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La nouvelle coca?ne du capitalisme: l??cologisme

PAUL LAURENDEAU?? R?flexion, pas trop ?colo quand m?me, sur Daniel Cohn-Bendit comme indicateur sociologique et historique… Voici donc que Daniel Cohn-Bendit joue tr?s ouvertement les euro-boute-feux ?s conflit malien. Et ainsi les lois de fer de l’histoire seront toujours les lois de fer de l’histoire. En 1920, L?nine ?crit un ouvrage intitul? La maladie infantile du communisme: le gauchisme. Il y analyse l?antiparlementarisme de la gauche europ?enne de l?entre-deux-guerres en expliquant que les partis communistes pro-bolchevistes doivent fermement se positionner entre une ligne doctrinaire trop rigide et un ?gauchisme? r?volt?, trublion et, finalement, trop mou, friable et inutile. L?nine fait comprendre ? son lecteur attentif que c?est la r?bellion ?populaire? et ?syndicaliste? qui, de fait, maintient la mouvement des forces sociales progressistes solidement enferm? ? la gauche de l?h?micycle parlementaire bourgeois, ce qui perp?tue la charpente mentale de ce dernier et paralyse toute possibilit? de r?volution effective. ?tre ?? la gauche? d?un dispositif politique, c?est se maintenir en son cadre et cela ne le r?volutionne pas. Ironisant sur ce titre de L?nine, Daniel Cohn-Bendit ?crit, en 1968, un ouvrage intitul? Le gauchisme: rem?de ? la maladie s?nile du communisme. Le jeune tribun populaire de Mai 68 cultive alors une analyse inverse de celle de L?nine. Devenus les doctrinaires rigides et hippopotamesques que L?nine avait jadis d?nonc?s sur sa droite, les ?s?niles? eurocommunistes, plus pr?cis?ment ceux du Parti Communiste Fran?ais, dirig?s, ? partir de 1972, par l?insupportable George Marchais (1920-1997), paralysent tous les mouvements trublions, r?volt?s et r?formistes de la gauche libertaire et/ou anarchisante de 1968-1973. La r?plique que servit alors Cohn-Bendit ? l?eurocommunisme se r?sume en une phrase rem?de, un cri primal panac?e, jamais ?crit, mais souvent prononc? par lui lors des tonitruants d?bats de Mai: Ta gueule, cr?tin de stal! Daniel Cohn-Bendit, et la sensibilit? libertaire qu?il repr?sente encore, darde, sans complexe et avec la vivace fermet? du cabot assum?, tout communisme institutionnel (incluant naturellement le sovi?tique, celui des autres pays de l?est du temps, et de la Chine, et du Vietnam, et du PCF, et du PCI et etc?) en le condamnant et le stigmatisant d?une impitoyable monosyllabe: stal (pour stalinien). Incarnant et valorisant haut et fort ce gauchisme tant d?cri? par L?nine, Daniel Cohn-Bendit combat ouvertement et farouchement le communisme depuis sa toute prime jeunesse politique. (Et, si tu es contre nous, tu es contre la jeunesse, un vieux stal). On analyse classiquement (et un peu superficiellement) Dany le Rouge (en r?f?rence exclusive ? la couleur? de ses cheveux), cette importante figure historique fran?aise, comme un vireur de veste opportuniste, suiviste et un peu incoh?rent (Dany le Rouge devenu Dany le rose p?le ou l?orange ou le Vert ou m?me le kaki, lors de son appui ? la guerre en Bosnie et comme promoteur tapageur d’un intervention europ?enne au Mali, etc). Depuis son autre ouvrage symptomatique Nous l?avons tant aim?e, la r?volution (1992), il aurait chang? son fusil d??paule, retourn? sa veste et, tel Jerry Rubin et tant d?autres de la g?n?ration des babyboomers, il renierait ses id?aux d?autrefois et se red?finirait sur le tas et sur le tard. Cette analyse est inexacte en ce sens que ce n?est pas du tout ? un changement d?opinion subjectif mais bien ? un mouvement sociologique objectif qu?on assiste ici, en Dany et de par Dany. En toute syst?maticit?, Daniel Cohn-Bendit a TOUJOURS combattu le communisme avec acharnement et a cru, d?s l??poque de Mai, sans malice ni calcul alors, ? la possibilit? effective d?une mise en place d?un gauchisme non-communiste. La tourte s?est peut ?tre faisand?e dans l?assiette, mais elle ne s?est pas retourn?e? Cohn-Bendit a chemin? sur son rail en conformit? avec ses axiomes de d?part. Ce faisant, sa trajectoire politique s?est d?ploy?e, avec une implacable coh?rence, comme la confirmation de l?analyse, faite jadis par L?nine, du sort socio-historique (et parlementaire) du gauchisme. Cohn-Bendit n?est, en fait, jamais sorti de l?h?micycle… Il y est rest? cern?, s?y est hypersp?cialis?, et y a circul?, rouage flottant vif et matois, comme un gros rat dans quelque vaste et labyrinthique cage. Mais, syst?matique toujours, dans sont rejet des dispositif nationaleux frileux traditionnels, son h?micycle s??l?ve, l?vite, flotte, se sanctifie. Ce n?est pas un parlement ?troitement national mais le parlement europ?en, qu?il habite et hante comme le plus cr?dible des bi-patrides. Cohn-Bendit est donc, tout naturellement, toujours install? dans l?espace sup?rieur, avanc?, progressiste, ?clair?, qui est celui d?une saine cause ? d?fendre, ? vendre: l?Europe (Et, si tu es contre nous, tu es contre l?Europe, un euro-sceptique). Il est important, capital m?me, de ne surtout pas analyser Daniel Cohn-Bendit comme un ren?gat, un tourneur de veste, un vire capot, comme on dit au Qu?bec. Ce serait lui imputer un ?clectisme de vision qu?il n?a pas, occulter une sourde sinc?rit? qu?il a, et minimiser son importance comme indicateur sociologique. Bille de Ouija historique, c?est en toute syst?maticit? intellectuelle et sociale que Cohn-Bendit suit sa courbe ?volutive, son arabesque d?terminative, et roule tout doucement vers l?autre bord de l?h?micycle. Il vit, incarne et maximalise la logique d??volution naturelle des gauchismes. ? ce moment-ci de son parcours, Dany est d?sormais le centre-droite vendable. Sa trajectoire « libertaire » et anti-communiste se poursuit logiquement, comme m?caniquement. Les slogans, la faconde, la bonhomie de Mai continuent de se mettre en sc?ne en lui, toujours sans risque r?volutionnaire r?el. Ses ardeurs de jadis l’animent toujours, pour la galerie mais aussi pour le coeur, et il continue de donner ? ses toutes cryptiques questionculaes de pr?sident de groupe euro-parlementaire, l?ampleur tonitruante des grandes causes. La diff?rence d?avec l??poque de Mai, c?est que maintenant, il devient graduellement le BHL de l’euro-parlementarisme et, ce faisant, il se crispe plus souvent, s??nerve, panique, calcule, compose. Quand les r?gimes de l’est, d?j? bien putr?fi?s en dedans, jet?rent bas leurs ultimes obligations socialistes et bascul?rent bel et bien, eux, fleur au fusil, dans l’explicite des vireurs de vestes virulents, d?cryptocapitalis?s, les chutes du mur, ?r?volution? de velours, ?r?volution? orange et autres fleurirent et Cohn-Bendit fit modestement sa part, devant le gros com?don ?stal? de cette soci?t? dans la soci?t? que fut si longtemps le mouvement communiste fran?ais institutionnel… Maintenant, ?videmment, le Dany actuel doit vivre avec cela et c?est moins facile et jubilatoire ? porter qu?en un certain novembre 1989 (chute du mur de Berlin)?

Pendant ce temps, justement, se mettent graduellement en place les changements ?g?n?rationnels? que Cohn-Bendit rend perceptibles et ce, ? travers et par del? le brouillard des modes politiciennes et des scandales de salissages mesquins ? l?am?ricaine. Cohn-Bendit percole lumineusement, comme le durable phare sociologique qu?il est, fut et reste, depuis quarante ans. Le mouvement vert miroite et se refl?te en lui. Les ententes ?colo-capitalistes s’esquissent d?j? solidement… Tant et tant qu?on pourrait en ?crire un nouveau, de pamphlet l?nino-cohn-benditien. Il s?intitulerait: La maladie d?pressive de l??cologisme: le capitalisme. L??cologisme, c?est de plus en plus patent, n?est plus un monopole ? gauche. Alors l?, il s?en faut de beaucoup. Dany n?en est pas le champion pour rien? C?est d?sormais un mouvement adaptatif, ? cause circonscrite. Il est solidement install? dans le tiraillement bien temp?r? de la hautement comp?titive dynamique de promotion cyclique, qui n?est rien d?autre que celle d?un type sp?cifique de publicit? culpabilisatrice. L??cologisme, aujourd?hui mainstream jusqu?au trognon, fonde le fameux paradoxe des ?oliennes qui veut que, d?sormais, le projet de soci?t? fondamental, crucial, cardinal consiste ? aspirer ? remplacer les fournaises au mazout surann?es et salissantes de nos grosses cabanes de petits bourgeois par des fournaises aliment?es par des ?oliennes propres mais panoramiquement laides et susceptibles de causer des malaises ?lectrostatiques encore mal ?lucid?s. La pulsion politique ?colo est d?j? bien fragilis?e, fragment?e et poussive (s?il reste des ?verts? anticapitalistes, pas de probl?me. Dany les d?boulonnera en douce. Ta gueule, cr?tin d?anticapitaliste. Si tu es contre nous, tu es un pollueur, ou mieux, encore plus simple, un minable?). Le mouvement ?cologiste est atteint d?une maladie d?pressive qui le ronge et le d?gauchise inexorablement: le capitalisme aux abois, en mal de p?rennit? et de recyclage (de soi). Qu?on soit fourgueur de la crasse des sables bitumineux ou de l?inqui?tante houille blanche d??ole, il va sans dire qu?on vend son jus en faisant son beurre et qu?on enrichit des groupes priv?s en baratinant les masses sur les vertus quasi-mystiques et bien auto-sanctifiantes d?une alternative ?nerg?tique ou d?une autre. L?axiome marchand ne bouge pas d?un pouce, sous la chambranlante charpente du derrick ?colo. L??cologisme n?est pas un anticapitalisme. Ce n?est m?me pas un programme social effectif, malgr? le lot clinquant de ses g?n?ralit?s autoproclam?es et les divers grigris de ses affectations doctrinales sur le soci?tal, l?immigration, l?imp?t, etc? La d?pression capitaliste pend donc inexorablement au cou du mouvement ?cologiste comme une meule fatale tirant ce dernier directement au fond du cloaque f?tide. Puis, pour le coup, l?antifataliste et anticonformiste Dany ne se laissant pas bastonner comme ?a sans r?agir, et l?encrier des Dana?des ne se vidant jamais vraiment, on pourrait y aller encore d?une quatri?me brochure, promotionnelle et crypto-?lectorale celle l?. Converse logique de la pr?c?dente, elle s?intitulerait: La nouvelle coca?ne du capitalisme: l??cologisme. C?est bel et bien que le capitalisme en faillite, qui ne cessera vraiment jamais de vouloir nous vendre ce que nous avons envie d?acheter et absolument rien d?autre, gagnera (peut-?tre?) momentan?ment une seconde vigueur artificielle, boost?e, t?tanis?, stimul?e par l??cologisme. La nouvelle coca?ne du capitalisme: l??cologisme. C?est une brochure que la grande bourgeoisie industrielle lirait d?ailleurs avec attention. Elle la lit d?j? fort scrupuleusement, en fait.

Entre Gavroche et Vaclav Havel, Daniel Cohn-Bendit, est un anti-communiste non-primaire, un pro-am?ricain non-atlantiste, un crypto-lib?ral non-pass?iste, que la droite s?amuse de plus en plus ? taper sur les cuisse, comme on le ferait avec un solide copain un peu foufou du bon vieux temps, dans le bac ? sable de toutes nos collusions. Il est, de facto, un compagnon de route fondamentalement n?o-r?ac, doucement mont? en graine et de moins en moins discret. Roublard, charmant, direct, novateur dans les formes communicatives sinon dans le fond programmatique, Dany, et ceux qu?il fait toujours un peu r?ver, perp?tuent, chantent et re-jouent la chute du mur de Berlin et les diff?rentes ?r?volutions? oranges et de velours de notre temps. Sa tonitruante virulence anti-chinoise n?est rien d?autre que la version de son Ta gueule, cr?tin de stal! (Si tu es contre nous, c?est que tu lorgnes vers les immense March?s chinois en n?gligeant l?Homme chinois) pour un si?cle nouveau, en toute coh?rence et syst?maticit?, dans la tradition pure et directe du si superficiel, si auto-sanctifiant et si chaleureux gauchisme non-r?volutionnaire de Mai.

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    Bien des mots – trop de mots pour faire le tour d’une marionnette – opportuniste – une girouette politique prêt à jouer DANY le fou et le satimbanque pour avoir sa planque dans l’hémicycle de la bourgeoisie.

    Je n’ai pas le temps de développer ici le pourquoi et le comment de la non-participation léniniste aux élections bourgeoises.

    Paul je me serais attendu de ta part à plus de vigilance – Que le porno Dany l’écervelé confondent à dessein communiste et révisionniste et opportuniste et anarchiste et trotskyste – je tolère cet homme m’indiffère – mais TOI tu es plus cultivé que ca il me semble.

    J’avais posé une question dans un texte récent POURQUOI LES PSEUDOS GAUCHES DE MAI-68 ONT-ILS TOUS MAL TOURNÉS ? Parce qu’ils ressemblaient tous – CEUX EXPOSÉS SUR LES ÉCRANS TÉLÉS – COMME UN DÉNOMMÉ BUREAU-BLOUIN – à Dany le démagogue.

    Salut d’un vieux stalinien que ne fermera jamais sa gueule crétin de Cohn-BANDIT.