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La Way of Life du troupeau d’abrutis

ch?teau fort

Le rapport au temps

?a y est, je tiens mon nouveau sujet?!
Apr?s une discussion de plomberie d?faillante, nous constatons d’un commun accord le simplicisme qui consiste ? faire observer qu’un travail bien fait, en plus du plaisir d’avoir un beau cadre de vie (surtout dans les toilettes) ne constitue que la cerise sur le g?teau qui consiste ? faire de flagrantes ?conomies.

La mentalit? propre au capitalisme stipule que si, par chance, le client est assez b?te (ou trop pauvre) pour pr?f?rer se contenter de petites r?parations chroniques ici et l? tout au long de l’ann?e, au final, pour le prix d’une salle de bain ? la mode DSK (avec cent ampoules allum?es, une douche ouverte de 24 m?tres carr?s, deux lavabos en cristal, des robinets ? d?clenchement optique, une r?gulation ?lectronique de la temp?rature et une tuyauterie silencieuse), on peut obtenir une vieille salle de bain toute pourrie avec la peinture qui se d?colle, du calcaire qui prolif?re (parce que c’est d’origine organique, le calcaire), et un tuyau d’arrosage froid.

C’est quand m?me une bonne affaire?! (pour le commerce). En fait ce sont les riches qui emp?chent de faire tourner le commerce, si comme tout le monde ils adoptaient la m?thode dite ?conomique ? court terme.

Alors je fais remarquer que de l’informatique c’est pareil, il vaut souvent mieux consolider, court-circuiter, et se d?faire de la complexit? ? laquelle le client ne comprend rien, pour simuler l’intelligence ? laquelle il est heureux d’adh?rer, avec son air plus malin que les autres. Et comme ?a on lui serre la pogne en souriant et avec des dollars dans les yeux.

*

Ma foi c’est tout le syst?me social mondial contemporain, qui r?git les relations interhumaines, qui est emprunt de cette imb?cilit?. C’est dire si la mentalit? s’est impr?gn?e.

L’?volution pr?visible de cette situation consistera, dans le futur, ? opter pour des villes faites comme des ch?teaux forts du moyen-?ge o? les gens de la cit? vivront sous la protection de leur dictateur face aux manants qui vivent dans les interstices campagnardes, pr?ts ? d?trousser les voyageurs.

Et encore ? ce moment-l? la solution qui para?tra la plus ?vidente ne sera taill?e que pour la satisfaction du plus petit nombre.

*

On parle d’?conomie?? Mais l’?conomie c’est l’intelligence?!
L’intelligence s’exprime par la comparaison entre l’efficacit? du r?sultat obtenu avec celui obtenu par la solution qui paraissait pourtant la plus ?vidente, o? pour un effort ?quivalent rien n’est produit et le cadre de vie est insalubre.

Ah ils sont pas malin les coachs sportifs qui motivent les employ?s de la restauration rapide?! « Allez allez, je veux voir du mouvement, personne ne reste en place?! On va y arriver il faut forcer comme des malades si vous voulez gagner votre place?! ».

L? o? l’intelligence aurait tendance ? dire, paisiblement, que l’efficacit? consiste ? produire les plus grands effets avec le moins d’effort. Non pas qu’il faille n’en faire aucun, mais que ceux qui sont faits soient maximis?s. Et dans ce cadre (de vie), revient l’adage de la SNCF que j’aime tant « Si tu coures, tu coures ? la catastrophe ». C’est tr?s pertinent parce que si on s’interdit de courir, on s’oblige ? pr?voir.

*

Le rapport ? la qualit?

Le clivage (chose ?manant du d?sir d’ordonnancement du monde, premier r?flex du b?b? qui vient de na?tre) entre service public / entreprise priv?e permet de mettre en lumi?re une autre caract?ristique pas moins commensurable ? la pr?c?dente.

L’innovation.
C’est le truc qui se trouve ? l’avant du troupeau.
Il y en a toujours un, parmi les moutons, dont le loisir est de conna?tre le chemin.
Je p?se mes mots?: « le loisir ». Il aime ?a, ?a lui fait du bien, et il est content.

C’est dans le loisir que l’innovation accepte de na?tre. Elle n’est pas que le fait d’une personne loisiresque ou cr?ative, l’innovation est aussi le fait de la Main de Dieu. Soudain, l’id?e jailli. Par contre ? l’arri?re du troupeau non seulement elle ne jaillit pas, et elle ne jaillira jamais, mais m?me ils refusent d’en entendre parler.

Et je me souviens que le TGV a ?t? l’aboutissement de recherches puissantes et novatrices, parce que dans leur loisir les ing?nieurs n’avaient devant eux que, la contrainte la plus mirobolante, exaltante et hypnotique dont ils puissent r?ver?: l’histoire en marche, l’id?e du futur. Penser en terme de potentiel, et voir surgir tous les possibles.

Il faut bien noter cet avantage ? la pourtant tant critiqu?e institution publique, c’est que leurs contraintes offrent une plans grande plage de libert? ? l’innovation et ? l’intelligence que dans les ?triqu?es entreprises ? but lucratif ? court terme, fouett?es par leurs actionnaires qui sirotent un cola sur une plage tropicale.

J’ai entendu parler du gars qui voulait apporter de l’innovation et de l’intelligence dans une entreprise et qui s’est fait d?gager de l? avant de finir sa phrase. Et avec raison d’ailleurs puisque tant de choses entrent en opposition avec cette ?nergie mal plac?e. Ce n’est pas tant qu’ainsi, il fait encore monter le niveau des employ?s, produisant dans son sillage d?j? concurrentiel encore plus de f?rocit?, que surtout les industries n’ont pas ? acc?der ? ce luxe tonitruant qu’est l’intelligence. Elles ne savent que suivre, copier, voler s’il le faut, ce qui marche et ce qui est ?prouv?, et ce que les gens connaissent et veulent. M?me au sein de leur propre structure ils ne peuvent qu’avoir un train de retard sur ce qui est intelligent de faire, en attendant que cela devienne convenu.
Et puis quelle id?e aussi, de faire preuve de tant de z?le en n’?tant propuls? que par son propre ?go??

Cette id?e, le z?le et l’?go, n’est appropri? qu’au cadre de l’innovation, qui est l’?mergence finale d’un esprit de libert?, lui-m?me socle de l’intelligence.

On ne va donc pas s’en plaindre, que les industriels soient aussi attard?s. Comme je l’ai dit auparavant, ce serait pire si en plus du reste, ils ?taient intelligents?!

*

Le rapport ? l’intelligence

Maintenant arrive la question de la contamination id?ologique de l’esprit du mouton de la masse au sein de la classe politique.
Les politiciens sont le plus souvent, quoi qu’on en dise, des gens intelligents. Bon OK, il y a 7 niveaux d’intelligence avec un fluide de quantit? qui est la m?me pour tous, qui remplit de fa?on variable l’un ou l’autre tube. (je l’ai appris en tombant sur une cassette audio d’origine inconnue). Et l’intelligence sans psychoaffectivit? est la promesse de la stupidit?.

Le court-termisme, ainsi d?nomm?, est le caract?re principal de la politique. C’est ? dire qu’elle a abandonn?, largu?, oubli?, scotomis? sa propension pourtant native ? s’octroyer la libert? d’?tre intelligente.

Elle fut native car c’?tait la principale raison pour laquelle c’?tait une bonne id?e de former une soci?t? humaine.

Le client qu’ils ont ? satisfaire sont ceux qui g?n?rent le plus de recettes.
On peut se poser la question, pourquoi tant de bave devant cet argent s’il est sens? servir ce qui appartient au public?? Est-ce du z?le d?mocratique?? La promesse de voir se concr?tiser un id?al humanitaire?? ?a n’en n’a pas l’air.

Peut-?tre, mais je n’y connais rien, que si la gestion des biens communs ?tait confi?e au public, cette avidit?, et donc par ricochet ce court-termisme seraient coup?.

Comme je le disais le syst?me social mondial contemporain est une tuyauterie qui fuit de partout.

*

Le rapport ? la dictature

(rajout de derni?re minute)
Dring, le t?l?phone sonne. J’ai de la chance d’avoir un t?l?phone car j’ai la chance d’avoir un pote qui m’a offert un t?l?phone.
Il y une semaine j’ai postul? sur « P?le Emploi », en mettant dans la case « motivation »?: « Merci de me contacter ».
Je pr?cise que ma candidature n’est pas usurp?e, les comp?tences sont l? et les preuves, visibles.
Ensuite « Dring?! P?le Emploi vous informe que vous avez mal rempli le questionnaire ? l’endroit de vos motivations », me raconte le robot, qui appelle sous num?ro masqu? 00?00?00?00?00.
Alors je lui r?ponds « mais on s’en fout?! ». (mais bon c’est un robot).
C’est quoi ma « motivation »?? « Je pourrais tr?s bien ?tre en vacances mais je d?sire ardemment travailler avec vous ». ou « Je suis hyper motiv? de nature pour tout et n’importe quoi ». Non plus. « J’ai l’habitude des trucs comme ?a et j’aime bien stagner mentalement ». Ahalala quelle question difficile?! Aucune personne intelligente ne m’a jamais pos? la question.

Et l?, quelques jour plus tard « Dring?! P?le emploi vous informe qu’en raison de votre refus de vous soumettre ? la dictature votre candidature n’a pas ?t? retenue. Nous vous remercions de votre attention ». En gros ?a veut dire « m?morise bien ce qui vient de se passer ».

Donc, quand je parle de classe politique, de court-termisme, et de contamination id?ologique, je ne suis encore loin d’englober toute la r?alit?. C’est ? dire que l’acceptation de cet ?tat de faits fait partie int?grante de l’appartenance au Syst?me.
Bien s?r, s’y plier ne co?te rien, ok ok. Des gens qu’on estime peuvent nous demander ce genre de chose, et on s’y plie en s’excusant. Mais arrive un jour o? l’intelligence doit ?tre questionn?e, quand m?me.

*

Le rapport ? la luxure

Ceux qui souffrent en bas du mur de l’empire de la D?ception, ceux qui sont dehors, r?vent de justice et dans le loisir de leurs pens?e qui s’incr?mente positivement pour trouver des solutions, aboutissent ? une intelligence r?volutionnaire, du type, comment elle dit d?j? Annie Lacroix-Riz, ah oui, r?visionniste. (bis repetita, hein?!)
Qui est capable de r?viser les fondements qui en fait ne sont que des croyances.

Croyances qui elles sont le fond de commerce du capitalisme moderne, celui qui vend du r?ve.

Ils peuvent critiquer mais l’intuition les incite le plus souvent quand m?me ? une humilit? qui s’exprime par le sentiment de n’?tre « rien » pour se permettre de donner son avis. C’est une intuition qui trouve sa justification dans ce qui se passe le plus souvent, quand ils se retrouvent de l’autre c?t? du mur.

C’est leur r?ve, mais que se passe-t-il quand ?a devient r?alit???
C’est pour ces raisons que Hugo Chavez fut exemplaire.
De la souffrance et la mis?re, il se promettait qu’un jour s’il ?tait ? leur place, il ferait ci et ?a, il dirait ci et ?a.
Le plus stup?fiant est qu’il l’ait effectivement fait.

Il faut comprendre par l? qu’il faut avoir les ?paules, la carrure et le courage d’un h?ro historique pour rester fid?le aux convictions qu’on s’est forg?s alors qu’on si?geait dans les interstices du monde.

Le plus souvent ce qui arrive, quand la luxure tombe entre les mains de ceux qui ne se sont pas forg?s l’?me sur un d?sir de justice, est qu’ils en profitent et ne voient plus aucun probl?me autour d’eux. Ils se baladent gaiement dans les rues o? tous les vingt m?tres il y a des gens qui font la manche, paralys?s d’effroi devant un futur impossible.

Ceux-l? m?me ? qui il faudrait dire « oui ce soir et demain tu n’auras rien, mais dans un an, dans dix ans?? C’est ce que tu fais aujourd’hui que tu le r?colteras ». Un petit message d’espoir en passant.

Et une fois r?colt? comment se comporter??
Il se passe que l’observ? de la r?alit? est d?termin? par le sch?ma ? travers lequel on l’observe. Avec des billets dans les poches soudain la version du monde ? laquelle on r?agit est totalement diff?rente.

Si j’en avais, je ne ferais pas comme ces imb?ciles qui s’entourent d’objets mat?riels qui finissent ? la poubelle et qui encombre leur mentalit?. Il faut acheter ceci il faut acheter cela. Et si je mettais un meuble ici?? Et si j’avais plus de place pour ranger les choses moyennement obsol?tes??

« Moi si j’avais ces billets, je ferais comme les samoura?s sur qui j’ai pris exemple?: rien, rien, rien, et aucune poussi?re. »
« Comment est-il acceptable de se procurer des choses rigolotes et amusantes que personne ne peut se procurer?? ».
Je me souviens au d?but des t?l?phones portables, les gens dans le m?tro mettaient leur main dessus pour le cacher pendant l’utilisation, et nous les manants on regardait par-dessus leur ?paule, l’air de rien.
Ils avaient la culpabilit? et un peu peur de poss?der ce genre du luxure.

*

Le rapport entre le d?but et la fin

Alors je me dis, et je d?termine, que si j’avais ces billets, c’est ? l’intelligence qu’ils iraient.
Mais bon c’est surtout devant le fait accompli qu’on voit si on est un vrai r?volutionnaire ou si on se laisse embarquer dans la « way of life » du troupeau d’abrutis.

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