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L’assassinat de Kennedy : Oswald, ou le parfait pigeon (14)

A peine arrêté, Oswald fait une déclaration succincte et surprenante, en avouant d’emblée où il est hébergé :  à l’hôtel ou chez les époux Paine, dont on a vu les liens avec la CIA.  La fouille de leur maison révèle des choses étonnantes… vite escamotées, et des choses qui relèvent de la manipulation évidente :  telle cette couverture qui aurait gardé l’emplacement du fusil qu’il est censé avoir utilisé, et dont on retrouvera une photo dans les mains de Lee Harvey, faite dans le petit jardin attenant à son ancienne habitation.  Un fusil qui posera plus de questions que de réponses, tant son archaïsme éludait d’emblée l’idée de tirs successifs rapides… ou bien des classeurs remplis de documents, dont on entendra plus jamais parler après.  Et au milieu de ce panier de crabes, dont celui des policiers véreux de Dallas, des hommes remarquables vont apparaître, tel le policier Roger D. Craig, qui ce jour-là sera l’un des rares à faire son métier correctement. Ce qui, en définitive, lui coûtera la vie.  Il n’aurait pas dû voir ce qu’il avait vu, tout simplement.

Oswald avait menti… au sujet d’un break

L’un des premiers témoins de l’assassinat est un policier de Dallas qui visiblement n’avait pas suivi les consignes de ses collègues dont certains s’étaient ouvertement réjouis de la mort du président.  L’homme était un excellent officier de police (il est ici filmé le jour-même en train d’enquêter sur le parking derrière la voie ferrée) :  le Dallas Sheriff‘s Department l’avait même reconnu comme “Officer of the Year” en 1960, élu par le Dallas Traffic Commission.  Roger D. Craig était en effet en service à Dallas le 22 novembre 1963 sur Dealey Plaza.  Juste après la fusillade, il était celui qui s’était instinctivement dirigé vers le fameux « grassy knoll »( comme beaucoup de spectateurs qui l’avaient fait instinctivement comme le montre avec précision ce montage !) où il avait aussitôt interrogé des témoins de la fusillade, sans trop de succès à vrai dire.  Peu de temps après, vers 12h40 (la grande horloge de Hertz qui domine l’un des bâtiments du quartier lui permet de fixer l’heure précise), il avait aperçu un homme sortir rapidement de la porte arrière du dépôt de livres, côté rue Elm et s’engouffrer dans un break de type Nash Rambler.

La « Station Wagon » Chevrolet des Paine

Revenu à son commissariat, quelle n’avait pas été sa surprise de retomber sur le même individu dans le bureau de son supérieur, le capitaine Will Fitz.  Un des ses collègues venait juste d’arrêter Lee Harvey Oswald, celui que Craig avait vu s’engouffrer dans le break (alors qu’Oswald n’avait pas de permis, il y avait en effet un conducteur « à la peau sombre » dedans (et c’est le cas de Clay Shaw !).  On l’accusait d’avoir tué un policier et de s’être caché ensuite dans un cinéma où il avait été arrêté.   Or sur place, c’est Oswald en personne qui lui avait alors demandé aussitôt de ne pas toucher à la voiture « ce break appartient à Mme Paine … Ne pas essayer de le relier à elle, elle n’a rien à faire avec lui ».   Manque de chance, les Paine possédaient une station wagon » de 1955… bleue-vert (une Bel Air/150/210),  « qui aurait besoin d’être repeinte, et que nous avons eue d’occasion, mais c’était une Chevrolet », viendra affirmer elle-même Ruth Paine lors de la commission Warren (elle restera ignorée de la House Select Committee on Assassinations, ce qui n’est pas une surprise à vrai dire :  les agents de la CIA ne sont pas autorisés à parler n’importe où ou n’importe comment).  Pourquoi donc tenter de disculper au plus vite le couple Paine, et pourquoi surtout vouloir attribuer le véhicule à son autre propriétaire ?  Oswald avait menti sur à qui appartenait ce break : or personne ne relèvera plus tard cette répartie (de peur d’aboutir à Clay Shaw ?). On a fini par retrouver très longtemps après le fameux break dans un garage, acheté pour une poignée de dollars par un garagiste local.  On peut voir sa visite ici.  Elle a été rachetée une deuxième fois en 2015 par Frank Badalson, de Chesterfield : ce garagiste est aussi un ancien officier de police de la ville (de 1978 à 1991).  Aucun musée ne s’y était intéressé auparavant… sidérant !

 

 

Des hébergeurs plutôt étonnants

Logiquement ce mensonge aurai dû atterrir dans les éléments à charge contre Oswald:  il ne sera jamais retenu et encore moins évoqué par la commission Warren.  Car on craignait de trop insister, il me semble, sur les hébergeurs du présumé tireur ; ces grands âmes si généreuses qu’étaient les époux Paine.  Ou plutôt comment ils se présentaient à la presse. La famille Paine, tous deux agents dejà de la CIA (et trois même avec la sœur de Paine qui y était aussi membre de l’Agence !) était celle qui avait en effet pris sous sa coupe Oswald comme on l’a vu, en l’hébergeant à plusieurs reprises.  Des gens charmants, toujours prêts à servir… la CIA. :  ils étaient aussi en liaison avec Priscilla Johnson McMillan, de la CIA également dont le parcours mérite aussi toute notre attention (on la retrouvera un peu plus loin dans cette enquête).  Le plus bel exemple les concernant étant celui des fameuses photos d’Oswald avec son fusil dans sa propre cour… selon lui jamais faites nul part.  Les photographies n’ont pas été trouvées chez lui, en effet, mais bien chez le couple Paine, au 2515 West Fifth Street à Irving, au Texas.  Dans leur garage.  Une vraie caverne d’Ali Baba « conspi », ce garage.  Après deux recherches le jour de l’assassinat à cette adresse, la police de Dallas n’avait pas réussi à localiser les photos (qui leur avait donc dit qu’elles existaient ?).  C’est au bout de la troisième recherche, le lendemain, que les photos avaient été trouvées, dans le garage des époux Paine (ici à gauche).  Deux photos qui n’ont jamais été inscrites sur des feuilles d’inventaire des biens d’Oswald.  Ni non plus sa chemise et son pantalon noirs qu’il portait ce jour là, jamais retrouvés non plus.  La police en revanche donnera à LIFE  un cliché encore plus étonnant des biens saisis soi-disant chez Oswald.  On aurait voulu étaler le matériel du parfait petit espion qu’on ne s’y serait pas pris autrement….

Un Minox dans une boîte de café ?

Le hic étant en effet la présence ou non d’un appareil Minox dans le lot (on n’a jamais su s’il y en avait un ou pas et même Paine discutera plus tard de son existence, après avoir dit qu’il lui appartenait !!!). Là dessus encore, la famille Paine a une drôle d’explication :  « Le 28 janvier 1964, Shanklin a informé l’inspecteur Moore (le détective de la police H.M. Moore) qu’Oswald n’avait pas d’appareil photo Minox, et qu’il s’agissait d’un posemètre Minox .  Deux jours après que Lenihan a déclaré à Shanklin que l’appareil photo était un posemètre, les agents du FBI ont visité la maison des Paine à Irving où des effets personnels d’Oswald ont été trouvés et ils ont trouvé un appareil photo Minox dans une boîte à café (???) dans le garage. Mme Ruth Paine a identifié l’appareil comme étant l’appareil photo de son mari, ce que Michael Paine a considéré comme  » inutilisable  » en raison des dommages de l’obturateur et il a été transmis au bureau du FBI à Washington avec « d’autres preuves », selon un fax du FBI daté du 31 janvier 1964.  Le message dit que la police de Dallas étaient « savait qu’aucun appareil photo Minox n’avait été obtenu lors la recherche  » de la résidence des Paine et leur garage lors des perquisitions du 22 au 23 novembre 1963.  Le détective Rose reste cependant catégorique :  il avait bien trouvé un appareil photo Minox avec un film dedans, dans le sac de marin d’Oswald quand il avait fait la recherche initiale à la maison des Paine.  Michael Paine a dit à The News, qu’il s’est rappelé avoir pris des photos en Corée alors qu’il était dans l’armée au début des années 1950 et plus tard lors d’un voyage en Europe, mais pas avec un appareil photo Minox.  Il ne souvenait pas avoir pris une photo d’un pétrolier ancré au large terrain montagneux , a-t-il dit « .  Manque de chance pour lui, on développera les photos restées dans le fameux Minox…

A qui le Minox ?

Personne à la commission Warren ne s’est offusqué ce qu’on puisse cacher des appareils destinés à l’espionnage et valant une fortune au fond d’une boite à café au fond d’un garage, dans la famille Paine.  Et qu’on ne revoit plus jamais l’appareil non plus. (après qu’on ait développé la pellicule restée dedans, et après que Michael Paine en avait évoqué le contenu !).  A ce stade, ce n’est plus d’une protection qu’ont bénéficié les Paine.  C’est d’un boulevard à avoir le droit de tout faire sans jamais rendre compte à la justice.  Cela s’appelle travailler pour la CIA, en fait.  Lors des débats du HSCA, en 1976, le détective Gus Rose, de la Police de Dallas, affirmera et maintiendra donc que le Minox avait été trouvé dans « le sac de marin » qu’avait laissé sur place Oswald…  Un seul Minox, mais deux explications différentes ?  Lors des débats du 9 août 1978 du HSCA, on montrera… deux Minox.  Celui appartenant à Michael Paine (marqué « D-80 ») et un autre censé avoir été découvert par Rose (portant le N°S2339303, qui ne correspond à aucune série connue !).  Marina Oswald affirmera n’avoir jamais vu aucun des deux aux mains de son mari.  Beaucoup plus intéressant encore : un militaire qui avait connu Oswald sur sa base d’El Toro affirmera y avoir vu un Minox entre ses mains : c’était en effet au départ le sien.  Selon lui, l’appareil lui avait été donné par Richard Billings, journaliste à … LIFE et membre de la CIA (qui écrira plus tard avec Robert Blakey, Chief Counsel and Staff Director of the House Select Committee on Assassinations, ancien éditorialiste de Life, « The Plot to Kill the President »).  Selon Hemming, son Minox, il l’avait offert à Eddie Bayo, disparu lors d’un raid sur Cuba avec neuf autres Marines.  Bayo avait certainement été capturé par les cubains et exécuté.  Mais il ne savait pas comment Oswald avait pu le récupérer !  Aux Archives Nationales, on retrouvera des photos « prises par le Minox d’Oswald » selon le N°180-10108-1081 du registre.  Des photos (ci-dessus à droite) qui auraient été prises par Michael Paine, qui confirmera en effet les avoir prises.  Celles notamment de militaires, dans un camp « montagneux ».  Que faisait l’ingénieur de Bell au milieu de Marines en partance pour des opérations clandestines contre Cuba est une bonne question… et que faisait Billings chez LIFE ?  Il était de ceux qui foncèrent chez Zapruder pour acheter les droits du film qu’il venait de tourner le 22 novembre 1963, pardi !  Billings est aussi celui qui comme par hasard s’était introduit dans l’équipe de Garrison pour lui piquer ses infos et ensuite chercher à le discréditer !!!  Non, décidément les époux Paine faisaient de drôles de lascars dans cette histoire :  le policier au petit chapeau si reconnaissable du commissariat de de Dallas, lorsqu’il se rendra chez eux, fera une drôle de découverte :  « Walthers », relève Spartacus, « a participé à la recherche de la maison de Ruth Paine.  Walthers a dit à Eric Tagg qu’il a «trouvé six ou sept classeurs métalliques pleins de lettres, de cartes, de disques et de fiches avec des noms des sympathisants pro-Castro».  James DiEugenio a fait valoir que cela «fait croire que les Paine étaient des agents de surveillance domestiques dans la guerre froide contre le communisme».  Qui donc avait stocké ces dossiers ?  Que ce soit Oswald ou Ruth Paine, le problème est le même : les sympathisants communistes étaient bien espionnés à cet endroit.  On imagine mal, quand même, Oswald distribuer des tracts pro-castro un jour et le lendemain créer lui-même sa propre fiche le concernant et la ranger dans un classeur métallique… mais bon, dans cette enquête que n’aurait-on pas vu d’insensé !  En tout cas, les hébergeurs d’Oswald, si bien intentionnés, ceux qui lui avaient trouvé un travail dans la Bibliothèque, ce qui allait le perdre étaient bel et bien des… espions !  Pour ajouter à leur indubitable hypocrisie, le jour où Ruth Paine avait appris que John Kerry, avec lequel elle possède un lointain lien de parenté, avait affirmé qu’il doutait qu’Oswald avait pu agir seule, s’était exclamé, à propos du fameux fusil qu’il avait dissimulé dans le garage des Paine « bien sûr, je ne savais pas qu’il avait un fusil.  Je suis une Quaker (1). Je n’aurais pas voulu cela dans la maison ».  Une Quaker-espionne ?  Décidément, la CIA a recruté très large, durant toute une période (2) !

Les Paine savaient ce qui se tramait, ils y ont participé

L’attitude de cet étrange couple vivant déjà séparé continue à intriguer.  Un curieux a trouvé deux bonnes raisons de croire en leur implication dans le complot.  Selon le Warren Report, le 14 octobre 1963, Ruth Paine aurait passé un coup de fil à la Bibliothèque, Oswald s’y serait présenté le lendemain et aurait effectué son premier jour de travail le 16.  C’est une voisine, Linnie May Randle, qui aurait soufflé la possibilité de poste à Ruth.  Or à cette même commission Warren, cette même voisine était venue benoîtement dire « qu’elle ne savait même pas qu’il y avait un poste de libre à cet endroit ».  Et Oswald avait eu la veille un appel de Robert Adams du Texas Employment Commission, qui venait juste de lui trouver un travail chez Trans Texas Airways pour 310 dollars par mois, soit 100 de plus qu’à la bibliothèque.  On lui avait répondu qu’Oswald était « absent ».  Devant la commission, il avait dit qu’il n’était pas sûr qu’on ait transmis à Oswald son offre. « Lorsque Mme Paine a été interrogée sur cette question par la commission, elle a d’abord nié toute connaissance de la possibilité d’emploi, puis s’en est vaguement rappelé.  Finalement, elle a menti et a dit qu’Oswald était allé «en ville avec quelques espoirs soulevés par l’agence de placement … mais est revenu alors que le travail avait déjà été pris et n’était pas disponible à lui » écrit Martin Hay.  Ce qui est un fieffé mensonge de Quaker !  Pire encore, poursuit Hay :  « un autre événement suspect impliquant les Paine s’est produit le jour de l’assassinat. À 13 heures, le 22 novembre 1963, Michael Paine a téléphoné à son épouse pour discuter de la participation d’Oswald à l’assassinat.  Alors que l’opérateur téléphonique est resté sur la ligne, Michael Paine a dit à sa femme qu’il « se sentait sûr que Lee Harvey Oswald avait tué le président, mais qu’il n’était pas responsable. »  Il a ajouté: « Nous savons tous qui est responsable » (Robert C. Lish, 26 novembre 1963, JFK Document No. 105-82555-1437).  Le plus extraordinaire de cet appel est qu’il a eu lieu une heure avant l’arrestation d’Oswald !  Pour des raisons évidentes, la Commission Warren voulait balayer ce petit problème sous le tapis le plus rapidement possible. Pendant le témoignage de Michael Paine, l’avocat Wesley Liebeler, ingénieux commissionnaire, a changé la date de l’appel au lendemain »:

  • « M. LIEBELER: Avez-vous parlé à votre femme au téléphone à n’importe quelle heure du samedi 23 novembre?
    PAINE: J’étais de nouveau au poste de police, et je pense que je l’ai appelée de là.
  • M. LIEBELER: Est-ce que vous avez dit que vous saviez qui était responsable ?
    PAINE: Et je ne sais pas qui est l’assassin ou qui était; non.  Donc, je n’ai pas dit ».

« Comme l’a souligné le chercheur John Armstrong, «Liebeler avait des dossiers téléphoniques et un rapport du FBI en main qui indiquait que l’appel à frais payants avait été placé le 22 novembre et non le 23 novembre.  En demandant intentionnellement à Michael Paine un appel téléphonique inexistant, la justice entrait en collusion avec un témoin pour falsifier le témoignage. »(Armstrong, Harvey et Lee, page 832) ».  En résumé, les deux époux Paine SAVAIENT.  Et même avant tout le monde, pour leur « protégé ».  Et ils ont été sacrément eux-mêmes protégés, en ayant leurs erreurs maquillées ou manipulées !!!

Découverte du fusil

Craig, interviewé ici en 1974, n’en n’avait pas fini avec ses découvertes.  En policier consciencieux, il était ensuite monté tout en haut du bâtiment oû était censé travailler Oswald en compagnie de son collègue Seymour Weitzman, celui qui a déclaré qu’il y avait bien un fusil au sixième étage du dépôt de livres du Texas, mais que c’était 7.65 Mauser et pas un Mannlicher Carcano, ayant éjecté une seule douille selon lui.  Il affirmera en effet avoir lu les marques d’un Mauser sur le canon et non l’inscription « Roma ».   Par terre, Craig, avec Weitzmann avait trouvé les trois cartouches de fusil sur le sol, sous la fenêtre dans le coin sud-est du sixième étage.  « Toutes les trois n’étaient pas plus séparées d’un pouce l’une de l’autre et toutes étaient été alignées dans la même direction.  L’une des trois douilles était enfoncée à l’extrémité où était le percuteur.  Elle n’avait pas été enfoncée (percutée), mais simplement comme sertie sur une petite portion de son pourtour.  Le reste de la douille était parfaitement circulaire ».  Des douilles sagement rangées (le film « I comme Icare » le représentera bien !), à savoir des douilles… pas éjectées normalement (elles ne peuvent retomber ainsi).  Rejoints par Lt. Day, et le responsable des homicides, le Capt. Fritz, les quatre avaient conclu avoir trouvé un Mauser.  Ici en vidéo, on peut voir une émission de télévision dans laquelle le policier Seymour Weitzman maintient sa version d’un Mauser découvert à la place du Carcano.  Au moment même de la découverte, à 13H06, le capitaine Fritz apprenait par radio la mort de l’agent Tippit :  sur le rapport de la commission Warren, il sera indiqué 13H15 (car Oswald n’aurait pas pu faire aussi vite pour se rendre à l’endroit où il avait été tué).  On montrera après à la presse une autre disposition des balles que celle vue par Craig, comme on changera la disposition des cartons de l’endroit où était censé s’être positionné Oswald (appelé ensuite le « nid du tireur »). Quant à son transport et son remontage, regardez ici ce qui en est dit : c’est très instructif !  Question commission Warren, on aura là aussi droit à un must :  la présentation en Exhibit (Document) 510 d’une photo censée… viendra contredire les déclarations de Craig ou Weitzman : on montrera bien trois cartouches, non plus sagement rangées, mais éparpillées, avec deux tombées dans la rainure entre deux lames de parquet.  On croira un temps que l’une d’entre elle était abîmée…. mais non.  Autre problème :  la commande C20-T750 du catalogue d’American Rifleman fait 36 pouces de long – 91 cm) : or le Mannlicher-Carcano d’Oswald trouvé au dépôt de livre en fait 40.2 pouces (102 cm)… et pour se fabriquer un poste de tir dissimulé, Oswald se serait coltiné… une tonne de cartons, déplacés entre 12 h 15 (dernier moment où il a été vu) et 12 h 30, car ils étaient à l’autre bout de l’étage. 43 boites à bouger, sans oublier le remontage fastidieux de son Carcano au tournevis (et je ne vous parle pas de la lunette de tir à recalibrer obligatoirement) !  Oswald avait tout d’un homme extraordinaire, il n’y a pas !

Confusion parmi les fusils montrés

A l’évidence, la police de Dallas a fait très vite pour trouver un coupable « parfait » et son arme.  Le hic, c’est que les différentes présentations de l’arme, et certains détails dessus, indiquent davantage la fabrication de preuves que des preuves véritables.  Notamment le numéro de série, dont l’ajout d’un N°6 à droite semble avoir été fait : connaissant la possibilité de rendre les armes « stériles » qu’avait la CIA ; il y a de q uoi s’inquiéter sur la provenance exacte du numéro de l’engin qui aurait donc été un C276 modifié à la hâte.  Des clichés comparés de reportages montrent que les chiffres n’ont pas toujours la même forme, en prime.  Lors de son apprentissage au tir, jamais Oswald n’avait été mis en présence d’un fusil à lunette :  or le réglage de celle-ci n’est pas évident du tout à effectuer.  Tout aussi troublant, si on avait bien retrouvé le ticket de paiement de la carabine achetée, on ne retrouvera pas de mouvement bancaire correspondant à l’achat sur le compte d’Oswald. Celui-ci l’avait ordonné au nom de Hidell, mais ce dernier n’avait pas la possibilité de retirer quoi que ce soit de la boîte postale d’Oswald :  comment avait-il récupéré cette arme achetée demeure donc un mystère.  Comme l’est aussi son démontage et remontage, si Oswald l’avait amenée en pièces détachées comme l’a dit le rapport Warren.

Un deuxième fusil trouvé
Le problème du fusil (ici ses différents types), c’est qu’il n’y en a pas eu un de découvert ce jour-là, mais deux (3).  Le collègue du policier Craig, lors de sa déposition à la Commission Warren, affirmera avoir été mis au courant de sa découverte :  « Mais il y avait un autre fusil, un Mauser, trouvé cette après-mid là sur le toit de la Bibliothèque ?

L’interrogateur FP, lui demandant alors : « Un Mauser sur le toit ? qui donc l’a trouvé? »

PJ: « Je ne sais pas qui l’a trouvé, mais je sais qu’un agent de police a vérifié son existence.  Le capitaine Glen King, l’Officier des relations publiques de la Police de Dallas, a déclaré à un journaliste que « Le Mauser trouvé sur le toit du dépôt a ajouté de la confusion à un moment.  « Il a estimé que ce fusil avait été abandonné par un agent de sécurité ».

FP; « Comment savez-vous cela?  ça n’a jamais été publié auparavant ? »

PJ: « Non, cela ne l’a pas été.  Je le sais parce que ce journaliste, Thayer Waldo du Fort Worth Star Telegram me l’a dit personnellement ».  On aura noté la crainte émanant du questionneur que la découverte d’un deuxième fusil aurait pu mettre en danger la thèse du seul Oswald comme assassin.  Or on possède un film de cette découverte et l’examen premier de l’engin par les policiers.

Ce fameux « Mauser » redescendu en effet du toit du même bâtiment par un autre officier de police, c’était en fait un tout autre fusil.  Un personnage portant… béret (?), d’un certain âge, aperçu également sur Dealey Plaza… avant les tirs donc (ou arrivé très vite sur les lieux, muni d’un journal à la main, signe de reconnaissance souvent chez les policiers en poste discret).   Sur le film, on voit un canon bien plus mince que celui de ce fusil à pompe bien connu.  Et des policiers fort intrigués par la trouvaille de leur collègue. L’engin saisi par la police sur le toit de la bibliothèque, par la longueur de son canon saillant, faisait plutôt penser à un outil bien connu des mercenaires anticastristes :  le M1941 Johnson à chargement automatique. L’engin était réputé pour son tir rapide et son absence d’enrayage (12 seulement sur 6000 tirs !).  Il tirait des cartouches de 7,57 (0.30 Springfield) et non des 6,5 comme le Carcano.  Plusieurs cartouches retrouvées plus tard sur Dealey Plaza seront au calibre 0.30.  Les exilés cubains de Floride, et les mercenaires US qui les accompagnaient, en en étaient équipés, alors que l’arme était plutôt rare. une photo-clé le montre.

Le fusil Johnson avait en effet été acheté à 30 000 exemplaires en 1939 par les Pays-Bas, puis réquisitionné pour être livré en 1941 aux Marines.  « Cependant, un certain nombre est resté en magasin tout au long des années 1950 et ce sont ces fusils qui seraient émis aux hommes de la Brigade 2506″. Avait-on trouvé la meilleure arme pour l’embuscade de Dealey Plaza ???  Qui montrait un peu trop directement d’où il provenait ???  Remarquez, il est vrai qu’il aurait été gênant de montrer l’exemplaire après que le grand public ait pu voir cette photo saisissante :

Castro se saisissant de l’arme préférée des anticastristes (à droite les anti-castristes photographiés à l’entraînement avaient le même), avouez que ça la fichait mal (où il était prévu de le faire, pour montrer que Castro était impliqué ?).  Le fusil découvert entre des caisses de livres, qui n’était pas un Johnson M1941,en tout cas, avait été montré tout de suite à la presse tenu à bout de bras (et ensuite sur deux photos)… mais il était donc incomplet :  il lui manquait en effet son fameux « clip » ;  à savoir une petite pièce d’acier réunissant les cartouches pour permettre de tirer plus vite sans avoir à entrer manuellement chacune.  Or ce petit clip n’apparaît jamais dans le fusil montré, alors qu’il doit être éjecté à la fin de la séance de tir.  « Le Carcano est un des rares fusils à usage militaire dans le monde qui est alimenté par des cartouches réunies par un clip de ce genre, l’autre était le M-1 Garand  (ici entre les mains des exilés de la Baie des Cochons).  La différence entre les deux est que le clip sur le M-1 Garand s’éjecte de lui-même, lorsque le dernier coup est tiré, tandis que sur le Carcano le clip s’éjecte lorsque la dernière cartouche est chambrée.  » 

Pas un Johnson, mais un surprenant « Riot-Gun »

On pense donc à ce fameux Johnson, pour cette seconde arme, mais un photographe présent sur scène nous donne une tout autre explication :  le second fusil découvert « sur le toit » de la Bibliothèque, selon la presse (« on the roof« ) avait une autre allure en effet comme on l’a dit.  Cette photo, c’est le photographe Jay Skaggs qui l’a prise, à proximité du policier qui portait l’arme à ce moment là.  Et cet étonnant cliché, pris en contre-jour (ici à droite) montre en effet…. un fusil à pompe et non un fusil à lunette.  Après quelques recherches, la forme de sa gâchette, de son éjecteur et de sa longuesse de bois strié permet d’affirmer qu’il s’agit d’un Remington 31, surnommé « Remy 31 », le meilleur fusil de chasse de la compagnie Remington, ce qu’on a appelé aussi un « riot-gun » (en modèle court); ou une évolution plus récente, une arme en gauge de 12 et pouvait tirer 3 coups consécutifs (le modèle précédent en tirant 5).  C’est sa provenance qui peut surprendre, car selon la déposition du policier qui l’a trouvé, ce dernier aurait été « abandonné » sur le toit même de la bibliothèque.  Difficile d’imaginer que ce genre d’engin puisse avoir servi à tirer sur la caravane de voitures passant en contre bas.  On possède en revanche d’autres photos qui montrent bien qu’on pouvait en effet accéder au dessus du toit plat de la Bibliothèque, là où est installée l’énorme publicité affichant l’heure, via une échelle en fer, celle de l’escalier de sécurité de l’immeuble, située façade est.

Le film d’Ernest Charles Montesana montre très bien deux policiers à l’étage supérieur de l’immeuble, le 7eme;  Oswald étant censé avoir tiré du 6eme.  L’arme intrigue quand même, car elle présente en effet un très long canon, comme on a pu le distinguer… (voir ici un « Sportsman 31 C).  Exactement le long « tube » qu’aurait pu distinguer justement le jeune Amos Euins, et qu’il décrit très bien dans son témoignage (nous verrons plus loin lequel). Le Remington était en fait devenu l‘arme des policiers de Dallas !  On peut le vérifier aisément, puisqu’en bas même de la Bibliothèque, pour boucler l’immeuble (mais pas le quartier !) la police de la ville déploiera des hommes en armes, équipé du modèle à canon court… (visible ici à gauche).

Pourquoi donc ces mêmes policiers pouvaient-ils alors se poser des questions, à examiner un certain temps cette arme découverte sur le toit, si c’était une des leurs ?  Et pouquoi donc aurait-elle été abandonnée, dans un endroit qui est une scène de crime ?  Le témoignage d’Harold Norman, situé à l’étage 5, juste en dessous de l’endroit d’où aurait tiré Oswald, donc, décrivant le « boom-clic-clic » de trois réarmements successifs et rapides est en ce sens aussi troublant.  Peut-on réarmer aussi vite avec un fusil à lunette Carcano ?  Un Remington peut en être équipé, en tout cas, d’une lunette ! Pourquoi n’a-t-on pas fait entendre à Norman ce bruit particulier de Remington (« boom clic-clic » !)?  La vidéo analyse montre la présence d’un deuxième homme au 6eme étage !   Mais les médias insisteront sur la découverte d’une seule arme au 6eme étage:  le fameux Carcano.   Et si le tir de la Bibliothèque avait été réalisé par ce type de fusil à réarmement plus rapide que celui communément proposé ?

Clip, clip, clip

Le fameux clip on y revient, car c’est une quasi-obligation sur le Carcano, tant tirer sans sa présence ralentit toute la cadence de tir.  Or selon le rapport Warren, lorsque l’arme qui aurait servi à tuer le président a été trouvée, une cartouche était restée dedans, et elle était déjà dans la chambre (à droite les « preuves » du démontage pour le transport du Carcano d’Oswald).  Par conséquent, si le fusil avait fonctionné correctement, il aurait dû automatiquement éjecter le clip Et par terre on aurait dû le voir avec…. 5 douilles, sur les 6 que contient le clip, et non 3.  La Commission Warren a indiqué, cependant, que lorsque le fusil a été trouvé, il contenait des cartouches… et le clip.  Selon ce rapport « le clip de cartouche a été retirée de la CE -139 (le numéro de scellé donné par la commission au Carcano saisi) par le lieutenant de journée de la police de Dallas le 22 novembre 1963, au laboratoire du crime pour le département de la police ».  Ce qui signifiait qu’il n’était donc pas tombé.  Selon cette même commission, un clip peut rester coincé quand il est « déformé ».  Ce qui a aussi tendance à enrayer l’arme !  Or dans tous les clichés montrés CE-574 et 575), il a toujours été vu comme intact et non déformé : serait-ce bien celui en provenance de l’arme d’Oswald ?  Si le clip n’était pas présent sur place, (ici à gauche c’est celui d’un modèle M91, pas celui d’Oswald), cela signifiait aussi que le fusil ne pouvait pas tirer à la cadence record indiquée par la commission Warren.  La cadence de tir maximale d’un Carcano est de 15 balles/minute, sur le papier, soit 4 à la seconde (avec le clip présent !) :  résultat, entre le premier tir et le troisième, tous attribués à Oswald, il y a 8 secondes (la première étant déjà chargée et épaulée).  Si l’intervalle entendu et filmé par Zapruder est de moins de 8 secondes, c’est pour l’espace entre deux tirs, car surtout, il n’y en a quasiment aucun entre le 2eme et le 3eme!  Selon le juge Garrison, l’intervalle entre deux tirs d’un chasseur expérimenté était de 2,3, secondes seulement :  même là, l’intervalle entre la 2eme et la 3eme est trop court pour qu’il n’y ait eu qu’un seul tireur. S’en étant rendu compte, les policiers de Dallas montreront une autre photo de fusil avec un clip protubérant visible près de la sangle de cuir… amené de l’extérieur (impossible de savoir sur le cliché s’il arrive ou si il sort du bâtiment).  Or cette photo paraît surtout… retouchée, pour montrer la présence d’un clip (sinon on le rappelle la cadence des tirs d’Oswald était impossible à faire).  Personne ne posera non plus la question du nombre de cartouches visibles sur place :  trois, plus une restée non tirée mais introduite dans le canon.  Quatre au total donc et pas six comme le voudrait l’usage du clip :  personne ne s’est demandé si de charger ainsi l’arme avec seulement 4 cartouches sur 6 ne risquait pas de provoquer une malfonction ou non, car trois devait être dès le départ la formule magique décrite à la presse sur le nombre de cartouches tirées, alors qu’on en comptera bien plus ce jour là, tirées visiblement avec d’autres armes à feu munies de silencieux.  Oswald, ou celui tirant à sa place, héritant dans ce cas deux coups seulement de la seule arme bruyante avec un second tireur muni d’un fusil à cartouche explosive, équipé lui aussi sans silencieux pour avoir le maximum d’effet.  Trois tirs sans silencieux.  Le reste, avec.  Certains décompteront jusqu’à 8 tirs, d’autres jusque 11.  La Dealey Plaza était devenue un vrai stand de tir (*) !

Pas d’empreintes, ou plutôt une… extraordinaire

Fait saillant, ce second fusil vu et filmé par Charles Mentesana, plus personne n’en entendra jamais parler.  Deux fusils, ça voulait dire aussi deux tueurs potentiels (à moins que ce ne soit plus une Bibliothèque, mais une armurerie) !  Un autre point litigieux est la photo de catalogue du Carcano acheté par Oswald et celui montré après l’attentat ;  on y relève de singulières disparités, dont la lunette, qui ne semble pas être la même du tout, la hausse plus volumineuse, où l’attache de la sangle et la longueur du canon.  Certains se retrancheront derrière la célèbre phrase des photos non contractuelles pour affirmer que c’était bien le même que celui commandé.  Sans oublier les empreintes.  Selon la police, le fusil aurait été amené démonté caché dans un sac en papier.  Le hic, c’est que le démonter ou le remonter est fastidieux, comme montré ici, nécessite un tournevis… et laisse obligatoirement des empreintes partout sur l’objet.  Sur le sujet des empreintes, on avait été bien peu précautionneux le jour de la découverte.  Si l’officier de police de Dallas avait songé à manipuler le fusil par la sangle, il n’avait mis aucun gant ou tissu pour le faire.  Le capitaine du bureau de Dallas qui avait « testé » l’arme pour éjecter la 4ème balle restante coincée dedans (chambrée) n’avait guère été plus prudent ( il ne parlera pas du clip à ce moment là).  Il avouera lui-même avoir laissé une empreinte sur la crosse, et dira que selon lui il n’y en avait aucune de visible sur le canon.  On affirmera que le laboratoire où avait été envoyée l’arme, après avoir été montrée à bout de bras à la presse révélait une empreinte « de paume ».  On précisait tout de suite que cette empreinte est aussi unique chez les individus que les empreintes de doigts, ce qui semble plutôt surprenant.

Une empreinte de rêve

Mais au delà de savoir si cela était plausible, un autre gros problème apparaîtra lorsque l’expert du FBI, Sebastian Latona, montrera le cliché de « l’empreinte de paume » obtenue (« preuve 631 ») : une main complète, au doigts bien ouverts : du jamais vu en affaire criminelle ! Certains moqueurs diront que l’empreinte trouvée ressemblait beaucoup aux tracts de la CIA balancés à St-Domingue avec le slogan « comunismo, no » !!!  Pire encore :  selon le même expert, l’empreinte avait été collectée sur le sac de papier dans lequel le fusil avait été emporté… démonté, selon l’accusation.  On ne sait toujours pas comment l’on peut laisser une telle empreinte en transportant un tel sachet, qui avait été enveloppé d’une couverture !  L’arme était en prime « bien huilée », mais le sac papier ne portait aucune trace d’huile ou de graisse !  En tout cas, pas d’empreintes de doigts de visibles.  Rien vraiment qui puisse affirmer qu’Oswald avait bien tiré avec le fusil.  Alors on trouvera une parade en affirmant que des fibres de la même texture et couleur que la veste légère que portait Oswald ce jour-là avaient été découvertes au microscope sur l’arme. Pourquoi pas :  le hic, c’est quand des années après au Newsmuseum de Washington on présentera la veste au public:  si le tissu dont elle était faite était bien le même que celle portée devant les caméras par Oswald, sa coupe et la disposition de ses boutons laisseront un doute.  Bien plus prosaïque :  si les empreintes digitales d’Oswald sur le Carcano n’étaient pas visibles lors d’une première observation faite à Dallas même, elles l’étaient devenues deux jours plus tard, comme par magie, alors qu’Oswald était déjà mort.  L’arme avait été envoyée au siège du FBI.  Elle n’a pas fait que cet endroit comme visite :  le préparateur funéraire d’Oswald (qui comme celui de Kennedy avait rendu méconnaissable l’assassin présumé) avait été interrompu par des agents fédéraux venus parait-il relever les empreintes du cadavre. Personne a Dallas, dans la police, ne l’ayant fait auparavant, bien entendu !

A la commission Warren, le valeureux Craig (ici à droite) était venu déposer en répétant la même chose…  notamment d’avoir entendu les 2eme et 3eme tir à moins de 2 secondes d’intervalle.  Ce qui fichait en l’air à la fois la théorie d’un Oswald tirant trois fois et à la fois la thèse officielle d’un tireur déjà parti du dépôt pour aller soi-séduisant tuer le policier Tippit.  Ce qui faisait que deux personnes au moins étaient impliquées dans l’attentat, et qu’Oswald avait (au moins) un complice !  Son collègue Weitzman, qui s’y connaissait en armes (il était inscrit dans un club de tir qu’il fréquentait assidûment) ajoutera dans sa déposition que selon lui le Mauser portait une lunette de marque Weather, fabriquée au Japon.  Les enquêteurs affirmeront que le Carcano d’Oswald était équipé d’une « Ordinance Optics, Inc. 4X telescopic sight »… c’est cet ensemble que les policiers brandiront fièrement devant les journalistes (en oubliant de montrer un détail saisissant : celui du clip !).  Et sans trop faire attention aux empreintes laissées:  le soir même du crime, un des preuves principales du crime est quasi-détruite, comme élément d’enquête.  Des policiers qui oublieront de signaler plus tard que le test de paraffine de détection de nitrates provenant de la poudre noire sur le visage et les mains d’Oswald se révélera…. négatif.  Ce jour-là, c’est simple :Oswald  n’avait tiré avec aucun fusil (ni pistolet) !!!

 

(1) ce qui ne manque pas de sel quand on lit l’article « intégrité » les concernant dans Wikipédia :  « Les premiers quakers pensaient qu’un point important de l’enseignement de Jésus concernait le traitement que nous réservons aux autres.  Il ne suffit pas d’éviter de mentir pour avoir des relations justes.  Les quakers sont aujourd’hui encore convaincus qu’il est important d’éviter toute tromperie.  Au début, les quakers refusaient de prêter serment, même devant les tribunaux, car la vérité doit être dite en tous temps et le fait de prêter serment introduit différents niveaux de vérité.  Ce principe est attribué à Jésus dans le Sermon sur la montagne (Matthieu 5:34-37).  Certains quakers ont accepté de « promettre » ou « affirmer » plutôt que de « prêter serment » ou « jurer ».  C’est le cas du président américain Herbert Hoover qui, lorsqu’il prend ses fonctions en 1929, choisit d’affirmer plutôt que jurer. »

(2) pour ajouter à sa bêtise, elle cite aussi ce jour-là (en 2013) le livre de Vincent Bugliosi comme « référence ».  1600 pages, un pavé, pour en arriver à une théorie particulièrement ridicule :  Oswald en macho invétéré aurait abattu Kennedy dans l’espoir de reconquérir le cœur de Marina !  Ne rigolez pas, c’est bien la conclusion du pavé !!!  En tout cas, des années après, Ruth Paine n’en démord pas d’un Oswald comme seul assassin. Remarquez, avec tout ce qu’elle a fait, elle et son mari, pour arriver à cette conclusion… ça me semblerait bête de dire le contraire aujourd’hui.  Ce serait renier son passé d’espionne au service des assassins de JFK ! Signalons aussi que la CIA avait une propension certaine à viser des membres de sectes religieuses pour ses expériences les plus douteuses, en raison de leur obéissance caractéristique.  Lire ici le détail.

(3) on notera le savoureux extrait de journal « Two Rifles found at Depositery », dont le texte parle d’un… Mauser, selon l’homme interviewé par le journal.  Le capitaine Glen King, de la Police de Dallas, qui s’empresse d’ajouter que cette découverte « a pu créer une certaine confusion » alors qu’il appartenait à un « officier de sécurité » qui l’aurait « oubliée là ».  Avouez que ce pourrait être risible, si les événements n’avaient pas été aussi tragiques !  En premier car ça signifie qu’il y avait des hommes de sécurité que l’on peut penser fédéraux, placés au dessus du toit de la Bibliothèque, et qu’ils n’auraient donc pas vu aux étages du dessous Oswald tirer (il n’y pas un seul texte officiel sur une telle présence ou un tel déploiement à cet endroit) ou que ce même officier aurait laissé sur place une arme de ce type alors que l’on venait de tuer un président quelques étages plus bas ?  Or Glen King, le voici justement en train d’expliquer comment les relations d’Oswald ont été si vite contactées par ses services.  Oswald n’était encore qu’un « suspect » pourtant, affirme-t-il.  Il effectue aussi un appel appuyé pour qu’on vienne lui donner les photos ou les films réalisés ce jour-là sur Dealer Plaza (le meilleur moyen de tout contrôler ou celui véritablement d’obtenir des preuves supplémentaires, car tout le monde a vu Zapruder en train de filmer sur son muret, mais la police ne lui demandera pas son film, c’est lui qui ira le présenter à Dick Stolley, l’éciteur de LIFE !).  On peut aussi le voir rejeter très vite la question d’un journaliste qui demandait s’il avait des infos sur quoi « le FBI suivait déjà Oswald »…  ou selon lesquelles « le FBI savait déjà qu’il était sur place »... à le réentendre, le mot « conspiration » vient assez vite aux lèvres:  au lendemain de l’assassinat, les journalistes savent déjà qu’Oswald était suivi par le FBI… mais lui-même refusait déjà d’y répondre !!!

 

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L’assassinat de Kennedy : Oswald, ou le parfait pigeon (13)

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