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8 septembre 2010 |
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Par Michel Chossudovsky, Mondialisation.ca
L’humanité est à un carrefour dangereux : la guerre contre l’Iran est à un « stade de préparation avancé » et des systèmes d’armes de haute technologie, incluant des ogives nucléaires, sont complètement déployés.
Cette aventure militaire est sur la planche à dessin du Pentagone depuis le milieu des années 1990. D’abord l’Irak, ensuite l’Iran, peut-on lire dans un document déclassifié de l’US Central Command.
L’escalade fait partie du programme militaire. Alors que l’Iran représente la prochaine cible, avec la Syrie et le Liban, ce déploiement militaire stratégique menace également la Corée du Nord, la Chine et la Russie.
Depuis 2005, les États-Unis et leurs alliés, incluant leurs partenaires de l’OTAN et Israël, ont été impliqués dans le vaste déploiement et le stockage de systèmes d’armes perfectionnés. Les systèmes de défense antiaérienne des États-Unis, des pays membres de l’OTAN et d’Israël sont totalement intégrés.
Il s’agit d’une tentative coordonnée du Pentagone, de l’OTAN et de l’armée israélienne (Tsahal), avec la participation militaire active de plusieurs pays partenaires non membres de l’OTAN, dont les États arabes de premier plan (les membres du Dialogue méditerranéen et de l’Initiative de coopération d’Istanbul) : l’Arabie Saoudite, le Japon, la Corée du Sud, l’Inde, l’Indonésie, Singapore, et, entre autres, l’Australie. (L’OTAN comprend 28 États membres. Vingt et un pays supplémentaires sont membres du Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA) et le Dialogue méditerranéen et l’Initiative de coopération d’Istanbul comportent 10 pays arabes plus Israël.)
Les rôles de l’Égypte, des États du Golfe et de l’Arabie Saoudite (au sein de l’alliance militaire élargie) sont particulièrement pertinents. L’Égypte contrôle le transit des navires de guerre et des pétroliers par le canal de Suez ; l’Arabie Saoudite et les États du Golfe occupent les lignes de côtes sud-ouest du golfe Persique, du détroit d’Ormuz et du golfe d’Oman. Au début juin, « l’Égypte aurait permis à un navire israélien et 11 navires étasuniens de passer par le canal de Suez […] en guise de signal clair à l’Iran. […] Le 12 juin, les organes de presse régionaux rapportaient que les Saoudiens avaient accordé à Israël le droit de survoler leur espace aérien […] » (Muriel Mirak Weissbach, Israel’s Insane War on Iran Must Be Prevented., Global Research, 31 juillet 2010)
Dans la doctrine militaire post-11 septembre, ce déploiement massif d’équipement militaire a été défini comme un élément de la soi-disant « guerre mondiale au terrorisme », ciblant des organisations terroristes « non étatiques », incluant Al-Qaïda et les prétendus « états qui appuient le terrorisme », comprenant l’Iran, la Syrie, le Liban et le Soudan.
L’établissement de nouvelles bases militaires étasuniennes, le stockage systèmes d’armes perfectionnés, incluant des armes nucléaires tactiques, etc., ont été mis en œuvre en vertu de la doctrine de défense militaire préemptive sous l’égide de la « guerre mondiale au terrorisme ».
La guerre et la crise économique
Les plus vastes implications d’une attaque des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël contre l’Iran sont lourdes de conséquences. La guerre et la crise économique sont intimement liées. D’une part, l’économie de guerre est financée par Wall Street, qui fait office de créancier de l’administration étasunienne. Les fabricants d’armes étasuniens sont d’autre part les récipiendaires des contrats d’approvisionnement de plusieurs milliards de dollars du département de la Défense pour des systèmes d’armes perfectionnés. En retour, « la bataille du pétrole » au Moyen-Orient et en Asie centrale sert directement les intérêts des géants anglo-étasuniens de l’industrie pétrolière.
Les États-Unis et leurs alliés « appellent à la guerre » au plus fort d’une dépression économique mondiale, cela, sans compter la plus grave catastrophe environnementale de l’Histoire. Cela prend une tournure amère, car l’un des joueurs importants (BP) sur l’échiquier géopolitique du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, connu autrefois sous le nom Anglo-Persian Oil Company, est le responsable du désastre écologique dans le golfe du Mexique.
Désinformation médiatique
Face aux conséquences probables de ce que l’on affiche comme une opération « punitive » ad hoc contre les installations nucléaires iraniennes plutôt qu’une guerre totale, l’opinion publique, influencée par le battage médiatique, se montre tacitement favorable, indifférente ou ignorante. Pourtant, les préparatifs de guerre comprennent le déploiement d’armes nucléaires fabriquées par les États-Unis et Israël. Dans ce contexte, les effets dévastateurs d’une guerre nucléaire sont soit banalisés ou ne sont tout simplement pas mentionnés.
La « vraie crise » qui menace l’humanité, selon les médias et les gouvernements, ce n’est pas la guerre, mais le réchauffement planétaire. Les médias fabriquent des crises là où il n’y en a pas, comme la pandémie mondiale H1N1, qui représentait « un péril planétaire ». Toutefois, personne ne semble redouter une guerre nucléaire promue par les États-Unis.
La guerre contre l’Iran est présentée à l’opinion publique comme un problème parmi tant d’autres. Elle n’est pas vue comme une menace à la « Terre mère » comme l’est le réchauffement planétaire. Elle ne fait pas la une des journaux. Qu’une attaque contre l’Iran puisse mener à une escalade et déclencher une « guerre mondiale » ne fait l’objet de préoccupation.
Le culte du massacre et de la destruction
L’engin meurtrier mondial est aussi maintenu par un culte enraciné du massacre et de la destruction qui imprègne les films hollywoodiens, sans parler des séries sur le crime et la guerre diffusées à heure de grande écoute à la télévision réseau. Ce culte de la tuerie est cautionné par la CIA et le Pentagone, qui appuient (financent) les productions d’Hollywood, lesquelles servent d’instrument de propagande de guerre :
« L’ancien agent de la CIA Bob Baer nous a dit qu’il « existe une symbiose entre la CIA et Hollywood » et a révélé que l’ancien directeur de la CIA George Tenet est actuellement « à Hollywood où il discute avec les studios » » (Matthew Alford et Robbie Graham, Lights, Camera… Covert Action: The Deep Politics of Hollywood, Global Research, 31 janvier 2009).
La machine meurtrière est déployée au niveau planétaire, dans le cadre de la structure unifiée de commandement au combat. Elle est invariablement préservée comme instrument incontesté de paix et de prospérité mondiale par les institutions gouvernementales, les médias privés, ainsi que par les mandarins et intellectuels du nouvel ordre mondial issus des boîtes de réflexion et des instituts d’études stratégiques de Washington.
Une culture de massacre et de violence s’est incrustée dans la conscience humaine.
La guerre est largement acceptée comme une phase du processus sociétal : la patrie doit être « défendue » et protégée.
Dans les démocraties occidentales, on maintient « la violence légitimée » et les exécutions sommaires de « terroristes » comme des instruments nécessaires à la sécurité nationale.
La soi-disant communauté internationale entretient une « guerre humanitaire ». Elle n’est pas condamnée comme acte criminel et ses principaux artisans sont récompensés pour leur contribution à la paix mondiale.
Concernant l’Iran, ce qui se déroule constitue la légitimation absolue de la guerre au nom d’une notion illusoire de sécurité planétaire.
Une attaque aérienne « préemptive » contre l’Iran mènerait à l’escalade
À l’heure actuelle il existe trois théâtres de guerre distincts au Moyen-Orient et en Asie centrale : l’Irak, l’Af-Pak (l’Afghanistan et le Pakistan) et la Palestine.
Si l’Iran faisait l’objet d’une attaque aérienne « préemptive » de la part des forces alliées, la région entière s’embraserait, de l’est de la Méditerranée à la frontière ouest de la Chine, du Pakistan et de l’Afghanistan, ce qui nous conduirait probablement à un scénario de Troisième Guerre mondiale.
La guerre s’étendrait par ailleurs au Liban et à la Syrie.
S’ils étaient exécutés, il est très peu probable que les bombardements soient circonscrits aux installations nucléaires iraniennes, comme l’affirment les déclarations officielles des États-Unis et de l’OTAN. Une attaque aérienne massive visant à la fois les infrastructures militaires et civiles – les systèmes de transport, les usines et les édifices publiques – est davantage probable.
La récente découverte en Iran de la deuxième réserve de gaz en importance, Soumar et Halgan, est significative : on l’estime à 12,4 billions de pieds cube.
Cibler l’Iran n’a pas que pour but de réinstaurer le contrôle anglo-étasunien de l’économie pétrolière et gazière, y compris les routes de pipeline, mais également à s’opposer à l’influence de la Chine et de la Russie dans la région.
L’attaque planifiée contre l’Iran fait partie d’une feuille de route militaire mondiale coordonnée. Il s’agit d’une étape de la « longue guerre » du Pentagone, une guerre sans frontières à but lucratif, un projet de domination mondiale, une succession d’opérations militaires.
Les planificateurs militaires des États-Unis et de l’OTAN ont envisagé divers scénarios d’escalade militaire. Ils sont aussi pleinement conscients des implications géopolitiques, à savoir que la guerre pourrait s’étendre au-delà de la région du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Par ailleurs, les impacts économiques sur les marchés du pétrole, etc., ont été analysés.
Alors que l’Iran, la Syrie et le Liban sont des cibles immédiates, la Chine, la Russie et la Corée du Nord, sans parler du Venezuela et de Cuba, font également l’objet de menaces de la part des États-Unis.
La structure des alliances militaires est en jeu. Les déploiements, les exercices et les entrainements militaires des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël effectués aux frontières immédiates de la Russie et de la Chine sont directement liés à la guerre envisagée contre l’Iran. Ces menaces et le moment choisi pour les proférer informent clairement les anciennes puissances de la guerre froide qu’elles ne doivent intervenir d’aucune manière pouvant empiéter sur une attaque contre l’Iran menée par les États-Unis.
Guerre planétaire
L’objectif stratégique à moyen terme est de cibler l’Iran et de neutraliser ses alliés par la diplomatie de la canonnière. L’objectif militaire à long terme consiste à cibler directement la Chine et la Russie.
Alors que l’Iran représente la cible immédiate, le déploiement militaire est loin d’être limité au Moyen-Orient et à l’Asie centrale : un programme militaire mondial a été formulé.
Le déploiement de troupes coalisées et de systèmes d’armes perfectionnés par les États-Unis, l’OTAN et ses partenaires a lieu simultanément dans toutes les grandes régions du monde.
Les récents actes de l’armée étasunienne le long du littoral nord-coréen, y compris la conduite de jeux de guerre, relèvent d’un plan mondial.
Visant principalement la Russie et la Chine, les exercices militaires, les exercices de guerre et les déploiements d’armes des États-Unis de l’OTAN et des alliés, sont menés parallèlement dans les grandes zones géopolitiques sensibles :
-dans la péninsule coréenne, la mer du Japon, le détroit de Taïwan, la mer de Chine méridionale, menaçant la Chine;
-en Pologne, des missiles Patriot sont déployés, alors qu’en République Tchèque un centre d’alerte lointaine est mis sur pied, tous deux menaçant la Russie;
-en Bulgarie, en Roumanie et sur la mer Noire des déploiements navals menacent la Russie;
-en Géorgie, les États-Unis et l’OTAN déploient des troupes
-dans le golfe Persique, un gigantesque déploiement naval dirigé contre l’Iran a lieu, incluant des sous-marins israéliens.
Concurremment, la Méditerranée orientale, la mer Noire, les Caraïbes, l’Amérique centrale et la région des Andes en Amérique du Sud se militarisent continuellement. En Amérique latine et dans les Caraïbes, les menaces visent le Venezuela et Cuba.
L’« aide militaire » étatsunienne
Par ailleurs, des transferts d’armes de grande envergure à des pays sélectionnés ont été entrepris sous la bannière de l’« aide militaire » étasunienne, dont une vente d’armes à l’Inde de 5 milliards de dollars visant à renforcer la puissance de l’inde face à la Chine. (Huge U.S.-India Arms Deal To Contain China, Global Times, 13 juillet 2010).
« [La] vente d’armes améliorera les liens entre Washington et New Delhi et, intentionnellement ou non, aurait pour effet de limiter l’influence de la Chine dans la région. » (Cité dans Rick Rozoff, Confronting both China and Russia: U.S. Risks Military Clash With China In Yellow Sea, Global Research, 16 juillet 2010)
Les États-Unis ont des accords de coopération militaire avec de nombreux pays d’Asie du Sud-Est, dont Singapore, le Vietnam et l’Indonésie, comprenant de l’« aide militaire » ainsi que la participation à des jeux de guerres menés par les États-Unis en bordure du Pacifique (juillet-août 2010). Ces accords appuient le déploiement d’armes contre la République populaire de Chine. (Voir Rick Rozoff, Confronting both China and Russia: U.S. Risks Military Clash With China In Yellow Sea, Global Research, 16 juillet 2010).
En lien plus étroit avec l’attaque planifiée contre l’Iran, les États-Unis arment de la même manière les États du Golfe (le Bahreïn, le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis) de missiles terrestres intercepteurs, de Patriot Advanced Capability-3, d’un système de défense de zone du théâtre à haute altitude (THAAD), ainsi que de missiles intercepteurs mer-air Standard 3, installés sur des navires de guerre équipés du système Aegis et situés dans le golfe Persique. (Voir Rick Rozoff, NATO’s Role In The Military Encirclement Of Iran, Global Research, 10 février 2010).
Le calendrier de stockage et de déploiement militaire
Concernant les transferts d’armes des États-Unis à des pays alliés et partenaires, le moment choisi pour la livraison et le déploiement est crucial. En temps normal, le lancement d’une opération militaire organisée par les États-Unis se produirait une fois que ces systèmes d’armes sont en place, déployés efficacement et que le personnel est entraîné. (En Inde par exemple)
Nous assistons à un plan militaire mondial soigneusement coordonné, contrôlé par le Pentagone et impliquant les forces armées combinées de plus de 40 pays. Ce déploiement militaire multinational et planétaire est de loin la plus importante démonstration de systèmes d’armes perfectionnés de l’Histoire.
De surcroît, les États-Unis et leurs alliés ont établi de nouvelles bases militaires dans différentes régions du monde : « La surface de la Terre est structurée comme un vaste champs de bataille. » (Voir Jules Dufour, Le réseau mondial des bases militaires US, Mondialisation.ca, le 10 avril).
La structure de commandement unifié divisée en commandements géographiques est basée sur une stratégie de militarisation à l’échelle planétaire. « L’armée étasunienne possède des bases dans 63 pays et de toutes nouvelles bases militaires ont été construites dans 7 pays depuis le 11 septembre 2001. En tout, 255 065 personnels militaires étasuniens sont déployés à travers le monde. (Voir Jules Dufour, Le réseau mondial des bases militaires US, Mondialisation.ca, le 10 avril 2007)
Source: DefenseLINK-Unified Command PlanScénario de Troisième Guerre mondiale
« Le monde et les zones de responsabilité des commandants » (voir la carte ci-dessus) définit le plan militaire mondial du Pentagone, lequel est un plan de conquête du monde. Ce déploiement militaire a lieu simultanément dans plusieurs régions et est coordonné par les commandements régionaux étasuniens. Il comprend le stockage de systèmes d’armes de fabrication étasunienne par les forces des États-Unis et des pays partenaires, dont certains sont d’anciens ennemis, comme le Vietnam et le Japon.
Le contexte actuel est caractérisé par un accroissement du potentiel militaire planétaire contrôlé par une superpuissance mondiale utilisant ses nombreux alliés pour déclencher des guerres régionales.
En revanche, la Seconde Guerre mondiale était une conjonction de théâtres de guerre régionaux distincts. En raison des technologies des années 1940, il n’existait pas de coordination stratégique « en temps réel » des actions militaires entre de vastes régions géographiques.
La guerre planétaire est fondée sur le déploiement coordonné d’une seule puissance militaire dominante supervisant les actions de ses partenaires et de ses alliés.
À l’exception d’Hiroshima et de Nagasaki, la Seconde Guerre mondiale était définie par l’utilisation d’armes conventionnelles. La planification d’une guerre planétaire repose sur la militarisation de l’espace. Si une guerre contre l’Iran était déclenchée, on utiliserait non seulement des armes nucléaires, mais aussi toute la gamme de systèmes d’armes perfectionnés, incluant des méthodes électrométriques et des techniques de modification de l’environnement (ENMOD).
Le Conseil de sécurité des Nations Unies
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté au début juin une quatrième ronde de sanctions radicales contre la République islamique d’Iran, comprenant un embargo élargi sur les armes, ainsi que des « contrôles financiers plus sévères ». Amère ironie du sort, cette résolution est passée dans les jours suivant le refus catégorique du Conseil de sécurité (CS) d’adopter une motion condamnant Israël pour son attaque contre la Flottille de la liberté de Gaza en eaux internationales.
La Russie et la Chine, sous la pression des États-Unis, ont cautionné le régime de sanctions du CS à leurs propres dépens. Leur décision au sein du CS contribue à affaiblir leur propre alliance militaire, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), dans laquelle l’Iran a un statut d’observateur. La résolution du CS paralyse les coopérations militaires bilatérales et les accords commerciaux respectifs de la Chine et de la Russie avec l’Iran. Elle a également de profondes répercussions sur le système de défense aérien de l’Iran, lequel dépend en partie de la technologie et de l’expertise russe.
Cette résolution du CS donne de facto le « feu vert » au déclenchement d’une guerre préemptive contre l’Iran.
L’Inquisition étasunienne : la création d’un consensus politique pour la guerre
En chœur, les médias occidentaux ont désigné l’Iran comme une menace à la sécurité mondiale en raison de son prétendu (inexistant) programme d’armement nucléaire. Faisant écho aux déclarations officielles, les médias demandent maintenant l’exécution de bombardements punitifs en Iran pour assurer la sécurité d’Israël.
Les médias occidentaux appellent à la guerre. Par le biais de reportages successifs, ad nauseam, le but consiste à inculquer tacitement dans la conscience des gens l’idée que la menace iranienne est réelle et que la République islamique doit être mise « hors jeu ».
Ce mécanisme de création d’un consensus favorable à la guerre est similaire à l’Inquisition espagnole : il requiert et exige la soumission à l’idée que la guerre est une entreprise humanitaire.
La vraie menace à la sécurité mondiale, connue et documentée, émane de l’alliance entre les États-Unis, l’OTAN et Israël. Cependant, dans un environnement inquisitorial, les réalités sont sens dessus dessous : les bellicistes sont dévoués à la paix et les victimes de la guerre sont présentées comme les protagonistes de celle-ci. Alors qu’en 2006 presque les deux tiers des Étasuniens s’opposaient à une action militaire contre l’Iran, un récent sondage Reuter-Zogby, effectué en février 2010 suggère que 56 % des Étasuniens sont favorables à une telle action de la part des États-Unis et de l’OTAN.
Fabriquer un consensus politique basé sur un parfait mensonge ne peut toutefois pas reposer uniquement sur la position officielle de ceux qui sont à la source du mensonge.
Le mouvement antiguerre aux États-Unis, partiellement infiltré et coopté, a pris une position faible à l’égard de l’Iran. Ce mouvement est divisé. L’accent a été mis sur des guerres qui ont déjà lieu (Afghanistan, Irak) plutôt que sur la ferme opposition à des guerres en préparation et en ce moment même sur la planche à dessin du Pentagone. Depuis l’inauguration de l’administration Obama, le mouvement antiguerre a perdu de son élan.
En outre, ceux qui s’opposent activement aux guerres en Afghanistan et en Irak ne s’opposent pas nécessairement à des « bombardements punitifs » de l’Iran et ne définissent pas non plus ceux-ci comme un acte de guerre pouvant possiblement être un prélude à la Troisième Guerre mondiale.
L’envergure des manifestations antiguerre en ce qui a trait à l’Iran a été minime comparativement aux manifestations massives ayant précédé les bombardements et l’invasion de l’Irak en 2003.
La vraie menace à la sécurité mondiale provient de l’alliance des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël.
Dans l’arène diplomatique, la Chine et la Russie ne s’opposent pas à l’opération iranienne. Celle-ci est appuyée par les gouvernements des États arabes de premier plan intégrés au Dialogue méditerranéen organisé par l’OTAN. Elle a par ailleurs l’appui de l’opinion publique occidentale.
Nous appelons les gens du pays, des États-Unis, de l’Europe de l’Ouest, d’Israël, de la Turquie et du monde entier à s’élever contre ce projet militaire, contre leurs gouvernements qui appuient une action militaire contre l’Iran, contre les médias qui servent à camoufler les conséquences dévastatrices d’une guerre contre l’Iran.
Le programme militaire favorise un système économique mondial destructeur et motivé par le profit, appauvrissant de vastes groupes de population à travers le monde.
Cette guerre est une pure folie.
La Troisième Guerre mondiale sera terminale. Albert Einstein avait compris les périls d’une guerre nucléaire et l’extinction de la vie sur terre, laquelle a déjà débuté avec la contamination radioactive provenant de l’uranium appauvri. « Je ne sais pas avec quelles armes on combattra durant la Troisième Guerre mondiale, mais durant la Quatrième, ce sera avec des pierres et des bâtons. »
Les médias, les intellectuels, les scientifiques et les politiciens, tous en chœur, occultent la vérité non dite, à savoir qu’une guerre menée avec des ogives nucléaires détruit l’humanité et que ce processus complexe de destruction graduelle a déjà débuté.
Lorsque le mensonge devient vérité, il n’y a pas de retour en arrière.
Lorsque la guerre est perpétuée comme entreprise humanitaire, la Justice et tout l’appareil judiciaire international sont bouleversés : le pacifisme et le mouvement antiguerre sont criminalisés et l’opposition à la guerre devient un acte criminel.
Le Mensonge doit être dénoncé pour ce qu’il est et ce qu’il fait.
Il sanctionne le massacre, sans distinction, d’hommes, de femmes et d’enfants.
Il détruits des familles et des gens. Il détruit l’engagement des êtres humains envers leurs semblables.
Il empêche les gens d’exprimer leur solidarité avec ceux qui souffrent. Il maintient la guerre et l’État policier comme la seule avenue.
Il détruit à la fois le nationalisme et l’internationalisme.
Mettre fin au mensonge équivaut à mettre fin à un projet criminel de destruction planétaire dans lequel la quête du profit constitue la force primordiale.
Ce programme militaire à but lucratif anéantit les valeurs humaines et transforme les gens en zombies inconscients.
Renversons la vapeur.
Contestons les criminels de guerre en hauts lieux et les puissants groupes de pression privés qui les soutiennent.
Démolissons l’Inquisition étasunienne.
Minons la croisade militaire des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël.
Fermons les usines d’armement et les bases militaires.
Ramenons les troupes à la maison.
Les membres des forces armées devraient désobéir aux ordres et refuser de participer à une guerre criminelle.
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Article original en anglais : Preparing for World War III, Targeting Iran, Part I: Global Warfare, publié le 1er août 2010.
Traduction par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.
Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).
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© Droits d’auteurs Michel Chossudovsky, Mondialisation.ca, 2010
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Merveilleux! On y démasque les «amis» de Philippe David, tant à Singapour, que chez nous! L’OTAN n’est que cela, soit le bras armé de la bourgeoisie, rien d’autre! Et c’est ainsi que les peuples «adhèrent» au capitalisme sauvage, avec ou sans consentement!
Parfaite connerie! Il faute renverser les instances bourgeoises, cette dictature invisible pour tant, mais bien réelle! On ne peut pas voter pour elle, mais on peut choisir ses chevaliers! On ne peut pas la choisir en tant que «divinité» au-dessus de nous, mais on peut choisir ses représentants, tout aussi au-dessus de nous!
Ah! Ces capitalistes! Débarrassons-nous en! Renversons cette dictature de merde! Ces pourris, ces paresseux et flasques derrières, qui vivent sur le labeur d’autrui, et qui ne sont vénérés que par une infime population d’égoïstes et d’individualistes, y trouvant leur compte, contrairement à la majorité populaire mondiale!
Ah, Singapour! Ce merveilleux monde idéal selon les sbires de la dictature bourgeoise!
On devrait, sur le champ, nationaliser tous les moyens de production et réunir, de force, les bourgeois sur une île très près du niveau de la mer! On verra ensuite, si le réchauffement climatique n’est qu’un complot socialiste!
Bande de putes à bourgeois!
09:32, le Mardi 7 septembre 2010@SylvainGuillemette
Bien que je comprenne ce que vous voulez dire et que je suis souvent d’accord avec vous, et loin de moi l’idée de vous dire de quoi avec méchanceté ou quoique ce soit d’autre de négatif, vos incessantes références à la « bourgeoisie » apparaissent, vue de l’extérieur, comme une véritable obsession fanatique!
Si j’étais votre ami de longue date, je vous conseillerais humblement et gentiment de repenser votre stratégie de communication pour éviter d’épeurer les gens autour de vous! Vous sonnez comme un extrémiste qui a une fixation sur quelque chose et qui n’est plus capable d’en décrocher!
Je vous dis cela d’une façon amicale et dans le but de vous donner un feedback utile et dans le but de vous aider. Aucune mauvaise intention ici.
Cordialement,
François Marginean
SylvainGuillemette a répondu:
septembre 8th, 2010 à 09:38
Néanmoins, la bourgeoisie y est toujours pour quelque chose lorsque j’en parle, que j’en sois fanatique ou non, là n’est pas la question selon moi. Et c’est ce qui importe, et non les apparences. De toute façon, j’en suis fanatiquement allergique, vous aurez deviné.
La bourgeoisie y est pour quelque chose avec BP. La bourgeoisie y est pour quelque chose quant à l’Irak, l’Afghanistan, ou les multiples Coups d’État du dernier siècle orchestrés par celle-ci, via des États voyous tels que Washington, Tel-Aviv, Londres, Paris, etc.. La bourgeoisie y est pour quelque chose quant aux pris suggérés par une soit disant offre, alors que de fait, on aperçoit la bourse sourciller aux «pets» et aux «rots» de Bernanke… La bourgeoisie y est pour quelque chose quant à la famine, car si on distribuait équitablement la richesse qu’elle détient grâce au labeur d’autrui, du prolétariat en l’occurrence, on pourrait enrayer, sans la pitié des «Gates» ou des «Buffet» -des bourgeois qui manifestement, détiennent la richesse, parce que le système parasitaire en place (dictature bourgeoise), le leur permet…- la pauvreté. La bourgeoisie y est pour quelque chose pour la soif dans le monde, puisque l’eau, suivant les dogmes de ce système à la con qui fait faillite aux 30-40 ans, à nos frais à nous, les exploités, sera privatisée, donc non accessible à toutes et tous (À Détroit par exemple, l’eau est privatisée et les pauvres crèvent de soif, ou violent la loi…). La bourgeoisie y est pour quelque chose dans tous nos textes, dans toutes nos décisions, prises, rappelons-le, dans un contexte où nous sommes conditionnés à supporter leur parasitisme, comme si c’était normal, voire légitime, alors que ce ne l’est pas. La bourgeoisie y est pour quelque chose quand la «shop» ferme sous lock-out du «boss», ou quand les salaires des exploités diminuent, même si le «boss», lui, continue de se promener avec sa voiture luxueuse, gagnée à la sueur, aux blessures et aux morts d’autrui. La bourgeoisie y est pour quelque chose dans à peu près tout ce qui nous entoure, non pas parce qu’elle a le mérite de ce qui nous entoure, mais parc que notre mode de vie en dépend. Nous attendons sans cesse «les investissements», oubliant surtout de nous rappeler «pourquoi» les bourgeois sont les seuls à pouvoir investir –soit parce qu’ils détiennent les moyens de production et les capitaux pour ce-.
Je comprends votre intention, mais je trouve que trop souvent, nous nous attardons sur les mauvais maux, sur les mauvaises plaies. Je trouve que trop souvent, on minimise leur pouvoir, et pourtant, c’est celui-ci, très souvent, qu’on critique, sans le savoir. Comme le texte de monsieur Michel Chossudovsky nous le rappelle, les guerres se sont déclarées sur des décisions et des intérêts bourgeois. C’est en fonction des intérêts bourgeois que le Coup d’État raté de 2002 contre Hugo Chavez a eu lieu. C’est en fonction des intérêts bourgeois que le Canada cautionne, secrètement, les agissements de seigneurs de guerre en Afrique. C’est en fonction des intérêts bourgeois que la Baie des Cochons fut envahie par les putchistes de Miami, les nostalgiques de Batista, qui lui aussi, servait les intérêts de cette bourgeoisie. C’est en fonction des intérêts bourgeois que le Sha d’Iran fut instauré et que Singapour a reçu de l’aide de Washington, lors de sa dictature. C’est en fonction des intérêts bourgeois que les lois sont promulguées au Québec, au Canada et dans toutes les autres soit disant démocraties, véritablement en réalité, des dictatures bourgeoises. C’est en fonction des intérêts bourgeois que la conciliation de classe fut adhérée, inconsciemment, par la classe prolétarienne. C’est en fonction des intérêts bourgeois que la science ne prime pas sur les profits, et qu’il y a donc toujours des États s’en foutant, comme l’Alberta, d’autres semblables, la Chine, etc..
Par exemple lorsqu’on critique la Justice, que l’on dit monnayable… Par exemple quand on regarde les agissements de BP, dans le passé, dans le présent et dans un futur qui ne devrait pourtant plus être, comme celui de Monsanto, qui pourtant, pour des intérêts bourgeois encore, a participé à un des plus grands crimes de guerre avec l’épandage de l’Agent Orange au Vietnam, où ce dernier continue de faire des victimes. Le rôle des bourgeois y est important, là encore.
Cela dit, je ne suis pas contre les entrepreneurs qui, à mon humble avis, sauraient trouver ce qu’ils cherchent, à travers des coopératives, sans exploiter qui que ce soit. Et certes, je suis accroché à ce fait, qu’il y ait exploitation de notre labeur, à nous les prolétaires, par cette classe minoritaire et parasitaire, voire, surtout, inutile à notre évolution. Pourquoi? Parce que comme je le dis, c’est la plaie ouverte qui nous sort tout ce pu. Toutes ces contradictions, et que cela doit changer. Je ne suis d’ailleurs pas le seul à taper sur le clou. Allez en France, les partis d’extrême gauche y sont présents, et «normalisés» par leur existence historique. On y parle souvent de ces parasites bourgeois, et on y parle tout aussi clairement de la fin du parasitisme, en le socialisme.
Et je le répète, le problème n’est pas réglé, et des tas de totalitarismes se sont glissés, depuis, dans nos moeurs. Par exemple, mon père me disait, tout jeune, qu’on pouvait soit travailler pour quelqu’un, ou faire travailler quelqu’un, c’était à moitié vrai… En possédant le capital, on ne fait pas «que faire travailler quelqu’un», on est aussi partie prenante de cette minorité qui parasite le labeur d’autrui, qui ne vit pas de son propre labeur, et sommes surtout, le résultat d’un conditionnement bien précis à notre condition, soit cette condition assez riche qui nous permet la transformation du capital en moyens de production, ce qui vient répondre à la demande… Le patron n’est donc pas «la réponse» à la demande, mais la source de capitaux nécessaire pour ce, sans regard, là, sur les mérites qu’il pourrait détenir pour exploiter, via ses moyens de production, le labeur d’autrui, les demandes d’autrui surtout.
Autrement dit, je suggère que l’on fasse le débat sur leur utilité, leur mérite, etc.., avant d’aller plus loin dans quelconque sujet. Je suggèrerais un RÉFÉRENDUM sur tout cela, auprès des travailleurs. Et je doute sincèrement que le prolétariat soit assez dupe pour revendiquer, au nom des bourgeois, leurs mérites de nous exploiter! Sincèrement! Tout le monde n’est pas aliéné.
Mais je comprends, pour celui qui me lit souvent, qu’il devient répétitif de lire et relire ce terme «sans définition réelle», si incompris, ou sans «exemple», pour dédier mon venin. Reste que, c’est la seule voie, à mon avis, qui peut changer notre mode de vie, notre monde et nos perceptions, elles-mêmes conditionnées, justement, par cette dictature bourgeoise omniprésente. La révolution, après des décennies, voire des siècles de ratées sociales, environnementales, économiques ou autres, me semble inévitable. La survie des êtres humains en dépend, selon mon humble avis, bien sûr.
10:14, le Mardi 7 septembre 2010Et certes, si moi j’en parle toujours et constamment en mal, notons que certains de mes adversaires, plus hypocrites, sans les nommer donc, les défendent bec et ongles!
Car, à qui profiterait par exemple la privatisation de la santé, si ce n’est à eux? Outre les mythes ridicules proférés par ces chevaliers du capital, tel monsieur David, quant au coût -comme si d’ajouter un crétin inutile allait diminuer le coût!-, quant à la qualité -ce sont des médecins, avec des outils de médecins…, eh bien!-, ou quant à l’accessibilité -zzz….zzzz…..-, je ne vois qu’une raison de défendre cette idée du privé.
Soit celle de diversifier l’économie de ces parasites inutiles, «aux capitaux utiles».
Alors, oui, je les nomme, pour que toutes et tous sachent ce que défendent les types comme monsieur David, faisant pourtant croire aux bienfaits de ces idées rétrogrades, dépassées et propres au libéralisme, malgré ses ratées monstrueuses quant au «social».
Il est temps de passer à autre chose, certes. Je devrais donc cesser de parler d’eux, mais pour cela, il faut d’abord se débarrasser d’eux. Car je le redis, et je n’ai pas peur de me tromper, aucunement d’ailleurs, ils sont la «plaie ouverte» qui nous couvre de pu.
Sans bourgeois, les humains cesseront de s’entretuer pour des intérêts particuliers. Le nationalisme en cela, est une arme que chérissent les bourgeois, puisque le nationalisme divise les masses laborieuses; en couleurs de peau, en langues, en sortes de cheveux, etc.. Mais de fait, ces nations, toutes étrangères soient-elles, sont sous l’emprise d’une seule et même dictature, certes nationaliste elle aussi, mais nous parlons hélas toujours de la bourgeoisie.
En tout cas… Là, une fois de plus, ce sera pour enrichir les fabricants d’armes, les pétrolières et les compagnies de reconstruction (Halliburton a obtenu les contrats pour l’Irak, sans appel d’offre… Dick Cheney y détenait des actions…), etc.. Et toutes cees entreprises appartiennent à…, eh oui! Des bourgeois! Quel hasard!
Bombardier? C’est à qui? Aux Québécois, ou aux bourgeois qui la détiennent et qui font des profits monstres sur le labeur des «bien payés» exploités de Bombardier?
Monsieur Marginean, je suis contre l’exploitation des êtres humains par d’autres êtres humains. Je détesterait donc toujours le parasitisme, et en cela, le bourgeois et les siens, de la bourgeoisie.
09:52, le Mercredi 8 septembre 2010Mais les bourgeois, justement, même en Irak, se sont enrichis. La défaite de la guerre irakienne est précisément sur ce, un mythe, vous le savez, j’en suis sûr. Alors que le semblant de calme est estompé quotidiennement par des attentats meurtriers et terrorisants, tout comme l’étaient les bombes états-uniennes, les faits sont que les fabricants d’armes ont de nouvelles commandes, et que les affaire$ roulent…
SylvainGuillemette a répondu:
septembre 8th, 2010 à 20:23
Si la Russie s’en mêle, le Canada deviendra un «No man land», soit le tampon entre deux Empires. Mais encore, ce sera, là encore, une question d’intérêts bourgeois, quelque Empire que ce soit.
20:19, le Mercredi 8 septembre 2010Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
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2poids2mesures a répondu:
septembre 8th, 2010 à 06:52
Enfin les vrais terroristes se démasquent et nous dévoilent leurs vrais visages.
Amérique, Angleterre, France = sionisme international, auquel le monde épris de paix et de justice doit faire face courageusement et avec détermination.
Quelque soit x, l’état préfabriqué juif, qui ne sert en somme que d’alibi à ces 3 grands bandits pour déclencher une énième agression, disparaitra sans aucun doute !
A bas le terrorisme impérialo-sioniste !!!