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La troisième guerre mondiale ? On l’a déjà évitée… à plusieurs reprises !

Des sites, beaucoup trop à mon avis, souhaitant vous faire peur, annoncent une hypothétique 3eme guerre mondiale.  Très souvent, c’est pour s’en remettre à une bonne vieille dictature qui serait censée l’empêcher.  Les gogos qui suivent comme des lemmings ces opinions fantasques feraient bien de se renseigner.  Car on y a échappé plusieurs fois déjà, à la menace de cataclysme planétaire … !!!  A la lecture de ce titre, vous vous dites je suppose que l’on va évoquer à nouveau l’épisode de la crise de Cuba.  Et non, quitte à vous surprendre, je vais vous évoquer deux autres événements, séparés chacun de vingt ans, dont le second vient tout juste d’être révélé, retrouvé perdu au milieu des milliers (millions) de documents déclassifiés récemment.  Il y en a d’autres encore (1), mais je vais aujourd’hui me consacrer à ces deux-là.  Encore une fois, il s’agit d’histoires de sous-marins, ces bidules dont on ne sait où ils sont et ce qu’ils font exactement, comme je viens de vous l’expliquer pour le cas de l’HMS Vengeance et sa faculté à vouloir tenter de ratiboiser les Etats-Unis avec un missile parti dans le mauvais sens.  Retour sur les incongruités dangereuses de la Guerre Froide… et des secrets trop longtemps gardés.  Plongée en compagnie des dangereuses baleines bleues d’acier…

On démarre en 1974 avec un télégramme, retrouvé parmi ces millions de documents que vient de « libérer » la CIA.  Il est daté du 3 novembre 1974 et il est signé d’Henri Kissinger, qui évoque clairement un très grave incident survenu en Ecosse.  Le destinataire n’est autre que le président Gérald Ford.  Le télégramme, surmonté de l’intitulé « Secret eyes only » est le premier à évoquer une énième collision entre un sous-marin américain et un soviétique.  Je vous ai déjà expliqué ici quel type de « sport » dangereux cela avait été dans les années 60-90 (voir la série ici en a,b,c,d et e).  Trente années à se renifler le derrière entre submersibles, les américains surveillant les russes au delà de l’Ecosse à partir d’une base, celle d’Argyll, qui a été ouverte par eux et pour eux de 1961 à 1992. Dans cette base située exactement à Holy Loch, jusqu’à 8 sous-marins accostaient auprès de l’USS Hunley, leur bateau-mère, ou bateau-usine accueillant toute une foultitude de métiers, dont des soudeurs expérimentés.  Un énorme dock flottant accueillait les réfections les plus lourde.  Là où fut refait le sous-marin accidenté (ci-dessous à gauche).  Le Hunley qui avait eu comme prédécesseur le ravitailleur de sous-marin l’USS Proteus (AS-19).  Ci-dessous l’USS Memphis  (SSN-691) dans le dock flottant d’Holy Loch, en 2009 (il a été décommissionné le 1er avril 2011 (2)):

 

Le twist du Madison ?

Le sous-marin en question est le SSBN-627 James Madison, du nom du 4eme président des USA, construit en 1962 et lancé en 1964.  Un lanceur de missiles de 8 251 tonnes sous l’eau, équipé de 16 missiles Polaris et de 4 lance-torpilles de 21 pouces (53 cm), qui a effectué sa première mission le 17 janvier 1965.  Cinq ans plus tard, après avoir déjà pas mal navigué, le voici qui recevait des missiles neufs, des Poseidon en remplacement de ses Polaris initiaux, à l’Electric Boat Division de General Dynamics Corporation situé à Groton, dans le Connecticut. Sur sa vie officielle, on trouve que ce sous-marin sans histoire avait été mis officiellement en « refit » par deux fois, l’une le 6 novembre 1974 et une seconde le 2 novembre 1977, avait-on appris lors de sa carrière, restée fort discrète au demeurant.  Une troisième session de mise à niveau aura lieu  à partir du 3 août 1979, plus conséquente car à ce moment-là on rechargera son réacteur et on lui installera des missiles Trident C-4, une longue mise à jour qui s’étendra jusqu’au 12 février 1982.  Il sera retiré du service dix ans plus tard, le 20 novembre 1992, et sera complètement démantelé et découpé à la date du 24 octobre 1997 à  Bremerton, dans l’état de Washington, jour de la fin de son existence comme submersible.  Sa « mise à mort » finale a été aussi le lieu d’une enquête sur l’amiante, dont il était truffé, comme tous les engins construits dans les années 60…et jusque les années 90.  Mais au final, jusqu’à la divulgation du télégramme de Kissinger, rien n’avait transpiré sur son accident de 1974.  Sur le site de ses vétérans, le secret a particulièrement bien été gardé: pas un seul d’entre eux n’est venu en effet expliquer l’incident !!!  Très forts pour placer leurs « jokes » douteux, aucun n’a oser parler de ce qui s’était produit ce jour-là !!!

Comportement vaseux

On avait donc bel et bien dissimulé une grave catastrophe, en affirmant trois jours après l’accident que le submersible était parti en « refit », alors qu’il s’agissait de tenter de le remettre en activité après son grave accident !!!  L’engin semblait maudit, car il avait rapidement attrapé mauvaise réputation semble-t-il ; les abords des côtes écossaises, il les avaient un peu… observées de près, de très près même, puisqu’on lui avait adjoint le surnom de « Mud Puppy« . Le nom américain du Necture tacheté, une espèce de salamandre, un amphibien, qui préfère vivre dans la vase et la boue !!!  Des sous-mariniers US l’ont expliqué, des années après en forum, mais c’était en fait à propos d’une entrée ratée dans la base de Kings Bay en Georgie.  Le commandant à la manœuvre, en 1982 avait mal discerné les bouées du chenal de son port d’attache, recouvertes selon des marins de guano.  Le navire, empêtré dans la vase, avait dû appeler à la rescousse 4 remorqueurs pour le sortir de l’ornière.  La boue était entrée à bord par les écoutilles pas assez vite refermées.

Piégé au sortir de sa base

Cette fois, c’était bien au sortir de sa base écossaise (ici à gauche) que l’incident était survenu.  Selon le télégramme de Kissinger « le SSBN James Madison était en train de quitter sa base quand il est entré en collision avec un sous marin soviétique qui l’attendait pour commencer sa poursuite. Les deux ont émergé, et le sous-marin russe a replongé après ». « Il n’y a pas d’indications sur l’étendue des dommages causés. Pour de plus amples détails, je vous tiendrai informé un peu plus tard ».  Un second câble « top secret » en date du 4 février de l’année suivante seulement donne quelques précisions justement.  Le mémo « secret » faisait surtout remarquer qu’un journaliste de renom, Jack Anderson, avait « malencontreusement » raconté l’histoire dans le Washington Post, dès le 1er janvier 1975. Anderson (ici à droite), redoutable investigateur, bête noire de Nixon, gagnera le Pulitzer en 1972.  Anderson, rappelons-le, sera aussi victime la même année d’une tentative d’assassinat par empoisonnement de la part de Charles Wendell « Chuck » Colson, un évangéliste devenu assistant personnel de Nixon à la Maison Blanche.  Colson sera accusé également d’avoir tenté de couvrir le Watergate, et condamné pour ça. Il effectuera 7 mois de prison.  Selon le mémo, toujours, employant une drôle de formule pour expliquer son dégoût, le plus célèbre des journalistes de sport du moment, Warner Wolf, s’il avait appris la nouvelle l’aurait copieusement huée selon l’administration Ford :  voilà donc qui n’avait visiblement pas plus à l’administration américaine !!!  Selon Anderson, la collision avait en effet laissé une « entaille de neuf pieds dans le Madison » (2,50 m).  Selon Anderson encore, bien renseigné, « les deux sous-marins étaient passés à deux pouces l’un de l’autre ».  Le sous-marin russe aurait été reconnu comme étant un exemplaire de la classe Victor. 

La surveillance des journalistes, clé du secret nucléaire US

On avait frôlé une catastrophe ou un déclenchement de guerre nucléaire, mais il fallait que ça ne se sache pas !!!  D’où l’étroite surveillance, déjà à l’époque des journalistes et de leurs sources !  Un premier jet de révélations sur la CIA, les « Family Jewels », avait déjà laissé entendre que les journalistes non seulement étaient haïs par Nixon et Kissinger, mais qu’en plus ils étaient étroitement surveillés : « l’ancien directeur de la CIA, Richard Helms, a fait surveiller le journaliste Michael Getler du Washington Post à trois reprises en 1971 et 1972. L’opération avait pour nom de code CELOTEX. Le Director of Central Intelligence (DCI), Richard Helms a dirigé la surveillance du chroniqueur Jack Anderson et ses associés en 1972 sous l’Opération CELOTEX II . Anderson, Brit Hume, Leslie Whitten, et Joseph Spear, ont également été surveillés dans le cadre de CELOTEX II. Les documents des  « Family Jewels » rapportent également la surveillance de l’auteur Victor Marchetti 1972 dans le cadre de l’Opération BUTANE. Dans les trois cas, le but de la surveillance était de découvrir la source gouvernementale des journalistes ».  Voilà qui fait froid dans le dos quand on apprend aujourd’hui qui est Roger Stone, ce drôle de gars pas drôle du tout, en définitive.  Fan de Goldwater ayant rallié Nixon, l’homme est le spécialiste des coups tordus et de la répartition de fausses nouvelles ou de faux scandales : tout l’inverse même d’informer.  Pour attaquer le rival de Nixon, Paul McCloskey, il s’était inscrit par exemple sous un faux nom (Jason Rainier) au Young Socialist Alliance pour envoyer un chèque de soutien, clamant un peu partout peu après que McCloskey était… socialiste !!  Selon certains, l’homme porterait dans le dos un tatouage de la tête de Nixon, pour selon lui se rappeler de sa phrase « un homme n’est pas fini quand il est vaincu, Il est seulement fini quand il abandonne ».  Stone est l’inverse même du journaliste d’investigation, qu’il déteste, obligatoirement.  Un manipulateur de l’information comme l’est la clique qui entoure Trump, ses porte-parole en premier. Manifestement, il a appris avant l’heure que Wikileaks allait sortir des mails d’Hillary Clinton : qui donc l’en avait averti ???  Avec qui ce clown dangereux était-il en contact ???  A voir ce fêlé rôder autour de Trump comme conseiller occulte, on peut craindre de l’avenir, à défaut d’une 3eme Guerre Mondiale !!! Imaginez aujourd’hui comment l’administration Trump, cornaquée par un gars comme Roger Stone, ignare en tout, va nous annoncer un incident nucléaire de ce type !!!  Ou rien nous dire, mais appuyer aussitôt sur le bouton de riposte nucléaire !!!  On n’ose y penser !!!  Y’aura-t-il d’autres Anderson (décédé en 2005) pour dénoncer cette clique d’intrigants malades ?

Piégé à la recherche des « pierres précieuses »
Mais il n’y a pas eu que celle-là d’affaire où l’on avait failli mettre le feu à la Terre entière (1).  Le 11 février 1992, le monde avait à nouveau failli basculer.  Les russes étaient venus renifler d’un peu trop près la base écossaise des sous-marins US, 18 ans plus tard les américains avaient fait l’inverse, devant la base russe de Severomorsk, près de l’île Kildine, en mer de Barents. Comme ils avaient pu le faire des dizaines de fois déjà, deux sous-marins jouaient ce jeu-là au jeu du chat et de la souris (voir ici que c’était devenu un « sport » entre eux), mais sous l’eau quand le Baton Rouge, (SSN-689) un des sous-marins de la classe Los Angeles, alors en mission « Holy Stone » (consistant à intercepter les communications sous-marines) est entré violemment en collision avec le K-276 Kostroma, un sous-marin de la classe Sierra Isuccesseur des Alfa, la « terreur des années 60 », le « poisson d’or » selon FoxTrotAlpha (il pouvait plonger à plus de 670 mètres et était armé de torpilles VA-111 Shkval !). Si ce dernier arborait après le choc une voile bien abîmée (voir les deux photos ci-dessus montrant une voile complètement dévastée), il semble que son adversaire ait été nettement plus abîmé encore… Comme son confrère le Madison, il était en effet entré en cale sèche juste après, officiellement pour recharger son réacteur.  En cale sèche… définitive, puisque le  il était promptement retiré du service, après seulement 16 années de fonctionnement.  Pour beaucoup, les dégâts étaient tels qu’il n’aurait pas pu reprendre la mer, son étanchéité globale étant endommagée à la suite du violent choc reçu avec le Kostroma. L’acier des Los Angeles n’avait pas résisté au choc alors qu’il est censé endurer la pression à 800 pieds de profondeur (250 mètres).  Des images ont montré la séparation du dôme avant du Baton Rouge alors qu’il était encore dans l’eau, mais on ne sait si c’était lié aux dégâts subis ou non.  Pour les russes, en tout cas, c’était bien le cas : sur le kiosque du Kostroma reconstruit, ils ont dessiné non sans humour un signe « 1 », signifiant « un sous-marin (adverse) coulé ».  Réparé dès 1992 à Nerpa près de la baie d’Olenya, il rentre à nouveau en 2000 en chantier de refit, pour être à nouveau ramené au dock pour travaux en 2003… un chantier qui s’étendra sur près de 5 ans : il ne réapparaît en service qu’en 2008.  On le voit alors muni de tuiles anéchoïques qui ne semblent pas très bien fixées sur sa coque, qui en montre beaucoup de perdues et qui n’ont pas été remplacées.  Cinq ans plus tard, il subit une nouvelle refonte : les russes préfèrent en effet mettre à niveau douze sous-marins existants (3) que de lancer le chantier de nouveaux modèles (en 1990, un Sierra de type III commencé avait été abandonné en 1993, leurs Sierra II en titane, capables de plonger plus profond, n‘ont pas eu de descendance) .  En 2014, elle était toujours en cours et début 2016 toujours pas terminée.

Le sinistre manège de tamponneuses sous-marines

Parmi les autres collisions, on notera celle du SSN-639 Tautog, entré en collision avec le sous-marin soviétique K-108, un class Echo II, le 20 juin 1970.  Le russe, en plongée, était carrément redescendu sur le sous-marin américain, une de ses hélices, perdues, ayant entaillé la voile du sous-marin US.  Le Tautog a été par la suite réparé, et il est resté opérationnel pendant 27 ans, en gardant son kiosque constamment incliné à 2 degrés, en raison du choc subi.  Le sous-marin russe, considéré comme perdu par les américains, avait réussi à rejoindre à faible vitesse sa base de Petropavlovsk-Kamchatsky.  Il faudra attendre 1999 pour voir un livre en parler : « Blind Man’s Bluff: The Untold Story Of American Submarine Espionnage ». L’USS Grayling, un sous-marin nucléaire américain, et le sous-marin à missiles balistiques K-407 Novomoskovsk sont également entrés en collision le 20 mars 1993 au large de la péninsule de Kola.  Les dommages avaient alors été mineurs.  Mais là encore on avait frôlé la catastrophe : les deux vaisseaux s’étaient en effet approchés de front !   Le Novomoskovsk (un immense Delta IV, série dont le premier lancement remonte à 1984, il emporte des missiles Sineva SLBM à ergols liquides, concurrent du Boulava à poudre) continuera sa carrière : entré en chantier de refonte en novembre 2008, il en est ressorti le  29 juillet 2012, espérant continuer à naviguer jusqu’en 2020… pour l’Histoire, il restera célèbre pour avoir été le seul sous-marin à avoir lancé un satellite dans l’espace en 1998 (en fait deux micro-satellites).  En 1991, le 6 août, il avait aussi lancé ses 16 missiles Sineva en salve rapprochée pour atteindre leur cible au Kamchatka (Opération Behemot-2, ici en vidéo).  Ici une photo non datée, montrant une bonne paire de tuiles manquantes du côté droit de l’engin.  Son retour  en service actif signifiant surtout le retard pris par le développement de la classe Boreï, construits chez Sevmach à Severodvinsk (dans la région d’Arkhangelsk), qui sont prévus jusque 2050. Trois sur les huit prévus ont été construits à ce jour.  Le quatrième, le Knyaz Vladimir devrait être lancé l’année prochaine.

Nota : c’est à remarquer aussi, c’est dans le dock flottant de Holy Loch qu’avait été aperçue pour la première fois la forme de l’hélice anti-cavitations provoquant moins de bruit des sous-marins US (ici à droite). En l’occurrence celle d’un sous-marin de la classe des Los Angeles qui aurait très bien pu être, justement… le James Madison !!!   La précipitation à l’amener dans le dock expliquant pourquoi on avait oublié de la masquer, comme on le faisait toujours à cette époque.  Les russes, à l’époque ne savent pas usiner pareille hélice.  D’où leurs efforts en espionnage pour se munir des machines à 5 axes pouvant en fabriquer.

 

(1) il y a eu celle-là aussi, fort mal récompensée, celle de l’officier de tir de missiles Stanislav Petrov, qui, le 26 septembre 1983 a lui aussi évité que le monde ne s’embrase. Et celle du 27 octobre 1962, en pleine crise de Cuba, journée pendant laquelle l’officier russe Vassili Alexandrovich Arkhipov avait refusé d’envoyer une torpille nucléaire contre le contre-torpilleur américain Randolf.

(2) Le Memphis avait été cité par certains complotistes… comme ayant participé à « l’élimination » du Koursk, le 12 août 2000.  On avait montré des clichés le montrant « réfugié » auprès d’un quai de Haakonsvern, en Norvège.  Le nom du Toledo avait aussi été cité, comme second « class Los Angeles » sur place. Un cliché satellite russe était censé montrer son avant fort abîmé (un élément fort peu visible).  Le sous-marin, rapidement réparé sur place, aurait ensuite rejoint un dock, on songe à celui de Holy Loch bien entendu, mais on cite alors Southampton.  La thèse a été développée par le journaliste Jean-Michel Carré dans Libération, qui en a fait un film,« Koursk : un sous-marin en eaux troubles ». Une démonstration un peu trop bien huilée, à mon avis.  Avec un peu trop aussi le coup du « risque de conflit majeur »; justement.  Ou qui comporte la signature de JP Petit comme « conseiller technique » du film, qui fait aussi un peu tâche ! Ou le fait que le Toledo mis en cause navigue toujours aujourd’hui, malgré ses énormes dégâts subis !!!  Mais la scène du film de la mère de famille dont le fils est encore au fond de l’eau, anesthésiée en direct devant les caméras par une piqûre d’infirmière reste un moment… fort gênant et à regarder à tout prix. Un témoignage très embarrassant pour le pouvoir de Poutine et ses méthodes.  La question, aujourd’hui n’étant plus  trop de savoir ce qui à coulé le Koursk (une torpille MK48 américaine, nouvelle, tirée par le Memphis pour protéger la fuite du Toledo, qui serait entré en collision avec le Koursk, selon le réalisateur, mais cette torpille n’a pas de charge perforante !) mais plutôt de savoir pourquoi l’a-t-on totalement abandonné,  Poutine en tête, avec des marins encore vivants à bord dans des fonds (100 mètres seulement) dans lesquels le sauvetage était aisé !!! 118 marins avaient perdu la vie dans la catastrophe, très certainement provoquée par l’explosion d’une torpille Tolstouchka type 65-76 (ici à gauche) à combustible liquide et réputée particulièrement instable et dangereuse !

(3) pour l’instant, six sont ont commencé leur refonte, un seul l’a terminée parmi les anciens projets 971 (SSN Akula), les projets 949A (SSGN Oscar II), et les projets 667 (SSBN Delta III). Aux chantiers de Zvezda on trouve donc aujourd’hui les sous-marins Magadan et Kuzbass (pour les classes Akula, le second est terminé et il est sorti de son chantier en mars 2016), l’Irkutsk, le Chelyabinsk, et le Tver (pour les Oscar II), et le Ryazan (un Delta III).

 d’autres vues ici d’Holy Loch:

http://www.usscasimirpulaski.com/holylochscotland.htm

infos sur le modèle Sierra

http://www.hisutton.com/Russian%20SIERRA%20Class%20Titanium-hulled%20attack%20sub.html

sur les sous-marins russes lance-missiles balistiques

http://www.russianspaceweb.com/rockets_slbm.html

 

sur l’opération Behemoth

ouvrage à consulter : « Crazy Ivan: Based on a True Story of Submarine Espionage » de W.Craig Reed et Wiliam Reed

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