui -ci que durant… le passage de la limousine (et durant les tirs) pour le refermer sagement juste après.  Ce n’est donc pas pour se protéger du soleil qu’il l’avait donc déployé. Son geste a lieu avant que son « collègue » ne lève la main, signalons-le, car cela a aussi un importance.  De tous les gestes ou mouvements effectués par des témoins ce jour-là, c’est certainement celui de « l’Umbrella Man », son surnom, qui est le plus extravagant de tous.  Tellement surprenant, que c’est évidemment celui sur lequel se sont greffés les pires théories composites ou les plus farfelues.  La pire étant bien entendu celle du lanceur de flèches empoisonnées dissimulées dans les baleines du fameux parapluie :  ne rigolez pas, il y en a eu pour pondre cette théorie en effet, avec force croquis à l’appui (exemple ici à gauche).  Bien entendu ça ne résiste pas à l’examen, tant il aurait fallu un appareillage de pointage précis pour toucher la cible au bon endroit sans que Connally ou Jackie Kennedy ne soient eux-mêmes touchés.  C’est grotesque et infaisable, restons-en donc là :  même au casino, à la roulette, on devrait avoir plus de chance de tirer le gros lot que l’homme au parapluie de toucher sa cible.  Et cela même si l’engin a bien existé réellement, et qu’il a été inventé sous le nom de M-1 pour les  Special Ops par un inventeur bien réel appelé Charles Senseney de Fort Derrick, dans le Maryland.  William Colby en personne était venu vendre son produit miracle… mais pas avant 1975, en insistant beaucoup pour affirmer que si, il était déjà disponible en 1963… avec beaucoup d’insistance, semblait-il, car rien ne le prouvait A croire qu’on a créé l’engin APRES l’apparition de la thèse farfelue (ce qui rentrerait aussi dans le cadre de Mockingbird, ne l’oublions pas !).  En fait, le seul coup du parapluie tueur que l’on connaisse est celui qui a occasionné la mort de Georgi Markov dissident bulgare mort en 1978, piqué à Londres par le bout d’un parapluie empoisonné (et non par une fléchette !) tenu par un agent bulgare formé par le KGB.  Toute cette histoire de « fléchettes » ressemble donc plus à une fable écrite de façon propice spécialement pour la commission du HSCA.  Une énième opération Mockingbird, à coup sûr !  Et qui a particulièrement bien pris dans l’univers du complotisme.  Alors pourquoi donc cette seconde commission de 1978 a-t-elle autant tenu à en faire un thème de questionnement du prétendu propriétaire de ce damné parapluie;  là aussi la question demeure :  à part couper l’herbe sous le pied à tout questionnement, on n’en voit pas bien la raison exacte… Non, ce déploiement extrêmement court dans le temps sur Dealey Plaza signifiait ostensiblement quelque chose, mais quoi ?

Le commentateur sans solution

Je vous ai déjà dit que la désinformation sur l’affaire de Dallas a la vie dure.  De la désinformation, ou parfois des ajouts à la confusion, avec des gens qui viennent vous répéter « qu’on ne trouvera jamais la solution ».  Après le dénigrement, les thèses farfelues ou grotesque, c’est la troisième méthode, à croire que la méthode Mockingbird est encore et toujours à l’œuvre derrière ces écrans de fumée.  J’ai un étrange exemple à montrer, car au départ on peut penser que l’homme qui parle est partisan d’une théorie complotiste. Des partisans de la thèse du deuxième tireur peuvent aussi se faire embarquer vers autre chose, avec ce genre de commentaire flou.  A l’occasion du cinquantenaire de la disparition de JFK, en effet, le New-York Times allait en effet dégoter un « spécialiste » Josiah Tink Thompson, ancien prof de philo devenu l’homme d’une « private investigation » et surnommé « Tink », qui a rédigé le scénario du film sur Zapruder « 6 secondes à Dallas« , film qui affirme qu’il y a eu 3 tireurs au moins, pour venir déployer un argument pour le moins étonnant sur la tragédie de Dallas (outre le fait de dire que c’était différent de Pearl Harbor et du 11 Septembre !).  C’est filmé par Errol Morris, « réalisateur, producteur, monteur, scénariste et acteur américain » qui a la particularité visuelle de ne pas distinguer la 3eme dimension.  Ça craint un peu plus encore… L’homme fait dans le documentaire comme dans la pub, paraît-il.  Leur propos en fait se résume à dire que le déploiement du parapluie ne serait certes pas qu’une péripétie, comme un peu dans les lois du hasard selon l’explication officielle (un parapluie sur des milliers à cet endroit-là, pourquoi pas en effet !), que la théorie du lanceur de fléchettes cachée est ridicule (mais ça on le savait déjà) et que de toute façon l’homme qui a fait ce geste surprenant était venu l’expliquer, et en effet, c’est ce qui s’était passé.  Bref, que c’était encore une théorie du complot, à coup sûr (pour Gizmodo non plus), malgré les dénégations officielles, avec un homme sorti du chapeau venu donner une explication incroyable .  L’intention est louable, mais elle dénigre totalement aussi le rôle de l’homme au parapluie, ce qui a déjà été fait… par la commission de 1978.  Passons sur le fait que ce jour-là il faisait beau mais pas assez pour se promener avec un parasol, mais bon.  Pour l’homme dont ils parlent, ils ont effectivement en partie raison:  il s’appelle Louie Steven Witt, et il est effectivement venu témoigner – il y a longtemps – pour expliquer son geste.  Avec une explication à dormir debout :  selon ses dires, c’était en signe de protestation contre la famille Kennedy, en affichant un parapluie comme en possédait Neville Chamberlain, décidé à discuter avec Hitler et à l’accepter, le père de Kennedy ayant eu un intérêt pour le nazisme (et son acceptation donc).  Enfin c’est comme ça qu’on allait traduire sa déposition car celle-ci ne citerait même pas lui-même le nom de Chamberlain !!!  Bref, un truc particulièrement tiré par les cheveux.. qui semble tout droit avoir été élaboré après coup.  Le tout étant dit sur le ton du dédain le plus complet et de la moquerie,  ce qui n’est peut être pas très approprié un jour de célébration du jour anniversaire de l’attentat.  OK, pourquoi pas, soyons pusillanime.  Mais regardons plutôt ce qui cloche dans cette belle « démonstration »… censée apporter de l’eau à un complot, alors que l’auteur est lui-même persuadé du deuxième tireur placé au Grassy Knoll !!!  Le commentaire de Josiah Thompson n’apporte rien, au final, puisqu’il en conclut « qu’on ne saura jamais la vérité« .  C’est un vide entretenu, dont l’auteur nourrit ses conférences rémunératrices.  Il est certes partisan de la présence d’un second tireur au Grassy Knoll, mais pour lui on ne saura jamais ce qui s’est passé.  En résumé, il nous ressort les conclusions du House of Representatives Select Committee on Assassination de 1976  (1) !!! En somme c’est une conférencier… totalement inutile !  Le seul intérêt de sa prestation est d’insister sur le rôle insistant selon lui de Forrest Sorrels, pour s’accaparer du film de Zapruder…

Le fameux Sorrels, justement

L’homme est à en effet à suivre, et ses actions à examiner en détail.  C’est peut-être le plus discret de toute la saga, ce fameux Forrest Sorrels.  Il pourrait faire figure de pilier de la machination, car il a vite compris qu’à l’endroit où se situait Zapruder ce dernier avait pu filmer le tir le plus compromettant (sachant cela, cela signifierait aussi que Sorrels était au courant de l’emplacement du tireur !).  N’oublions pas qu’il est le responsable de la CIA à Dallas depuis… 1935 !!!  Le problème est comment s’en était-il aperçu, car il était dans la voiture blanche de tête, qui a marqué le pas en arrivant sur Dealey Plaza, celle qui ouvrait le chemin du défilé.  Plus tard, revenu sur place, sur Dealey Plaza, après avoir été photographié sortant de l’hôpital de Parkland APRES l’annonce du décès de Kennedy (il est aux côtés de LBJ sur le cliché, et il vient d’apprendre comme LJB le décès, ce dernier filant vers Love Field pour prêter serment au plus vite… dans l’avion présidentiel) pour mener l’enquête, c’est lui qui questionnera lui-même le jeune Euins; par exemple.  Dans la bibliothèque de Dealey Plaza, il affirmera devant la commission avoir distingué au passage aux fenêtres « deux hommes de couleur« .  Mais pas Oswald en tout cas !  En réalité, Sorrels n’a absolument pas VU Zapruder lors de son passage car c’est un autre témoin qui lui précisera qu’il était présent et avait tout filmé juché sur le parapet de la pergola. Mais il y a plus inquiétant le concernant : dans sa déposition également, figure le cas du « camion » qui aurait été bloqué quelque minutes la circulation « avant le défilé » et du témoin qui en aurait vu débarquer un fusil... pour laisser tomber aussitôt ce témoignage :

M. SORRELS – Il y avait un autre témoin avec qui j’ai commencé à parler – je ne me rappelle pas le nom maintenant, alors que je lui ai dit d’entrer – quelqu’un qui a vu un camion là-bas c’est avant le défilé, qui est arrivé là.  Apparemment il avait calé là-bas sur la rue Elm.  Ensuite, j’ai découvert que le véhicule était en panne, apparemment, appartenant à une entreprise de construction, et qu’un policier était venu là-bas, et qu’ils étaient allés voir la compagnie de construction et que quelqu’un est venu sortir la voiture hors du chemin.  Apparemment, c’était juste une voiture bloquée là-bas.  Mais cette dame a dit qu’elle pensait avoir vu quelqu’un qui avait l’air d’avoir un fusil.  Mais je n’ai pas poursuivi, parce que j’ai appris que le fusil avait été retrouvé dans le bâtiment et les balles, etc« .  Or, le témoignage, crucial, est celui de Judith Ann Mercer, qui aurait reconnu ce jour-là Ruby;  dans le camion (!) vers 11h, à bord du camion, le fusil étant apporté… vers le Grassy Knoll (3).  C’est là toute l’ambiguïté de Sorrels, qui ne suit pas cette piste, manifestement, alors qu’elle évoque la présence d’un tireur et désigne même sa localisation  (outre le fait qu’elle déposera avoir vu un camion « d’Air Conditionné » et non de « consctruction ») !!!  Pourquoi donc, voilà bien la question :  pour lui, c’est parce que l’on avait déjà trouvé autre chose :  le fusil d’Oswald… or en timing sa déclaration paraît un peu « courte » :  le Shérif adjoint Weitzman et l’officier Boone ont trouvé le Carcano très peu de temps après l’assassinat :  à 13H22 exactement.  L’heure du décès prononcé de Kennedy est aux alentours de 13H30 (à 13h38 sur le Teletype CST de la radio KLIF et son déclencheur d’alerte en « 5 bells ».  Oswald ne sera pas cité en dépêches avant 14H35. L’agence AP ne parlera du fusil trouvé qu’à… 15h22 !!!).  Et à 13h30, Johnson n’est pas encore sorti de Parkland… aux côtés de Sorrels ! Conclusion :  quand Sorrels réfute sur place le témoignage crucial de Mercer, il ne peut savoir que le fusil a déjà été découvert !!!  Il ment, donc, à la Commission, mais dans quel but ?  Sorrels en fait va vite s’intéresser à autre chose :  à défaut d’aller faire la chasse au tireur potentiel, sur Dealey Plaza, il va avant tout s’enquérir des images qui auraient pu être prises lors des tirs.  Son intention est louable, ça pourrait effectivement servir à l’enquête, mais on peut aussi y voir une volonté première de chercher à masquer les conditions réelles du guet-apens (au quel cas Sorrels était au courant de ces préparatifs !).  « À ce moment-là, M. Harry McCormack, qui est reporter pour le Dallas Morning News, et que je connais depuis de nombreuses années, est venu me dire: «Forrest, j’ai quelque chose que vous devriez connaître.
J’ai dit: «Qu’est-ce que vous avez ?
Il a dit: «J’ai un homme ici qui a pris des photos de tout cela (2). »
J’ai dit: « Allons le voir. »
Nous sommes donc allés à un immeuble situé à l’angle d’Elm et de Houston, à l’est de Houston, et de l’autre côté de la rue, à la maison de la cour, jusqu’au bureau d’un M. Zapruder dans ce bâtiment (nota : celui du Dal-Tex !).  Et il était là avec un autre homme lié aux affaires là-bas, et apparemment quelques représentants de magazines.  Et M. Zapruder était vraiment secoué.  Il a dit qu’il ne savait plus où il avait pris ces images, qu’il était là-bas et qu’il prenait la chose là-bas, et il a dit: « Mon Dieu, j’ai vu tout ça« .  J’ai donc demandé à M. Zapruder s’il serait possible d’obtenir une copie de ces films ».  Zapruder à la télévision, indiquera clairement que JFK avait été touché à la tempe droite. Lors de l’interview, on peut clairement distinguer que l’interviewer d’ABC reçoit des indications dans son écouteur pour que Zapruder n’évoque rien d’autre que les tirs de la Bibliothèque, qui a été montrée au début du reportage, pour squeezer tout espoir d’évoquer le Grassy Knoll:  Mocking Bird est déjà en marche sur les plateaux TV, le soir-même de l’assassinat (je veux bien croire que le direct dans l’oreillette ou plutôt le casque lui est nécessaire, mais à bien regarder on constate qu’il évite que l’on puisse trop parler d’autre chose que de la Bibliothèque !).  L’emprise télévisuelle sur les témoignages est terrible !!!  Un contrôle de ce qui est dit est VISIBLE dans la tension du journaliste présent !  Dévasté par ce qu’il avait vu, Zapruder ne touchera plus jamais une caméra de sa vie.  « J’ai entendu un autre coup ou deux, je ne pouvais pas dire que c’était un ou deux, et j’ai vu sa tête pratiquement ouverte, tout le sang et tout, et j’ai continué à filmer. – C’est à peu près tout, je suis tout simplement malade depuis » (d’avoir vu ça).

Copies et original

En somme, quand Sorrels s’intéresse à la caméra de Zapruder, les époux Luce ont déjà des vues dessus (les autres magazines auxquels Zapruder avait tenté de vendre son film l’avait évincé, ne jugeant pas que ça vaille le coup !).  Une vision complotiste vient à l’esprit, car le film de Zapruder a connu 3 copies, en plus de l’original.  Les trois copies destinées l’une à Sorrels, l’autre à Richard Stolley, éditeur chez LIFE magazine (contre 150 000 dollars payables en plusieurs parts, la première étant reversée à la veuve du policier Tippit),  Zapruder gardant l’une des copies (non altérées)…  Aucune ne sera montrée dans son entièreté avant 1975 (douze années plus tard donc !), dans une émission de TV fort tardive, réenregistrée de mauvaise façon en 16 mm :  d’où venait-elle, cette copie, ça reste un autre mystère (LIFE, ou bien la CIA ??).  Zapruder avait pu garder une version copie intégrale de l’originale, à condition de ne pas la montrer, par accord passé non pas avec la police mais par accord financier avec les époux Luce et leur représentant Stolley !  LIFE distillera les images du film de Zapruder au compte-gouttes.  Comme si le magazine attendait que l’orage médiatique de la Commission Warren se passe :  la première fois on pourra voir dans l’édition du 29 novembre 1963, 30 séquences sélectionnées du film en noir et blanc seulement (?). I l faudra attendre le numéro spécial de décembre 1963 « John F. Kennedy Memorial Edition », pour voir les images en couleur, rééditées le 2 octobre 1964.  Toujours expurgées de la fameuse image 313, celle de l’explosion de la tête de JFK… les 888 pages du rapport avaient été présentées au président Johnson le 24 septembre 1964, avec Oswald en conclusion comme loup solitaire seul responsable.  Un véritable scandale !

Fuites organisées

Zapruder ne prêtera jamais son tirage à quiconque.  Qui a donc permis cette fuite tardive ???  Le labo en aurait-il fait un autre tirage discrètement ???  Pas un policier n’a assisté au développement !  L’agent Max Phillips confirmera dans un mémo du 22 novembre 1963 que « le film original (contenant l’image 313 montrant l’éclatement de la boîte crânienne de JFK suite à un tir de face) se trouve en la possession de Mr. Zapruder. »  Or Sorrels est aussi, quel hasard, celui qui a justement proposé le détour par Dealey Plaza lors des négociations sur le trajet de la parade automobile avec le staff de Washington.  C’est ce qu’il décrira en tout cas aussi devant Samuel M. Stern,  devant la Commission Warren.  Et c’est donc aussi le premier à avoir à la fois rejeté le tout premier témoignage sur le Grassy Knoll et en même temps avoir vu de visu, après coup il est vrai, sur le film de Zapruder, que le tir en provenait bien !!!  Sorrels est en ce cas le premier à dissimuler une évidence (dans le film Parkland, Billy Bob Thornton joue un personnage fort soucieux de défendre les intérêts nationaux en tous cas) !  Sorrels avait-il agi seulement dans ce sens ?  En tout cas, pour Mercer, son attitude est… inqualifiable, pour un homme chargé aussi de la protection présidentielle !  A noter que dans le film Parkland, on estime qu’il décide de ne pas montrer la séquence du film car pour lui il est impensable de montrer une telle mort de Président.  Il sort de la projection à la fois horrifié et résolu :  en homme faisant partie d’une organisation secrète, il raisonne « secret » à ne pas divulguer.

Comment ont été obtenues les copies (et qui en possédait)

« Il n’y avait personne là pour faire le travail.  Nous sommes ensuite allés à la section de la télévision, WFAA, du Dallas Morning News, pour voir si nous pouvions le faire développer là, et ils ont dit, que non, ils n’essairaient pas de le faire, mais ils nous ont aidé en appelant Eastman Kodak Co., et ils ont dit que si nous allions là tout de suite, ils les obtiendraient directement et rapidement.  Nous avons pris une voiture de police, et nous sommes allés directement chez Eastman Kodak Co., et là j’ai rencontré un autre monsieur qui avait vu quelques images fixes, et me suis arrangé avec lui pour nous pour en obtenir des copies également.
M. STERN – Comment s’appelait-il?
M. SORRELS – Il est vendeur pour la Ford Co. sur la rue West Commerce – M. Willis.
Et alors il a dit, oui, qu’il serait heureux de me fournir une copie des images.
À ce moment-là, j’ai téléphoné à mon bureau, parce que je n’avais pas été en contact avec eux depuis que nous étions partis de Love Field.  On m’a informé qu’un agent du FBI avait appelé le bureau et dit que le capitaine Fritz du Bureau des homicides avait essayé de me contacter, qu’il avait un suspect en garde à vue.
M. STERN – À quelle heure était-ce?
M. SORRELS – Ce serait vers les 14 heures, j’imagine. »  Fritz, celui qui avait le premier parlé de Carcano et non de Mauser comme ces deux inspecteurs.  En somme, Sorrels n’avait appris la découverte du fusil que pas avant 14 heures minimum.  A noter que le fameux Willis (Phillip LaFrance, « Phil » Willis de son nom complet) qui apparaît aussi sur le film de Zapruder à la séquence 206 a la surprenante particularité d’avoir été présent à Pearl Harbor en 1941 et même d’y avoir capturé le seul japonais, Kazuo Sakamaki, seul sorti vivant de son sous-marin de poche échoué !  Lui aussi décédera en 1995 en affirmant que le tireur provenait bien du Grassy Knoll.

Un témoin tardif
Revenons-en au parapluie.  D’abord, le témoignage du dénommé Witt à beau dater, en effet, il ne date pas de 1963… mais de 15 années plus tard, puisqu’il a été fait en 1978, lors des auditions du HSCA, ce deuxième rapport qui concluera de façon aussi grotesque qu’il y a avait bien eu d’autres tirs, mais qu’Oswald était toujours le seul assassin !!!  Sa déposition (sous les risées, l’assistante Cynthia Cooper réussissant à retourner le parapluie lors de la démonstration !) vaut en effet son pesant de mouron surréaliste.  Interrogé sur d’où lui était venu l’idée de faire ce genre de « manifestation », pour « interrompre » le défilé (avec un parapluie ?),  il avait expliqué plutôt péniblement que « cela avait un rapport avec le… (père de JFK) quand Monsieur Kennedy Sr. était Ambassadeur en Angleterre, le Premier ministre et lui déployèrent des efforts pour calmer Hitler.  Le parapluie avec lequel le Premier ministre de l’Angleterre (cf Chamberlain, devenu symbole du défaitisme) est revenu en est arrivé à en devenir le symbole, d’une certaine façon, pour le peuple britannique.  Par association, ce symbole a été transféré à la famille Kennedy et, comme je l’ai compris, c’était une point douloureux pour la famille Kennedy, comme je l’ai dit dans des conversations de pause-café que quelqu’un avait mentionné, je pense que c’est dans une ville d’Arizona, c’est à Tucson ou à Phoenix, qu’une personne s’était trouvée à l’extérieur de l’aéroport là même où quelques membres de la famille de Kennedy passaient, et ils avaient été plutôt irrités par le fait qu’on brandisse des parapluies devant eux.  C’est de cette façon que l’idée s’est fixée dans mon esprit ».  Avouez que c’est du grand n’importe quoi !!!  D’où sortait ce dénommé Witt et d’où provenait sa thèse farfelue… on n’a pas cherché davantage à le savoir depuis :  la commission de 1976 se révélera aussi biaisée que la commission Warren.  Joseph P. Kennedy avait eu des sympathies pour Chamberlain, certes, ils étaient même devenus amis, alors que Joseph était ambassadeur, mais personne n’avait jamais entendu jusqu’alors cette histoire de parapluies « haïs » par les Kennedy (en photo de gauche à droite Lord Halifax, le conseiller de Roosevelt pour les affaires extérieures Sumner Welles, Neville Chamberlain et… Joseph Kennedy, alors ambassadeur américain).  A bien compter, on peut aussi noter que Witt avait fait sa déposition à 53 ans au HSCA, ce qui signifie aussi qu’il en avait 38 à Dealey Plaza……et qu’il n’avait que 8 ans environ quand Joe Kennedy et Chamberlain s’étaient rencontrés.  En somme, on lui aurait glissé dans le tuyau cette fumeuse explication, à coup sûr !  En prime, on découvre de façon fortuite, à éplucher sa vie, que JFK avait offert personnellement un parapluie « Doorman » de chez Brooks Brothers à Torbert Macdonald, un garçon d’honneur lors de son mariage (et aux autres aussi !) avec Jacqueline Lee Bouvier à l’église St. Mary à Newport, Rhode Island… pour une famille traumatisée par les parapluies, on repassera !

Ensemble, manifestement

Mais nos deux lascars venus parler du cinquantenaire de la disparition de JFK ont oublié une chose d’importance.  Notre porteur de parapluie n’était pas seul.  Et c’est là le gros défaut de leur démonstration qui se voulait magistrale.  Car on a vite fait, à regarder à nouveau les vidéos et les photos de constater que les deux personnages se connaissaient très bien, car après la séquence de tirs, alors que tout le monde à cet endroit s’était couché ou était parti courir dans tous les sens, se sont les seuls à être restés tranquillement assis, pour deviser, regarder à droite et à gauche, puis à se séparer pour partir chacun de leur côté (oui, comme le font les auteurs d’un méfait commun !).  L’un des deux, alias le « Dark Complected Man », selon les appellations consacrées, une fois assis révèle dissimuler quelque chose sous son son gilet bleu, côté droit.

Ce qui en fait un personnage aussi à part, en fait que son compère au parapluie.  C’est la deuxième partie de sa déposition qui surprend tout autant, car notre porteur de parapluie affirme ne pas connaître du tout son voisin de trottoir et encore moins l’avoir vu se servir d’un talkie-walkie (on remarquera que là aussi c’est la commission du HSCA, le deuxième rendez-vous raté avec l’histoire et la vérité, qui lui a posé la question et donc induit la possibilité de son existence).  En fait dans la petite série de photos prises par Jim Murray on les découvre bel et bien en train de discuter ensemble encore alors que la foule s’est amassée en bas du tertre vert.  Witt montrant du doigt quelque chose à son compère du moment.  Sur ce point, Witt a visiblement menti.

« M. GENZMAN. Est-ce de gauche l’homme dont vous parliez plus tôt?
Monsieur WITT. Je ne sais vraiment pas.  Il pourrait être ou il pourrait ne pas l’être.  Je ne sais vraiment pas.  Je ne me souviens pas avoir jamais réellement regardé cette personne.  Je ne sais pas si j’ai répondu à ce qu’il a dit.  Je pourrais avoir, juste comme pour lui parler automatiquement, peut-être d’accord avec ce qu’il a dit ou quelque chose comme ça.
M. GENZMAN. Est-ce que cet homme avait un talkie-walkie, une radio, un appareil quelconque?
Monsieur WITT. Je ne me souviens pas de la personne qui transporte quoi que ce soit, même si je dirais que, il auraient pu porter quelque chose, mais ça ne m’avait pas marqué en ce moment particulier.
M. GENZMAN. A-t-il agi d’une manière particulière?
Monsieur WITT. Pas que je me souvienne.
M. GENZMAN. L’avez-vous vu avant ou après ce jour?
Monsieur WITT. Non.
M. GENZMAN. Que s’est-il passé ensuite, après que vous ayez été assis et après avoir entendu ces voix?
Monsieur WITT.  J’ai continué à rester assis là pendant une certaine période de temps et je ne sais pas combien de temps j’étais là.  Je ne sais pas si c’était disons une minute ou 2 ou 3 minutes ou plus.  Je doute que je sois resté là très longtemps.  La seule autre chose qui vient à mon esprit que je peux certainement me rappeler avoir été assis là dans toute cette agitation qui se passait autour de moi, je me souviens juste d’avoir regardé ma gauche et il y avait un policier debout là-haut avec un pistolet sorti.  Il tenait le canon du pistolet en l’air (l’image avait été photographiée par Willis, elle est ici à droite, mais il avait largement eu le temps de la voir en 1976).
M. GENZMAN.  Combien de temps êtes-vous resté sur place ?
Monsieur WITT. Là encore, je ne sais pas vraiment combien de minutes.  Je suis sûr que je n’y suis pas resté très longtemps. »

L’homme venu de où ?

Des petits malins, au lieu de se focaliser sur son parapluie feront plutôt remarquer de quelle boîte à ressort l’ineffable Witt avait bien pu surgir.  La voici :  « en 1963, Witt était un vendeur d’assurance pour la Compagnie d’Assurance Vie Rio Grande, qui s’était installée dans l’éponyme Rio Grande Building au centre-ville de Dallas.  C’est un bâtiment intéressant.  Parmi les autres entreprises logées dans l’immeuble se trouvait le Bureau de l’immigration et de la naturalisation – une place que Lee Harvey Oswald avait fréquemment visitée à son retour de Russie, pour traiter des questions concernant le statut migratoire de Marina, sa femme russe.  Un autre occupant de l’immeuble du Rio Grande était le service secret des États-Unis, donc particulièrement laxiste dans sa protection de Kennedy ce jour-là, rompant toutes les règles de sécurité à chaque niveau.  Un client important de Rio Grande était l’armée américaine, à laquelle il fournissait l’assurance ». L’homme au parapluie était vraiment sorti d’un chapeau connu !!!  Si l’interrogateur de la commission lui a posé avec insistance la question du talkie-walkie (il avait aussi posé la question des « fléchettes !!! »), c’est qu’entre 1963 et 1978 des montages photos complotistes avaient réussi à laisser croire qu’il en avait manipulé un.  D’abord tourné vers la droite, juste après la fin des tirs, puis le portant dans le dos en marchand semble-t-il après, ce que j’affirmerai personnellement moins, ou qui ne s’expliquerait pas trop après l’avoir au préalable dissimulé… sous son gilet.  L’idée du talkie-walkie ne résistant pas non plus à l’analyse précise des diverses photos ou films réalisés ce jour-là Dealey Plaza :  ce sont des plaisantins qui ont ajouté un mince fil blanc sur un cliché pour laisser croire à une antenne de transmission, de même que sur l’agrandissement de l’homme de dos lorsqu’il descend sur le trottoir de la rue Elm.  Non, il n’y a jamais eu de parapluie à fléchettes ni de talkie-walkie à  cet endroit, tout simplement !!!  Sortir un talkie-walkie au moment même où passaient encore des policiers à moto aurait tout simplement été une folie  risquant de tout compromettre !!!  Plus intéressant est l’agrandissement d’une image extrait du film de Zapruder (situé juste derrière notre « DCM », car juché sur le muret de la pergola :  ce n’est pas vraiment un salut qui est effectué, mais un signe, doigts écartés, signifiant deux ou trois semble-t-il.  Etrange façon de saluer de la main, en effet.  Et très « complotiste », comme gestuelle !
Cela ne fait pas de moi pour autant celui qui acquiesce au rapport du HSCA.  Car, les images sont là pour affirmer le contraire de sa conclusion qui a complètement oublié les deux personnes concernées.  Les deux ont en effet un comportement douteux , car il est l’inverse de tous ceux présents au même endroit !!!  D’abord le fait de rester assis au même endroit, pendant une bonne paire de minutes.  Là où tous courent, et la majorité vers la palissade du tertre  (à droite la photo prise par Clint Grant, le beau-frère d’Altgens, qui a filmé la limousine arrivant face à lui, avec le premier impact de balle sur le pare-brise), notre « DCM » une fois relevé s’éloigne lentement d’abord sur le trottoir puis vers le gazon en face, sur Dealey Plaza même. Il est alors bien le seul à marcher tranquillement, à cet endroit !  Face à un événement extraordinaire, pas l’ombre d’une inquiétude, pas un seul signe d’excitation ou d’énervement chez eux, en tout cas.  Etonnant !

Une étrange démarche

On tient en fait une explication simple et prosaïque à ces mouvements lents :  l’homme, en toute évidence, boîtait sérieusement, ce que cette juxtaposition d’images bien menée faite à partir du film de Gerda Dunckel (ici à droite) démontre avec éclat…  sa jambe gauche semblant en effet en mauvais état.  L’autre personnage, censé être Witt, s’éclipsant dans le sens contraire rue Elm. C’est ce comportement qui en fait des complices potentiels, et rien d’autre.  Même Robert Hughes, qui a réalisé un film qui laisse entrevoir le tireur embusqué au 6eme étage, un très court instant, a capté la démarche plutôt robotique de notre homme (la raideur de la jambe gauche est étonnante), au moment du passage d’une voiture bicolore, juste après l’attentat (à gauche ici).  Ici encore, on peut entendre un autre témoignage, fait à la radio celui de Pierce Allman, indiquant clairement que lui comme la foule ont foncé vers le « knoll », pour tenter de poursuivre l’assassin.  On peut entendre dans le même reportage l’annonce de l’arrestation d’Oswald, en plein direct !

Deux « pointeurs » ?

L’explication la plus plausible devient alors celle-ci :  l’homme au parapluie aurait servi à indiquer aux tireurs que c’était le moment venu de canarder, sous feux croisés ne laissant aucune chance à la personne visée, indiquant que la voie des tirs était libre, et que les autres tireurs pouvaient finit le travail alors que Kennedy a déjà été touché (et qu’il allait bientôt s’affaisser), le second servant visiblement de pré-pointage au tireur embusqué dans le grassy knoll pour lui faciliter la mise au point de la hausse se sa carabine, ou lui aussi indiquant au deuxième, voire troisième tireur, de finir le travail, à un moment donné très précis.  Leur positionnement n’a rien d’un hasard, et ne peut en tout cas servir d’indication au tireur embusqué dans la Bibliothèque.  Les deux ne sont pas là pour rien… et leur indifférence totale, après les tirs, à ce qui se passe autour… plutôt coupable, sans même avoir à inventer de talkie-walkie pour cela. Mais une indifférence pas assez suspicieuse encore pour la Commission Warren, qui, à l’époque n’avait pas du tout cherché à retrouver les deux stoïques assis sur le trottoir de la rue Elm.  Aucun des deux d’ailleurs !!! C’est d’ailleurs plutôt ça qui en fait des suspects, à voir comment la même commission s’était débrouillée pour ne retenir que les témoignages sans intérêt, ou éluder les questions fondamentales sur les hommes les plus concernés, tel De Mohrenschildt  et son interrogatoire surréaliste.  Mais il y a autre chose encore, les concernant.  Une fois les tirs produits, les deux hommes étaient restés quelques minutes ensemble… histoire de ne pas montrer trop vite qu’ils cherchaient à fuir, serait-on tenté de dire.  C’est leur immobilité qui est davantage suspicieuse que ne l’aurait une fuite, après ce brouhaha et ce chaos.  A noter que le deuxième (Witt, donc) ne s’éclipsera que lorsque la foule envahira le tertre.  Witt avait posé son fameux « parapluie de protestation » devant lui, bien visible, en pleine rue (photo ici à gauche)… mais c’est un autre élément de la prise de vue qui allait attirer l’attention :  derrière eux, le long du couloir menant à la pergola (photo à droite), côté droit, une ombre s’éclipsait elle aussi discrètement… semblant porter un sac à dos.  Là encore, la découpe du personnage semble tellement faite au couteau que l’on doute de sa réalité et que l’on peut aussi penser de façon légitime à une superposition.  Seulement voilà, on a beau essayer de trouver un cliché original ou des copies de cette photo, l’ombre y figure invariablement, semble-t-il.

(1) sa composition :

  • Louis Stokes
  • Lunsford Richardson Preyer
  • Walter Edward Fauntroy
  • Yvonne Brathwaite Burke
  • Christopher Dodd
  • Harold Eugene Ford Sr
  • Floyd James Fithian
  • Robert William Edgar
  • Samuel Leeper Devine
  • Stewart Brett McKinney
  • Charles Thone
  • Harold Samuel Sawyer
  • George Robert Blakey

La plus belle conclusion du rapport est celle-ci je pense : « Le Federal Bureau of Investigation enquêta suffisamment sur Lee Harvey Oswald avant l’assassinat et considéra correctement les preuves en sa possession pour évaluer son potentiel à compromettre la sécurité publique dans une situation d’urgence nationale ».  Tellement « correctement » que Kennedy est mort… on se demande encore comment, alors !!!

(2) les autres photographes ou cinéastes présents de ce côté de Dealey Plaza étant Cancellare, Craven, Wiegman et Altgens.  A un moment, Wiegman se retournera pour filmer la pergola, où un couple s’était lui aussi couché au sol en entendant les tirs (résonner en plus à l’endroit où ils étaient).  Il montre l’affolement du moment, contrastant encore plus avec le calme de nos deux lascars assis en bordure d’Elm Street.  Un policier en moto avait aussi vu cet affolement et ses gens par terre, au point de penser qu’on avait jeté une grenade sur la place !!!

(3) Voici un résumé de sa déposition :  « Le camion empiétait sur le trottoir de droite et obstruait la voie la plus à droite de la chaussée et Mlle Mercer dut attendre pour pouvoir déboiter que la circulation se fluidifie .  Avant de se déplacer, elle disposa du temps suffisant pour pouvoir observer ce qui se passait autour d’elle.  Observant le camion elle vit un homme descendre et récupérer à l’arrière ce qu’elle identifia comme étant un étui de fusil.  L’homme se dirigea ensuite vers le sommet du monticule herbeux (Grassy Knoll) que plusieurs témoins identifieront dans quelques heures comme le point de départ des coups de feu.  Hormis cette observation capitale, Judith Ann Mercer verra en déboitant enfin de la position où elle se trouvait, assis au volant du camion, un homme qu’elle identifiera de façon formelle comme étant Jack Ruby et elle ne variera pas dans ses déclarations sur ce point en particulier.  Elle sera aussi formelle en déclarant que l’homme se dirigeant vers le monticule herbeux n’était pas Lee Harvey Oswald et ne lui ressemblait en aucune façon.  Au moment où elle avait vu Oswald se faire assassiner, Mlle Mercer observant la scène chez elle devant son écran de télévision, reconnaîtra immédiatement Ruby comme étant l’homme qu’elle avait vu 2 jours plus tôt sur Elm street au volant du camion.  Fait surprenant seul le FBI interrogera Judith Ann Mercer à plusieurs reprises, alors qu’elle ne sera jamais entendue par la Commission Warren qui ne se contentera que des procès verbaux du FBI. »

 

les films sur l’événement (malgré l’intitulé du site, désolé)

The many historical JFK assassination films – analysis, notes, and review of the historical films

https://www.jfk-assassination.de/warren/wch/index.php

http://jfk.ci.dallas.tx.us/box5.htm

Missing witnesses: two African-Americans on the grassy knoll

Article précédent:

L’assassinat de Kennedy : Oswald, ou le parfait pigeon (17)

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