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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
11 août 2007 |
14 commentaire(s) |
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La Commission n’a pas le droit de prendre des paris…
Si la géographie physique est bien le creuset dans lequel l’histoire des hommes se fait, et qui conditionne tout comme l’a démontré Braudel, la désignation des continents et de quelques autres catégories relève de conventions ou de compromis historiques pour former une sorte de géographie administrative. Que sur nos cartes de géographie l’Europe s’arrête au Bosphore – Scutari est donc en Asie alors qu’Istanbul est en Europe -, n’est sans doute pas suffisant pour décréter que la Turquie est en partie en Europe et a donc vocation à rejoindre l’Union, alors que, par exemple, le Maroc qui est totalement en Afrique, ne l’a pas.
Ce pays n’est pas homogène : qu’ont en effet en commun la Turquie d’Europe à l’ouest du Bosphore, avec cette ville cosmopolite Istanbul (autrefois Byzance puis Constantinople), naturellement européenne, la Turquie centrale qui va de la mer Egée à Ankara avec ses villes côtières chargées d’histoire comme Izmir (qui fut Smyrne du temps de la Grèce), et la Turquie de l’est, celle du plateau anatolien avec ses villages pauvres et ses villes repliées sur elles-mêmes qui sont les marches de l’Asie centrale ? A Iskenderun on se sent plus prêt de Samarkand que d’Istanbul…
S’il est vrai que la culture grecque et le développement du christianisme se sont faits sur la côte asiatique de la mer Egée – en Ionie, Mysie, Lydie, Carie et Lycie -, il ne faut pas oublier qu’Atatürk a pratiquement exterminé leurs descendants, en grande majorité orthodoxes, pour peupler cette région avec des paysans turcs d’Anatolie, tous musulmans. Que reste-t-il à Izmir de cette civilisation que l’on doit à Thalès de Millet, Hérodote, Esope ? L’Iliade et les écrits de Saint-Paul sont toujours nôtres, mais ils sont restés étrangers à la culture turque. La Turquie n’appartient pas à notre espace de civilisation.
Ce pays s’est fait sur le massacre des populations arméniennes, kurdes et grecques au début du siècle, lorsque l’Empire ottoman s’est effondré, complété par les accords de Lausanne qui ont permis des déportations massives de population entre la Grèce et la Turquie pour regrouper les orthodoxes d’un côté et les musulmans de l’autre. Mustapha Kemal a décrété que la Turquie était un Etat laïque, mais avec la disparition des religions orthodoxe et arménienne, conséquence de sa guerre nationaliste de reconquête, seul l’islam est resté avec, dans cet Etat laïque, ses mollahs nommés et payés par l’Etat !
Il est évident que la Turquie – qui n’est pas seulement la partie géographiquement européenne avec Istanbul, mais aussi cette avancée de l’Asie centrale -, ne partage pas avec les autres pays de l’Union européenne cette mixité sociale qui prend ses racines dans la famille et l’éducation scolaire et universitaire.
Croire qu’il suffit à la Turquie d’abolir la peine de mort, de reconnaître la langue kurde et, fusse de façon solennelle, le génocide des Arméniens, pour que ses institutions répondent aux critères qui sous-tendent les démocraties européennes relève de l’aveuglement ou de l’utopie. Soixante-quinze ans de régime kémaliste n’ont pas permis de consolider l’édifice institutionnel turc, et le kémalisme – qui est resté unique dans le monde musulman – vit peut-être ses derniers soubresauts avec un gouvernement d’essence islamique. Il suffirait que l’armée baisse la garde pour que le régime bascule dans l’inconnu. La Turquie n’appartient donc pas à notre espace politique. C’est un fait actuel, d’autant que nous ne partageons pas les mêmes références historiques. La division de Chypre est d’ailleurs là pour nous le rappeler.
Nous sommes devant un gap civilisationnel. Les composantes culturelles ne se listent pas sur deux colonnes « avantages et inconvénients ». Pour quelles raisons devrions-nous prendre le risque d’accueillir dans l’Union européenne une telle diversité de populations qui n’ont en commun que l’islam et un passé mythique dont sont exclus les exterminations et génocides ? Est-il possible d’admettre au sein de l’UE cet Etat qui au cours du XXe siècle a commis exterminations et génocides contre des populations – Grecs, Arméniens, Kurdes – implantées depuis des siècles en Asie mineure et en Anatolie ?
De plus, l’un des caractères essentiels de notre civilisation est celui de la condition féminine. Or « l’émancipation des Turques » reste à faire après soixante-quinze ans de laïcité ! Nous devons nous interroger sur le plus petit dénominateur commun que nous pourrions avoir avec la Turquie pour vivre ensemble au sein de l’Europe : la condition de la femme est à tout le moins ce plus petit commun dénominateur. Or la femme turque, dans les plaines de l’Anatolie, du côté du lac de Van, est toujours soumise, – soumise à son père, à son mari, à ses frères -, dans un contexte social archaïque fait d’interdits et d’humiliations. Et ce n’est pas l’adhésion à l’Union européenne de la Turquie qui fera forcément évoluer les choses. Nous n’avons pas le droit de prendre des paris sur le comportement futur de la Turquie au sein de l’Union.
Certains démontrent qu’il y a plus d’inconvénients que d’avantages à refuser l’entrée de la Turquie dans l’Union ; d’autres qu’il n’y a aucun risque à poursuivre les négociations avec le gouvernement turc puisque son adhésion à l’UE est impossible, les critères étant ce qu’ils sont et les opinions publiques majoritairement contre. Certains comptent notamment sur les Chypriotes pour mettre un véto incontournable à l’adhésion – justifié par la présence de l’armée turque sur le nord de l’île, repeuplée grâce à cette présence militaire, et ce n’est pas la moindre des sources de conflit, d’hommes et de femmes déplacés d’Anatolie, après la création d’un nano-Etat turc au nord de l’Île.
Cette attitude permettrait, disent ces faux apôtres, de ne pas heurter la sensibilité des mouvements extrémistes islamiques, et de maintenir des bonnes relations en faisant croire que l’on souhaite l’adhésion. Du moment qu’on la sait impossible, on fait comme si on y travaillait ! Ce jeu est dangereux parce qu’il ouvre des failles dans les institutions européennes, permettant aux Turcs d’espérer atteindre rapidement un point de non-retour.
Il faut sortir de cette problématique pour dire aux Turcs ce qu’ils ont le droit de savoir, c’est à dire notre refus de les intégrer dans l’UE. Partenaires privilégiés, certes, mais au même titre que les pays du Maghreb ou de l’Est (Ukraine, Biélorussie, Balkans etc.) qui formeront bientôt un troisième cercle vertueux – après l’Euroland et l’Europe des 27. Arrêtons cette politique archaïque faite de faux-semblants et de mensonges.
Reste à trouver la bonne méthode pour revenir sur des engagements pris par des politiciens distraits ou incompétents pour arrêter le processus bureaucratique en cours, sorte de fleuve charriant vers l’inconnu nos valeurs, nos cultures et notre civilisation européennes. Le recours au référendum européen sur cette question – qui pourrait être une première – serait sans doute cette bonne méthode. Qui peut contester aux 450 millions d’Européens le droit de se prononcer sur l’adhésion de la Turquie ? Comment imaginer d’ailleurs qu’il puisse en être autrement ?
On juge la Turquie mais le génocide n’a pas était prouve alors je n’accepte pas qu’on parle comme ça de ce pays.
Alors comment ca ce fait qu’un pays qui est en Europe dont la France même ne reconnaisse pas le génocide en Algerie.
Il es facile de juger quand on ne reconnais pas ces propres erreurs.
On parle de massacre massacre mais l’europe massacre toujours en IRAK alors.
Alors arrêter de jouer même chypre n’est pas en Europe géographiquement.
Meme l’armenie veut etre en Europe alors c’est quoi l’europe.
10:18, le Samedi 11 août 2007Je suis du même avis que Michel. Et la colonisation de l’Afrique par les européens…
De plus, Chypre n’est pas en Europe géographiquement. En outre, l’armée grecque se trouve en Chypre (partie sud)… Et pourquoi on ne parles pas des massacres des Azéris par les Arméniens.
L’Histoire est écrit par les politiciens !!
Certes, avant de juger un pays, il faut juger soi-même
11:31, le Samedi 11 août 2007Merci bc pour ta réponse.
Parler parler je dirais du fait que les armeniens sont toujours entrain de masscarer en Azerbaïdjan et que les armeniens en pris 1/3 de ce pays et personne ne dit rien et ne fait rien.
02:06, le Dimanche 12 août 2007Merci bc pour ta réponse. Parler parler je dirais du fait que les armeniens sont toujours entrain de masscarer en Azerbaïdjan et que les armeniens en pris 1/3 de ce pays et personne ne dit rien et ne fait rien.
02:08, le Dimanche 12 août 2007Je me demande si l’auteur de cet article connait bien la culture et la politique turques ? Apparemment non puisque les femmes ont commencé à voter en Turquie en 1935, bien avant la France. Et le gouvernement turc est très actif depuis des décennies contre les lois archaïques traditionnelles familiales à l’encontre des femmes. Dire que la Turquie va basculer dans le néant avec les « islamistes » relève de l’ignorance de la socio-politique turque également. Ataturk n’a pas exterminé les Grecs d’Izmir. Il a fait la guerre contre les soldats grecs qui tiraient avec leurs armes sur tous les turcs qu’ils pouvaient croiser sur leur chemin. Ne vous a-t-on pas appris que ces gens là voulaient fonder la Grande Grèce et devenir indépendant dans un élan irrédentiste ? Peut être que la France aurait laissé pendant la première guerre mondiale la Bretagne ou le pays Basque par exemple, prendre leur indépendance sans lever le petit doigt ? Après vous auriez surement taxé les Français de massacreurs de Basques et de Bretons parce qu’ils se seraient opposés ?? D’ailleurs que pensez vous de vos propres massacres en Algérie ? Et quel est votre opinion pour le Haut Karabagh ? Il y a tellement de chose à dire sur votre article. Et puis on a pas besoin de vous pour savoir qu’Istanbul s’appelait Constantinople ou Byzance avant. Potassez un peu avant de faire de grandes leçons d’histoire, vu votre âge, il serait grand temps.
05:46, le Dimanche 12 août 2007Mr Gerald Cursoux vous me décevez énormement, vous vous comportez comme au temps de la colonisation. Je suis à moitié turc et italien, et j’ai honte du comportement de l’europe, HONTEEE à en mourir. Mais vous oubliez une chose, nous les turcs sont sommes un peuple fier, autant que les français, si plus, ni moins. Si vous ne voulez pas de la Turquie, on se passera de vous, la Turquie a vécu sans l’Europe et elle peut continuer, s’allier avec les USA, JAPON, CANADA, AUSTRALIE et j’en passe. Je n’ai toujours pas compris pourquoi cette turcophobie. La Turquie participe à tous les sports en Europe, personne ne bronche, mais quand il s’agit de l’adhésion, on parle de partenariat avec les pays du maghreb, je ne vois aucun rapport, nous avons un territoire, certes assez réduit, mais plus 15 millions d’habitants plus que certains pays européens. Tant à faire, pourquoi ne pas refaire la mappe monde et mettre la Thrace en Asie ou même en Afrique t’en qu’on y est. Comme dit l’ami, Chypre est plus asiatique que la Turquie et personne n’en parle, normal, ne vexons pas nos amis grecs, et puis ils sont de confessions chrétiennes, n’est-ce pas ? Comment pense la majorité des turcs, si on remplaçait toutes mes mosquées par des églises ou cathédrales, ça ferait un temps qu’on serait déja admis, et vous le savez très bien. Continuez dans ce sens, créer des clivages EUROPE-TURQUIE, Bravoooo, je vous félicite avec vos propos vous ne faites qu’engendrer la haine entre les européens CE et les turcs. Sur ce je vous souhaite de vivre en paix dans votre europe soit-disant multiculturels… ça fait peine à voire, vraiment. Tutti francesi sono pazzi…
10:01, le Dimanche 12 août 2007Nous sommes contre l’adhésion de la Turquie à l’UE, mais que lui reprochons-nous ?
La Turquie est en Asie Mineure et non en Europe.
Sa candidature est appuyée par Bush, par crainte d’une europe forte car homogène, cohérente et unie.
Elle occupe militairement une partie du territoire européen.
Elle a placé un gouvernement fantoche à cet endroit et fait venir des colons d’Anatolie.
Elle ne reconnaît pas tous les membres de l’UE.
Elle ne respecte pas le protocole de libre circulation en interdisant ses ports et aéroports aux navires et avions de Chypre.
Elle ne respecte pas les Droits de l’Homme.
Il n’y a pas d’égalité homme-femme.
Les crimes d’ »honneur » ne sont pas sérieusement réprimés.
La liberté religieuse n’existe pas, les autres communautés ont été chassées ou exterminées et récemment, des prêtres assassinés.
Elle est dirigée par un parti islamiste (mais modéré ?).
La liberté d’expression n’est pas respectée.
Les journalistes sont attaqués et la presse muselée.
La torture est pratiquée.
La peine de mort est supprimée, mais l’on meurt parfois mystérieusement en prison.
Elle utilise des manifestations sportives à fins de propagande (Grand prix de F1).
Ses dirigeants sont arrogants envers les européens et utilisent la menace, le chantage et la culpabilisation pour arriver à leurs fins.
Les militaires sont seuls garants de la laïcité et pèsent sur la vie politique.
Il est impossible à la justice de juger un militaire.
Les juges dérangeants sont limogés.
Elle ne reconnaît pas les droits des minorités (Kurdes entre autres).
Elle a une attitude négationniste sur le génocide des Arméniens.
Sa frontière avec l’Arménie est bloquée et impose un embargo à ce pays.
Son économie ne répond pas aux standards européens.
Des éditeurs chrétiens sont torturés et égorgés…
Mais à part ces points de détail, avons-nous des arguments réellement sérieux à opposer à sa candidature ?
01:51, le Lundi 13 août 2007Bravo, enfin des arguments plus que concrets. La Turquie n’est pas culturellement en Europe et effectivement, certains de nos soit-disant alliés (USA, mais aussi Grande-Bretagne par exemple) poussent du pied la candidature de ce pays dans le seul but d’éviter la consitution d’une europe politique (qui les affaiblirait). Nous, européens, n’avons rien à voir avec les gens qui peuplent les villages reculés proche de la frontière Irakienne… Etes-vous sur de vouloir que l’UE arrive au bord de l’Irak ? moi pas. ni L’arménie, ni l’Azeraïdjan, ni la géorgie, pas plus que la Turquie n’ont la place dans le puzzle Européen. Quant à Chypre, je trouve que c’est une erreur d’avoir intégré cette île de culture grecque à l’UE avant d’en avoir résolu le problème de la partition…
04:10, le Lundi 13 août 2007Juste pour montrer la tentative d’amalgame et l’ignorance totale de son sujet, l’auteur dit, même symboliquement, « A Iskenderun on se sent plus prêt de Samarkand que d’Istanbul », pourtant Iskenderun est même plus proche de Paris- 3000 km- que de Samarkand 5000 km.
En plus, la Turquie est historiquement et géographiquement en Europe et dans les affaires européennes depuis la chute de Constantinople. Puis concernant la culture, tout le monde sait que la Grèce et la Roumanie (membres de l’U.E.) sont beaucoup plus proches de la Turquie que de la Suède ou de l’Angleterre. Alors de quelle Europe on parle ? de l’Europe qui cherche sa Communauté ou bien de l’Europe qui exclut des communautés ?
06:14, le Lundi 13 août 2007Avant guerre des bons français de France expliquaient doctement à des gens considerés comme juifs qu’ils n’étaient pas vraiment humains et qu’il était tout à fait normal de se méfier d’eux et de les mettre à l’index.
Maintenant, « on » explique doctement aux turcs qu’ils ne sont pas souhaités.
Que dire aux juifs turcs : de bien vouloir avoir l’élégance de se supprimer ppour ne pas déranger les messieurs-dames ??
09:20, le Lundi 13 août 2007Aucun rapport avec les juifs, il n’est pas question d’exterminer qui que ce soit. D’ailleurs, en ce qui concerne les minorités religieuses en Turquie, elles ont déjà été supprimées (génocide des arméniens).
Il est seulement précisé que l’UE ne concerne, comme son nom l’indique, que les pays européens : Je ne suis pas opposé à un partenariat avec la Turquie, mais contre l’adhésion qui serait la fin du rêve d’une grande Europe. De plus les négociations ont commencé quand la Turquie a promis de reconnaître Chypre et on voit comment cette promesse a été respectée…
10:38, le Lundi 13 août 2007J’aime bien la version le reste du monde souhaite l’intégration de la turquie en Europe pour l’affaiblir (econoniquement et politiquement), mais j’aime bien les différentes versions sur la proximité de la turquie avec certains pays « diaboliques ». Tiens, ca ma fait penser à une autre version, celle de ceusx qui pronent la premières.
Bref, j’aiemrai entendre dire qu’il n’y a que 2 républiques en Europe qui ont réalisé le partage entre l’état et la religion.
J’aimerai que l’on cesse de faire référence au passé (après tout, nul de ceux qui écrivent dans ces commentaires sont à l’origine de cette histoire.
Nous sommes tous des êtres humains qui veulent du bien pour tout le reste du monde.
Par contre j’aime bien joué au Beach-volley sr les plages, et je me moque de l’origine des gens avec qui je joué, et je me moque du lieu où se trouve le terrain de sport.
14:01, le Lundi 13 août 2007On peut s’amuser de la présence de Chypre en Europe : que vient faire l’ile de Chypre en Europe, après tout…
Donc Chypre est en Europe et Usküdar en Asie : c’est singulier sur le plan géographique.
En ce qui concerne le vote par 50 députés sur 550 (11% de l’effectif de la chambre des députés) de la résolution sur la qualité de génocide des massacres d’arméniens de 1915, c’est également singulier sur le plan démocratique.
Les guerres des Balkans tout au long du 19ème siècle et du 20ème siècle sont suffisamment touffues et meurtrières dans tous les camps pour qu’on les étudie attentivement avant de prendre des positions tranchées pour les uns contre les autres. Il serait également opportun de prendre en compte que l’opinion est actuellement aux écoutes des mouvements extrémistes arméniens FRA et Dachnaks, fervents adeptes du terrorisme.
00:57, le Mardi 14 août 2007Il est tout de même merveilleux cet article du ci-devant Cursoux Gerald.
Une rétrospective des faits divers raboutés mis au goût du jour afin de faire un plaidoyer cinglant contre l’adhésion d’un pays.
On pourrait en faire tout autant pour n’importe quel pays de l’U.E pour lui signifier sa non appartenance future à l’U.E.
On se délecte d’Europe, sans oublier de bien signifier à l’autre que de toute façon il ne fait pas parti du club.
Problèmes de cultures ? Différences ? A la belle heure ! Examinons cette Europe dont le nom vient des Phéniciens « ereb » l’endroit ou le soleil se couche ce qui en fait, sans doute, une irrévocable paternité Européenne jusqu’à la fin des temps.
Une culture nordique, une culture latine, une culture slave 27 langues, des arts de vivre profondément différents, une perception loin d’être le reflet d’une quelconque homogénéité.
Des valeurs de civilisation sommes toutes très différentes et c’est au nom de cette unité déclarée mais non effective ni dans les faits ni dans l’histoire, ni dans l’expression que l’on rejetterai un pays auquel nous avons par ailleurs donné notre accord d’Européens pour entamer le processus de négociation.
La géographie bien entendu ! Imparable géographie qui symbolise nos peurs et nos rejets, là ou certains voient des frontières infranchissables d’autres y voient au contraire des lieux de communication. Les fleuves les estuaires ne sont que des couloirs de communication mais en aucun cas des barrières Maginot naturelles.
Le concept de frontières naturelles n’existe pas ! Nous prenons les aspérités du terrain pour marquer nos différences qui se bornent en visions politiques c’est à dire en développements futurs.
Ankara est à 3h00 de Paris et je vais y déjeuner tous les samedi matin j’ai bien le sentiment d’être dans l’U.E j’y suis à l’aise culturellement tout comme à la maison et en tout cas bien plus que dans d’autres pays qui pourtant sont dans l’U.E.
Monsieur Cursoux Gerald est un homme du passé, pétri d’idées d’un ancien monde qui nous valu guerres et petites saloperies pendant 2000 ans, bref un traditionaliste hautain chantre de l’universalisme mais qui ne peut le concevoir autrement qu’issu de lui-même ce qui démontre bien entendu la vocation universelle de cette Europe club rabougri synthétisant les peurs bien françaises de nos jacobinistes fringants. Il n’a nullement la place dans ce nouveau monde que nous voulons construire et dont bien entendu la Turquie fait pleinement partie.
01:09, le Mardi 14 août 2007Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
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