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La redistribution radicale des richesses

Image Flickr par nzclevercookie

On a vu ce terme appara?tre comme revendication la plus spontan?e de la r?volution ?gyptienne, ? la fin de la journ?e du combat sur le pont, o? finalement c’est l’arm?e qui recula.
Puis il r?appara?t dans le sillage des Indignados dont la solidification sous forme d’association capable de s’exprimer au nom des autres, parmi les revendications les plus l?gitimes.

L’observation faite est que les biens publics sont confi?s au priv? et que les dettes priv?es sont confi?es au publique. La d?sir est celui d’un meilleur business en la faveur des peuples dans la mesure o? des tr?s nombreux biens doivent ?tre inali?nables, incluant tout ce qui peut impacter sur la beaut? du monde, et en m?me temps, que les dettes servent ? faire couler ceux qui y croient encore, et de ce fait, que les richesses soient moins injustement redistribu?es.

On sait depuis J?sus que ce monde souffre de l’injuste et cruelle r?partition des richesses, et les solutions rendues possibles par le syst?me existant rendent ce but impossible ? atteindre avant les cinq cent prochaines ann?es.

Ainsi il faut voir dans l’appellation de ??radicale?? le terme qui d?signe la profondeur du changement d?sir?. Par profondeur il s’agit de r?viser les r?gles globales qui ensuite rendent possibles la r?solution de tr?s nombreuses et diverses injustices.
Il s’agit aussi de signifier la non-crainte de choquer le dogme, qui co?ncide avec les int?r?ts des firmes qui vont se voir ?t? leur business.

Mais si j’?tais eux je m’empresserai de l?gitimer ma production en lui conf?rant une valeur sociale, pr?sentant que cette valeur allait devenir monnaie.

Mais il manque encore d’approfondir le modus operandi de cette redistribution des richesses, si l’argent des firmes est pos? dans un vrai panier vraiment d?di? au peuple, ce que le principe d’?tat ?tait sens? faire. Car la satisfaction du r?volutionnaire c’est de voir son r?ve ? l’oeuvre, et faire advenir une nouvelle r?alit?.

Quel que soit le syst?me choisi, m?me si sa formulation ??redistribution radicale des richesses?? ne suffit pas ? dire toute la m?canique qui ‘devrait’ exister, c’est pas parce qu’elle n’existe pas encore que la revendication est moins l?gitime.

Je veux juste fournir les voies trouv?es jusqu’ici pour cela, avec leurs explications.

1. La soci?t? du partage

D?j? il serait souhaitable que les centres de production soient multipotents, et que chaque production industrielle soit le fruit du summum de connaissance et d’intelligence de l’?poque actuelle, dans le sens o? il devient stupide de faire de la concurrence.

Que l’alimentation vendue soit d’office, sans avoir ? v?rifier et attendre de la main invisible qu’elle fasse son oeuvre, on veut ?tre s?r du premier coup que cette alimentation est saine, sans OGM, ne participant pas ? des violations, et b?n?ficiant de tous les brevets et d?couvertes scientifique qui pourraient l’int?resser. Elle doit ?tre un summum (et non un minimum).

C’?tait inutile (avant le nouveau syst?me) d’attendre que les firmes fassent ?voluer qualitativement leur productions sans y ?tre pouss?es par un gain sup?rieur ? celui obtenu en en faisant le moins possible?!
Rien ne garanti la qualit? de ce qui est vendu si c’est pour l’app?t du gain qu’il est vendu. La soci?t? issue de cette angoisse permanente est d?lirante.

Quel ben?t aurait de la motivation pour exercer sa cr?ativit? ? rendre cette firme plus aimable, plus pratique, plus intelligente?? Et aussi, quel utilisateur leur enverrait des suggestions pour am?liorer leurs produits??
La motivation, le moteur de la cr?ativit? c’est quand m?me le sentiment de participer ? quelque chose de beau.

Cela va m?me plus loin, l’esprit du logiciel libre a rendu possible l’id?e que des production pouvaient ?tre le fruit du travail collaboratif d’une grande quantit? d’ing?nieurs qui font ce travail dans la seule optique de participer au bien de tous.

Et quand on y pense, l’industrie du num?rique, la musique le cin?ma, toute la culture et les logiciels, n’arrivent pas ? ?tre trait?s comme des biens mat?riels si on consid?re la fa?on dont ils sont cr??s puisqu’ils sont le fruit d’une entente collective.
Et m?me la fa?on de la distribuer ne m?rite pas que ces biens soient trait?s comme s’ils ?taient mat?riels, puisque ce serait injuste d’en priver les pauvres alors que ?a ne co?te rien.

Ceci doit faire voir que l’int?r?t premier de toute production doit pouvoir s’exprimer d’une fa?on palpable mat?riellement pour les industries, et cet int?r?t est celui de tous.
Toute production, en tous cas dans l’immat?riel, a pour motivation et but de ??servir??, rendre service, apporter de la joie et du bonheur, faciliter la vie, bref ?tre gentil.

C’est sur cet axe qu’il faut tracer les lignes d’un syst?me non injuste.

Il est question d’impliquer le public dans ce qui est produit, ?motionnellement et mat?riellement. Et en m?me temps il est question de parler de firmes sur lesquelles on peut facilement exercer un contr?le, au point d’avoir des usines multipotentes capables d’adapter leur production tr?s rapidement aux besoins.

C’est au syst?me de garantir que cela soit possible si c’est dans l’int?r?t du bien commun. Et cela serait garanti si ces productions ?taient la propri?t? physique et spirituelle du peuple.

2. La multivalence

Le deuxi?me axe, apr?s l’organisationnel viennent les r?glementations (qui sont pens?es pour cr?er le contour de l’organisationnel constat? ou d?sir?) et dont l’objectif est de pouvoir se baser sur des nombres ayant une signification importante, car articul?e, avec les autres leviers du ??syst?me??.

L’argent est la num?risation d’une somme trop confuse et disparate de choses ??de valeur??, des cailloux ou des vies humaines. D?s lors, s?mantiquement, ces deux exemples deviennent possibles ? comparer. Ah oui mais c’est mal. Mais c’est possible, ce qui prouve que ce qui est mal, c’est de les avoir rendu comparables.

Toute estimation est le fruit de mises en oppositions, et ce dont on a besoin dans une soci?t? num?rique est de se r?f?rer ? ces nombreuses sortes d’estimations possibles.

Quand on fait la comptabilit? qui permet d’avoir une vision globale d’une production, on souhaite avoir devant soi des chiffres qui soient ??purs?? et tr?s signifiants.
Le seul argent qui englobe tout occulte compl?tement les d?tails et les interactions qui sont en aval et en amont de cette production. De ce fait (devant l’impossibilit? de les comptabiliser) les frimes esquivent compl?tement tout ce qui a trait avec l’?cologie, la sant? des gens ou quelque autre broutille qui lui font perdre la performance que lui conf?re sa comptabilit?.

Si on souhaite v?ritablement (motiv? par la recherche du bonheur de tous et l’esprit de service) prendre en compte l’int?r?t de ceux qui se trouvent en amont et en aval d’une production, l’industrie devient co-responsable des cons?quences n?fastes provoqu?es au deuxi?me ou troisi?me degr?s par ceux-ci, et donc aussit?t (aussit?t conscient de cette responsabilit?) il va ?tre question de pouvoir quantifier ces l?sions, ces impacts, ces co?ts.

(par exemple m?me dans le cas du fabricant d’emballages, l? aussi il s’agit de nationaliser des co?ts qui auraient d? revenir ? des soci?t?s priv?es, ce sont elles qui les fabriquent ces d?chets… on fait toujours croire que ce sont les gens qui en sont responsables, comme s’il n’avaient qu’? ne pas les acheter… mais le vrai co-responsable sont les usines qui les fabriquent.)

On s’?pargnerait bien des soucis si d?s le d?part on int?grait dans ce qui fait la valeur d’une entreprise, d’autres ?valuations ?clair?es par l’exp?rience et une irr?pressible impartialit?.

Il peut s’agit d’?valuer le bien-?tre des employ?s (qui d?s lors deviendrait comme un produit qu’on serait pr?t ? acheter si on laissait faire le syst?me actuel), divers degr?s d’efficacit? et d’utilit?, sans compter comme on l’a vu (plus haut) l’implication des consommateurs dans la production, qui doit certainement g?n?rer une notation de type psychoaffective.
Ce genre d’?valuation peut vite obtenir une grande importance parmi les nombreux r?sultats qui doivent ?tre pris en compte et mis en rapport si on veut pouvoir d?cider de l’avenir d’une production.

Si les d?cisions qui aff?rent ? la gestion des biens communs veulent ?tre fond?s, ils ne sauraient se passer d’une gestion informatis?e de ces nombreuses sortes d’?valuations qui, mises en rapport les unes avec les autres, permet de fonder ses choix sur des chiffres tangibles.

Dans des essais pr?c?dents j’avais montr? qu’il ?tait opportun de s?parer notamment les co?ts mat?riels compl?tement des co?ts humains, de sorte ? avoir d’un c?t? une cha?ne ??sans but lucratif?? (qui co?te ce qu’elle co?te, ceci ?tant d’une importance secondaire), et de l’autre, le travail des gens, r?mun?r? par des Droits (droits d’acc?s mesur?s et dont le m?rite est le fruit d’une estimation, d’ordre sociale).

La monnaie des hommes c’est le Droit, certains s’usent et d’autres sont inali?nables. Quel que soit le parcours de l’humain, il doit avoir acc?s aux droits qui sont les siens. Il est inutile de rappeler que ceux qui meurent de faim on ??le droit?? d’acheter ? manger?: notre discours est de dire que ce sont ces Droits qui doivent ?tre la monnaie, le ??ce qui justifie?? la transaction, et le ??ce qui fait soci?t?.

D?s lors ils doivent ?tre quantifi?s, et c’est certain que l’homme ne manquera pas d’imagination pour les faire fleurir.

Le fait est que l’?nergie humaine ne peut pas souffrir d’?tre compar?e ? une mati?re premi?re parce que le langage et la technique qui permettent de l’optimiser ne sont pas du tout les m?mes?! L’humain lui, travaille d’autant mieux qu’il aime ce qu’il fait, ce qui suppose de contribuer au bien commun (? un niveau ou ? un autre).

Dans ce qui r?git l’activit? humaine, on se concentre beaucoup je pense sur les r?glementations qui devraient produire une soci?t? moins injuste, mais comme je viens de le d?montrer je l’esp?re, il vaut mieux partir de, et commencer ? penser la soci?t? humaine telle qu’elle devrait ?tre.

Ensuite il faut observer la soci?t? en train de fonctionner pour voir ses lacunes, ce qui oblige ? y penser en terme de machine, ou de belle m?canique qui tourne ? la perfection.
Cela aura moins a l’avantage de pouvoir qualifier le syst?me social de perfection possible ? atteindre.

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