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L’assassinat de Kennedy : Oswald, ou le parfait pigeon (12)

Plus on avance dans cette saga et plus on s’aperçoit de l’emprise dans la politique américaine du lobby des vendeurs d’armes de tous bords.  Du lien aussi de l’argent des sociétés d’armement américaines et leurs liens étroits avec des industriels d’extrême droite texans.  On a affaire à une corruption généralisée à des dimensions jamais vues avec les commandes d’avions militaires pour le Viet-Nam, notamment.  La guerre du Viet-Nam sera la première où les hélicoptères seront aussi massivement utilisés, après avoir été armés comme l’avaient fait en premier les français durant la guerre d’Algérie.  Pour des firmes comme Bell, c’est une manne sans fond qui vient de s’ouvrir.  L’Air Force n’est pas en reste avec un projet comme celui du TFX, devenu F-111, premier hyper-projet dont le budget va exploser à force de tenter de répondre à des demandes impossibles à réaliser :  l’avion miracle sera un four complet, totalement inadapté au conflit en cours (on songe au F-35 de nos jours dans le même cas), et première dérive gigantesque (avec le XB-70) d’un système militaro-industriel devenu complètement fou, ne cherchant que les profits en dehors de toute efficacité réelle.  Un appareil dont le concours avait été remporté par une firme texane, bien entendu.  La patrie d’un LBJ qui augmentera la part américaine du conflit vietnamien Kennedy à peine refroidi, alors que le second avait évoqué un retrait au plus vite.  D’un côté les lourds avions à réaction valant leur poids en or, dont à géométrie variable, le nouveau dada technologique des avionneurs, et de l’autre de vieux coucous sortis de leur naphtaline, tel le vétéran Douglas A-1 Skyraider, sorti en 1946, pour bombarder à faible vitesse les Viet-Congs enterrés dans leurs tunnels imprenables.

Au mauvais endroit, au mauvais moment

Aux Etats-Unis, dégotter une arme est facile.  Au Texas c’est encore plus facile.  Aurait-on incité certains à en acheter une pour s’en prendre au président qu’un tract distribué à Dallas accusait de tous les maux (ci-contre à gauche) ?  On est en droit de le penser, avec par exemple cet article extrait du magazine très lu aux USA « Popular Mechanics », présentant le roi du refurbishing de fusils ;  « Edward A. Matunas, présenté comme un homme qui utilise des armes à feu depuis qu’il était un jeune garçon.  C’était un armurier qui a pratiqué pendant douze ans, un directeur d’un laboratoire de balistique, un concepteur d’outils de rechargement, et un directeur national des ventes pour Winchester-Ouest.  Il est actuellement rédacteur pigiste, ayant des centaines d’articles et quatre livres.  Il vit à Clinton, dans le Connecticut « .  Comme arme montrée dans l’article… un Mauser, mais façon italienne.  Un Mannlicher Carcano M91 6,5 mm, présenté comme « la pire des armes de surplus » dans l’article !!!   Pas obligatoirement le bon choix pour un « tireur d’élite » (dont les voisins de séance de tir décrivent la maladresse proverbiale !).  Matunas écrit aussi dans « American Riffleman« .  Or c’est avec un bon en date de février 1963 découpé dans cette revue qu’Oswald avait commandé chez Crescent Firarms son Mannlicher-Carcano numéroté C2766.  Il lui en avait coûté 21,45 dollars, expédition comprise (à sa boîte postale, 2915).  Oswald décroche donc un emploi au Book Depository Texas School six semaines seulement avant l’attentat, proposé par le couple Paine, qui veille décidément de près sur lui pour tout, lui offrant un travail dans un endroit aussi inattendu.

Découverte du propriétaire du bâtiment

Normalement, la voiture de Kennedy ne devait pas passer devant le bâtiment, mais devait faire un tout droit.  Il semble que la modification de trajet n’a pas été faite au dernier moment, contrairement à ce qu’une erreur de mise en page d’un journal de Dallas a pu laisser entrevoir, mais bien plus de deux mois avant la visite.  Le trajet officiel définitif n’étant révélé à la presse que le 19 novembre. Ce qui signifie aussi qu’il y a bien eu complot, car pour installer un tireur ou même plusieurs à Dealey Plaza, il faut obligatoirement avoir eu connaissance du trajet avant qu’on ne le rende public !  Sans parler de l’attitude même des motards de la police municipale, dont beaucoup ont remarqué l’écartement respectif et celui de la Limousine présidentielle, laissant un vaste champ de tir disponible autour du véhicule.  Les services de sécurité présidentiels auraient dû réagir en apprenant la modification, qui faisait descendre la vitesse de la limousine blindée de 40 à 20 km/h au sortir des deux virages consécutifs, ce qui rendait la protection plus difficile.

Le long virage imposé dans le nouveau trajet la forçait en effet à nettement ralentir et surtout à longer le dépôt….et le tertre, facilitant la mise en joue pour les tireurs embusqués, pour se rendre au Trade Mart en venant de l’aéroport.  La limousine offrant alors son flanc droit aux tireurs embusqués.  La seule façon de permettre un tir croisé pour ne laisser aucune chance à la personne visée.  Pourquoi donc passer spécialement devant ce dépôt prècis ?  On le découvrira vite : l e propriétaire de la Book Depository Texas School était alors un certain D. Harold Byrd, cousin de l’amiral Richard E. Byrd, un ami proche de Clint Murchison, magnat du pétrole texan et grand ami d’Edgar Hoover (qui détestait on le sait Kennedy), et… mais aussi surtout un des amis de De Mohrenschildt, encore lui !  On retombait sur le vieil « ami » d’Oswald !

La piste entretenue de Walker

Dans la terrible saga d’un Oswald manipulé de bout en bout, un homme était déjà apparu auparavant, contre lequel Oswald avait sévi.  Un extrémiste, un fêlé complet, qui ne présenterait pas d’intérêt véritable s’il n’avait pas été général.  Ce n’est pas Curtis May, mais bien Edwin A. Walker, ancien général, démis en 1961 (il dirigeait les troupes en Allemagne !) devenu agitateur politique d’extrême droite, représentant quasiment la frange du KKK de l’armée américaine.  Après de nombreuses frasques et déclarations provocantes vis à vis de Kennedy, sa dernière déclaration publique télévisée du 29 septembre 1962 (lors de l’entrée en cours de l’étudiant noir James Meredith) avait marqué le sommet de son imbécillité raciste (Meredith s’était engagé dans l’armée de l’air américaine en 1951 !) :  « Je suis ici dans le Mississippi près du gouverneur Ross Barnett (un ségrégationniste assumé qui avait refusé l’entrée à James Meredith).  J’en appelle à une manifestation nationale contre la conspiration de l’intérieur.  A rallier à la cause de la liberté dans une juste indignation, dans une protestation violente et vocale, et à un silence amer sous le drapeau du Mississippi devant les troupes fédérales.  C’est aujourd’hui une honte pour la nation de se dire en « péril », « une honte au-delà de la capacité de quiconque, à l’exception de ses ennemis.  C’est le complot de la crucifixion par des conspirateurs anti-Christ de la Cour suprême dans leur refus de la prière et de leur trahison de la nation ».  Son discours enflammé visant les étudiants pacifistes avait été suivi d’effets immédiats :  le 30 septembre 1962, des émeutes estudiantines éclataient sur le campus , où « des centaines d’étudiants seront blessés, deux personnes tuées et six agents fédéraux abattus.  Walker sera arrêté au nom de quatre accusations fédérales, y compris la sédition et l’insurrection contre les Etats- Unis.  Il sera détenu temporairement dans un établissement psychiatrique sur ordre du procureur général Robert F. Kennedy », qui venait de commettre une grave erreur, des mouvements de gauche lui reprochant de détourner la psychiatrie, mouvement rejoint par le célèbre psy Thomas Szasz et l’American Civil Liberties Union : « Robert avait dû reculer, Walker restant quand même cinq jours à l’asile« .

Un journaliste français de l’AFP, Paul Guihard, avait été abattu d’une balle dans le dos à bout portant sur le campus d’Oxford (voir la chanson de Dylan, Oxford Town).  Meredith y sera blessé par un tireur isolé en 1966.  Malgré cela, le retour à Dallas de Walker avait été triomphal, accueilli par une foule de quelque deux cents partisans . » Après qu’un grand jury fédéral ait été ajourné en janvier 1963, les accusations ont été abandonnées. ».  Ce qui ne l’empêchera en rien de recommencer lors d’une manifestation contre l’ONU :  « la célèbre attaque à Dallas, au Texas sur la personne de l’Ambassadeur des Nations Unies Adlai Stevenson lors de la « Journée des Nations Unies, » le 24 octobre 1963, a été orchestrée par Walker » (en photo Stevenson recevant un coup de pancarte sur la tête).  À la mi-octobre 1963 Walker a loué le même Memorial Auditorium Dallas où Stevenson devait parler.  Il a annoncé son événement adverse comme le « notre jour » et il a invité les membres de la John Birch Society, la Convention nationale de l’indignation, les Minutemen et d’autres organisations qui ont été fondamentalement opposés au communisme ainsi qu’à l’existence de l’Organisation des Nations Unies ».  Dans cette optique, l’accusation portée contre Oswald d’en avoir attenté à Walker en tirant au fusil contre sa maison est revenu bien entendu au premier plan.  L’attaque avait eu lieue le 10 avril 1963, et avait été attribuée à Oswald… mais elle avait été révélée après son arrestation de Dallas, seulement, comme si l’on désirait en faire un exemple parfait de communiste irréfléchi (ici Walker en train de l’expliquer à sa façon).  Personne pourtant n’avait pu prouver qu’il en était vraiment l’auteur.  Lors de la préparation de l’enquête sur sa personnalité, les enquêteurs avaient montré à Marina, sa femme, une photo de la maison de Walker trouvée chez son mari, paraît-il, pris avec son appareil photo.  Lorsqu’ils remontreront la même lors de la commission Warren, cette dernière clamera comme quoi la voiture qui figurait devant ne portait pas une grosse tâche noire à l’emplacement de la plaque d’immatriculation (voir ici à droite) :  qu’avait-on cherché à maquiller ce jour-là ?  Qu’avait-on dissimulé ?  A la mort de JFK, le même fêlé ira se répandre sur les télévisions pour accuser les soviétiques d’avoir été derrière le meurtre.  La commission accusera bien sûr Oswald d’avoir aussi attenté à la vie de Walker, malgré la différence de balles trouvées sur place !  Walker lui-même avouera qu’elles n’avaient rien à voir !  A ce jour le mystère des tirs contre la maison de Walker reste entier.

La piste du chasseur de pumas

Selon le chercheur William Weston « l’un des éléments les plus critiques de ce complot était leTexas School Book Depository ».  On avait oublié le rôle du bâtiment semble-t-il !  Et il n’a pas tort, Weston, car il y a mieux encore :  notre heureux propriétaire chasseur de pumas à ces heures,  est aussi à l’origine en effet du Civil Air Patrol… qu’il a créé lui-même en 1941, le club des cadets où Oswald avait rencontré Ferrie !  Encore une drôle de « coïncidence »  !!!  Passionné d’aviation mais ayant une mauvaise vue, il avait choisi de créer une école de recrutement d’aviateurs à la place.  Il est ici à droite dans sa tenue de responsable des cadets de l’air.  Un bon nombre de ses recrues deviendront des mercenaires recrutés par la CIA pour le trafic de cocaïne ou d’armes entre l’Amérique du Sud et la Floride, notamment, dans les années 80.  On y retrouvera notamment Ronald Martin, ancien associé de la station de la CIA de Miami, associé à James Mc Coy, ancien attaché militaire US à Managua.  Ils transporteront  allègrement drogue et armes dans le DC-4 d’Hondu Carib N90201 (ci-contre à gauche).  Un Byrd qui avait des amis avant tout texans : dans le livre « I »m an endangered species, autobliography of a free enterpriser » au titre bienvenu comme on va le voir, Byrd (qui avait rédigé lui-même son autobiographie), précisait son autre ambition, octroyée par l’agent gagné avec le pétrole « Un autre objectif était d’atteindre un rapport avec les hommes politiques qui dirigeaient les choses, surtout au siège du gouvernement de l’État à Austin …. Sam Rayburn, Morrie Sheppard, John Connally, et Lyndon Johnson, sur la scène nationale allaient devenir des hommes que je pourrais aller voir à tout moment si je voulais envisager une action, et qui formaient aussi une succession de gouverneurs du Texas « .  De l’argent, Byrd en a vite accumulé avec ses découvertes de pétrole au Texas.  « Barr McClellan (dans son livre Blood , Money & Power) souligne que Byrd, avec Clint Murchison, Haroldson L. Hunt et Sid Richardson, faisait partie du groupe Big Oil de Dallas.  McClellan affirme que « Big Oil deviendrait dans les années cinquante et dans les années soixante ce que le cartel pétrolier de l’OPEP représentait aux États-Unis dans les années soixante-dix et au-delà « .  Byrd s’était aussi retrouvé fortement impliqué dans le « Groupe de la Suite 8F », un groupe d’hommes d’affaires de droite « dure ».  Le nom vient de la chambre à l’Hôtel Lamar à Houston où ils tenaient leurs réunions secrètes.  Ce groupe comprenait George Brown et Herman Brown (Brown & Root, le constructeur des barrages de Roosevelt comme le Marshall Ford Dam sur la Colorado River très lié à Johnson) – et leurs chantiers fournissent les bateaux de la Navy- , Jesse H. Jones (un investisseur dans un grand nombre d’organisations et le président de la Reconstruction Finance Corporation, devenu multi-millionnaire), Gus Wortham (de la Société américaine d’assurance générale), James Abercrombie (de Cameron Iron Works), Hugh R. Cullen (de Quintana Petroleum), William Hobby (le gouverneur du Texas et le propriétaire du Houston Post), William Vinson (de Grande-Assurance-Vie du Sud), James Elkins (de American General Insurance et Pure Oil Pipe Line), Morgan J. Davis (Humble Oil), Albert Thomas (président de la House Appropriations Committee), Lyndon B. Johnson (chef de la majorité du Sénat) et John Connally (politicien au Texas, celui qui sera blessé lors de l’attentat de Dallas) ».  Un détail à préciser qui pourrait aussi avoir une importance (nous verrons plus loin pourquoi) :  les frères Brown avaient débuté leur carrière maritime en construisant des chasseurs de sous-marins, tels que celui-ci à gauche.  Les membres du groupe incluaient des gens en liaison avec les politiciens, soit une sacré brochette en perspective au total : « Robert Anderson (président de la Texas Mid-Continent Oil and Gas Association, et à la fois Secrétaire de la Marine et secrétaire du Trésor), Robert Kerr (Kerr-McGee Oil Industries), Billie Sol Estes (entrepreneur dans l’industrie du coton, accusé dans le livre de Reymond d’avoir fomenté l’attentat avec Johnson), Glenn McCarthy (McCarthy Petrol et Gas Company), Earl Smith HE (Etats-Unis Sugar Corporation), Fred Korth (Continental Banque Nationale et secrétaire à la Marine), Ross Sterling (Humble Oil), Sid Richardson (millionnaire du pétrole au Texas), Clint Murchison (Oil Delhi), Haroldson L. Hunt (Placid Oil), Eugene B. Allemagne (Oil Company Mustang), David Harold Byrd (Byrd Oil Corporation), Lawrence D. Bell (Bell Helicopters, décédé en 1956), William Pawley (intérêts commerciaux à Cuba – en fait le grand ami du couple Luce qui dirige Life et soutient à fond les anti-castristes-), Gordon McLendon ( KLIF), George Smathers (Comité des finances et d’affaires), Richard Russell (président de la Commission des Manufactures, du Comité sur les forces armées et du Comité de Crédits), James Eastland (président du Comité judiciaire), Benjamin Everett Jordan (président du Comité du Règlement du Sénat), Fred Black (lobbyiste politique chez Serve-U Corporation) et Bobby Baker (lobbyiste politique chez Serve-U Corporation et assistant et confident de Johnson).  Alvin Wirtz, Thomas Corcoran, Homer Thornberry et Edward Clark sont les quatre avocats qui ont également travaillé en étroite collaboration avec ce fameux Groupe 8F.

Les fournisseurs de l’armée américaine

Tout ce petit monde de riches entrepreneurs texans se cooptait à tour de bras (dès qu’il y avait de l’argent à gagner :  « il y avait une plus grande connexion entre le Texas et la Marine qui a succédé à Connally à Washington.  Fred Korth, également de Fort Worth, comme Connally, avait repris le travail de Connally en tant que Secrétaire de la Marine sous Kennedy, pour le laisser tomber après parce que comme Seth Kantor l’écrit, il avait préféré « poursuivre une partie des investissements de sa banque à Fort Worth, « Korth (à gauche avec Kennedy) ayant fait preuve de favoritisme envers la Contintel National Bank de Fort Worth, dont il avait été président de jusqu’à sa nomination comme secrétaire à la Marine par Kennedy en 1961.  La Contintel National Bank était l’une des vingt banques qui ont prêté 200 millions de dollars à General Dynamics pour commencer à construire l’avion de chasse TFX (en fait le F-111A, ci- dessus à sa sortie d’usine).. « Le TFX est devenu l’un des plus grands cafouillages et scandale de l’histoire américaine et a menacé l’ensemble de l’administration Kennedy, comme l’ont fait beaucoup d’autres choses qui émanaient du Texas de Bobby Baker, Howard Hughes, et Lyndon Johnson.  Lorsque le scandale est sorti du contrôle, Korth a été prié de démissionner par Robert McNamara, un homme détesté alors et pendant de nombreuses années après pour son rôle dans la guerre du Viet Nam.  La demande de démission est venue seulement six semaines avant que Kennedy ne soit assassiné.  Korth avait aidé à attribuer le contrat de TFX à General Dynamics au lieu de Boeing chez Seattle, qui avait donc perdu.  Boeing avait lui ses propre amis » … En 1961, Korth siégeait aussi au conseil d’administration de Bell Aerospace, anciennement Bell Helicopters, où Michael Paine (le chaperon d’Oswald !) travaillait …

LBJ, les dessous de table et les dessous de miss Giancana

C’était bien un écheveau complet qui se déroulait celui d’une corruption effrénée, permise par les juteux contrats militaires.  « Lorsque JFK a été élu, LBJ a insisté pour qu’il nomme John Connally en tant que Secrétaire de la Marine.  Lorsque Connally a quitté le poste pour devenir gouverneur du Texas, il a été remplacé par un autre des amis de LBJ du Texas, Fred Korth.  La raison pour laquelle LBJ voulait son homme en tant que Secrétaire de la Marine était en raison des négociations en cours pour l’avion de combat TFX (plus tard connu comme étant le F- 111).  Durant l’été 1962, il est apparu que ce contrat de 6,5 milliards de dollars irait à l’entreprise basée au Texas, General Dynamics.  Les militaires qui dirigeaient la force de l’Air et de la Marine voulaient que le contrat aille à la Société Boeing Aircraft basée à Seattle.  Cette décision était fondée sur les informations fournies par George A. Sprangenberg, chef de division de l’évaluation technique de la marine.  Fred Korth (il avait remplacé John Connally en tant que Secrétaire de la Marine en Janvier 1962) a voulu passer outre cette décision et accorder le contrat à General Dynamics, une société alors dans de graves difficultés financières (elle avait perdu 400 millions de dollars au cours des deux années précédentes ) ».

Le chantage fut aussi un des moyens de juguler les prétentions des Kennedy.  Les frasques de ces derniers auprès des femmes l’y aidèrent beaucoup.  « JFK était mal à l’aise sur le fait que la rumeur a commencé à circuler que le contrat avait été acquis en payant des pots de vin à Korth.  JFK envisageait l’arrêt de ce contrat en passant outre.  Cependant , il a été forcé de changer d’avis après avoir été informé des informations que General Dynamics avait sur lui.  En août 1962, un ancien agent du FBI nommé IB Hale avait planté un micro dans l’appartement appartenant à Judith Campbell Exner (l’ex de Sinatra).  Hale était aussi le chef de la sécurité chez General Dynamics.  La société avait manifestement été avertie que JFK venait d’avoir une relation avec la petite amie de Sam Giancana et JFK a donc été soumis à un chantage en offrant le contrat à General Dynamics ».  A quoi tiennent parfois les milliards d’un contrat d’avions …  à quelques pots de vin adroitement placés aussi, ajoutera-t-on :  le jour de l’assassinat de JFK, Don Reynolds, un industriel possédant une petite entreprise à Silver Spring, dans le Maryland, ami et associé de Bobby Baker, le secrétaire de LBJ, est venu ainsi témoigner devant le Comité du Règlement du Sénat, poursuivi par les demandes de plus en plus pressantes du sénateur John Williams de Delaware, qui avait enquêté longuement sur les juteux contrats militaires.  Il y avait révélé des pratiques étonnantes, comme celle du vice-président LBJ, qui avait exigé une chaîne stéréo intégrée Magnavox à 585 dollars, l’achat de 1 200 dollars de publicités sur KTBC, la chaîne de télévision d’Austin, et surtout 100 000 dollars à lui verser pour avoir obtenu le contrat du TFX à General Dynamics (???).  John Williams était ce jour-là resté abasourdi… surtout par la chaîne stéréo, qui se trouve alors partout, et que LBJ destinait en cadeau à sa femme, qui l’avait elle-même choisie sur un catalogue !  Les manières de Johnson étaient bien grossières, l’homme était sans éducation aucune (il recevait ses invités alors qu’il était aux toilettes, porte ouverte !) et se croyait véritablement tout permis.  Il gérait la nation comme son comté, tout simplement (1).  Un dictateur local, voilà ce qu’était Johnson !!!

Parti chasser…

L’argent gagné par Byrd dans le pétrole est investi dans une firme… d’aviation, Temco.  En 1961, Byrd s’est associé à James J. Ling (le créateur aussi des enceintes Altec) et Chance Vought Corporation (créateur du Crusader, avion très employé au Viet-Nam, ou comme avion de reconnaissance pour ramener des photos en rase-mottes de Cuba) pour former Ling – Temco – Vought (LTV).  Ci-dessus, la proposition de Vought, le Vought 507 pour le programme VFX devant 2 Corsairs II (celui remporté par le Tomcat).  Une entreprise alors embarquée dans la livraison d’appareils militaires au Viet-Nam avec son célèbre Corsair II.  « En Février 1964 , le président Lyndon B. Johnson , a accordé un important contrat de défense de LTV pour construire l’A-7 Corsair II.  Selon Peter Dale Scott, (The Dallas Conspiracy) cela a été payé avec le budget de 1965 alors qu’il n’avait pas encore été approuvé par le Congrès « .  On songe surtout à ses rencontres avec George de Mohrenschildt, David Atlee Phillips et George HW Bush au Dallas Petroleum Club !  Si De Mohrenschildt avait choisi Haïti pour se faire porter pâle en cas d’enquête sur ses activités à Dallas et ses rencontres avec Oswald, Byrd trouvera une autre parade :  « en novembre 1963 (quel curieux hasard en effet !), Byrd a quitté le Texas pour faire un safari de deux mois en Afrique (il chassait avec Dootlittle, qui faisait sponsoriser ses avions par des compagnies pétrolières).  Pendant son absence le président John F. Kennedy a été assassiné »…. sur un cliché, vu plus haut, on voyait Harold Byrd posant avec Doolittle devant un puma abattu.  Armé d’un fusil à lunettes de marque indéterminée : le propriétaire du Texas Book Depository ne devait pas avoir beaucoup de mal à en trouver un, si l’envie lui prenait… ou d’en laisser un bien en évidence (enfin, laissé -un peu- dissimulé en haut d’un des étages de son immeuble, abandonné à l’autre bout du plancher par rapport à la fenêtre de tir !).

 

Murchinson ?

Quand on étudie des pans d’histoire, certains noms sonnent vite aux oreilles, et celui de Clinton Murchinson est un de ceux-là.  Car l’ami d’Harold Byrd, le propriétaire de l’entrepôt de livres d’où aurait tiré Oswald, est une figure plus que douteuse en effet ;  liée à une extrême droite néonazie comme l’affectait George de Mohrenschildt.  C’était donc ça le petit milieu de personnes importantes à Dallas !!!  « Murchison a développé des opinions politiques d’extrême-droite avec son ami, Haroldson L. Hunt, qui était un membre de la John Birch Society.  Murchison a financé la campagne anti-communiste de Joseph McCarthy.  Selon Anthony Summers, Murchison a également été « une source principale de fonds pour le Parti nazi américain, et son chef, Lincoln Rockwell ».  Rockwell, pris en photo ici en compagnie de Dan Burros le « grand dragon » du KKK, à savoir son leader en 1961, porte ici l’uniforme nazi complet.  « Burros, qui était minuscule et passablement dérangé, fut pendant des années le chef du KKK local, alors qu’il était… d’origine juive.  Il avait fait sa bar mitzvah le 4 mars 1950 !  Le jour où on le découvrira, le 31 octobre 1965, il se tirera… deux balles.  Une dans la poitrine et une dans la tête, il avait à peine 28 ans » avais-déjà écrit.  Harold Byrd avait en effet employé De Mohrenschildt dans les années 1950 dans ses deux entreprises, Three States Oil et Gas Co.  Tous deux étaient également liés à Charles Cabell ; le général de l’Air Force dont le frère Earle… n’était autre que le maire de Dallas qui venait de recevoir Kennedy à l’aéroport (on verra madame Earle remettre des fleurs à Jackie Kennedy en tailleur rose).  Or Cabell avait joué une rôle important dans le développement du programme U-2 avant de devenir le responsable… de la CIA, choisi par Allen Dulles et Richard Bissell, tous trois sèchement « démissionnés » par Kennedy après la Baie des Cochons.  Le 31 janvier 1962, il avait été en effet démis de ses fonctions, ainsi que Dulles (et Bissell), suite au fiasco complet de la Baie des Cochons dont il avait été l’un des principaux organisateurs.  Ruminant parait-il depuis une rancœur tenace contre JFK…. Pourquoi a-t-on aussi peu fait valoir la proximité du maire de Dallas, responsable de ses motards à la disposition plus que lâche, et d’un trajet fort étonnant ralentissant à un endroit précis le véhicule présidentiel lors de la visite de sa ville, avec des personnes limogées par Kennedy, voilà qui m’a toujours assez étonné.  C’est pourtant flagrant !  Kennedy avait beaucoup présumé de ses forces de conviction en décidant d’aller parader dans ce nid de faucons !

 

Murchinson… et Lyndon B !

Quand Kennedy arrive à Dallas, les bruits de l’éviction du poste de colistier de Johnson se sont largement répandus. Nixon l’a même dit la veille de l’arrivée, pour tenter d’augmenter un discorde patente dans le fief adverse (ici on peut entendre Nixon plus tard dire que Johnson ne supportait vraiment pas d’être N°2).  En fait, ce ne sont même pas des dissensions politiques qui sont à l’origine de ce désamour flagrant de Kennedy pour son colistier.  C’est l’étalage redouté par la presse de ses magouilles financières.  Pour beaucoup de journalistes, la carrière de Johnson semblait en effet terminée à court terme avec un dossier aussi lourd contre lui.  Ce qui renforce la thèse d’un Johnson jouant son va-tout à Dallas, approché à la fois par les millionnaires pétroliers texans et les anticastristes qui fourniraient la piétaille pour assassiner le président.  Parmi les magouilles, celle surtout de Bonny Baker (ici à droite avec LBJ), le conseiller personnel de Johnson.  A l’origine, il y a une compagnie de distributeurs automatiques, « Serve- U Corporation« , entreprise fort rentable puisqu’elle amené pas moins de 3,5 millions de dollars à Baker, alors que son salaire annuel au Sénat n’en dépassait pas 20 000.  Elle avait comme partenaire George Smathers de chez Automatic Vending Services, celui qui était pressenti comme possible nouveau vice-président en cas de réélection de Kennedy.  La firme, pour s’implanter partout, avait demandé l’aide de la pègre avec Sam Giancana et Meyer Lansky, et s’était fait financer au départ par.. le millionnaire du pétrole Clint Murchison (on retombe sur les mêmes !).  Et pour vendre ses machines, Baker avait un procédé implacable.  Pour graisser la patte des congressistes récalcitrant à commander ses machines, Baker avait une méthode radicale en effet :  il les invitait au Quorum Club, « un club privé sur Capitol Hill, où les parlementaires pouvaient se voir offrir les faveurs de call-girls. C’était juste à côté du Carroll Arms Hotel qui recevait les membres du Congrès.«   C’est le magazine LIFE qui avait lancé la bombe en couverture le 8 novembre 1963, en montrant Baker portant un masque avec comme titre « La capitale bourdonne d’histoires de mauvais comportement en haut lieu : voici la bombe Bobby Baker« .  En deuxième page de l’article phare, trônait une photo pleine page d’un LBJ souriant avec un bras sur l’épaule de Baker.  Une double page figurait une photo de serveuses légèrement vêtues assis sur des tabourets de bar, en attendant d’accueillir les clients lors de l’ouverture de l’Hôtel Carousel à Ocean City , Maryland, en 1962 ».  L’hôtel avait coûté 1,2 million de dollars !  Les filles pouvait-on lire « servaient à escorter les lobbyistes, les législateurs et les hommes d’affaires » . En vedette, il y avait aussi de cité dans l’article une « call-girl allemande Elly Rometsch, une beauté de la RDA qui était membre du Parti communiste avant de s’enfuir aux États-Unis avec ses parents ».  L’article évoquait aussi le train de vie de Baker, et sa maison à 124,500 dollars de Washington « située à une courte distance de marche de la résidence de LBJ  » pouvait-on lire.  Un deuxième article poursuivant ces dénonciations sortait le 18 novembre, éclaboussant un peu plus le système Johnson, qui avait lui aussi largement profité des mêmes « facilités ».  Il décrivait Johnson comme étant un « monarque absolu« , au Texas.  Un troisième volet devait suivre, dont la réunion de rédaction devait se tenir… le 22 novembre 1963.  Il ne paraîtra jamais !  Comme on ne saura pas tout de suite non plus qu’Ellen Rometsch deviendrait aussi une des conquêtes de JFK… une de celles qui avait le plus posé problème, aussi, étant donné son statut… d’espionne (un statut connu d’Edgar Hoover) !!!   Il n’y avait pas qu’elle : au Qorum on rencontrait aussi Stella Capes, alias Mariella Novotny (ici à gauche) et Suzy Chang (Esther Sue Yan Chang, elle deviendra plus tard Suzy Diamond) arrivées de deux pays communistes, et qui venaient alors de faire tomber John Profumo, le ministre de la guerre anglais !  Le 7 octobre 1963, Baker avait déjà dû démissionner, poursuivi par le sénateur John Williams de Frankford (dans le Delaware) qui avait fait toute une enquête sur ses détournements.  Le 27 octobre, Bobby Kennedy envoyait La Verne Duffy avec une valise pleine de billets pour faire signer à Rometsch qu’elle n’avait rien vu et rien entendu… le Congrès acceptera la démarche, Robert arguant que trop d’élus étaient concernés dans l’affaire !  En janvier 1967, Baker, inculpé de fautes graves, lui faisant risquer 3 ans ferme, sortira au bout de 6 mois… sur pression présidentielle : celle de Johnson (le nouveau président !).  Baker avait également comme relations essentielles Billie Sol Estes, millionnaire déchu en 1962 par un énorme scandale agricole, et Malcolm Wallace… son tueur attitré.  Il avait raconté, avant de retirer sa déposition, qu’il avait vu Johnson au Carousel venir chercher une valise de 100 000 dollars offerte par le constructeur du programme TFX… La responsable du Carousel,  Nancy Carole Tyler, payée 8000 dollars par an, se tuera en avion Waco biplan en 1965, dans l’Atlantique, en face même de l’hôtel, un accident resté un peu bizarre (selon la FAA le pilote avait fait des acrobaties trop bas  :  or c’était un vétéran de la WWII avec 5700 heures de vol mais qui aurait bu plus que raisonnablement).  Comme co-locataire, elle avait Mary Jo Kopechne; qui deviendra secrétaire de Robert Kennedy avant d’être retrouvée morte noyée dans celle d’Edward Kennedy, en 1969 !  Quel petit monde !

Selon Jacqueline Kennedy, Oswald était… innocent !

Pour le cinquantième anniversaire du décès, on a ressorti (sur la chaîne ABC) les enregistrements audios faits au printemps de 1964 par Jackie Kennedy à l’ami de la famille Arthur M. Schlesinger, qui était à la fois un historien (il est mort en 2000) et un proche de Jackie Kennedy (ici à droite Jackie aux côtés d’un Johnson tout sourire au matin du 22 novembre).  Elle y accusait nommément Lyndon B. Johnson d’avoir été à la tête du complot, avec ses amis du pétrole.  Et y affirmait également une chose (non dite dans l’ouvrage paru en 2011 semble-t-il) :  Lee Harvey Oswald, selon elle, n’était pour rien dans l’assassinat de son mari !  Aujourd’hui, il ne reste qu’une seule autre interrogation supplémentaire à ajouter :  un pays capable de tuer son propre président pour influer sur sa politique est-il capable de tuer trois mille de ces concitoyens pour faire de même ?  Personnellement, pour moi cela ne fait aucun doute :  c’est bien pourquoi l’assassinat de Kennedy, non résolu officiellement, laisse la porte ouverte à d’autres complots, de plus grande ampleur médiatique encore, si cela peut exister, tant l’assassinat de Kennedy avait marqué toute une époque (en photo la limousine à San-Antonio au Texas la veille de l’assassinat : on remarquera la disposition différente des protagonistes, Johnson étant aux côtés de JFK, les épouses étant devant).  Ce sont les mêmes individus et la même notion de pouvoir sur les gens qui ont prévalu dans les deux cas.  Dallas laissé sans verdict, c’était un 11 septembre en devenir qui se profilait à l’horizon si certains sentaient à nouveau le pouvoir leur échapper.  Il s’est produit, depuis, hélas.  Lors de son arrestation, Oswald, excédé par les questions qu’on lui posait avait crié ; « je suis le pigeon« .  En français, on dirait le dindon de la farce.

(*) L’assassinat de Kennedy n’entrave pas la procédure.  « Le 17 Janvier 1964, le Comité du Règlement du Sénat vote pour rendre publics les témoignages secrets de Reynolds.  Johnson répond aussitôt par la fuite d’informations du dossier du FBI sur Reynolds (…).  Le 5 Février 1964, le Washington Post rapporte que Reynolds a menti sur sa réussite scolaire à West Point.  L’article affirme également que Reynolds avait été un partisan de Joseph McCarthy et avait accusé ses rivaux d’affaires d’être des membres secrets du Parti communiste américain .  Il y est également révélé que Reynolds avait fait des remarques antisémites alors qu’il était à Berlin en 1953 »  :  toute la veulerie d’un LBJ, prêt à balancer les pires accusations pour se défendre.  « En Décembre 1966, Edward Jay Epstein écrit un article pour le magazine Esquire, où il affirme que Reynolds avait donné une information à la Commission Warren sur la mort de John F. Kennedy.  Reynolds aurait dit que Bobby Baker lui avait dit que Kennedy  » ne vivrait jamais jusqu’au terme de son mandat et qu’il allait mourir d’une mort violente ».  Baker aurait également dit que  » le FBI savait que Johnson était derrière l’assassinat  » .  Extrait d’un texte précédent: « en fait les jeux avaient été faits dés le début, à examiner le surprenant organigramme de l’époque de General Dynamics.  A ce stade, c’était même ahurissant : General Dynamics avait plusieurs facteurs en sa faveur.  Le président de la compagnie était Frank Pace, l’ancien Secrétaire de l’Army (d’avril 1950 à janvier 1953).  Le Secrétaire adjoint à la Défense en 1962 était Roswell Gilpatrick, qui, avant, avant d’hériter du poste, était l’avocat principal de General Dynamics.  Le Secrétaire de la Marine était John Connally, un politicien du Texas, l’état où General Dynamics avait sa principale usine.  Quand il avait quitté son emploi en 1962, il avait été remplacé par un autre Texan, Fred Korth.  Selon l’auteur Seth Kantor, Korth, l’ancien président de la Banque nationale de Continental de Fort Worth, au Texas avait obtenu le poste de secrétaire de la Marine aprés de fortes pressions exercées par Lyndon B.Johnson.  Quelques semaines après sa prise de poste, Korth avait annulé la décision prise par des officiers de la Marine de haut niveau qui recommandaient que le contrat du X-22 soit accordé à Douglas Aircraft Corporation. Au lieu de cela, il avait insisté pour que le contrat soit accordé à l’offre plus onéreuse de la Société Bell. Une filiale de Bell Aerospace Corporation de ForthWorth, au Texas.  Pendant de nombreuses années Korth avait été administrateur chez Bell.  Le président de la société, Lawrence Bell, était un autre membre du groupe de la Suite8F (…) Korth était l’ancien président de la Banque Continental, qui avait prêté des sommes considérables d’argent à General Dynamics pendant les années 1950 et 1960. »  La Suite8F était un groupe d’extréme droite texans ».  A noter que l’engin devait étre équipé de missiles Phoenix et d’un radar AN/AWG-9, ceux prévus au départ pour le projet Missileer, un Douglas F6D-1,en fait un F3D Skynight survitaminé.  Missiles et radars étant fournis par Hughes Aircraft !  Une société alors en plein essor !  Et un industriel d’origine texane de plus ! »

 

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L’assassinat de Kennedy : Oswald, ou le parfait pigeon (11)

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