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LE MONDE DE LA FINANCE EST MORT !

D?luge qui dure depuis bien plus de 40 jours, une illusion r?confortante aurait pu ?tre pire.

L?ensemble des trois agences de notation auraient pu d?grader la note des U S A, les Bourses auraient pu chuter encore plus bas et les U S A auraient pu faire d?faut sur leur dette.

A pr?sent, nouvel ?pisode de la Grande R?cession, il existe un risque ?lev? que les choses empirent, sans que les gouvernements ne disposent d?aucun outil efficace.

Le premier point est juste, le second n?est pas tout ? fait exact.

Durant la crise et avant les keyn?siens ont avanc? une visibilit? coh?rente des faits.

Avant la crise, l?Am?rique et l??conomie mondiale ?taient soutenues par une bulle.

Son explosion, a l?gu? un exc?dent d?endettement plus l?immobilier.

La consommation restera faible, des deux c?t?s de l?Atlantique, l?aust?rit? garantit que l?Etat ne comblera pas le vide.

Il n?est donc pas surprenant dans ces conditions que les entreprises, y compris celles qui ont acc?s aux capitaux ren?clent ? investir.

Bien entendu, ceux qu?inqui?te-le manque d?instruments politiques ont en partie raison.

La politique mon?taire qui nous plonge dans le bourbier n?est pas en mesure de nous en extraire.

Si l?on peut calmer les faucons de l?inflation de la R?serve f?d?rale (Fed), un troisi?me ?pisode d?assouplissement quantitatif serait encore moins efficace que le pr?c?dent.

Lequel a plus que contribu? ? susciter des bulles dans les march?s ?mergents, sans pour autant relancer les pr?ts ni l?investissement aux U S A.

L?annonce de la Fed selon laquelle elle maintiendra son taux directeur ? un niveau proche de z?ro durant les deux prochaines ann?es r?v?le manifestement son d?sespoir face aux difficult?s ?conomiques.

Pourtant, m?me si cette mesure r?ussit ? enrayer, au moins temporairement, la chute des prix des actions, elle ne jettera pas les bases de la reprise.

Ce n?est pas le niveau ?lev? des taux d?int?r?t qui a emp?ch? l??conomie de repartir.

Les grandes entreprises regorgent de liquidit?s, mais les banques n?accordent pas de pr?ts aux petites et moyennes entreprises qui, dans n?importe quelle ?conomie, sont sources de cr?ation d?emplois.

La Fed et le Tr?sor ont lamentablement ?chou? ? revigorer ce type de pr?ts qui seraient bien plus efficaces pour relancer la croissance que le maintien de faibles taux d?int?r?t jusqu?en 2015 !

La vraie r?ponse, au moins en ce qui concerne les pays qui, comme les U S A, peuvent emprunter ? faible taux, est simple : utiliser l?argent et proc?der ? des investissements ? haut rendement.

Cela tout ? la fois relancerait la croissance et g?n?rerait des recettes fiscales, faisant ainsi baisser ? moyen terme le ratio de la dette par rapport au P I B en am?liorant la durabilit? de la dette.

Y compris avec la situation budg?taire que nous vivons, r?orienter les d?penses et les imp?ts vers la croissance en diminuant les pr?l?vements sur les salaires et en augmentant les imp?ts des plus riches, mais en abaissant les taxes pour les entreprises qui investissent et en les augmentant pour celles qui ne le font pas, permettrait d?am?liorer la durabilit? de la dette.

Les politiques actuelles se refusent pourtant ? envisager ces solutions.

Les march?s savent que la vague de faible imposition et de f?tichisme de la dette qui balaie actuellement l?Atlantique nord signifie qu?il n?existe aucun instrument disponible : la politique mon?taire ne marchera pas, la politique budg?taire est entrav?e, la croissance ralentira et l?am?lioration des d?ficits (r?sultant de l?aust?rit?) sera d?cevante.

Comme l?a montr? la d?gradation annonc?e par Standard & Poor?s (S & P), les march?s ont eux aussi leur agenda politique.

Aucun ?conomiste ne se contenterait de prendre en consid?ration la seule colonne d?bitrice d?un bilan.

C?est pourtant bien ce qu?a fait S & P.

Plus r?v?lateur encore est le fait que les U S A r?glent leurs dettes en dollars, et que ce sont eux qui contr?lent les planches ? billets.

Il n?y a donc aucun risque de d?faut hormis dans le genre de pantomime politique dont vient de nous gratifier S & P.

Les march?s ont souvent tort, mais le bilan des agences de notation n?inspire pas confiance il ne justifie en tout cas certainement pas que l?on substitue ? l?avis convergent de millions de personnes le jugement d?une poign?e de ??techniciens?? travaillant pour une firme dont la gouvernance et les motivations sont probl?matiques.

Les dirigeants europ?ens ont eu raison de demander r?cemment que l?on se fie d?sormais moins aux notes de ces agences.

L?Europe et l?Am?rique sont aujourd?hui confront?es ? des difficult?s politiques exceptionnelles. Difficile de dire quelle situation est la pire : la paralysie de l?Am?rique ou la structure politique chancelante de l?Europe.

Les dirigeants europ?ens ont pris des mesures d?cisives mais les ?v?nements vont plus vite que leur ratification et leur mise en oeuvre.

En Europe, le ratio de la dette par rapport au P I B est plus bas qu?aux Etats-Unis, si elle disposait ?galement d?un cadre budg?taire commun ad?quat, l?Europe serait en meilleure position que les U S A.

Autre probl?me de l?Europe est que trop de gens y estiment que l?aust?rit? budg?taire est la bonne r?ponse.

Rappelons pourtant qu?avant la crise, l?Espagne et l?Irlande enregistraient un exc?dent et un faible ratio dette/PIB.

Renforcer l?aust?rit? n?aura pour r?sultat que de ralentir la croissance de l?Europe et d?accro?tre ses probl?mes budg?taires.

Les responsables europ?ens n?ont reconnu que tout r?cemment que la Gr?ce et les autres pays touch?s par la crise avaient besoin de croissance et que l?aust?rit? ne la leur apporterait pas.

Tout cela accro?t la probabilit? de voir l?Atlantique nord subir une r?cession ? double creux, mais il n?y a rien de magique non plus dans le nombre z?ro.

Le taux critique de croissance est celui ? partir duquel le d?ficit de l?emploi cesse de se creuser.

Le probl?me, c?est que le taux de croissance actuel de l?Europe et de l?Am?rique, qui est d?environ 1 %, repr?sente moins de la moiti? de ce qu?il faudrait pour y parvenir.

Au d?but de la r?cession, nous avons entendu moult bonnes paroles sur le fait que nous avions tir? les le?ons de la Grande D?pression et de la longue l?thargie nippone.

A pr?sent, nous savons que nous n?avons rien appris du tout. Le plan de relance am?ricain ?tait trop modeste, trop peu durable et mal con?u.

On n?a pas oblig? les banques ? pr?ter ? nouveau.

Nos dirigeants ont tent? de camoufler les faiblesses de l??conomie craignant peut-?tre qu?en parler franchement risquait de d?truire totalement une confiance d?j? fragile.

Mais le pari est d?sormais perdu.

Maintenant que l?ampleur du probl?me est apparue en pleine lumi?re, une nouvelle certitude a surgi : la certitude que, quelles que soient les mesures adopt?es, les choses vont empirer.

Une l?thargie prolong?e appara?t d?sormais comme le sc?nario optimiste.

Sources traduites de l?Anglais avec le concours de l?A F P et du Monde

Tribune du financier milliardaire Warren Buffett publi? par Rue 89, les gens riches sont-ils plus conscients que les politico-financiers??

Il semblait utile en se r?f?rant ? la position essentielle d??tablir une Revue de Presse d?id?es des autres, pour d?montrer peut-?tre que les autres aussi peuvent avoir des suggestions meilleures que les n?tres.

Non pour pr?ner une position de d?fense de l?Europe ou des U S A, mais essayons de comprendre que la survie, et je parle bien de survie passe par l??quilibre des march?s.

Il y a des t?moins aux rouges feu, nous ne pourrons s?rement pas couper ? la hausse des taxes du style T V A

Il en va de m?me en ce qui concerne un imp?t sur toutes les banques au moins ?gal ? 10% du montant de leurs b?n?fices, tout comme les compagnies p?troli?res, la liste serait trop longue ? ?num?rer.

Il est ?vident aussi qu?une question se pose, il fallait r?agir en temps et heures??

Une ?vidence que plus personne ne peut nier.

Le pouvoir est-il plus important que la s?curit? des nations??

Tout dans les actes qui se sont d?roul?s permet de le penser.

En plus simple doit-on sauver sa place ou cr?er plus d?emplois et faire cesser que les riches soient plus fortun?s et les pauvres ou classes moyennes dans une vase de sables mouvants??

Lorsque la conscience parle ? la raison, ind?niablement la raison se doit de l?emporter, nous vivons dans un monde ? la Pinocchio.

Puis chacun retrouvera la v?rit? puisque sans Pinocchio qui a eu 100 ans en 1981, la v?rit? des mensonges a commenc?e ? voir le jour sans cesse.

Le Panda

Patrick Juan

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    Les Bourses européennes se sont effondrées, jeudi 18 août, affolées par les signes toujours plus évidents d’un ralentissement de l’économie mondiale, tandis que le secteur bancaire plongeait, victime de vives inquiétudes sur sa capacité à se financer. A la clôture, le CAC 40 lâchait 5,48 %, perdant 178,3 points à 3 076,04 points dans un volume d’échanges de 4,586 milliards d’euros.
    Les autres places européennes ont aussi dégringolé, Francfort clôturant sur une baisse vertigineuse de 5,82 %, Milan de 6,15 %, Madrid de 4,7 %, Londres de 4,49 %, Berne de 4,15 % et Athènes, qui reflète l’économie la plus fragile de la zone euro, 3,38 %.
    En Allemagne, l’indice DAX a connu sa plus forte chute journalière depuis 2008. En cause, des ventes massives de contrats à terme dont les causes restent incertaines. « Une banque française a dit que peut-être une erreur de manipulation était en cause, mais sans donner de détails », a indiqué Markus Huber, opérateur chez ETX Capital, en utilisant le terme de jargon boursier « fat finger » (« gros doigt »). Cette expression désigne une faute de frappe d’un courtier qui le conduit à passer un ordre plus important que ce qu’il aurait souhaité.
    MAUVAISES PERSPECTIVES AMÉRICAINES
    Mais les places boursières ont surtout été plombées par les mauvaises perspectives économiques américaines. Outre-Atlantique, les ventes de logements anciens ont en effet rechuté lourdement en juillet et l’activité manufacturière de la région de Philadelphie s’est effondrée au mois d’août. Sur le front de l’emploi, les nouvelles inscriptions au chômage sont reparties à la hausse au cours de la deuxième semaine d’août. Ces mauvaises nouvelles se sont ajoutées à la note des analystes de la banque Morgan Stanley qui ne tablent plus que sur une croissance de 3,9 % dans le monde en 2011 ( 4,2 % auparavant) et 3,8 % en 2012 ( 4,5 % auparavant).
    A New York, Wall Street accusait également le coup : le Dow Jones perdait 3,63 % et le Nasdaq 4,29 % à la mi-séance. Mercredi, Wall Street avait fini sans direction claire, au terme d’une séance hésitante marquée par la faiblesse du secteur technologique après les résultats du groupe informatique Dell. Le Dow Jones avait grignoté 0,04 % et le S&P 500 0,09 % mais le Nasdaq avait perdu 0,47 %.
    LE SECTEUR BANCAIRE S’ENFONCE, SOCGEN EN TÊTE
    Les banques continuaient quant à elles de souffrir des craintes persistantes liées à la crise de la dette en zone euro, crise que le sommet franco-allemand de mardi n’a pas suffi à apaiser. Le projet de taxation des transactions financières en Europe défendu par la France et l’Allemagne lors de ce sommet pourrait peser lourdement sur l’activité du secteur.
    Dans ce contexte tendu, les valeurs bancaires ont souffert en outre des inquiétudes de la Réserve fédérale américaine sur les liquidités des banques européennes et des rumeurs persistantes sur leur fragilité supposée. A Paris, le titre de la Société générale a lâché 12,34 % en clôture, Crédit agricole 7,29 % et BNP Paribas 6,76 %.
    LE PÉTROLE CHUTE LOURDEMENT
    Les prix du pétrole chutaient eux aussi lourdement à l’unisson avec les Bourses en déroute. Vers 18 heures, le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en octobre s’échangeait à 107,75 dollars sur l’Intercontinental Exchange de Londres, en baisse de 2,85 dollars par rapport à la clôture de mercredi. Sur le New York Mercantile Exchange, le baril de « light sweet crude » pour livraison en septembre perdait 3,84 dollars, à 83,74 dollars.
    Enfin, sur le marché des changes, l’euro baissait toujours face au dollar. Peu après 18 h 30, il valait 1,431 8 dollar contre 1,442 8 dollar mercredi à 23 heures. L’or, valeur refuge par excellence, a enregistré un nouveau record en passant au-dessus des 1 816 dollars l’once.
    Sources A F P Le Monde
    Ils ne pourront pas dire ou écrire nous ne le savions pas, le temps est à prendre les crayon,s et abonndonner les « matrices »

    Le Panda

    😉 🙁 (H)