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LA TUERIE DU MEDIATOR

Jacques Servier 90 ans devant ces accusateurs, ses juges, mais faut peut-?tre voir plus loin.

Le dossier n?est pas complet selon les d?fenseurs ? Nanterre c?est plus que du scandale.

Cette femme pneumologue, a fait ?clater la barbarie, sans oublier les gens r?duits ? invalidit?, ils sont des milliers ? subir le probl?me du M?diator, c?est bien moins complexe que le ph?nom?ne du sang contamin?.

Il y mensonges, tromperies, scandales et la puissance de la masse des laboratoires Servier profiteurs au maximum.

La 1?re ?tape ouvre les portes de la justice, lorsque l?on sait le devenir de ce qui fut l?affaire Colnet, que j?ai suivi de A ? Z.

Vous avez l? la derni?re partie, pour celles et ceux qui souhaitent avoir tous les faits depuis le d?part, n?h?sitez pas demandez le, nous vous r?pondrons en fonction de nos archives.

Le d?fi est lanc?, nous pouvons assister ? une relaxe, l?arnaque de l?hormone de croissance et toutes les affaires comme les fameux 7 morts sur ordonnance.

Voyons ce que la masse du condens? de la presse traditionnelle dit?:

Un an et demi suite ? l??clatement du scandale de ce m?dicament accus? d?avoir tu? 500 ? 2000 patients, la d?fense de Jacques Servier, patron des laboratoires du m?me nom, va tenter d?obtenir l?annulation de l?audience.

Le premier proc?s li? au scandale du Mediator va s?ouvrir, devant le tribunal correctionnel de Nanterre sur une offensive proc?durale des laboratoires Servier, qui ne veulent pas de cette audience.

Au-del? de la souffrance des victimes du m?dicament commercialis? de 1976 ? 2009, entra?nant la mort de 500 ? 2000 patients des suites de pathologies cardiaque (valvopathie) ou pulmonaire, les juges vont devoir examiner en lever de rideau une situation juridique tr?s complexe.

Le tribunal est saisi par le biais d?une citation directe, plusieurs plaignants reprochant au fabricant du Mediator des faits de tromperie aggrav?e. Selon eux, la nature exacte du produit, officiellement vendu comme antidiab?tique mais commun?ment utilis?, en r?alit?, comme coupe-faim, a ?t? sciemment et obstin?ment dissimul?e par Servier. Une association de consommateurs, la C L C V, s?est jointe ? l?action en justice, non pas pour des individus pr?cis mais au nom de l?int?r?t g?n?ral. Or, parall?lement, une instruction est en cours au tribunal de Paris. Elle ne vise pas que la tromperie, mais elle la vise aussi. C?est dans ce cadre que Jacques Servier, 90 ans, fondateur des laboratoires ?ponymes, a ?t? mis en examen.

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Questions de proc?dure

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Pour la d?fense, il est inconcevable que l?homme et sa firme r?pondent successivement des m?mes faits devant deux juridictions, sous deux r?gimes diff?rents, une proc?dure expresse et une proc?dure approfondie, pour sch?matiser. C?est pourquoi Me Herv? Temime, qui se d?fend de toute vell?it? dilatoire, va d?poser plusieurs requ?tes visant ? ce que seul le tribunal de Paris examine les faits, une fois termin?e une instruction men?e tambour battant, estime-t-il. Selon lui, l?audience pourrait m?me avoir lieu en 2013. De gr?ce de qui se moque t-on en la circonstance??

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Le p?naliste r?put? soul?vera d?abord, selon des informations, deux questions prioritaires de constitutionnalit? (Q P C). La premi?re concerne le probl?me ?pineux de la prescription du d?lit de tromperie, la seconde la dualit? de juridictions saisies. La Cour de cassation s?est prononc?e ? deux reprises sur ce point. Elle a notamment indiqu? que, pour trancher sur un tel conflit, elle avait besoin d?une d?cision ayant autorit? de la chose jug?e rendue par l?une ou l?autre des juridictions. Il se trouve que, par ordonnance du 30?janvier 2012 non frapp?e d?appel, les juges parisiens se sont d?clar?s comp?tents pour instruire le dossier.

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Me Temime estime, par cons?quent, que Nanterre doit ?tre dessaisi, faute de quoi les droits de la d?fense seraient bafou?s. Il soutiendra ?galement, sur le fondement du droit europ?en, que nul ne peut ?tre poursuivi deux fois pour les m?mes faits une extension aux poursuites du fameux pr?cepte non bis in idem, qui porte sur les jugements. Il soul?vera l?irrecevabilit? de la C L C V ? poursuivre par voie de citation directe. Enfin, Me Temime demandera que le tribunal diligente des expertises scientifiques, indispensables de son point de vue ? la bonne compr?hension du dossier; il sollicitera au surplus un suppl?ment d?information portant sur la responsabilit? ?ventuelle de l?Agence fran?aise de s?curit? sanitaire des produits de sant? (Afssaps).

Nul ne sait quelle sera la teneur des r?quisitions du parquet, repr?sent? par Philippe Bourion. Ni, ? plus forte raison, la r?ponse du tribunal, pr?sid? par Isabelle Pr?vost-Desprez. Celui-ci peut aussi bien transmettre les Q P C ou l?une d?entre elles ? la Cour de cassation, que les rejeter; il peut lancer les d?bats quitte ? ordonner plus tard un suppl?ment d?information s?il le juge n?cessaire, la salle est r?serv?e jusqu?? d?but juillet.

Le risque de relaxe existe

Face ? cet imbroglio, les conseils des victimes restent sereins bien que, pour plusieurs juristes ext?rieurs ? l?affaire, la concurrence de Paris et Nanterre constitue une h?r?sie. Forts d?un rapport de l?Inspection g?n?rale des affaires sociales (Igas) et de ses annexes, accablants pour Servier, Mes Honnorat et Joseph-Oudin se font fort d?obtenir la condamnation du laboratoire et de son patron. L?hypoth?se d?une relaxe faute de preuve irr?futable ne semble m?me pas les effleurer. Ce risque, pourtant, existe: dans un tel dossier dont Le Figaro, sous la plume d?Anne Jouan, a, le premier, mis en lumi?re la dimension scandaleuse, monter au front sur la base d?une simple citation directe, sans expertises ni t?moignages recueillis de mani?re contradictoire, semble pour le moins hardi. Cette technique prendrait tout son sens si le parquet de Paris avait refus? l?ouverture d?une information judiciaire. Mais ce n?est pas le cas. Le p?ril est grand, pour les plaignants, de convaincre l?opinion publique qu?ils ont moralement raison, tout en donnant ? un tribunal la possibilit? de dire qu?ils ont, ne serait-ce que provisoirement, juridiquement tort.

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Le pr?sident investit d?s le 15 mai, garant des institutions de la France, laissera t-il ce qu?il a fait de sa campagne le 1er signe avec l?ouverture ? la jeunesse.

Sachons de toutes mani?res, que quelles que soient les sanctions ou les millions vers?s aux victimes, il semble difficile que cet homme de 90 ans prenne une peine de prison ? ex?cuter.

Par ailleurs ne pas perdre surtout l?essentiel, les milliards d?tenus par les hommes? les plus riches, en les emp?chent en aucun cas d?emp?cher la nature de tenir le r?le face auquel tous les mortels sont ?gaux.

Alors que justice soit rendu, reste mon maitre mot.

Correspondant du Qu?bec et? d?autres pays en ayant souffert ? divers titres voici ce qu?ils en reprennent ? pr?sent ? vous de livrer vos impressions ou sentiments, puisque la Justice est rendu au nom du Peuple. J?avais trait? dans la foul?e les cons?quences du Parab?ne sans oublier ses effets secondaires.

Le Panda

Patrick Juan

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    Bonjour,

    Je déplore le peu d’intérêts pour cet article qui a fait surement plus de 2000 morts et qui enrichit le monde de la finance.

    Bien cordialement à vous tous.
    CentPapiers serait devenu le « people » de Voici et consorts ?
    Le Panda
    Patrick Juan à vous lire si vous le souhaitez! 😉