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La remont?e des taux pr?sage du pire pour les Etats-Unis

Les Etats-Unis ne doivent qu?? leur devise ? le tout puissant dollar -?d??tre en mesure de se financer ? prix modique. Leur activisme keyn?sien tous azimut et autres multiples cr?ations de monnaie ??ex nihilo???aux implications hyper inflationnistes auraient effectivement eu pour cons?quence directe une brusque remont?e de leurs taux d?int?r?ts (aux effets d?vastateurs pour leur ?conomie) si leur billet vert n??tait?pas la seule monnaie de r?serve au monde? En fait, la machine ? consommer am?ricaine ne laisse nul choix aux pays exportateurs qui doivent obligatoirement y recycler leurs exc?dents ? naturellement libell?s en dollars. En effet, o? et comment la Chine pourrait-elle investir ses dollars, r?sultant de sa balance commerciale largement exc?dentaire avec les USA, autrement que dans les Bons du Tr?sor?et autres placements?am?ricains? Ce ??privil?ge exorbitant?? ? authentique imp?rialisme ? peine d?guis? -?autorise ainsi les gouvernants successifs de ce pays?? abuser de toutes sortes de pratiques et de manipulations aux effets incontestablement pervers sur le pouvoir d?achat de leurs citoyens US et sur les co?ts de financement de leur train de vie.

En effet, ? quoi bon subir une vie de privations et de rigueur, s?inqui?ter des d?ficits publics ? fussent-ils?astronomiques ? ou??conomiser les stimuli keyn?siens tant que les Bons du Tr?sor am?ricains sont (encore) l?objet?de toutes?les convoitises de la part des nations entretenant des exc?dents? Les chantres de la d?pense et des relances par les d?ficits (deficit spending) ? comme Paul Krugman ? ne pr?tendent-ils en effet pas que la dette nationale am?ricaine est, du haut de ses 9?300 milliards de dollars, nettement inf?rieure au P.I.B. du pays??? sans toutefois prendre la peine de mentionner que ce P.I.B. de 14?700 milliards ne produit que 2?200 milliards de revenus annuels et est donc insuffisant ? assumer ne serait-ce que le financement de cette dette!?Il est vrai que les implications potentielles des dettes publiques am?ricaines ? qui exc?dent 400% de l?ensemble des revenus fiscaux annuels du pays ? sont ?tourdissantes tant il est clair que le gouvernement des Etats-Unis n?est nullement en mesure d?honorer les seuls int?r?ts sur l?ensemble des Bons ?mis par sa Tr?sorerie.

C?est donc dans cette conjoncture de cataclysme annonc? que, tout naturellement, il ?met de nouveaux Bons afin de s?acquitter des int?r?ts ?chus gr?ce aux nouveaux fonds lev?s. Ce faisant, il mon?tise encore et toujours plus sa dette,?payant ses cr?anciers avec l?argent emprunt? aupr?s d?autres, le tout dans une monnaie?qui ne tient plus que par la gr?ce de ces nations exc?dentaires trop engag?es aujourd?hui aux Etats-Unis pour pouvoir seulement oser se permettre faire machine arri?re??La situation est pourtant limpide: le d?faut de paiement am?ricain ? c?est-?-dire la faillite ? est aujourd?hui suspendu ? l??volution des taux d?int?r?ts. En d?autres termes, l?incapacit? de l?Etat f?d?ral US ? honorer ses dettes est actuellement provisoirement masqu?e par le service modique de ces dettes du fait de taux d?int?r?ts tr?s bas dont il doit s?acquitter aupr?s de ses cr?anciers.

C?est ainsi que la dette publique US, qui ?tait de 4?900 milliards de dollars ? fin 2006, contraignait le pays ? payer 240 milliards de dollars au titre des seuls int?r?ts qui ?taient alors autour de 4.9%. Consid?rons par ailleurs l?endettement ? fin 2010, soit 9?300 milliards de dollars,?dont la charge ? 213 milliards de dollars ? ?tait ainsi inf?rieure du fait?de taux?tomb?s ? 2.3%? N?anmoins, comment?ignorer cette in?luctable bombe ? retardement?constitu?e par une dette en augmentation de 87%, en quatre ans, ?dulcor?e simplement par un service de la dette, lui, n?anmoins inf?rieur de 11% par rapport ? ce qu?il ?tait ? l??poque? Et comment les Etats-Unis esp?rent-ils financer en 2015 leur dette publique qui sera de l?ordre de 15?000 milliards de dollars avec un contexte de taux d?int?r?ts qui, lui, sera assur?ment moins favorable? En fait,?des taux US qui retrouveraient simplement leurs niveaux de croisi?re se traduiraient d?j? par un service de cette dette avoisinant 1?000 milliards de dollars ou pr?s de la moiti? de l?int?gralit? des revenus fiscaux de l?Etat f?d?ral am?ricain.

Est-il utile d??tudier l?hypoth?se o? les Etats-Unis devront un jour affronter ? ? l?instar de la Gr?ce ? des taux de l?ordre de 12% sur leurs obligations ? 10 ans??N?oublions jamais que les d?boires de l?Europe p?riph?rique? proviennent moins de?sa dette nominale que du co?t de financement?de cette m?me dette ayant mis la faillite ? l?ordre du jour. En effet, une augmentation des taux d?int?r?ts?se traduit g?n?ralement par une r?gression du P.I.B., elle-m?me r?sultant en une d?t?rioration du ratio dettes / P.I.B?.

Bref, apr?s les d?biteurs subprimes compos?s par cette arm?e de?citoyens am?ricains qui croyaient na?vement parvenir ? assumer la charge d?une dette hypoth?caire dix fois sup?rieure ? leurs revenus annuels, prenons?conscience d?un glissement aux effets potentiellement d?vastateurs, ? savoir que le d?biteur subprime est aujourd?hui?l?Etat am?ricain! Que ceux qui sont bluff?s par des taux d?int?r?ts insignifiants reviennent ? la r?alit? car ce contexte est appel? ? se durcir progressivement tout comme l?anesth?siant des ??baisses de taux quantitatives?? est condamn? ? rapidement s?estomper. N?en d?plaise ? Krugman et consorts ? adeptes de l?hyper d?pense ? et?malheureusement pour la Chine et pour les autres pays?exc?dentaires lourdement investis aux USA: la hausse des taux d?int?r?ts d?clenchera l?insolvabilit? am?ricaine.

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