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LA SEULE OPTION EST LE GLASS-STEAGALL

10rouefortuneDepuis l?annonce le 9 mai d?un plan de sauvetage des banques de la zone euro par les gouvernements europ?ens, c?est d?sormais la plan?te enti?re qui risque l?hyperinflation mon?taire comme ce fut le cas pour l?Allemagne de Weimar ? l?automne de 1923. (1)

Certains patriotes aux ?tats-Unis, dont l??conomie est plus que chancelante et dont la R?serve F?d?rale est impliqu?e dans le plan de sauvetage de l?Europe, ont d?cid? d?agir pour se prot?ger contre cette politique insens?e en ?rigeant un pare-feu entre activit?s bancaires l?gitimes et sp?culation.

C?est ce que le s?nateur John McCain (R-AZ) et la s?natrice Maria Cantwell (D-WA) (2) ont propos? en introduisant un amendement au projet de loi de r?forme financi?re du s?nateur Chris Dodd (D-CT), pour remettre en vigueur aux ?tats-Unis les crit?res de la loi ? Glass-Steagall ? (3) promulgu?e par le Congr?s am?ricain, en 1933, au tout d?but du premier terme de l?administration de Franklin Delano Roosevelt. Cette loi avait ?t? abrog?e en 1999, par l?entremise du secr?taire au Tr?sor de l??poque, Larry Summers.

Les forces li?es ? la sp?culation financi?re ne ch?ment pas. Le Pr?sident Obama menace de mettre son veto ? l?amendement Cantwell-McCain et Chris Dodd, le pr?sident de la commission des Finances, travaille avec Harry Reid (D-NE), le leader de la majorit? d?mocrate au S?nat, pour emp?cher qu?un vote ait lieu sur Glass-Steagall.

Face ? cela, une campagne en faveur de Glass-Steagall se poursuit actuellement aupr?s des S?nateurs (appels, e-mails, visites, etc.) afin que cette l?gislation d?inspiration rooseveltienne puisse, encore aujourd?hui, sauver l?Am?rique du gouffre financier. Les patriotes au sein des deux partis, qui appuient la loi Glass-Steagall, menacent d?entreprendre un filibuster si les leaders du S?nat tentent d?emp?cher un vote sur cet amendement.

L??conomiste am?ricain Lyndon LaRouche, qui combat depuis des d?cennies pour un retour aux fondamentaux rooseveltiens, a d?clar? le 8 mai depuis Washington, lors d?une conf?rence internet, que la bataille au Congr?s am?ricain autour de la loi Glass-Steagall d?cidera du sort des ?tats-Unis et du syst?me financier international.

Nous rendons disponibles, ici, quelques extraits du discours que Larouche a alors prononc?. L?ensemble du discours de LaRouche et la p?riode de questions et r?ponses, ainsi que le dialogue qu?il a eu avec des institutionnels am?ricains, sont disponibles sur vid?o avec traduction fran?aise. (4)

Lyndon LaRouche:

[? Il s?agit d?extraits mis bout ? bout dans l?ordre chronologique du discours ]

? … Ce qui a d?clench? cette affaire n?est pas strictement interne aux ?tats-Unis. Le fait est que l?Empire britannique, c?est ? dire le syst?me financier international men? par le cartel bancaire Inter-Alpha, est au bord de l?effondrement.
? La premi?re victime de cette d?sint?gration est l?euro. La monnaie unique europ?enne est un instrument mis en place d?s 1989 par le syst?me britannique. Il en est partie int?grante, tout comme l?Inter-Alpha Group et les pirates des Cara?bes ? ses extensions dans les places financi?res offshore.

? Le renflouement de la Gr?ce est une escroquerie visant ? briser les nations europ?ennes. On l?a vu avec le retour de flamme depuis son adoption la semaine derni?re, y compris avec ce qui s?est pass? jeudi ? Wall Street. La Gr?ce n?aurait pas d? ?tre renflou?e. Elle aurait d? proc?der souverainement ? une r?organisation financi?re. Pousser tous les pays europ?ens ? la renflouer n?a qu?un but : ruiner d?un seul coup toute l?Europe. Ces pays subissent maintenant un retour de flamme qui s?est propag? jusqu?? Wall Street. Si bien que, puisque Wall Street n?est qu?une extension de cet empire financier mondial, l?ensemble du syst?me britannique est maintenant au bord de l?explosion.

? … Mais il n?y a pas que des tra?tres et des imb?ciles aux ?tats-Unis. C?est ce que l?on voit avec l?amendement Glass-Steagall promu par les s?nateurs John McCain et Maria Cantwell. Avec quelques autres, ils ne comptent pas rester assis ? contempler la destruction de leur pays. C?est pour cela qu?ils ont entrepris d?enrayer la r?forme Dodd en y introduisant le Glass-Steagall. Ce groupe de gens d?termin?s sait que le syst?me britannique est pr?t ? s?effondrer et que s?ils n?appliquent pas les rem?des appropri?s pour d?fendre les ?tats-Unis, nous plongerons aussi. Ils n?agissent donc pas en politiciens, mais en patriotes. Les int?r?ts de Wall Street qui soutiennent la politique d?Obama sont des tra?tres car ils sont pr?ts ? sacrifier les ?tats-Unis. Eux, par contre, ils agissent en patriotes face ? l?effondrement total du syst?me mon?taire et financier international. En adoptant le Glass-Steagall ici, nous nous donnerons les moyens de sortir l?Europe de leur situation difficile, en ?tendant les principes de cette loi au vieux continent.

? Tout ce que l?on consid?re ?tre aujourd?hui des actifs financiers sont en r?alit? sans aucune valeur. Ce ne sont que des produits d?riv?s issus de jeux d?argent ; des paris sur des jeux de paris. Ils n?ont absolument aucun lien avec des actifs ?conomiques r?els. C?est une fraude de plusieurs centaines de milliers de milliards, voir m?me de millions de milliards de dollars. Cette dette financi?re mondiale ne vaut absolument rien ! Ces actifs ?quivalent au mieux ? de vulgaires billets de Monopoly.

? Avec l?approche Glass-Steagall, nous pouvons ?liminer l?ensemble de ces actifs et d?fendre l?int?grit? des obligations l?gitimes qui se trouvent dans les banques normales. Ce type de r?organisation aurait d? ?tre entrepris d?s 2007, comme je l?avais prescrit, mais cet imb?cile de Barney Franck l?a emp?ch?. R?sultat, la population am?ricaine est frapp?e par la mis?re et bient?t par la faim. Nous sommes au bord d?un ?clatement social. Alors qui allons-nous d?fendre ? La population ? Les emplois industriels ? Les collectivit?s locales ? Le pays ? Ou bien les int?r?ts financiers ?trangers, ces monstres renflou?s du syst?me britannique ?

? Le syst?me est d?sormais hors de contr?le et ce qui arrive ?tait enti?rement pr?visible, ?tant donn? la folie qui r?gne dans la finance et la politique.

? L?initiative McCain-Cantwell est une r?ponse ? cette r?alit?. Nous assistons maintenant ? un v?ritable ?clatement et une r?organisation du syst?me politique am?ricain bipartite. Il ne s?agit plus de r?publicains contre des d?mocrates. Il y a d?sormais une faction patriotique compos?e de membres des deux camps et qui cro?t ? vue d??il. Cette opposition ? Obama et au syst?me britannique ne reste formellement qu?une minorit?, mais avec le soutien du peuple tout change. La population voit enfin des dirigeants se lever pour rompre avec la folie ambiante et elle n?attendait que ?a.

? Les ?tats-Unis sont sur le point d?adopter ? nouveau la loi Glass-Steagall. Les britanniques vont tr?s mal le prendre car l?application du Glass-Steagall condamne leur syst?me.

? Nous sommes en position de changer le cours des choses. Nous sommes dans l?un de ces moments de l?histoire o? les facteurs objectifs ? les forces en place et la peur des gens ? qui d?terminent habituellement les ?v?nements, volent en ?clat face ? un ph?nom?ne que d?crivait parfaitement Percy Shelley ? la fin d?En D?fense de la Po?sie. ? Parfois les gens sont saisis par une force qu?ils ne comprennent pas toujours mais qui les pousse ? l?action. Ainsi fut la R?volution am?ricaine, o? un peuple isol?, loin de l?Europe, en est arriv? ? se rendre compte qu?il devait d?fendre ses acquis. Souvent dans l?histoire nous avons v?cu de longues p?riodes de souffrances auxquelles ont soudainement succ?d?es les forces du changement. C?est comme une lame de fond. Il suffit de quelques meneurs bien en phase et le peuple leur r?pondra. Si la plupart des gens ne comprennent pas pleinement ce ph?nom?ne, ils le per?oivent tr?s bien. Ils sentent lorsqu?un pi?ge se referme sur eux et savent que quelque chose doit ?tre tent?.

? Aujourd?hui, la ligne de rupture, c?est le Glass-Steagall, et nous avons quasiment les moyens de le faire passer. Avec ce que j?ai dit aujourd?hui, qui sera entendu et discut? par les personnes concern?es dans les institutions, nous pourrons avoir l??lan n?cessaire. Malgr? nos divergences, ces gens sont d?accord avec ce que je dis et nous avons en commun d??tre des patriotes. C?est ce qui peut faire la diff?rence. ?

Un ?Glass-Steagall ? global

Y aura-t-il un nombre suffisant de patriotes pour se tenir debout au S?nat am?ricain cette semaine?

Nul ne saurait r?pondre.

La seule certitude est que ? sans une r?forme selon les crit?res de la loi Glass-Steagall ?liminant les caract?ristiques mon?taristes des syst?mes de Wall Street et de la City de Londres, les possibilit?s d??chapper ? un nouvel ?ge des t?n?bres plan?taire sont pratiquement nulles ?. (5)

La proposition selon laquelle il faudrait revenir au statu quo d?avant l?Euro, de r?tablir les monnaies nationales, d?invalider le Trait? de Maastricht, le Pacte de Stabilit? et le Trait? de Lisbonne, puis retourner ? une Europe d??tats-nations souverains est ad?quate et n?cessaire, mais elle exige aussi le passage de la loi Glass-Steagall, d?abord aux ?tats-Unis et, par la suite, en Europe.

Cette premi?re ?tape cruciale franchie, il devient alors possible d?amener les quatre puissances (6) que sont les ?tats-Unis, la Russie, la Chine et l?Inde ? coordonner leurs efforts afin d?initier un nouveau syst?me de cr?dit international, ? taux de change fixe et inspir? par l?approche d?Alexandre Hamilton, le premier secr?taire au Tr?sor am?ricain.

Nous sommes actuellement confront?s ? un v?ritable ? punctum saliens ?, selon l?expression du grand po?te r?publicain Friedrich Schiller.

C?est pr?cis?ment lorsque surviennent de tels points d?inflexions dans le cours de l?histoire qu?il devient possible pour un individu de saisir ce moment inspir? de son existence pour agir, ? ? la fois comme patriote passionn? de sa nation et comme citoyen du monde ?. (7)

Dans de telles circonstances, le cours de l?histoire peut basculer en un seul jour. Ce jour est peut-?tre venu.

Gilles Gervais,?17 mai, 2010

Notes :

(1) ? Pare-feu ? – En D?fense de l??tat-nation.

Vid?o de 1h.24 min., sous-titr?e en fran?ais.

(www.comiterepubliquecanada.ca) : page d?accueil.

(2) OK!? La Loi Glass-Steagall Introduite au S?nat am?ricain.

(www.comiterepubliquecanada.ca) : 7 mai 2010 – nouvelles internationales.

(3) La Loi Glass-Segall : Comment FDR remit les banquiers ? leur place.

(www.comiterepubliquecanada.ca) 8 octobre 2008 – section Vers un Nouveau ??????????? Bretton Woods.

(4) Webcast de Lyndon LaRouche du 8 mai, 2010 ? Washington, D.C.

Vid?o, avec traduction simultan?e en fran?ais.

(www.comiterepubliquecanada.ca) : page d?accueil.

(5) Un Glass-Steagall global, par Lyndon LaRouche, 8 f?vrier, 2010

(pour approfondir la pens?e ?conomique de LaRouche, voir : L??conomie pour les scientifiques : la science ?conomique en bref.)

(www.comiterepubliquecanada) : section – les ?crits de Lyndon LaRouche.

(6) Mettre ? l?ordre du jour le plan LaRouche pour sauver l??conomie mondiale. — L?Appel de l?Institut Schiller du 1er novembre 2009.

(www.comiterepubliquecanada.ca) : section — Vers un Nouveau Bretton Woods.

(7) Friedrich Schiller.

Voir ?galement la conf?rence de Benoit Chalifoux : La ? Gr?ve de Masse ? de ??????????? Rosa Luxemburg et son actualit? aujourd?hui.

(www.comiterepubliquecanada.ca) : section — Nos Activit?s.

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  1. avatar

    Je trouve ce texte parsemé de demi-vérités, de spéculation et même de fiction, jumelées à une totale incompréhension du système financier.

    Premièrement, même avant l’élimination de cette loi (Glass-Steagall), les banques d’investissement étaient déjà autorisées à commercer et à détenir les actifs financiers au centre de la crise financière tels que les titres basés sur des prêts hypothécaires, les Credit Default Swaps (CDS) et les Collateral Debt Obligations (CDO).

    Deuxièmement, très peu de sociétés financières ont décidé de combiner les activités d’investissement et les activités de banque commerciale. Les deux banques d’investissement dont la déroute symbolise la crise financière, Bear Stearns et Lehman Brothers, n’étaient affiliées à aucune institution de dépôt. Au contraire, si Bear Stearns ou Lehman Brothers avait eu une source importante de dépôts assurés, elles auraient probablement survécu à leurs problèmes de liquidité de court terme. En outre, les grandes banques qui combinent des activités d’investissement et des activités commerciales ont traversé la crise en meilleure santé que les autres.

    La loi Gramm-Leach-Bliley en elle-même n’a eu que peu d’impact sur les activités de trading des banques d’investissement. Les activités hors-bilan de Bear Stearns et Lehman étaient autorisées avant l’adoption de la loi.

    Les dettes des PIIGS sont bien réelles, tout comme leurs déficits monstrueux.

    Si nous tenons à « sauver l’Amérique du gouffre financier », il faut éliminer les banques centrales, Fannie Mae, Freddie Mac, la FDIC et créer une loi rendant illégal tout plan de sauvetage (bailout) de quelque industrie que ce soit.

    Le Glass-Steagall act n’est qu’une chimère contre laquelle beaucoup de gens bien intentionné gaspille leur énergie politique, pendant que le vrai problème est beacoup plus simple et profond.

  2. avatar

    @ L’auteur

    je pense qu’un nouveau Glass-Steagal est un pas dans la bonne direction; mais il faudrait une strategie d’ensemble; le monde a changé depuis 75 ans

    Je salue, le fait qu’on accorde enfin un peu de respect à Larouche; je ne partage pas toutes ses hypothèses, mais il faut reconnaitre que ses prévisions se sont avérées justes bien plus souvent que le hasard ne pourrait l’expliquer et que la persécution – c’est le mot correct, je crois – dont il a été l’objet, est un exemple parfait de la volonté du systeme de ne laisser s’exprimer que ceux qui défendent l’idéologie dominante du gouvernement par les banquiers.

    PJCA

  3. avatar

    @ Minarchiste:

     » Les dettes des PIIGS sont bien réelles, tout comme leurs déficits monstrueux »

    On joue sur les mots. Ce qui est exprimé en monnaie est une représentation symbolique et n’est donc jamais réel. La monnaie, parfois, peut exprimer une valeur tangible, consensuelle; vous les libertariens, d’ailleurs, en montrez l’or comme l’archétype.

    Aujourd’hui, dettes et déficits ne représentent RIEN. Ce sont des chiffres ridicules, inscrits dans des livre ou de ordinateurs par ceux qui contrôlent ces livres et ces ordinateurs, pour représenter les péripéties de leurs jeux. Ces jeux ne touchent la réalité – travail et ressources – que pour en tirer profit…. et sont nuisibles. Anathema sit !

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2005/12/19/01-la-richesse-et-son-double/

    PJCA

  4. avatar
    Benoit Chalifoux

    Il est clair que la question de Glass Steagall est absolument cruciale pour étrangler les spéculateurs, ou du moins les sevrer de l’argent des épargnants qu’ils utilisent sans vergogne pour nous étranglers NOUS, qui combattons au quotidien pour un minimum de dignité.

    En réponse à Minarchiste, il est bien évident que les banques avaient déjà enfreint toutes les lois avant que ne soit abrogée Glass Steagall en 1999, et c’était bien là un de leurs arguments pour la faire sauter une bonne fois pour toutes : « De toute façon elle n’était pas respectée », pouvait-on entendre dire ça et là. Il est par conséquent clair que si nous rétablissons Glass-Steagall, avec le soutien et la VIGILANCE des citoyens, c’est pour que la loi soit, dorénavant, bel et bien respectée.

    L’autre argument pour obtenir l’abrogation de Glass Steagall était celui de la soi-disante concurence, car il faut savoir que l’équivalent de Glass Steagall en France, pays où je demeure, avait été abrogé dès 1984 par Jacques Delors, ministre des Finances du pseudo-socialiste François Mitterrand.

    Dire, comme le fait minarchiste, que les banques qui combinent les deux types d’activité, selon le fameux « modèle de banque universelle à la française », avec lequel on nous rabache les oreilles en France à longueur de journée, se sortent bien de la crise ne correspond pas à la réalité.

    Les banques françaises ne s’en sortent pas si bien qu’on le dit, car il a fallu 1) que l’Etat français vienne à leur rescousse une première fois en octobre 2008, avec un plan d’aide conséquent, et 2) que l’Etat français, l’Union européenne et le FMI viennent à leur rescousse une seconde fois, avec le récent plan d’aide CONTRE la Grèce. Il s’agit bien là d’un renflouement des banques françaises et allemandes, qui sont les plus impliquées dans la dette souveraine grecque.

    Je dis « plan d’aide contre la Grèce », car les Grecs sont soumis, en échange de la fameuse « aide » qu’on leur accorde, à une cure d’austérité salariale digne de celles de Laval en France en 1935 et de Brüning en Allemagne en 1929-1932. Tout le monde sait bien que l’argent n’ira pas aux Grecs mais servira à payer les spéculateurs détenteurs des obligations grecques.

    L’heure n’est donc pas au sophisme, mais à la vérité pleine et entière, à la vérité véridique. Monsieur Gervais n’a pas caché ni déformé, contrairement à ce qu’affirme minarchiste, cette triste réalité.

    Je termine en précisant que monsieur Gervais a eu le mérite de s’identifier clairement, et de nous faire part de son affiliation, ce qui n’est pas le cas de tous ces gens qui se cachent derrière des pseudos.

  5. avatar

    J’ai relu le post de Minarchiste, dont j’apprécie la constance dans la dénonciation des banquiers jointe à un soutien au capitalisme, ce qui n’est pas si facile…. C’est avec un certain amusement, cette fois, que j’ai trouvé chez lui cette phrase dans son post précédent:

    « …les grandes banques qui combinent des activités d’investissement et des activités commerciales ont traversé la crise en meilleure santé que les autres. »

    Tout è fait, vrai… et bien normal, mais n’est-ce pas nous dire que, sur le radeau de la Méduse seuls les cannibales engraissent ? Ce n’est pas la rentabilité de l’opération, ici, qui est en cause: c’est sa moralité.

    Pierre JC Allard

  6. avatar

    @PJCA

    « Ce n’est pas la rentabilité de l’opération, ici, qui est en cause: c’est sa moralité.  »

    Tout à fait.

    @ Benoit Chalifoux

    « ce qui n’est pas le cas de tous ces gens qui se cachent derrière des pseudos. »

    J’adorerais m’identifier, ça me faciliterais beaucoup la vie sur la blogosphère, mais mon emploi ne me le permet pas. Ce n’est pas pour me cacher.

  7. avatar

    Il est étonnant que Minarchiste semble juger ce seul article qui a un but bien précis et qu’on accuse de ce qui ne s’y trouve pas, comme si ça n’existait pas ailleurs dans d’autres écrits (voir le site web, http://www.larouchepub.com, notamment les articles de John Hoeffle). Par exemple, pour le bailout des banques, non seulement il ne faudrait plus en faire, Larouche est tout à fait d’accord avec cela et le dit, mais en plus il n’aurait jamais dû être fait dans un premier lieu, contrairement à ce qu’affirme la plupart des économistes, leurs émules dans les écoles comme les HEC et les perroquets de la presse écrite qui affirment qu’il était absolument nécessaire. Une réorganisation bancaire similaire à celle de Roosevelt en 1933 aurait du être faite avec une distinction entre les dettes légitimes d’entreprises et des particuliers et l’élimination des ‘dettes’ impayables – qui ne sont en fait que des paris entre des brookers, mais certains appelle cela de la création richesse… voilà toute l’abîme de sagesse qu’on apprend aujourd’hui dans les écoles monétarismes néolibérales comme Havard, ou encore que propage l’impérialiste libéral Niall Ferguson. Dans l’optique de Larouche, le Glass Steagall n’est qu’une mesure, essentielle, dans ce moment historique précis, parmi d’autres. D’autres mesures eurent dû être prises avant, comme il le préconisa, ce qui aurait évité la crise, mais voilà, ce qui est fait, est fait. Déjà en 86-87 il attaqua les mesures de déréglementations introduites par la City de Londres en 86 pour ensuite être imitées par Greenspan en 87 transformant l’économie en un casino mondiale en permettant la création des produits dérivés de plus en plus ésotériques.

    Vielle de 75 ans? (à M.Allard) Mais ce qui encore plus vieux, c’est l’idée que la pure déréglementation, que le ‘marché financier’ laisser à lui-même, mènera au paradis terrestre, à l’utopie sur terre. Comme les communismes, si ça marche pas, il faut socialiser encore plus disait-il… et aujourd’hui, si ça marche pas, plus de ‘laisser-faire’ faut-il… Toutes les mesures prises dans les années 30 pour empêcher que la dépression des années trente provoquée par les bulles financières de l’époque ne revienne ont été enlevées une à une au nom de la ‘modernité’, avec pour résultat les mêmes types de conséquences (bien sûr, il y des différences avec aujourd’hui, l’histoire n’étant jamais exactement la même).
    On pourra lire sur le sujet l’article de Nicolas Firzli, de la ‘prestigieuse’ revue Analyse financière : Orthodoxie financière et régulation bancaire : les leçons du Glass-Steagall Act. On notera que de tous les pays, c’est la Chine qui s’en est sorti le mieux du point de vue financier, en ayant voté en 1995 et 98, des lois s’inspirant du Glass Steagall. http://www.canadianeuropean.com/yahoo_site_admin/assets/docs/Bank_Regulation_and_Financial_Orthodoxy__RAF__Jan_2010.784613.pdf

    Le Glass Steagall n’est pas important? Peut-être pas pour vous Minarchiste, mais tous les pontes de Wall Street, de Londres et bien sûr Obama, le relais de ces milieux sont absolument contre et de manière hystérique – qui soit dit en passant finance tous les groupes comme le Cato Institute, dont souvent les membres semblent être les «idiots utiles». Ainsi dans les années 30, JP Morgan finançait le fascisme italien tout en promouvant le ‘American Liberty League’ aux États-Unis et le coup d’État fascisme manqué de 1934 contre FD Rooselvelt (voir le livre de Jules Archer, The Plot to seize the White House), de même les mesures néolibérales des années 70, supposément fait au nom de la ‘democracy and free market’ ne furent qu’une mascarade; pour implanter l’utopie de Freeman et sa ‘liberté’ (sic) il a fallu l’instauration de régime dictatorial comme Pinochet, toujours plus efficace que la démocratie pour casser les syndicats, ces entités ignobles qui introduire des ‘distorsions’ dans le Marché, cette si belle entité théorique et chimérique… Et quand ce n’est pas les dictatures, c’est l’exploitation de moment de crise (comme celle de la dette, catastrophe naturelle, etc.) qu’on exploite pour implémenter les mesures néolibérales contre la volonté des gens, qui malheureusement ne suivent que leurs intérêts égoïstes immédiats, votant pour des gouvernements «populistes», si ignorant sont-ils des ‘lois économiques du marché’. Voir l’excellent livre de Naomi Klein, The Shock doctrine, sauf sa tendance keynésienne, FDR n’ayant rien à avoir avec le monétariste Keynes, où elle démontre clairement que l’ascension de la ‘globalisation’ n’a rien eu à avoir avec la démocratie et la prospérité comme un M. Wolf du Financial Time et du Von Hakek Instute a pu le clamer…

    D’ailleurs, je suis surpris que vous n’appuyer pas les bailouts, il est vrai que ça va contre l’orthodoxie de la non-intervention de l’État, mais des fois, pour arriver au paradis il faut piler un peu sur les principes. On endette tellement les États pour sauver la racaille financière qui tend avidement la main gauche, pour bien sûr de l’autre main promouvoir le libre-échange et la liberté d’exploiter la main-d’œuvre pas chère dans le tiers-monde, que vous pouvez maintenant justifier toutes les coupures radicales contre les services publics, imposer l’austérité et tout privatiser au nom du remboursement de la dette; je suis sûr que Friedman aurait approuvé le plan. Mais imposer l’austérité pour équilibrer les budgets et baisser les salaires, cela pourrait provoquer du remous dans la population; la tentation autoritaire deviendra de plus en plus grande, comme dans les années 30… Contrairement à la fable historique de Hayek, à moins de penser que Montagu Norman, Hjalmar Schacht (ministre des Finances de Hitler et très proches de tous les milieux financiers anglo-américains) et Prescott Bush furent des socialistes, c’est des milieux financiers (et certains industriels) que vinrent les régimes fascismes.
    Même un Evan Pritchard du Daily Teligraph semble mieux connaître son histoire (http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/7669443/Monetary-union-has-delivered-a-German-Europe-after-all.html):
    «What is undeniable is that Club Med and Ireland are being told to implement the same policies that crippled Europe in the early 1930s, that led to Laval’s « deflation decrees » in France, and led in different ways to Hitler, Franco, Antonescu, and Metaxas in Greece. Is that a good idea? »

  8. avatar

    GLASS STEAGALL C‘EST LA BANNIERE DE LA GREVE DE MASSE.

    Je suis très heureux de voir que les Canadiens s’intéressent au Glass-Steagall et à l’article de Gilles Gervais sur LaRouche, parce que ce n’est pas un sujet académique qui vise à attirer l’opinion des commentateurs et des peureux. Pour dire les choses comme elles sont, la reprise du Glass Steagall Act c’est l’amorce d’une seconde révolution américaine. C’est pourquoi je voudrais reprendre ici le fil de ce qu’a dit Gilles dans sa conclusion et ajouter une idée qui pourrait vous être utile.

    Ce qui se produit, présentement, dans la population américaine, et ce qui va bientôt frapper toutes les populations du monde, y compris celles du Canada, c’est un changement profond et historique de toutes les valeurs socioculturelles qui ont miné la société internationale depuis la Renaissance italienne de Nicolas de Cuse et son projet de société anti-oligarchique en amérique. Par exemple, la fausse valeur attribuée à l’argent doit disparaître et doit être remplacée par la valeur du travail créateur. Le choc de la faillite financière qui vient d’ébranler toute l’Europe va bientôt balayer toutes les fausses valeurs oligarchiques qui ont empoisonné nos sociétés depuis plus de 5,000 ans et qui va donner l’occasion d’adopter un nouveau système de valeur ou l’homme sera dorénavant motivé par l’immortalité de son espèce. Ce changement profond va se produire par le truchement de ce qu’on appelle une « grève de masse. »

    Le retour au Glass-Steagall c’est la bannière de la « grève de masse. » Le choix est simple : soit que les dirigeants américains refusent cette option et réussissent à imposer une dictature pour se maintenir au pouvoir; alors, vous verrez la population mondiale passer de 6.7 milliards à environ 2 milliards d’ici vingt ans. Soit que la population supporte le programme de LaRouche pour restaurer le Glass Steagall Act et alors, durant une même période de temps, l’humanité pourra réaliser entre la Terre et Mars ce que Christophe Colomb a réussi à faire entre l’Europe et l’Amérique en 1492. En effet, nous nous trouvons présentement en face de l’Impératif Cosmique. Autrement dit, la génération de vos petits enfants ira coloniser le système solaire aussi facilement que nous voyageons aujourd’hui d’un continent à l’autre. L’Impératif Cosmique c’est la nouvelle économie.

    Entre-temps, que « l’esprit du temps » persiste et vous entraîne à faire son travail historique et mondial.

    Pierre Beaudry, Leesburg Va.

  9. avatar

    @ Minarchiste: je ne vous ai pas reproché d’agir sous un pseudo. … Je me suis permis d’introduire la cible dans votre commentaire. Si vous n’êtes pas d’accord, je remettrai en l’état,

    PJCA

  10. avatar

    Pour utilité publique, je reproduis la déclaration du Americans for Financial Reform coalition, sur la question du Glass Steagall; désolé, en anglais. S’il est vrai que les deux qui tombèrent furent seulement des banques d’investissements, ça l’a eu d’autres impacts dans la création de l’économie casino, que vous pourrez lire dans cette déclaration.

    Dear Senator,

    The over 200 consumer, employee, investor, community and civil rights groups who are members of Americans for Financial Reform write you today to convey the coalitions strong support for the Cantwell-McCain Glass-Steagall Amendment, #3884.

    Ten years ago, the Glass-Steagall Act of 1933 that once separated commercial banks from investment banks and insurance companies was repealed, after years of erosion by regulators, courts and Congress. The result was substantial growth in the size, complexity and risk profile of the nation’s largest financial institutions, which could, for the first time since the Great Depression, combine traditional banking with speculative activity.

    The 2008 financial crisis revealed the short-sightedness of the repeal of these protections, which had kept our financial system stable for 60 years. Banking, insurance and investment firms merged, becoming too big to fail and too complex to manage. While much of damage was wrought by pure investment banks such as Bear Stearns and Lehman Brothers, commercial banks played a crucial role as buyers and sellers of mortgage-backed securities, credit-default swaps, and other explosive financial derivatives, which were packaged and sold around the globe. Commercial banks were able to do this because the Gramm-Leach-Bliley Act (1999) allowed them to form investment banking subsidiaries and authorized an expansion of non-deposit funding to support their off-balance sheet activities such as proprietary trading and derivatives dealing.

    Cantwell-McCain Amendment #3884 reestablishes the wall between commercial banks and risky securities activities. The American people have paid an incalculable price for the casino-style securities trading that was allowed to flourish on Wall Street. It is time to rebuild the wall between Main Street banks and Wall Street gambling for the protection of every American.

    Sincerely, Americans for Financial Reform.

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    @Paul Rabelais

    Je suis d’accord avec vous sur la plupart de vos points de vue, mais je persiste à affirmer qu’il est fallacieux de penser que le retour du Glass-Steagal act va sauver le système financier et prévenir les crises financières, ni la règlementation d’ailleurs. La prochaine crise ne fera que provenir d’ailleurs.

    Le système bancaire canadien est probablement celui qui s’en est le mieux tiré, et devinez quoi….nos 6 grandes banques ont à la fois des activités de retail banking et de wholesale banking (incluant trading), et donc ne respecteraient pas le Glass-Steagall.

    Ce que les banques font avec leur capital (hypothèques ou trading), je m’en fou comme de ma dernière chemise; c’est aux actionnaires à y voir car c’est leur argent qui est en jeu (du moins ce le serait dans un système libre non-subventionné par la banque centrale et l’État).

    Ce qui m’importe, c’est que les politiciens cessent de subventionner cette industrie sur le dos des contribuables et épargnants, notamment par des bailouts inutiles. Pour ce faire, il y a deux approches: l’approche totalitaire et l’approche libertarienne. Je préfère la liberté (et les responsabilités qui vont avec).

    Et non, le bailout des banques américaines n’était pas nécessaire, au contraire il est plutôt fort nuisible en plus d’être immoral.

    Le meilleur remède contre les problèmes du système aurait été de laisser le système en faillite. D’ailleurs, aux États-Unis, des centaines de petites banques « too-small-to-care » sont présentement restructurées et le tout se fait dans l’ordre, sans soucis pour les clients.

    On a tenté de nous faire avaler la pilule avec l’argument de la contagion. La seule chose qui a été contagieuse est le risque moral, suite aux bailouts précédents (Continental Illinois 1984, les S&Ls 1991, LTCM 1998, et j’en passe).